27.09.2009
Un hôtel à vous glacer le sang
Je viens de recevoir d'une amie de Chicago - c'est pas loin de la frontière canadienne - quelques photos de cet Hôtel de Glace situé à quelques kilomètres de la ville de Quebec, près de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, au cœur de la "station touristique Duchesnay".
Disparaissant avec les premiers beaux jours, cet hôtel est reconstruit chaque hiver - mais jamais à l'identique : chaque année, son comité artistique en réinvente l’aménagement et le design.
Pour l'heure, nul ne sait encore trop à quoi ressemblera précisément le hall d'accueil début Janvier 2010 quand il ouvrira à nouveau ses portes pour 3 mois ; ainsi l'hiver dernier, les décors du Bar de Glace s’inspiraient de l’architecture gothique, avec gargouilles et voûtes de neige
36 suites attendent les touristes, et une chapelle si d'aventure ils décident d'y célébrer leur mariage !
Attention : dans les chambres, la température ne dépasse pas les 3° Celsius, mais la direction ne lésine pas sur les couvertures et les couettes !
Comptez quand même 179$ canadiens par personne et par nuit - incluant notamment "une boisson chaude servie le matin" et "l'équipement complet pour la nuit : sac de couchage nordique, drap polartech et oreiller".
Aspirine en sus.
Pour réserver, c'est ici.






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31.08.2009
Pub ou street marketing ?
Je me suis longtemps gaussé de la conduite des Brésiliens en écrivant qu'ils conduisaient comme Ayrton Senna ... et que bien souvent, ils finissaient comme lui ; mais c'était avant de connaître la conduite au Venezuela !
Et pourtant, j'ai eu l'inconscience de prendre le volant dans bien des pays ...
Bref, essayer de faire respecter quelques règles de base de la sécurité routière apparaît rapidement comme une gageure dans un pays où l'on met volontiers son clignotant à droite pour tourner à gauche - je ne plaisante pas - et où un plein coûte moins cher qu'une canette de bière : 4 à 5 Bolivars, soit moins de 50 centimes d'euro, si l'on a su bénéficier d'un taux de change correct !
Conduire en état d'ivresse ne constitue pas une rareté, et avec un petit coup dans l'aile est monnaie courante.
D'où cette magnifique campagne de publicité - enfin, campagne si l'on veut, vu que je ne l'ai vue qu'une fois - découverte à Coro ...
Bref, la version réaliste de : boire ou conduire, il faut choisir !
Allez, comme je suis sympa, et que je ne veux pas vous laisser sur une mauvaise impression, un autre souvenir de vacances ...
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01.06.2009
En direct (des blogs) du Japon
L'actualité au Japon doit être en sommeil ... du moins si je me fie au Journal d’un Vagabond, qui publie en date du 14 Avril l'histoire de ces douaniers japonais qui - histoire de s'entrainer, et surtout exercer le flair de leurs chiens renifleurs de drogue - introduisaient du cannabis dans les valises d'innocents voyageurs, jusqu'au jour où ... leurs charmants auxiliaires canins ont perdu la trace de 120 grammes de résine !
Pourquoi dis-je que l'actualité doit être en sommeil au Japon ? Tout simplement parce que cette histoire, je vous l'ai déjà comptée ... il y a tout justeun an, ici même !
Pourtant la crise n'épargne pas le Japon avec un chômage qui atteint désormais les ... 5%, ce qui est dramatique là-bas : "La barre des 5% de demandeurs d'emploi dans la population active a rarement été franchie au Japon et elle symbolise pour beaucoup de Nippons une réelle dégradation du marché du travail, réalité que ne cachent ni les entreprises, ni les autorités".
"Sur les 60 dernières années, le taux de chômage ne s'est jamais établi au-delà de 5,5%, un pic atteint en avril 2003, juste avant que l'économie nippone n'entre dans une nouvelle longue phase d'expansion brutalement interrompue mi-2008 par la crise mondiale", comme nous le rappelle Aujourd'hui le Japon.
Le Japon se désole "que le célèbre théâtre de Kabuki à Ginza, ne fera pas long feu ! En effet, le Kabuki-za est voué à la destruction, pour être remplacé par un théâtre plus moderne, mais toujours destiné aux représentations de Kabuki".
Juste pour vous faire une idée du désastre, imaginez à Paris la destruction de l'Opéra Comique - les deux bâtiments datent de la fin du 19° siècle - pour son remplacement par un "plus moderne" !
"Mais le bâtiment étant sous le giron du privé, l'état n'y peut donc rien", déplore notre blogueur. Pourtant, souvenez-vous du scandale provoqué à l'annonce de la destruction de l'Olympia, reconstruit à l'identique ... et pourtant la salle était bien plus récente !
Et pourtant, les japonais se montrent généralement très attachés à leurs traditions, comme le souligne Doc Tee Boh, qui s'est récemment rendu à "un défilé de mikoshis à Asakusa, un des quartiers les plus traditionnels de Tokyo".
C'est quoi, un "défilé de mikoshis" au Japon ?
"Ce type de festival est organisé par les collectivités religieuses locales dans un grand nombre de villes ou de villages. Il s’agit en fait d’une sorte de parade, ou plutôt de procession religieuse, au cours de laquelle une arche dorée est portée par un groupe de gens à travers les rues", précise Japonophile.
Et qu'on on réalise qu'il "n’y a pas qu’un mais plusieurs mikoshis qui sont portés en même temps dans la même journée, chacun provenant d’un temple différent", on imagine la ferveur japonaise !
Peut-être un moyen de s'évader du quotidien, oublier la crise ?
L'actualité au japon, c'est également la sortie du dernier roman de l'un des plus grands écrivains japonais contemporains, Haruki Murakami, déjà best seller avant même sa sortie en librairie : "Plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires de cette mystérieuse nouvelle oeuvre intitulée "1Q84", qui peut être lu "1984" en japonais, ont déjà été réservés par ses fans, selon l'éditeur et les distributeurs", nous apprend Aujourd'hui le Japon.
Et si c'est pas un évènement en soi, la sortie d'un nouveau livre de Murakami !
La blogueuse et journaliste Karyn Poupée préfère nous parler d'un autre livre - le sien -, sobrement intitulé Les Japonais : "Je suis actuellement en train de le lire, et je le trouve vraiment tres interessant a tous points de vues. Comme dit dans les critiques, il evite vraiment de poser un regard occidental sur une culture qui ne partage pas la même evolution que la nôtre", commente Yann sur son blog.
Tiens, si je lui proposais un petit interview sur ce blog ?
Publié également sur Intelligence Collective.
08:40 Publié dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.04.2009
Stonehenge
Stonehenge, vous connaissez ?
Si vous me répondez que "Stonehenge, dont le nom signifie « les pierres suspendues », est un grand monument mégalithique composé d'un ensemble de structures circulaires concentriques, etc. ", c'est que vous aurez triché et consulté Wikipedia ... bon réflexe cependant !
Si vous vous êtes un peu baladé sur la page Wizz de Télérama, ou sur Dogmazic, et que vous êtes un peu amateurs de rock progressif, vous saurez que Stonehenge est un "quatuor progressif à tendance psychédélique, qui a commis ses méfaits à Toulouse au début des années 1990".
Définition relevée sur le site de ... Stonehenge, on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même. Site sur lequel vous pourrez tout aussi bien écouter, et télécharger, gratuitement le titre éponyme d'un peu plus de 26 minutes, que découvrir la biographie du groupe - Laurent à la batterie, Sébastien aux guitares et chant, OlivierPatrick aux claviers, tambourin et chant, à la basse, tin whistle et carillon.
Première remarque : le disque, bien qu'un peu court - ils s'en expliquent sur leur site - est remarquable : pas une ride, et bien dans la veine progressive qui va d'Iris - petit groupe de l'Est de la France qui sévit quant à lui dans les années 1970, et que j'ai eu le plaisir de découvrir au lycée Victor Hugo où je poursuivait quelques humanités (traduire : je passais mon bachot es lettres, avec un zest de latin et de grec) - à mes copains de Licite Fondation dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois ici.
Notez que si vous avez connu Iris ... ils se reforment et viennent de sortir un disque !
Seconde remarque : vous pouvez non seulement télécharger mais aussi graver le morceau proposé parce que sous licence IANG.
Sous licence IANG ? "IANG est ce qui empêche le droit d'auteur d'être un droit d'autorité, et la musique d'être une marchandise. En résumé, la licence IANG vous donne la liberté de faire ce que vous voulez de notre musique, à condition de ne pas utiliser cette liberté au détriment d'autrui. Vous pouvez écouter, copier, diffuser notre musique, si vous préservez la licence et les noms des auteurs".
Une façon d'envisager la musique qui m'évoque plus mes copains de Licite Fondation, que les tenants de la loi Hadopi aux ordres de Nègre et Sarkozy.
Internet permet aujourd'hui à des artistes d'exister encore et toujours : il y a une vie, indépendamment des maisons de disque !
Certes, les compères de Stonehenge se demandent "toutefois si le CD d'un groupe défunt depuis des lustres pourrait vraiment susciter un quelconque intérêt hors de notre petit cercle mégalolithique" ... la réponse est évidemment oui, comme je pense que la toile regorge de ces petites pépites.
19:25 Publié dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26.03.2009
En direct (des blogs) de Chine
Quand il y a quelques mois j'ai constitué mon panel de blogs chinois, à l'instar de celui que j'avais élaboré un an plus tôt au sein de la blogosphère japonaise, j'ai été surpris par la prolixité des résidents français dans l'Empire du Milieu.
Surprise aujourd'hui : bon nombre d'entre eux se taisent, comme si la vie les avait attirés vers d'autres pass
ions, d'autres centres d'intérêts - alors qu'au Japon, on constate une bien plus grande stabilité. Sans doute me faudra-t-il très prochainement "recruter" de nouveaux blogueurs en Chine !
Peu de papiers sur la crise économique ... mais n'oublions pas la Chine se sent moins concernée que la France ou les USA, car elle "devrait vraisemblablement atteindre son but de 8% de croissance du produit intérieur brut cette année", rappelle Aujourd'hui la Chine ... ce qui laisse rêveur quand on parle chez nous de résultats négatifs.
Non, ce sont les libertés qui préoccupent le plus ces jours-ci nos blogueurs, et la situation au Tibet : "plus de 90 moines tibétains ont été arrêtés ou se sont rendus à la police dans une ville à forte population tibétaine du nord-ouest de la Chine après l'attaque d'un poste de police par plusieurs centaines de personnes", souligne encore Aujourd'hui la Chine.
Le Journal d'un Chinois évoque, quant à lui, comme "ACFTU, le syndicat officiel a tenté interrompre, bien évidemment sous l’ordre du parti, une évolution spontanée politique et sociale importante", à savoir une "association" de travailleurs migrants : ces derniers constituent, rappelons-le, une main d'œuvre extrêmement bon marché et "jetable", entièrement à la merci des nouveaux patrons.
Aujourd'hui, ces migrants "sont contraints de retourner à la campagne, et face à la baisse des salaires que l’on constate à tous les niveaux, beaucoup de fonctionnaires vont jusqu’à conseiller aux migrants de “réduire leurs attentes en matière de rémunération”.
Bref, la crise semble moins visible dans les grandes villes côtières - où demeurent les expatriés occidentaux - parce que les premières victimes de la dite crise en sont très discrètement éloignés : de l'ordre, encore de l'ordre !
Pas très gai, tout cela : heureusement, un improbable animal s'en vient mettre une note d'humour dans le paysage, de Si Mao savait à Quand la Chine déblogue...
"L’alpaga, une sorte de lama des hauts plateaux andins au pelage bouclé, est devenu le symbole improbable d’un mouvement de résistance à la censure en Chine par le biais de la dérision".
Comment ? Une vidéo circule sur la toile montrant comment "au terme d’une bataille épique pour préserver leur environnement, les alpagas mettront en déroute les crabes d’au douce qui envahissaient leurs steppes".
Or "dans le langage codé de l’internet chinois, les crabes d’eau douce, ou hexie, rappellent le mot « harmonie » et donc la « société harmonieuse » dont le président Hu Jintao a fait le paradigme de son mandat". Et difficile de censurer tous les sites évoquant ces crables ... à moins de vouloir également censurer le président Hu Jintao lui-même !
Si la blogosphère chinoise peut désormais tourner impunément les autorités en dérision ... Il y a quelque-chose de pourri au royaume ... pardon, dans l'Empire du Milieu !
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07:51 Publié dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.01.2009
En direct (des blogs) de Chine
La Chine a son Madoff ou son Kerviel : avant sa récente arrestation, Huang Guangyu (photo en vignette), considéré comme l’homme le plus riche du pays "serait parvenu à soutirer à la bourse 7 milliards d’euros en transférant continuellement entre filiales de son groupe les actions de ses boîtes cotées au détriment des spéculateurs attirés par les hausses soudaines et qui se retrouvaient plumés lorsque le titre chute ensuite", Bruno Birolli.
Les autorités traitant désormais les déliquants économiques comme les déliquants politiques sous Mao, difficile de savoir quand il refera surface : certainement dans plusieurs mois, après avoir consciencieusement rédigé son autocritique ... et sans que les détails de l'escroquerie ne parviennent à des oreilles non autorisées .. ou simplement occidentales !
Sinon, la crise économique ne transparaît guère dans la blogosphère francophone en Chine : les citadins semblent peu soucieux de la mise à la porte de centaines de milliers de mingongs, ces "paysans ouvriers" venus contribuer à la prospérité des usines côtières, et qui s'en repartent chez eux, encore plus pauvres qu'avant.
En la fin d'année 2008, c'est plutôt le problème de la démocratie qui émerge.
La France vue d'ailleurs évoque "un mouvement 08, réclame plus de démocratie au travers d’une pétition signée par quelques milliers d’iconoclastes", avant de préciser : "la démocratie existe en Chine mais elle a une regle de base : il faut être membre du parti communiste" ... ce qui ne renvoie pas nécessairement à notre conception française de la démocratie. Mais après tout, la démocratie grecque excluait bien les esclaves !
Pour Chines, "la colère des Chinois, après l'entrevue du président français et du Dalaï Lama, est une très bonne chose", car "ils sont en apprentissage dans le concert des nations". Et de préciser encore : "Leur croissance économique a été très rapide, leur donnant un poids économique qu'ils croient légitimement devoir être doublé d'un poids politique équivalent. Dans leur apprentissage, il y a une chose qu'ils devront prendre en compte, entre autres règles immuables. La France se sent bien quand elle agace tout le monde".
Journal d'un Chinois ne dit pas autre quand il titre "Des diplomates chinois commencent à apprendre à réfléchir" : "Wu Jian min, l’ancien ambassadeur de Chine à Paris, est apparemment en colère contre … le ministère des affaires étrangères chinois" et "cela provoque visiblement la division profonde à intérieur du parti" ! Comme disait La France vue d'ailleurs "la démocratie existe en Chine mais elle a une regle de base : il faut etre membre du parti communiste".
On l'aura bien compris, la démocratie à l’occidentale n’est pas un régime qui peut fonctionner à l’heure actuelle en Chine : Blog en chine traduit pour nous les explications d'un blogueur chinois. Ce dernier, après avoir évoqué la Thaïlande, Taïwan et le Pakistan, conclut en ces termes :
"Je peux donc dire ici sans peur que l’application de la démocratie à l’occidentale nécessite des conditions (préalables) qui sont :
- La classe moyenne doit constituer la plus grande composante de la structure sociale ;
- Les ressources nationales doivent être suffisamment abondantes ;
- La qualité intrinsèque (le fameux terme chinois “suzhi”) des citoyens doit être élevée ;
- L’environnement international doit être relativement stable. Aucune de ces conditions ne peut manquer.
On peut dire en conclusion qu’en l’état actuel des choses, il n’existe pas le moindre argument pour appliquer la démocratie à l’occidentale en Chine" ... sans préciser si pour lui, c'est un bien ou un mal !
PS qui n'a rien à voir : Madoff et Kerviel ont leur page sur Wikipédia, pas Huang Guangyu : qui se dévoue ?
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07:42 Publié dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14.01.2009
En direct (des blogs) du Japon

Pas très gaie, la nouvelle année au Japon ! Aujourdhui le Japon nous annonce tout de go que "la ligne téléphonique ouverte aux suicidaires au Japon est saturée, les bénévoles croulant sous les appels alors que la crise économique pourrait grossir les rangs des désespérés".
Ça commence donc plutôt mal pour les victimes de la crise : car l'emploi à vie dont bénéficiaient les salariés des grands groupes, c'est fini, et bien fini, comme le rappelle Tokyo : "Les annonces de licenciements sec d’employés de grandes entreprises au Japon sont un choc considérable, une sorte d’ultime coup de boutoir dans la légende perdue de la sécurité de l’emploi au moins dans les grandes maisons. Le changement d’époque se passe aux forceps".
Et il y a de quoi se sentir mal aimé quand un membre du gouvernement se permet d'assimiler "les sans-abri à des paresseux, au moment où des milliers de travailleurs se retrouvent à la rue à cause de la récession", précise toujours Aujourdhui le Japon.
Mais il y a pire pire, l'année "de la vache" s'annonce surtout catastrophique comme souligne encore ce titre parce que ... aucune nouveauté n'a été annoncée concernant les jeux vidéo. Gravissime au Japon !
La consommation est en berne ... mais pas celle de Noël ; et ce n'est pas malgré les efforts redoublés du mouvement "contre le Noël".
Mécontents de certaines dérives de cette fête au japon, notamment son commercialisme, ces derniers ont mainfesté le 23 Décembre à Shibuya, quartier "jeune" et "branché" de Tokyo, comme le rapporte Sayaka, qui propose également la vidéo suivante.
C'est la crise au Japon comme ailleurs, mais cela n'a pas empêché les Japonais de dépenser autant sinon plus qu'en 2007 : désir d'oublier les difficultés présentes ? Effet compensatoire ? Envie de dépenser soi-même son argent plutôt que de risquer de le perdre en faisant trop confiance à son banquier ?
Le Japon nous offre une explication plus surprenante : "Alors oui, ici on est loin de la crise en étant les 2 pieds dedans... Pourquoi ? Très simplement, par le fait que la plupart des entreprises n'ont pas offertes la fameuse prime de fin d'année, du coup beaucoup ne pourront s'offrir un voyage à l'étranger cet hiver ... et de ce fait consommeront/feront des dépenses au Japon, ce qui fera tourner le commerce local ... plutôt que celui de la France ou autre destination en général privilégié en cette période".
Ah ! La France ! Récemment, un institut d'études japonais a demandé à 430 personnes : "Quelle langue vous trouvez "cool" et voulez apprendre pour parler couramment ?". Résultat : le français arrive au second rang deuxième (13,0% des réponses), loin derrière l'anglais certes (64,8%), mais on ne fait pas vraiment du business avec le français !
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15.12.2008
Shoemaker and friends

Vous connaissez Terry Shoemaker ?
Certains d'entre vous le connaissent sous un autre nom ... un homme issu d'une autre vie, quand il gratouillait dans les études marketing.
Aujourd'hui, il s'est rangé des panels et ne vit plus que pour sa passion : la musique.
"Il y a deux choses qui depuis presque toujours me plaisent : le violon en country ; et les rythmiques très pêchues du band (celui de Bob Dylan, quelle pêche !)
Oui le band dont le style est parfois très proche de la pure country.
Hier j'ai passé presque toute une nuit dans mon studio... avec une violoniste... mais non pas pour faire ce que tu crois ! (quoi que...) :-)))) j'ai fait... la voix, toutes les guitares et la batterie, elle a fait le violon et elle a contribué au choix des arrangements, comme on crée un nouveau plat !"
Et ça a donné ce mp3 que j'ai dû un peu compresser pour le charger sur MarketingIsDead : mais, Terry devrait bientôt faire sa page MySpace. Et si vous aimez vraiment, je vous enverrai son mail. Et pour ceux qui ne l'auraient pas reconnue, la violoniste s'appelle Amélie Dervaux.
Ce que je trouve chouette, c'est que la technologie permette aujourd'hui à des gars comme lui de vraiment prendre leur pied ... et en plus, ça sonne bien - d'ailleurs, depuis ses rencontres avec Jean-Paul II et Bill Clinton, Dylan n'est plus vraiment Dylan, il y place pour la relève !
Bonne écoute ... il y en a d'autres : avec Shoemaker and friends, Terry boucle son quatrième CD.
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13.11.2008
Japon, Corée, Chine : 3 pays, 3 électroniques
Les Japonais a copié les Américains, les Coréens ont agi de même avec les Japonais et c'est aujourd'hui aux Chinois de plagier leurs voisins.
Trois pays de geeks, de fondus d'électronique - enfin, pour la partie côtière de l'Empire du Milieu, la campagne reste un peu à la traîne. On imagine bien les tendances démarrer à Tokyo, pour s'enraciner quelques mois plus tard à Pékin, via Séoul.
Une récente étude publieé par InterfaceASIA semblerait prouver qu'il n'en est rien et qu'adaptation ne rime en rien avec imitation : si les Chinois sont venus à l'informatique bien après les Japonais et les Coréens, ils n'en développent pas moins des comportements spécifiques - comme si sauter une étape pouvait parfois se révéler salutaire.
Ainsi, quasiment tous les ordinateurs nippons sont connectés à une imprimante : tout comme les Européens, les Japonais, même virtuoses de la virtualité, éprouvent toujours le même besoin que nous de coucher sur le papier ce qu'ils ont rédigé sur écran. Ou d'imprimer leurs photos, l'appareil digital suivant de très près (90% et 80% des foyers équipés).

Les Chinois, quant à eux, ont plongé dans le virtuel sans appréhension : pas d'imprimantes à domicile mais nettement plus d'accessoires USB qu'au Japon ; et surtout des disques durs externes, pour sauvegarder ou simplement échanger des données. Dans un monde sans papiers, pas vraiment besoin de scanner non plus.

Les Coréens se situent assez naturellement ... entre les deux : suffisamment proches des Japonais - et de la civilisation du papier - pour être équipés d'imprimantes ; et des Chinois pour multiplier les accessoires USB ; et surtout, le plus fort taux de haut-parleurs : pour les soirées karaoke ?

On retrouve entre ces trois pays l'effet générationnel que l'on observe en France : les immigrants du Net et de l'informatique présentent une fâcheuse tendance à tout imprimer - certains, même leurs mails ! Les natifs (les jeunes) se contentent de stocker, pour ensuite consulter sur écrans.
Bref, les Chinois sont de grands enfants !
08:43 Publié dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.11.2008
En direct (des blogs) du Japon
Conséquence de la crise : l’actualité économique au Japon, c’est par exemple la reprise annoncée de Sanyo par Panasonic. Déjà premier fabricant mondial d'écrans plasma, ce dernier se hisserait également au pre-mier de l'électronique japonaise par le chiffre d'affaires : quand le malheur des uns … (air connu) !
Nettement plus dépaysant sur La rivière aux canards, « forcément subjectif et nécessairement incomplet, une liste de 20 sites à voir absolument à Kyoto » : très reposant également en ces périodes troublées … et quel plaisir de voir que je n’ai rien oublié lors de mon passage estival dans l’ancienne capitale nipponne.
Même recherche de paix sur le blog de Frédéric Gautron, Made in Tokyo, et une superbe photo d’un « Jeune homme approchant le pavillon taiwanais des jardins de Shinjuku Gyoen sous une légère pluie de pétales » (en miniature).
L’automne apaise les esprits secoués par la crise financière.
D’un côté, le yen trop fort qui pénalise les entreprises : « Tout comme Sony la semaine dernière, cette fois c'est Nintendo qui a été contraint ce jeudi 30 octobre de raboter ses mirifiques estimations de bénéfices annuels, lui aussi touché par la brusque hausse du yen qui entame ses marges » pour En direct de Tokyo.
De l’autre, le zen japonais : « Les entours de la maison sont toujours aussi calmes », relève De peu pour faire un monde, incrustant dans son papier de superbes images d’arbres certainement pluri centenaires. Et encore : « Le petit cours d'eau bordé de cerisiers a plus fière allure que quelques mois plus tôt, temps auquel il était réduit à un piètre filet : il doit pleuvoir en amont ».
C’est l’automne au Japon, et l’automne ici apaise les esprits et les cœurs. Même en plein Tokyo …
Mais pour ne pas vous quitter sans une note d’humour – d’amour ? –, allez donc jeter un œil sur ce papier de Doc Tee Boh sur les love-hôtels de Shinjuku : il y a même un hôtel La France – tout un programme !
Publié également sur Intelligence Collective.
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