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30.06.2008

Entretien avec Denis Failly

0ebc9d01bce8085a2926e2ae334607b6.jpgLong entretien avec Denis Failly sur le thème du Marketing 2.0, suite à la publication de mon livre.

Denis Failly : François, ton nouveau livre "Marketing 2.0, l'intelligence collaborative", est écrit par quelqu'un qui à mené une carrière d'hommes d'études, de marketing et de communication au sein des grands groupes dédiés à ces domaines, tu es donc un praticien et un témoin privilégié des évolutions.

Au fond si le marketing est en crise, qu'est ce qui a fondamentalement changé entre le marketing du 20ème siècle le marketing d'aujourd'hui et de demain à inventer ?

François Laurent : Les moyens dont disposent aujourd'hui les consommateurs face aux marques : le marketing doit aujourd'hui faire face à deux révolutions qui se sont succédées en quelques années.

Web 1.0 quand il y a 5 à 6 ans, les consommateurs ont découvert qu'Internet leur permettait d'accéder à des informations dont ils ne disposaient pas auparavant : les comparateurs de prix constituent une source majeur d'information, bien devant les sites des marques et la publicité, ce qui leur permet de dialoguer d'égal à égal avec les distributeurs lors d'un achat (parfois, ils en savent même plus que les vendeurs) Web 2.0 qui leur permet désormais de dialoguer entre eux, de donner en toute liberté leur avis sur les produits, de les critiquer le cas échéant : jamais la première thèse du Cluetrain Manifesto n'a autant été d'actualité : les marchés sont des conversations ... dont les marketers s'excluent trop souvent !

Denis Failly : Le Web 2, a généré de nouvelles trajectoires comportementales (auto-production, participation, collaboration, comparaison, critiques, e-opinions....) qui débordent le cadre du microcosme marketing et touchent par ondes successives, progressives voire insidieuses, l'ensemble de la société (thématique de la rupture, société de défiance, contestation des experts, des institutions, des dirigeants, révolution dans les sciences nano-bio-cogno...).

On ne peut s'empêcher de penser que les (re)-constructions qu'appellent ces observations sont aussi, et par extension, sociétales (développement, sens du capitalisme,..), philosophiques (éthique, identité...) voire anthropologiques et civilisationnelles (place et devenir de l'humain, rapport hommes machines/progrès ...), tu emploies d'ailleurs dans le livre le terme Civilisation 2.0 peut tu compléter ou nous préciser ta pensée ?

François Laurent : Le Web 2.0 a radicalement changé la relation aux marques et le pouvoir de ces dernières ... mais aussi aux élites, aux politiques ! Hier, on était dans une organisation verticale de la société - ou one to many - où le pouvoir d'émettre était détenu exclusivement par une minorité : marques, via les publicitaires et autres gens de marketing, dirigeants (entreprises, associations, etc.), politiques, etc.

Aujourd'hui, tout un chacun peut parler à tout un chacun, la société devient horizontale - on rentre dans le domaine du many to many - ce qui bouleverse tous les repères et surtout renverse la tendance hégémonique de la minorité aux pouvoirs (économique, politique, social). C'est en ce sens que la révolution Web 2.0 dépasse de loin le cadre étroit du seul marketing et que je parle de Civilisation 2.0.

Denis Failly : Le marketing devant se recentrer sur « l'humain derrière le client », après tout , le marketer de demain qui souhaite comprendre ces mutations n'est il pas destiné à sortir de son ignorance des avancées dans d'autres disciplines et devenir multiple , transversale (un peu sociologue, prospectiviste, au fait des avancées scientifiques...) ?

François Laurent - Le développement d'Internet et des outils high tech permet d'autres accès aux consommateurs : le dialogue peut s'effectuer autrement que dans une salle lors d'un focus groupe, il peut se créer lors d'un bulletin board créé pour la circonstance sur la toile ; cependant, on n'obtient pas les mêmes résultats, puisque la première approche privilégie l'accès à la mémoire sémantique, la seconde à l'épisodique, voire la procédurale. On peut également se contenter d'écouter ce que les consommateurs disent librement sur la toile : la blogosphère notamment constitue un champ d'investigation remarquable (voir le blog http://www.intelligencecollective.info/ qui publie de nombreuses études sur le sujet). Parallèlement, les sciences cognitives progressent fortement et l'offre en ce domaine est appelée à s'enrichir prochainement : bref, on assiste une passionnante multiplication des moyens d'accéder au consommateur.

Denis Failly : Lorsqu'on parle de marketing on est amené aussi à s'interroger sur les métiers d'études (marchés, clients, produits...) qui ont longtemps privilégié le quantitativisme à outrance (et je ne parle pas du datamining ou autre Crm analytique) au détriment du qualitatif et de la démarche "observatoire des usages" et non pas simple veille entre soi comme le font certains.

L'approche analytique des études consistait à disséquer le client en cibles et en segments en pensant connaître le tout par la partie et par la magie des chiffres. Toi qui connais bien le domaine des études, où en est -on aujourd'hui ?

François Laurent : Il y a la réalité ... et les bonnes pratiques à construire. La réalité, c'est hélas bien souvent une fuite en avant dans le quantitatif : les clients se muent en une suite de chiffres de plus en plus longue, et comme cela coûte très cher, on va les inonder de spams (pardons de mailings gentiment acceptés lors d'une inscription dans une base "opt in" on ne sait plus trop pour quoi) et les dégouter un peu plus du marketing ou du moins des marketers.

Alors qu'il est possible d'envisager un CRM 2.0 où l'on se glisse tranquillement dans les conversations des internautes ... qui acceptent très bien les marques dans la mesure où elles quittent leur position hégémonique pour dialoguer d'égal à égal. Je suis en train de construire plusieurs systèmes de ce type - en B2B et en B2C - et j'espère prochainement pouvoir publier quelques résultats sachant que les première retours sont plutôt encourageants.

Denis Failly : Dans l'ouvrage tu énonces que le marketing n'est pas ou plus l'affaire des professeurs mais des praticiens et ne peut-être codifié dans des pensum et autre bibles Marketing « tout en un » à jeter désormais aux orties.

Est ce à dire que le marketing n'est plus une question d'outils, de méthodes et recettes mais plus de démarches, états d'esprits, curiosité, intuition, bon sens et auto-construction (et non re-production) « chemin faisant » (anti-planificatrice donc) pour et par l'humain ?

François Laurent : Je pense que les pires ennemis du marketing sont ceux qui rédigent des ouvrages de marketing ... du moins, ceux qui codifient l'expérience passée en la gravant pour toujours dans le marbre. Le consommateur change extrêmement rapidement - ou du moins sa relation aux marques, aux distributeurs, etc. - parce que l'univers où il évolue subit des bouleversements d'envergure ; prétendre que tout part, par exemple, de motivations et de freins à une époque où les consommateurs sont submergés d'innovations inutiles et indigestes, c'est nier une évidence : ils n'attendent plus rien, ils gèrent le quotidien !

Et comme les innovations de rupture ne se gèrent pas ainsi, on passe à côté de la réalité.

Dans 20 ans, on découvrira enfin les bonnes recettes du marketing collaboratif ... quand il sera presque obsolète (je caricature à peine). Un bon ouvrage de marketing, c'est juste un ouvrage qui vous titille un peu les méninges, vous pousse à regarder le consommateur autrement ... que dans les livres !

à suivre ...

08:20 Publié dans Entretiens | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

29.06.2008

Ça fait toujours plaisir ...

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Ça fait toujours plaisir de se découvrir - certainement très provisoirement - Numéro un des ventes de livres de Gestion sur Amazon.

Un grand merci à tous ceux qui ont commenté sa sortie sur leurs blogs ... et bien sûr, à tous ceux qui l'ont acheté!

Quand est sorti mon précédent ouvrage de marketing : La grande mutation des marques High Tech : Pour une nouvelle posture Marketing, on avait le bref plaisir d'en découvrir une pile à la Fnac : ça durait 8 jours, puis trou noir.

Aujourd'hui, on suit des discussions de blogs en blogs, découvre des commentaires sur facebook, en puis votre éditeur vous envoie un lien vers Amazon ... on rentre vraiment dans un système conversationnel.

18:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Ne venez pas vous plaindre

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Vous ne savez pas comment vous garer rue Paul Valéry ? Vous occupez tout le trottoir pour ne pas gêner la circulation et vous glissez un mot sous le pare-brise indiquant : "Voiture du personnel de l'ambassade du Congo" ; pas besoin de plaque CD, on ne vous verbalisera pas!

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Vous ne savez pas trop comment garer votre 4X4 près de l'Etoile ? Pas de problème, il y a le trottoir de l'avenue de la Grande Armée pour cela ... et un 4x4, c'est bien fait pour monter les marches. On ne vous verbalisera pas, le voiturier est là pour ça!

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Bref, ils sont bien malheureux les Parisiens qui doivent se garer à proximité de la place Charles de Gaulle : ça manque cruellement de transports en commun et de parkings.

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Votre emploi du temps ne vous laisse que le temps d'un sandwich dans un café : circulez, allez vous garer plus loin, ou prenez le métro.

Personnellement, j'ai un Pass Navigo : voir mon papier du 25 Juin ... là aussi, tout n'est pas rose !

16:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Marketing 2.0, innovation et cocréation

Le 30 Mai dernier, dans le cadre du Club Marketing 2.0 de l'Adetem, je présentais ma "vision du Marketing 2.0" à l'occasion de mon dernier ouvrage : Marketing 2.0, l'intelligence collective.

A cette occasion, mes amis de Next Modernity ont filmé la conférence et l'on publiée sous forme d'un triple podcast sur leur blog : pour faciliter l'écoute, ils ont inclus la présentation PowerPoint en regard : un grand bravo pour ce travail de qualité.

Cette première vidéo se concentre sur les problématiques de l'innovation et de la cocréation.

Le visionnage nécessite le player Flash 9.0 d'Adobe: pour le télé-charger gratuitement, c'est ici.

08:20 Publié dans Marketing 2.0 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

28.06.2008

Le sens du client

75f4d4082acc7755e4487ec463fa459c.jpgUn livre sur une serviette de bain, à côté d'un tube de crème à bronzer, d'un magazine et d'une paire de tongs : quoi de plus banal en cette période de (presque) vacances ?

Sauf que lorsqu'il s'agit du vôtre et que le post qui l'accompagne me fait rougir comme une tomate au plus fort de l'été, difficile de résister à un petit lien pour vous inviter à vous transporter sur l'excellent blog de Thierry Spencer : Le sens du client.

Bonnes vacances ... puisqu'il s'agit du premier weekend des départs !

18:00 Publié dans Marketing 2.0 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

27.06.2008

Réseaux physiques et réseaux virtuels

10aef94d22d3d87e13a99f9c2cb15dd3.jpgLes réseaux physiques, c’est bien … surtout si l’on a des occasions pour se rencontrer : pour le marketing, il y a les incontournables comme les réunions de Clubs de l’Adetem, ses Happy Hours – là, c’est bien, on réseaute sans prétexte, autour d’un verre – et bien entendu l’événement de l’année : la Nuit du Marketing, le 3 Juillet prochain.

Mais il ne faut pas oublier les réseaux virtuels et les meilleurs, ce sont ceux qui permettent de rencontrer des gens intéressants, un peu comme dans la vraie vie, en laissant une place au hasard : donc, que les marketers qui ne sont pas encore sur facebook se dépêchent … le groupe des Pros du Marketing by Adetem les attend … et ce n’est pas réservé aux membres à jour de leur cotisation.

Et vous découvrirez le plaisir de naviguer du virtuel au réel et vice versa : des tas de rencontres informelles et sympathiques qui débouchent aussi parfois … sur du business – mais là, vous n’êtes pas obligé, c’est bientôt les vacances.

08:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

26.06.2008

Distribution : médias ou hors médias ?

b9f6a8ee8d9d3fa588eea1d8069b46a2.jpgLe Site Marketing vient de publier Le Panorama Trade 2008, "la première évaluation chiffrée de l'ensemble des investissements Media et Hors Media des enseignes de la grande distribution" ; trois questions à Elisabeth Exertier, Directrice Associée.

MarketingIsDead : C'est si compliqué que de ça, d'estimer les investissements médias et hors médias de la grande distribution ? Il y a déjà des chiffres ...

Elisabeth Exertier : Comme souvent le hors medias (65% des investissements media en France) est paradoxalement pauvre en études. Au niveau d’un secteur, les chiffres détaillés sont rarement disponibles. De plus, la spécificité de la grande distribution alimentaire – l’utilisation massive de catalogues déposés en boites aux lettres (ISA) financés par les fournisseurs - est une pratique qui n’incite pas à la transparence en terme de diffusion et de coûts. Le Site Marketing a fait un travail d’investigation avec de nombreux experts pour produire ces estimations.

MarketingIsDead : La levée de l'interdiction qui frappait la grande distribution concernant la télévision n'a pas, semble-t-il tant modifié les pratiques de cette dernière.

Elisabeth Exertier :  La télévision a surtout profité à des enseignes qui avaient la possibilité de gagner en notoriété, Système U en premier lieu. Elle sert par ailleurs à supporter leurs propres marques car les enseignes cherchent toutes à augmenter leur poids dans les ventes totales. Néanmoins, les leviers clés : catalogues et cartes de fidélité, supports de nombreuses promotions, ayant fait leurs preuves dans le temps pour générer le trafic en magasin, il était risqué de réduire leurs efforts dans ce domaine.

Les décideurs des hypers & supers se souviennent tous des mauvaises performances de E.Leclerc quand ils ont réduit leurs investissements sur le « Ticket Leclerc » début 2006. La pige Prospectus et cartes de fidélité du Site Marketing montre d’ailleurs une pression promotionnelle accrue en 2007 et début 2008.

MarketingIsDead : C'est surprenant, le hard discount investit plus les grands médias que les hypermarchés (près de 36% contre 30%), alors qu'on les attendrait plus sur des dispositifs "tactiques".

Elisabeth Exertier : En fait le Hard discount investit moins … dans le hors médias que les enseignes historiques : catalogues très limités mais très réguliers - non financé par les grandes marques - très peu de PLV en magasin pour garder le concept de sobriété, pas de carte de fidélité … une enseigne comme Lidl avec plus de 1 300 magasins a intérêt à jouer le média classique et éviter les actions locales qui seraient très couteuses.

 

09:44 Publié dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Système U, Leclerc, Hypermarché, Médias, Hors médias

25.06.2008

Ticket Chic ou Ticket Fripé ?

355ab9995165c4e303febf2fde75cb03.jpgDepuis 2 ans, j’ai troqué la voiture pour un Pass Navigo … ce qui m’amène régulièrement à me poser des questions, tant sur la notion de service publique de la Ratp ou de la Sncf, que de leur simple notion de service, d’ailleurs.

La ligne 1 est en cours de totale automatisation, comme le ligne 14 : d’ici 2010, plus de personnel roulant sur la ligne … tout comme il n’y a déjà plus de vendeurs de tickets dans certaines stations comme Bérault : si vous souhaitez un titre de transport, débrouillez-vous avec le distributeur automatique.

L’ex-vendeur s’ennuie ferme derrière son guichet rebaptisé information ; et si vraiment il lui prend l’envie d’aider un passager peu doué pour le dialogue homme machine, il n’a plus qu’à sortir de sa cahute. Rassurez-vous, cela ne lui arrive pas souvent : la plupart du temps, il préfère s’ennuyer ferme : comme ça, la régie pourra supprimer son poste en toute tranquillité … et laisser les passagers se battre avec des machines qu’ils ne comprennent pas.

De temps à autre, un passager allume une cigarette, tire nerveusement dessus, se précipite dans la rame qui arrive … et exhale sa fumée dans le wagon dont les portes se ferment ; dans la rame, vous buttez sur un chien qui halète … et surtout ne vous avisez pas de signaler l’avis placardé ne tolérant que les compagnons des non voyants : de toute façon, il est passé tranquillement sous le nez du préposé à l’information … pas à la sécurité !

Nul doute alors que les rames brouissent d’un incessant petit commerce : joueurs d’accordéon ou de guitare en tous genres, avec amplificateurs ; mendiants fort professionnalisés, qui distribuent des papiers expliquant leur détresse en plusieurs langues – leur quartier général, c’est, notamment, la station RER Nation : les touristes qui vont à EuroDisney se laissent plus facilement attendrir que les parisiens qui les voient s’échanger leur petit matériel en éclusant un petite bière ou ne fumant une cigarette sur le quai de Nation.

Le RER C n’est pas mieux loti que le A – bref, Sncf Ratp, même combat : l’autre jour, je patientais sur le quai la station Bibliothèque de France, toute neuve : on y fume allègrement, pas un voyou isolé, non, ça va du cadre moyen à l’ouvrier de banlieue en passant par la secrétaire pressée.

Peut-être le stress des retards quotidiens : mon train avait 20 minutes de retard, et quand il est arrivé, l’affichage électrique était erroné … pas pratique, juste un haut parleur nasillard qu’on entend à peine dans le tumulte ambiant !

En 2010, la ligne 1 sera donc totalement automatisée : plus de personnel dans les rames, plus de personnel en station, bonjour la sécurité ! La Ratp semble développer une vision de la sécurité fondée sur la répression et l’exemple, plutôt que sur la prévention : pas de soucis, vous pouvez transgresser la loi ou ses règlements comme bon vous semble … mais ne vous vous faites surtout pas prendre sans ticket.

Et là, c’est plutôt bien rodé : les contrôleurs se massent par petits paquets, avec parfois quelques agents de sécurité pour le cas où … et pan sur les resquilleurs ! Pour les voir, ce n’est pas toujours facile, mais il y a une technique assez simple : placez-vous derrière un black ou un beur dans uns station type Châtelet, dans la salle des échanges, et là vlan ! Comme la misère sur le pauvre monde !

Moi, pas de problème, on ne me demande jamais rien : trop vieux sans doute, plus assez souple pour sauter la barrière. Bon mais c’est leur vision de la sécurité : les passagers peuvent se faire gentiment agresser dans un couloir sombre, mais que les assassins ne s’avisent pas de passer sans ticket !

Car tout est bon pour "rentrer" des sous : justement à Châtelet, une des stations les plus fréquentées – Métros 1, 4, 7, 11, RER A, B, D – la salle d’échange entre le RER, la station Les Halles et la sortie Nouveau Forum, a récemment été redessinée : un immense stand de téléphonie mobile y a été installé, réduisant d’autant le passage … on s’y marche gaillardement sur les pieds, mais nul doute qu’entre bénéfices et service aux passagers, la régie a choisi son camp.

Bref, l’augmentation du prix de l’essence – et du parking – ramène les Parisiens sous terre plus efficacement que toutes les campagnes écologiques : plus besoin d’attirer le passager pour lui démontrer la modernité du mode de transport – souvenez-vous des campagnes de pub : Ticket Chic, Ticket Choc –, suffit désormais de profiter de la manne pour faire du business.

Service public ?

09:00 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RATP, Navigo, service public, prix de l’essence

24.06.2008

Une musique bien vivante

604bf31176dfb34382f9c24826276ede.jpgLes ventes de disques en chute libre ? Triste réalité pour les majors … mais par pour (tous) les artistes.

La Sacem vient de publier ses comptes : beau fixe ou presque puisque « après une baisse de 0,2 % des perceptions en 2006, les revenus de la plus grosse société de collecte et de redistribution de droits d’auteur en France ont augmenté de 0,4 % en 2007, à 759,1 millions d’euros », selon Libération.

Mais attention : représentant aujourd’hui un plus 15% de l’ensemble, contre 21% il y a cinq ans, les droits liés au disque continuent leur descente aux enfers, certainement pas compensés par le téléchargement "légal" qui plafonne à moins de 1%.

Télévision et radio stagnent tandis que les droits liés aux concerts progressent de 8,7% : bref, la musique vivante se porte bien.

En d’autres termes, le nouveau projet de loi Hadopi de la Ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, projet destiné à succéder à la loi DADVSI morte née, et visant à réprimer plus efficacement le téléchargement "pirate", ne cherche en aucun cas à protéger la musique – qui se porte bien – mais l’industrie musicale, ce qui ne constitue pas du tout le même combat : la défense de 4 majors et quelques dizaines de riches artistes, ce n’est pas celle de la musique vivante.

Les majors, on les connaît ; les artistes qui engrangent de savoureux bénéfices de la vente de leurs disques, également : ils sont 52 à avoir lancé un appel à lutter contre le téléchargement illégal dans le Journal du Dimanche – ça tombe bien, il n’y en a pas un seul que j’aime vraiment, je préfère le rock !

Les autres artistes, ceux que les majors assassinent de leurs contrats léonins – et ne touchent souvent pas un centime des ventes de leurs albums – ces artistes préfèrent que la musique circule librement sur la toile : au moins, ça leur fait de la publicité pour leurs spectacles … ça leur donne l’impression d’exister vraiment, en dehors et malgré les multinationales de l’édition musicale.

Bien sûr, pour illustrer ce papier, rien de tel que la pochette du dernier disque de Manu Chao qui lui se range généreusement aux côtés des artistes de la rue : à écouter plutôt que Etienne Daho, Christophe Maé, Kery James, Sinik, Francis Cabrel, Patrick Bruel, etc. : la suite sur le Journal du Dimanche !

09:52 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : DADVSI, Hadopi, Albanel, Musique, Manu Chao

23.06.2008

La déontologie, késako ?

854370c24f1440c2bac4203a29bae6b8.jpgLe 6 Juin dernier, je dénonçais le dépôt  par la société Ludopia interactivedu terme “emailing” auprès de l’INPI.

Récemment, l'ancien fondateur de cette société expliquait l'avoir auparavant revendu (en 2003) à Impact Net, l’une des principales agences de marketing direct en France : donc je me suis mis en quêtes de quelques informations sur Impact Net, que je ne connaissais strictement pas ... et j'ai été édifié !

Mad's blog m'apprend que cette société a déjà fait l'objet d'une condamnation par la Tribunal de Nanterre parce que "à travers un sondage prétendument anonyme, [elle] avait collecté des données personnelles sensibles" : sous prétexte d'un sondage politique, elle s'était constitué un petit fichier illégal aux yeux de la CNIL, mais plutôt bien renseigné !

Le site de la société est également particulièrement instructif : Impact Net se présente à la fois comme le leader - rien de moins - de l'e-mail marketing (facile, il a déposé la marque) mais également propose toujours ... des études de marché on line !

La déontologie, c'est quoi ? Juste un truc pour les empêcheurs de faire des affaires ...

Notre profession aurait-elle besoin d'une petite couche d'éthique ? J'aurai le plaisir d'animer une plénière sur le sujet lors du prochain SEMO : j'aimerais bien y inviter Sohrab Heshmati, le président de Impact Net, ce pourrait devenir "contradictoire". Si vous avez son mail ...

09:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

22.06.2008

C’est comme ça !

70c0c063e24a91d06ecbf3560751c82a.jpgLa récente campagne de recrutement de McDonald's n’était pas sans évoquer le buzz raté de Wal-Mart, mettant en scène un couple de bloggers parcourant les Etats Unis à bord d’un camping car, et dialoguant avec des dizaines d’employés de la chaîne, tous ravis de leurs conditions de travail idylliques !

Pas vraiment crédible dans un cas comme dans l’autre, mais l’avantage des spots à la télévision, c’est que personne ne laisse de commentaires !

D’autant que régulièrement, McDonald's défraie la chronique avec des grèves à répétition dans ses magasins, comme aujourd’hui encore, rue de Rennes : un restaurant très fréquenté dans un quartier qui ne l’est pas moins, pas très bon pour la réputation de la chaîne.

Mais, pour ceux qui n’ont pas peur du cholestérol, qualité et propreté sont au rendez-vous, ce sont les standards américains – la précarité de l’emploi aussi, d’ailleurs.

Le problème, c’est que les salariés ne regimbent pour cause de salaires trop bas ou d’horaires déments : non, pour cause de cafards, comme le rapportent les premiers Rue89 et Le Post : " Les anecdotes pullulent: des cafards dans les boissons, des souris dans le restaurant, des stocks de pain grignotés, etc."

Cela n’empêche pas les affamés sur la vidéo de se précipiter dans la boutique en arrière-plan comme si de rien n’était : ça me rappelle un ancien reportage sur M6, où les méchants employés distribuaient des tracts pour informer les clients des risques sanitaires qu’ils couraient au Chicago Pizza Pie, aujourd’hui disparu : « Propos d’employés mécontents, aucun risque répliquaient les convives » … tandis que les caméras cachées filmaient la bien réelle vermine des cuisines.

Un petit tour sur Ciao.fr montre des avis d’anciens salariés plutôt partagés : « Le boulot d'équipier est sympa pour les étudiants à la fac, ça leur permet de mettre un peu de beurre dans les épinards! Ils peuvent se permettre de travailler vu qu'ils n'ont pas trop d'heures de cours. Je vous parle en connaissance de causes, j'ai réussi ma licence avec une mention AB tout en faisant mes 10-15h de Mac do chaque semaine ! », conclut marjo2208, après plusieurs de pages de prose élogieuse bien fournie ; ludovica12 apparaît plus lapidaire : « Voilà pourquoi en réalité j'écris un avis déçu: Pour dénoncer les abus et les discriminations que MacDo fait à ses clients et à ses employés ! » ; et lui aussi d’évoquer quelques problèmes d’hygiène …

Nul doute que demain, tout cela sera discuté, commenté dans la blogosphère ; mais qui croire … même si je ne sais pas, le commentaire ampoulé de marjo2208 me laisse septique.

Alors j’ai tapé : « McDonald cafard » … et je n’ai pas été déçu : « mcdo c'est bon mais quand on voit un cafard qui se balade à coté de toi quand tu manges et bah ça coupe un peu l'appétit », racontait déjà kelkun789 sur le forum de PcInpact le … 15-09-2005 : une vielle histoire !

Ça me rappelle le patron du Fouquet’s qui justifiait la présence de rats dans ses cuisines d’un lapidaire : « Il y en a toujours dans les cuisines » !

21:35 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

21.06.2008

A quand la promotion du tabagisme ?

e232aa0cba437a54a6a5da58ac9822a6.jpg« Suite à la campagne des enseignes E.Leclerc signée Australie, qui expliquait la décision du distributeur de retirer les confiseries pour enfants des devants de caisse, le syndicat de la confiserie annonce la création d’une "Journée nationale des petits plaisirs" qu’il organisera en France le 3 octobre prochain », annonce CB News.

En fait, le distributeur ne faisait qu’appliquer – un peu en avance et en franc-tireur comme toujours, une demande formulée par la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, le 4 février, lors d'une conférence de presse organisée sur le thème Nutrition et obésité : car le problème de l’obésité, et qui plus est de l’obésité infantile, constitue désormais un problème réel de santé publique, au même titre que le Sida ou le tabagisme.

En France, près de 9,4% de la population est obèse … sans oublier 37,5% simplement en surpoids, soit près de la moitié de la population concernée !

L’obésité infantile est celle qui présente le taux de progression annule le plus élevé : 2% par an en Europe ; or, une « obésité apparue durant l’enfance entraîne une surmortalité à l’âge adulte estimée entre 50 et 80% », selon Cite sciences. Une paille !

Evidemment, les enfants constituent une cible facile, du petit dernier qui vous fait les yeux doux en sortie de caisse en vous rappelant son bon point de la semaine, à celui qui glisse discrètement la barre chocolatée dans le chariot de sa mère sans mot dire : chez eux, le ça l’emporte toujours sur le sur moi – excusez-moi cette psychanalyse de gare.

Que Leclerc se fasse de la publicité à vil prix, nul n’est dupe – et surtout pas les consommateurs, à considérer ces commentaires laissés sur le Libération : « Il faut encourager cette décision, mais il ne faut pas être dupe, la distribution est en guerre contre les hausses tarifaires de grandes marques peut on y voir là un moyen de pression supplémentaire ! ».

Ou : « On peut penser ce qu'on veut du style de M.E. Leclerc, je crois qu'il faut tout de même saluer cette décision. Comme Saint-Thomas, j'attends un peu de voir, cela dit … ».

La réaction du Syndicat de la confiserie est plutôt surprenante … enfin d’un point de vue éthique, mais je ne suis pas sûr que ce ne soit le cadet de leurs soucis ! C’est ce que l’on appelle être en retard d’une guerre, car nécessairement il faudra prendre des mesures nettement plus drastiques pour lutter contre l’obésité que les quelques en vigueur aujourd’hui.

D’ici quelques années, on se gaussera, ou s’indignera, que des industriels aient pu créer une journée pour nous inciter à manger plus de cochonneries … car il faut bien appeler un chat un chat : imaginez les industriels du tabac décidant de lancer leur "Journée nationale des petits plaisirs de la fumette" – après tout, la loi ne l’interdit pas, si l’on reste le strict cadre des produits vendus chez les buralistes et qu’on se contente de RP sans illégales campagnes publicitaires !

Ridicule ? Un peu comme nous considérerons sans doute dans quelques années ces combats d’arrière garde.

On est loin d’un Teun Van de Keuken, ce journaliste néerlandais qui, fin 2005, a lancé les barres chocolatées Tony Chocolonely pour lutter contre les pratiques esclavagistes en cours dans la production de chocolat – notamment le travail forcé des enfants dans les plantations : un des premiers chocolats éthiques au monde, totalement "slave free" !

Pour l’heure, confiserie rime donc plus en France avec obésité qu’avec éthique : peut-être parce que des sociétés obèses de bénéfices ne comprennent pas nécessairement que l’obésité puisse être un drame. Heureusement qu’il y a des nains comme Tony Chocolonely pour remettre un peu de morale dans un monde de brutes.

13:55 Publié dans Un peu de bon sens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

20.06.2008

Podcast : Benoît Volatier


Volatier
envoyé par IsDaed

 

f9f8e7f4d825c76bced9694ac4fb1e7d.gifBenoît Volatier et Assaël Adary, les deux fondateurs d'Occurrence, viennent de publier Evaluez l'efficacité de vos actions de communication chez

Petit entretien avec l'un des deux auteurs : Benoît Volatier.

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18.06.2008

Salut les Luxembourgeois !

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Alexa est un site internet américain qui audite et rend publique la fréquentation des sites internet, nous apprend Dico du net : super, je vais enfin connaître mon audience planétaire !

Je me situe donc à la 2 060 649° place mondiale : pas de quoi pavoiser, mon ego en prend un sacré coup, même si je ne me rend pas vraiment compte de ce que cela représente vraiment !

D'où me viennent tous mes visiteurs : très majoritairement (57.6%) du ... Luxembourg !

Moi qui croyais avoir encore quelques copains en France !

Encore un truc à rayer de la liste des machins sensés nous aider.

Salut les Luxembourgeois !

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17.06.2008

Firefox 3

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Ça y est, je surfe avec Firefox 3 - version sortie ce soir à 19 heures !

Enfin je triche un peu : il s'agit de la version Bêta 5, si proche de définitive ... en France, il faut attendre encore un peu, décalage horaire oblige.

Plus performante, plus belle puisqu'elle s'habille aux couleurs de votre système d'exploitation : XP, Vista, Linux, Mac OS. Une version plus sûre aussi ... mais là, je ne peux que faire confiance aux spécialites.

Une version également moins gourmande en mémoire vive : et ça, c'était un des défauts les plus flagrants de Firefox !

Et surtout des nouvelles astuces sympas comme ce nouveau bouton de retour en arrière (voir photo ci-desus) plus aisé à manipuler, etc.

Allez, bon surf !

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La campagne est belle ...

730bf8aac2259958448596e4b1070eb0.jpgSurprenant article sur Liberation.fr, peignant l’espace rural de demain comme "un lieu d’urbanisation diffuse, sur le modèle belge ou néerlandais : des maisons un peu partout, un territoire «mité» par l’habitat et des installations en tous genres".

Pas très sympa, on se demande où vont se réfugier les derniers animaux que l'homme n'aura pas exterminés ! Surtout, on peut se demander comment André Torre, directeur de recherche à l’INRA et professeur invité dans plusieurs universités françaises (Ouf !) tel qu'il se présente sur Wikipédia.

Mais comment en arrive-t-on à de telles projections ? En observant le passé pendant des années - puis en tirant le trait : "dans les années 80, la tendance s’est retournée. Les villages ont grossi avec des nouveaux entrants travaillant dans des activités de service, de production non agricole. L’espace rural s’est dynamisé alors que s’installait un continuum avec l’espace urbain. On a commencé à parler de campagnes urbaines, de rurbains… Je pense que la tendance va se poursuivre et que l’opposition entre ville et campagne va disparaître au profit d’un espace de voisinage entre de multiples activités".

Le futur, il le voit donc comme de perpétuels conflits de voisinage entre des urbains qui souhaitent profiter de l'air pur des champs et des ruraux qui préféreraient le garder pour eux seuls ; seul petit problème : le travail se situant majoritairement aujourd'hui en ville, les transhumances matinales et vespérales des lieux d'habitation aux lieux de labeur, et vice versa, ne sont pas près de s'arrêter.

Sauf que, entre le passé d'André Torre et son hypothétique futur, s'est glissé un petit grain de sable : l'augmentation des coûts du pétrole - donc des transports - qui va considérablement limiter les dites tranhumance. 

Bref, à trop analyser à la loupe le passé et à le projeter srupuleusement sur le futur, on a parfois tendance à en oublier ... le présent, et ses mutations ! Les modèles qu'on en construit n'en sont pas moins beaux : ils risquent simplement d'être un peu faux.

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15.06.2008

Un peu de musique

924cbad07c2f8b0db84076c9952842b4.jpgThe Rhythm, vous connaissez ?

The Rhythm, c'est une sorte communauté musicale d'un nouveau genre, construite sur Netvibes, proposant une "expérience musicale complète, avec du son, de la vidéo, des infos, des billets d'humeur, une boutique en ligne".

Mais c'est avant tout, une approche résolument sélective de la musique, réalisée par le DJ, mise en scène par le Geek,
avec pour "seul objectif : l'originalite".

Bref, un programme plutôt sympa, à en croire le mail que je viens de recevoir et une rapide visite sur le site en question. Pour mieux comprendre, j'ai demandé au Geek, alias Antoine Dubuquoy, en quoi leur projet est réellement novateur.

Antoine Dubuquoy : The Rhythm est né d'un constat : l'écosystème de la musique est TRES vaste, il est de plus en plus difficile pour le consommateur de s'y retrouver. C'est la base de la théorie de la Longue Traîne. Toujours dans l'aspect théorique, Chris Anderson a parlé de "filtres de recommandation" pour permettre à du contenu d'émerger de cette masse protéiforme et en constante expansion.

Autre constat, applicable à beaucoup des contenus disponibles sur Internet, la question de la marque. Un contenu non "brandé", non labellisé, n'existe quasiment pas. Dans tous les cas, il est très difficile pour celui qui n'en connait pas l'existence de tomber dessus autrement que par hasard.

Pour revenir à la musique, il est à la fois difficile pour un nouvel artiste d'acquérir de la visibilité, et difficile pour des artistes établis de garder leur visibilité (pb d'exploitation des fonds de catalogues par les majors).

Les plate-formes légales de distribution de musique (iTunes, Amazon) ont un inventaire vaste, mais mettent en avant ce qui se vend en grandes quantités. Au final peu de découvertes mises en avant.

C'est à ce niveau que nous avons décidé d'intervenir avec une approche éditorialisée donnant la part belle au facteur humain.

Il y a des plate-formes de webradios remarquables (Pandora, Deezer, Last FM) qui laissent à un algorithme le soin de créer des playlists sur la base de la saisie de quelques critères.

Mais rien n'est à mon sens plus pertinent que l'intervention du DJ, qui fouille, assemble, recommande.

L'innovation est dans le choix de la rareté, d'un inventaire restreint (élaboration progressive de playlists, ciselées avec soin, mêlant différents genres musicaux dans un soucis de découverte, de cohérence sonore)... Alors que l'Internet fonctionne sur la surabondance, qui génère au final frustration face à l'incapacité de choisir, nous avons un parti-pris de rareté. Peu mais bon. Avec une expérience facilitée. Un clic. Une playlist.

Aujourd'hui, le site (réalisé en low cost de façon encore assez artisanale) offre une expérience vidéo à l'unité: la vidéo du jour, une expérience vidéo en flux (player avec "chaîne" de clips), un player audio dont les playlists seront renouvelées régulièrement (et accessibles ensuite sous forme d'archives), une boutique Amazon pour se procurer ce qu'on a aimé.

Modèle économique encore à préciser. L'objectif est de développer l'audience dans un premier temps.

Dans un second temps, nous pensons à développer une version mobile. Partant du principe que la musique est destinée plus à être consommée qu'à être possédée. D'où la dématérialisation du contenu, mais aussi un questionnement sur la nécessité de stocker les fichier chez soi alors qu'on peut accéder à du "clé en main" délocalisé.

Vaste projet ... et bon courage ! 

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13.06.2008

Les inventeurs

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Cécile, Béatrice, Elvire et Hervé ont créé les Les inventeurs, une coopérative créatrice de valeurs responsable. Interview en ligne et réponses à … 8 mains !

MarketingIsDead : Une SCOP à l'heure des multinationales, ça rime à quoi ?

Les inventeurs : Nous avons choisi le statut coopératif parce qu'il est en adéquation avec nos valeurs : la démocratie, l'équité et la solidarité. Un membre, une voix. Nous sommes 4 associés et chacun d'entre nous participe aux choix stratégiques de l'entreprise et décide du partage des bénéfices de la SCOP.

Nous avons également choisi de contribuer de manière équitable au capital de notre coopérative. Il existe un véritable "esprit" SCOP qui favorise la prise de décision, l'implication des associés mais aussi la motivation des nouveaux arrivants, qui ont vocation de devenir associés à l'avenir.  Nous adhérons à une éthique fondée sur l'honnêteté, la transparence, la responsabilité et aussi l'indépendance.

Les coopératives sont des organisations autonomes gérées par leurs membres et le travail y est largement valorisé. Il faut savoir que les réserves sont inaliénables ; 15 % minimum des bénéfices de chaque année doivent être affectés à la "réserve coopérative" et deviennent propriété du collectif des salariés. Cela permet d'accumuler pour assurer la pérennité de l'entreprise et non pas pour augmenter la valeur d'un capital.

La logique coopérative introduit une dimension démocratique dans la sphère économique, ce qui n’existe pas dans les structures classiques. Cette dimension politique intègre et dépasse la seule nature économique du fonctionnement de l’entreprise, tant dans sa mission que dans sa vision. Elle est à nos yeux le gage d’un développement durable et équitable.

MarketingIsDead : Récemment, vous m'avez raconté une étrange histoire selon laquelle l'engouement des belles parisiennes pour les plumes d'ibis rouge avait amené la famine en Egypte !

Les inventeurs : Dans la pensée économique contemporaine, la notion d’interdépendance est négligée. Les externalités négatives, c’est-à-dire les coûts indirects ne sont pas intégrés dans une vision à court terme de l’activité économique. De plus le champ principal de cette action tend à devenir champ unique.

Un exemple, cité par Thierry Kazazian dans son livre : Il y aura l’âge des choses légères, résume cette perception de l‘économie.

Lorsqu’à la fin du XIXième   siècle, pour satisfaire la demande de belles plumes pour les chapeaux des femmes occidentales, les chapeliers se sont massivement approvisionnés en plume d’ibis rouge, le rôle de cet oiseau sur son écosystème n’a pas été pris en compte puisque n’ayant pas de valeur marchande directe et immédiate.

Néanmoins la diminution des populations d’ibis rouge sur les bord du Nil a entraîné l’augmentation de leur proie, les serpents. Ceux-ci, en se multipliant, ont détruit les batraciens qui composaient leur base alimentaire. Dès lors, les insectes, en particulier les crickets, privés de prédateur naturel (les grenouilles) ont pu se multiplier et s’attaquer aux récoltes. Ou comment créer une famine à coup de chapeaux à plumes.

MarketingIsDead : N'est-ce pas étrange de parler de "développement durable" dans un monde fini, ne vaut-il mieux pas parler d'"économie durable" ?

Les inventeurs : Le développement ne doit pas être restreint à une simple redéfinition de la croissance parée de vertus morales retrouvées. Il est à ce titre clair que si l’indicateur de croissance est la mesure du PIB, celui du développement humain s’apparente plus à l’IDH (Indice de Développement Humain).

La vision parcellaire du développement durable qui n’a pris en compte que le premier des termes en tentant de renommer la croissance nous a fait négliger que c’est bien l’adjectif qui supplante le nom dans cette définition. Durable ne veut dire qu’une seule chose : poursuivre l’aventure humaine.

Ce n’est pas en effet la Terre que nous menaçons avec nos impacts mais la présence de l’activité humaine. L’aventure de l’Homme est récente, moins de 2 millions d’années, et pourrait trouver une fin dans un avenir proche. Le réchauffement climatique, les atteintes irrémédiables à notre biodiversité, la pénurie d’eau sont des paramètres qui concernent l’existence de l’Homme et pas seulement la pérennité du modèle économique actuel.

Dès lors le terme de développement durable me semble plus opportun que celui d’économie durable. Mais il entend intégrer et dépasser les seuls limites de la croissance et du retour immédiat sur investissement. Il nécessite d’inventer un futur viable.

MarketingIsDead : Qui est l'agence Les Inventeurs, quel est son métier ?

Les inventeurs : Nous nous définissons comme une coopérative créatrice de valeurs responsables. Nous accompagnons donc nos clients pour les aider à entrer dans l’économie du 21e siècle.

Une économie qui intègre la pénurie de matière première et la nécessité de satisfaire un nombre croissant d’êtres humains. Nous le faisons dans les métiers des quatre associés (prospective et stratégie, design, graphisme) en respectant les deux définitions du mot inventer. Il y a bien sûr la plus connue, créer et innover, mais il y a aussi celle de l’inventeur d’un trésor, celui qui trouve une chose rare.

Nous le faisons pour nos clients mais aussi pour le plus grand nombre, ce qui est le sens de notre blog. Notre site résume physiquement ces deux aspects d’un inventeur.

 

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11.06.2008

Avant la Nuit ...

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Avant le Nuit du Marketing, retrouver les productions récentes de Miss Tic à la Galerie Fanny Guillon Laffaille, 4 avenue de Messine, du 18 juin au 24 juillet 2008 ... et toujours sur le blog Miss Tic Fan Club que lui consacre son plus fidèle supporter Henri Kaufman.

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Max Guazzini va se coucher tard … le 3 juillet

a529d62359d1c025f017b1be9f10c8c5.jpgDu "terroir" amateur aux projecteurs, des affres de la D2 aux multi-titres de Champions de France, l’histoire du Stade Français a évidemment tout du conte de fées moderne.

Et pour cause, à l’impossible, Max Guazzini est tenu ! Troquant son costume d’attaché de presse de Dalida et "d’oreilles" de NRJ contre celui de président du club de rugby parisien, cet ancien avocat a osé transgresser les règles du rugby amateur.
Au programme : recrutement ambitieux, spectacle décomplexé à grand renfort d’icônes glamour (Madonna et Naomi Campbell en tête), de calendriers singulièrement dénudés et de maillot rose, mais surtout pricing à la serpe pour amener les femmes et les familles au stade...

Résultat,  5 titres de Champion de France, une Coupe de France et 2 titres de vice Champion d’Europe plus loin, Max Guazzini a bel et bien bouleversé un monde parisien qui tourne désormais ovale.

Aucun doute, il est libre Max Guazzini !

Sans doute ... mais pourquoi va-t-il se coucher tard le 3 juillet ? Parce qu'il est l'un des invités vedettes de la Nuit du Marketing de l'Adetem.

Pour s’inscrire c’est : ici.

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07.06.2008

Le Marketing 2.0, vu par Alain Montembault*

Travailler avec des consommateurs : de la co-innovation au co-développement

76354f741d87c29474ce5dc0b3a89994.jpgLa collaboration avec des consommateurs sur le lieu de création de la science et de la technologie du groupe Danone est un challenge permanent. C’est pourquoi, nous avons appelé ce lieu de travail entre ingénieurs et utilisateurs l’Ateliez. Nos équipes projet accueillent chaque semaine ces nouveaux participants très actifs. Et face à des réactions directes, des émotions instantanées et des préférences étonnantes, l’équipe projet doit apprendre à gérer cette nouvelle proximité. Une formation initiale et des expériences répétées conduisent rapidement à une bonne maîtrise  des protocoles.

C’est un processus très structuré qui ne doit rien au hasard. Nous avons  identifié 3 facteurs clefs de succès pour atteindre nos objectifs : la situation, le sens de la situation et l’action :

  • Nous sommes persuadés que ce travail collaboratif n’a de valeur que dans des situations précises (ex : à domicile ou au bureau, à jeun ou en fin de repas, seul ou à plusieurs …). La description d’une situation reste complexe car multidimensionnelle.
  • Cette première étape ne suffit pas car le sens de la situation est apporté par le groupe de personnes qui agit. Ce n’est pas l’environnement qui donne le sens mais les individus (ex : décorer une salle en hall de gare ne transforme pas les personnes en voyageurs). Chaque individu apporte sa propre histoire et s’investit différemment. Le recrutement de "lead-users" impliqués par le bénéfice nutritionnel et santé de la catégorie de produit permet d’augmenter la pertinence des résultats.
  • Et il faut ensuite mettre nos nouveaux partenaires en action. Le mouvement libère les comportements très analytiques, logiques et rationnels (ex : substituer un souvenir sur l’utilisation d’un packaging dans le réfrigérateur par une démonstration réelle permet d’identifier plus sûrement des éléments d’insatisfaction, …).

Cette collaboration avec des individus impliqués se positionne en aval pour finaliser des produits et des packagings et remonte jusqu'à l’amont de la création de prototypes pour nourrir des concepts et des positionnements.

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) nous permettent des développements de produits dans la vie réelle. Être dans l’univers quotidien d’une femme, d’un sportif ou d’un étudiant, c’est avoir accès à une vraie dynamique des préférences et des choix. Un contact quotidien avec nos consommateurs / collaborateurs conduit à un nouveau mode de travail interne avec les ingénieurs de développement. A travers des WEB communautaires, l’engagement devient immense des 2 côtés. Les goûts, les pratiques et les comportements locaux sont alors de nouvelles opportunités et non des contraintes.

En conclusion, nous sommes convaincus que ce travail participatif permet de mieux partager le bénéfice entre l’entreprise et le consommateur. Il n'existe pas de produits durables sans bénéfice perçu et partagé. Nous travaillons de ce fait en R&D avec des consommateurs dès le stade de la co-innovation jusqu’aux phases finales de co-développement.

* Directeur R&D Consumer Science – Danone Research

16:03 Publié dans Interviews 2.0 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

06.06.2008

Arrêtez les emailings !

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C'est décidément la journée des coups de pieds qui se perdent (voir mon billet précédent) !

Sauf que là, c'est vraiment limite : Ludopia interactive, une société de service en marketing direct, a réussi à déposer en 2005 le terme “emailing” auprès de l’INPI. Jusqu'à présent, l'aberration était passée inaperçu : normalement, l'INPI n'accepte pas les termes du langage courant. Imaginez : vous déposez "internet" et vous en interdisez l'utilisation !

Sauf que voilà : Ludopia interactive a décidé de faire valoir ses droits ! Ne riez pas : tapez "emailing" sur Google, et vous constaterez que les liens sponsorisés ont disparu ... car désormais, seul Ludopia interactive peut exploiter le terme.

Il y a de fortes chances qu'un tribunal invalide le dépot : l'INPI, c'est une simple chambre d'enregistrement, sans force de loi, heureusement ... mais d'ici là, Ludopia interactive aura réussi à jeter le trouble.

C'est vrai que l'on pourrait employer le terme de courriel comme au Canada, mais d'ici à ce que les habitudes changent, bien de l'encre électronique risque de couler.

Que peut-on faire alors ?

Un, signer la pétition lancée par Message Business, c'est rapide.

Deux, refuser de travailler avec Ludopia interactive, c'est vraiment facile, il doit y avoir des tas de boites qui font le même boulot, aussi bien et au même prix ... et qui sont plus éthiques.

Trois, boycotter l'INPI qui a accepté un tel dépot : zut, on ne peut pas, c'est dommage ! 

Quatre, renoncer aux emailings pour des formes plus douces de communication : mais là, faut pas rêver, on n'a pas fini de nettoyer nos boites aux lettres !

20:45 Publié dans Un peu de bon sens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Achetez donc en ligne

177ecb462e17305f571c92684d9e254b.jpgAvez-vous déjà essayé d'acheter rapidement un appareil à la FNAC Saint Lazare ? Assez impressionnant et très dur !

Ce matin, entre deux rendez-vous, je décide de m'y arrêter pour acheter un petit camescope Sanyo histoire de me lancer dans le podcast - faut bien faire moderne !

Je patiente 5 minutes au comptoir où depuis déjà un bout de temps le vendeur explique à des clients comment copier un film sur un Mac : y a rien de standard, moi je suis PC, etc. Et me voyant m'impatienter, il me gratifie d'un sympathique : "J'en ai encore pour un bon moment, allez à un autre rayon" ... sauf qu'il n'y a personne aux autres rayons, sinon peut-être à la télévision!

Je descends à l'accueil et demande innocemment comment faire pour acheter mon camescope ... rapidement ? Dois-je aller chez Surcouf, j'avance, narquois ?

Le gars de l'accueil me dis ne rien pouvoir quant aux vendeurs, mais de m'expliquer gentiment que "Surcouf, il suffit de tourner à gauche vers le boulevard Haussmann, et c'est à 5 minutes".

Je sais qu'il ne risque pas grand chose : l'offre chez Surcouf est particulièrement indigente. Mais quand même : il y a des coups de pieds qui se perdent !

On comprend le succès du commerce en ligne !

19:55 Publié dans Un peu de bon sens | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

03.06.2008

Un dernier joint avant de prendre l'avion ?

a0b4aa066fb95326d90ff3a6483b3126.jpgLes Japonais manquent de … beurre ! C’est La rivière aux canards qui nous informe de cette nouvelle pénurie : heureusement que les Japonais préfèrent le sushi au petit "jambon beurre" ! Plus étrange : « Une campagne médiatique, suite à la sortie d'un livre en 2005, aurait accusé le lait d'être mauvais pour la santé » ; et notre expatrié de s’interroger : « Il doit bien exister un livre de la sorte en France ».

Et les mêmes rumeurs infondées : j’ai eu l’occasion d’évoquer la question dans un récent papier : Le lait est-il cancérigène ? Finalement, ce sont bien les mêmes rumeurs tout aussi infondées qui circulent d’un bout à l’autre de la planète !

Par contre, les Directeurs des Ressources Humaines japonais ne partagent certainement pas les préoccupations des français : alors que chez nous, ils cherchent encore à réduire les effectifs – notamment en effectuant des coupes sombres parmi les quinquagénaires – là-bas, ils s’arrachent les cheveux pour … recruter : dans un pays où le taux de chômage ne dépasse pas 4%, « près de 2/3 des chefs d'entreprises du pays disent avoir des difficultés pour embaucher » souligne Aujourd’hui le Japon.

Par contre, pour attirer les touristes, les douaniers nippons développent de bien curieuses pratiques : ils leur offrent discrètement du … cannabis : « Un passager débarquant à l'aéroport de Narita, près de Tokyo, a récupéré à son insu sa valise garnie d'une savonnette de cannabis », raconte savoureusement Massiou. La drogue y avait été placée pour tester l’odorat d’un chien renifleur mais celui-ci « n'a pas pu la retrouver et le douanier a oublié dans quel bagage il l'avait mis » : nul doute que les baba cool vont se ruer au japon !

Peut-être cela explique-t-il qu’après tant d’années, le Guide du Routard se soit enfin décidé à lancer une édition japonaise : La rivière aux canards. Pas trop tôt !

Publié également sur Intelligence Collective

17:24 Publié dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

02.06.2008

Les enfants vont se coucher tard … le 3 juillet

e9d94cb9bb4e1e70ba6ebf1afdbb7920.jpg La 3ième Nuit du Marketing organisée par l’Adetem se déroulera le jeudi 3 juillet, avec ses invités prestigieux : Max Guazzini, Malamine Koné et Vincent Bolloré, et son traditionnel coup de cœur en la personne de Miss Tic, plasticienne et poète – pour en savoir plus sur Miss Tic, visitez donc le Miss Tic Fan Club que lui consacre son plus fidèle supporter Henri Kaufman.

Un plateau magnifique dès 19 heures … et à 21 heures, ce sera à nouveau la fête au Musée des Arts Forains, avec un festival d’animations détonantes, d’expérimentations, de jeux et de surprises autour d’un immense buffet exotique.

Pour s’inscrire c’est : ici ; et pour découvrir nos invités à l’âge de 8 ans, c’est : . Parce que ce soir-là, les (grands) enfants vont se coucher tard !

C’est parti pour les chevaux de bois !

21:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note