10.05.2008

MoHo

a97889d770e46ae5ae1a820077f9b229.jpgVos connaissez le MoHo ?

Moi, non. Ou plutôt non, avant de recevoir un mail de ma copine Stella de Market Surf : « Pour faire court, il s’agit d’une "maison" du chaos créatif à Palo Alto, qui réunira 70 personnes d'horizons différents, professionnels et étudiants – Stanford, Centrale Paris, Essec, Strate College of Designers – pour réfléchir pendant 7 jours à des solutions innovantes aux thématiques suivantes : outils financiers pour encourager l’entrepreneuriat, réseaux sociaux et innovation, nouvelles technologies et lien social, green tech : energy for the bottom of the pyramid ».

Le MoHo se réunira du 1er au 8 Juin 2008.

Le 1er au 8 Juin, c’est demain : Stella et ses copains recherchent :

  • des invités en Californie – entrepreneurs, entreprises innovantes, universitaires, développeurs, etc. – qui acceptent de venir partager leur expérience avec eux lors d’ateliers au MoHo afin d’échanger sur leurs pratiques et leur vision de l’innovation ;
  • des financements qui peuvent se décliner en sponsorisation ou en participation payante d’un ou plusieurs membres de l’organisation intéressée ;
  • des solutions d’hébergement sur place …

Bref, ils sont plein d’enthousiasme ; ça a l’air sympa et prometteur ; alors si vous avez des idées pour les aider, envoyez un petit mail à Stella : stella.morabito@free.fr

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27.04.2008

Web 2.0 revolution is over

0f068f6942f826a3a4af57473eb0f7b1.gifCnn.com écrivait récemment : "The bad news is the Web 2.0 revolution is over. The good news is now we can take it with us".

D’aucuns parleraient de … Web 3.0, bien évidemment … mais pas CNN ! Et très justement.

Web 2.0 revolution is over : même si je ne suis pas totalement d’accord avec CNN – le many to manynous réserve certainement encore bien des surprises – mais globalement la "révolution Web 2.0" se situe grandement dernière nous … si l’on considère que la "révolution Web 2.0", c’est le passage de la communication verticale à la communication horizontale.

C’est-à-dire, le pouvoir redonné aux citoyens, tant dans leur expression publique que privée ; tant en politique qu’en consommation ; la fin de l’hégémonie des élus et des marques.

Le futur du Web 2.0 ou plutôt du Web – se joue dans deux directions : la 3D – c’est la Metaverse RoadMap – et l’Internet Mobile … et reconnaissons que ce dernier a pris une longueur d’avance !

Mais attention : l’Internet Mobile – tout comme la 3D – se décline tant en communication horizontale que verticale … et c’est de là que proviennent bien des erreurs !

La vision verticale de l’Internet Mobile, c’est un profiling outrancier des consommateurs – des consommateurs que l’on va poursuivre dans la rue pour leur délivrer coûte que coûte de plus en plus de services … et de messages commerciaux.

La vision horizontale de l’Internet Mobile, CNN nous en offre quelques exemples avec Mig33.com, un réseau social "léger" qui fonctionne tant sur PC que sur téléphone ; ou Myhappyplanet.com, un autre réseau social en construction et qui sera d’amblée fixe et mobile ; etc.

Si CNN ne garde bien – et avec raison – de parler de Web 3.0, c’est que 3D et Internet Mobile ne sont que des technologies là où le Web 2.0 est avant tout une philosophie ; et c’est pour cela que 3D et Internet Mobile concernent tant le Marketing traditionnel que le Marketing 2.0 !

L’ultra ciblage des individus en déplacement ; l’utilisation de robots 3D pour répondre de manière prédéterminée aux sollicitations des consommateurs … ce n’est que du Marketing as usual ! Certes, plus sophistiqué au niveau des outils – mais identique sur le fond : la marque "dirige" tout.

Le Web 2.0 "mobile", ce sont des consommateurs qui interrogent leurs copains sur leur réseau social avant d’entrer dans un restaurant, qui bloguent tranquillement dans le TGV – c’est même déjà en marche avec l’EeePC : voir Intelligencecollective.info.

Quant au Marketing 2.0 "mobile", il reste quant à lui à … inventer.

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09.04.2008

SOS 21, le réseau social éthique

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Philippe Le Gonnidec, un vieux complice de la Fabrique du Futur, est également le père de SOS 21 : un nom bien étrange pour un réseau social d’une nouvelle génération.

http://www.sos-21.com/

Marketingisdead : SOS-21, c'est le SAMU de la Côte d'Or ou un réseau social ?

Philippe Le Gonnidec : SOS-21 est un outil éthique multimédia et pédagogique, gratuit, en ligne, qui permet de sensibiliser tous les membres de la famille (enfants, parents & grands-parents) aux 3 dimensions du développement durable (social, économique, environnemental) au travers de leurs actes usuels.

Plusieurs outil sont développés pour cette démarche :

  • un centre de ressources alimenté pas ses partenaires : Programme des Nations Unies, ADEME, WWF, réseau des grandes écoles …
  • un outil de collecte des bonnes pratiques,
  • un média de simulation de la planète en 2089 après quelques mutations géopolitiques,
  • un jeu de mondes virtuels avec des contenus régionalisés : les régions y modélisent leur univers endogène et les avatars retrouvent les actions de proximité auxquelles ils peuvent prendre part …
  • un outil de web sémantique – partenariat avec UTT – permettant de cartographier la maîtrise DD des usagers …
  • etc.

Par le truchement d'un avatar auquel le joueur fait vivre en ligne des scènes de la vie quotidienne, les défis logistiques et techniques liés à son comportement sont clairement appréhendés. Ainsi, chaque individu est mis en situation à la maison ou près de chez lui, de pouvoir agir en conscience, à titre personnel ou en tribu, et de comparer ses actes à ceux de la communauté sur des critères pertinents et à l'échelle de nombreux usagers : création d'une ''communauté'' de familles / joueurs connectés, adeptes des pratiques du développement durable, outil de formation en ligne.

Le jeu SOS-21permet de hisser les participants à un plus haut degré cognitif et d'engagement et ainsi de modifier ses usages et comportements dans la vie réelle.

Pour la collectivité, c'est un projet d'utilité publique qui permet de communiquer au niveau local sur le développement durable et ses applications sur son territoire, de responsabiliser ses administrés et proposer une alternative d'engagement à certains comportements.

Pour l'entreprise, c'est un  outil pédagogique performant propre à diffuser à tous les niveaux hiérarchiques, les engagements stratégiques liés au développement durable, d'optimiser la mise en œuvre des bonnes pratiques et de faire grandir par le soutien méthodologique de SOS-21, un comportement individuel et collectif responsable.

Marketingisdead : En quoi le futur présenté dans SOS-21ressemble-t-il au futur ?

Philippe Le Gonnidec : SOS-21est autant un outil de simulation et de sensibilisation qu'un espace de ressources et de prospectives autour du développement durable.

Il y a une trentaine d'années, les scientifiques et les experts qui se sont penchés sur l'avenir de notre planète ne s'y sont pas trompés sur les enjeux des univers virtuels. Aujourd'hui, SOS-21s'est entouré des meilleurs spécialistes pour former ses comités éthiques et scientifiques afin d'apporter des données sérieuses et expertisées sur le futur, et donner aux individus les clés pour maîtriser leur existence, individuelle ou professionnelle, face aux enjeux du développement durable.

Sur le site, des dizaines de scénarios avancés par la communauté scientifique et des rédacteurs sont exposés sur des thèmes variés comme la pollution, le réchauffement, la santé, la biodiversité ou les enjeux économico politiques du développement durable.

Des visionnaires de renom – comme Bernard Werber – contribuent par leur promotion sur SOS-21à lancer des axes de réflexions issus du public rédacteur (Arbre des Possibles) … une démarche à laquelle nous adhérons pleinement … car je suis convaincu que le désordre créatif est générateur d’idées et que du chaos que procure l’expression citoyenne renaît l’ordre et une force de discours …

En ce sens les espaces d’écriture de SOS-21sur les futurs possibles de l'humanité, soutiennent activement SOS-21. Un espace complet, Terre 2089, cherche à éveiller les consciences en relatant les bizarreries de nos comportements actuels et des actualités réalistes sur ce que pourrait être notre planète 300 ans après la Révolution Française. Nous parlons là de révolution / résolution mentale …

Marketingisdead : Comment SOS-21s'inscrit dans la Metaverse Roadmap ?

Philippe Le Gonnidec : Les mondes virtuels de demain, appelés "méta-univers", seront des environnements interactifs en 3 dimensions mélangeant réel et virtuel et divers univers virtuels convergents.

SOS-21s'inscrit pleinement dans cette mutation des usages du web : un outil innovant à la croisée des mondes virtuels immersifs, des réseaux sociaux et des jeux en ligne multi-joueurs appelés MMO. Ce sont les briques de développement que nous avons lancées et qui vont se mettre en ligne les unes après les autres …

En fin avril nous ouvrons le 1er univers virtuel interactif.

Contrairement aux principaux mondes virtuels proposant des espaces imaginaires, les avatars de SOS-21se déplacent dans des territoires réels modélisés en 3D Isométrique pour y retrouver leurs principaux lieux de vie et favoriser une immersion et une identification plus importantes.

L'originalité de SOS-21est d'apporter au monde virtuel une "réalité augmentée et prolongée" de la réalité des territoires du point de vue transversal que représente le développement durable des écoumènes (lieux de vie des habitants de la terre) : les avatars simulent une vie dans une zone familière dans laquelle ils sont sensibilisés sur de bons gestes en faveur de la planète.

Ponctuellement, ils peuvent aussi être informés, à l'intérieur du jeu, sur des évènements locaux et la politique régionale en matière de développement durable. L'objectif est bien de modifier des comportements réels par un apprentissage et une immersion virtuelle.

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02.04.2008

Le numérique créateur de liens … sous quelles conditions ?

1953ed9d22193a24b98acabcf4166b8a.jpgTelle est la question me m’a posée récemment posée Bruno Paillet, sa dernière lettre traitant de la nécessité pour les marques de "(re)créer du lien" avec le consommateur : La Lettre de Bruno Paillet.

Vaste sujet à l’heure des blogs et des réseaux sociaux !

Selon Stanley Milgram – abondamment cité depuis l’explosion du phénomène FaceBook – nous sommes tous à six connexions de n’importe quel individu de la planète … d’où la puissance des réseaux sociaux : six clics suffisent à me mettre en relation avec n’importe quel autre internaute !

Les réseaux sociaux professionnels ont bien entendu immédiatement saisi l’aubaine … en taxant les connexions intermédiaires : un abonnement de type "Premium" vous permet de remonter la chaîne quasi instantanément !

Précisons que le petit monde de Stanley Milgram allait de Boston au Nebraska – il y a plus vaste – et que la mise en relation consistait à transmettre un dossier, ce qui demanda en moyenne 5,2 intermédiaires : je ne suis pas sûr qu’un envoi postal en aurait demandé plus …

Je me situe à deux connexions de Nicolas Sarkozy : notre"intermédiaire" n’est autre que Thierry Breton – président de Thomson quand j’y suis entré et "collègue" de Sarkozy au sein du gouvernement de Villepin.

Et comme Sarkozy connaît tous les grands de la planète, je ne suis éloigné que de 3 connexions de George Bush, Gordon Brown, etc.

So what ?

Je peux toujours demandé à Breton de demander à Sarkozy de me mettre en relation avec Bush parce j’aimerais bien prendre un petit déjeuner avec lui à la Maison Blanche lors de mon prochain passage aux Etats Unis … Je peux toujours ; mais raisonnablement, mieux vaut acheter quelques donuts si j’ai vraiment faim !

Les six connexions de Stanley Milgram ne constituent qu’un des multiples mythes du Web 2.0 … au sens propre du terme : muqos signifiant en grec, la parole, le discours. Des mots, rien que des mots, construisant au mieux une image plaisante de la toile.

Quand je suis à une connexion de X ou Y, pas besoin de Viadeo ou FaceBook : un petit coup de fil ou un mail à notre ami commun suffiront amplement.

Quand je suis à trois ou quatre connexions de X ou Y, mon premier ami relaiera volontiers ma demande : mais quid des suivants ? Qu’est-ce qui va bien motiver le troisième intermédiaire à me mettre en relation avec le quatrième – au risque de s’entendre dire un jour : « Le gars que tu m’as recommandé, c’est un peu n’importe quoi » ?

Dans le cas de Milgram, pas de soucis : juste un dossier à distribuer.

Dans le cas d’une mise en relation sur la toile, soit l’intermédiaire se contente de passer la patate chaude, sans plus – et un petit mot par la poste serait tout aussi efficace ; soit il s’engage – et il n’établira le contact que s’il est sûr de sa pertinence.

Plus la chaîne approche les six maillons, plus le risque d’introduire un importun auprès d’un ami réel grandit : franchement pourquoi donner le mail de quelqu’un que l’on aime vraiment bien à un inconnu qui risque de se révéler particulièrement ennuyeux ?

A la limite, l’information circulera d’autant mieux que les liaisons entre les différents maillons de la chaîne seront particulièrement lâches … et la mise en relation, particulièrement pauvre : « C’est le mail d’un gars qui veut te voir, mais dont personne ne sait pas grand-chose » !

Pour que fonctionne l’axiome de Milgram "adapté" aux réseaux sociaux – il s’agit bien d’un axiome, une expérience ne constituant pas démonstration –, les maillons intermédiaires doivent s’assurer de véhiculer une carte de visite de qualité, et surtout pas celle du premier fâcheux venu.

D’où l’importance de la réputation du demandeur.

Dans un monde où tout individu a le droit à la parole – le monde du Web 2.0 où tout un chacun peut s’exprimer sur un blog, un wiki ou un réseau social, etc. –, nous laissons tous des traces, plus ou moins visibles … des traces qui construisent notre "identité numérique" – notre véritable identité numérique.

Dans le monde réel, je suis Coprésident de l’Adetem, j’ai publié plusieurs ouvrages, je rédige des chroniques dans Marketing Magazine, j’interviens dans des conférences, etc. : quand je demande à un ami de m’introduire auprès d’un tiers, à mon nom s’accolent un certain nombre d’éléments – pour une marque, on parlerais d’image.

Dans le monde virtuel, je tiens un blog un peu provocateur Marketing Is Dead, je collabore à d’autres comme Intelligence Collective, je suis sur présent sur Viadeo, FaceBook ; je figure également sur le Blogroll de plusieurs blogs traitant essentiellement de marketing et de communication : tous ces éléments construisent ma réputation – le terme "tendance" est bien évidemment celui d’e-reputation !

Il n’existe pas vraiment de différences entre les deux mondes, réel et virtuel : l’impertinence de mon blog me colle à la peau, où que j’aille ; tout comme mes livres participent de mon e-reputation – heureusement !

L’erreur la plus courante est de croire que mondes réel et virtuel fonctionnent différemment : le numérique ne crée pas plus de lien que le non numérique … sans fondement ! On n’accepte de recommander que des gens recommandables ; ou se moque de ceux à qui on les recommande comme de son premier octet … et la recommandation ne vaut pas grand-chose !

Plus mon réseau sur FaceBook grandira, moins il aura de valeur : si un réseau de 10 amis fédère 10 amis proches, un réseau de 1000 ne rassemble que des gens qui ne se connaissent qu’à peine.

Le Web 2.0 constitue un outil d’une réelle puissance … pour ceux qui le méritent : ceux dont la réputation est non seulement sans tâche, mais si possible, plutôt attirante.

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20.02.2008

MarketingIsDead sur Usages 2.0

d1fe334153e738585ad8c68cf571968e.jpgUsages 2.0 est le petit dernier des blogs de la grande famille "Next Modernity". Usages 2.0 ?

« Vous vous doutez que derrière ces termes se cachent de nouvelles façons de travailler, plus efficaces, plus économiques, plus stimulantes pour vous-même, vos équipes, vos partenaires ? … Mais vous ne savez pas ce qui pourrait vous être utile, ni par quoi commencer ?

« Vous découvrirez sur ce blog, à travers des témoignages, des conseils, des démonstrations … les nouvelles pratiques professionnelles de ceux qui ont franchi le pas ! »

Et c’est sans doute parce que ça fait déjà un petit bout de temps que j’ai franchi le pas que Pierre Soussin, caméscope à la main, a débarqué chez moi un beau matin pour me poser quelques questions sur les blogs en général, et … MarketingIsDead, en particulier.

 

a href="http://www.veoh.com/">Online Videos by Veoh.com

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27.01.2008

La multiplication des réseaux sociaux

8a768dd4b24a3b581d41ac7c1a9528c5.jpgRécemment, Eric me posait la question : « Ne pourrais tu pas faire "le ménage des idées" avec tous ces outils / supports qui émergent, qui "s'auto-markettent", et  vont bien au-delà du simple fait de se faire les dents sur le Web 2.0.

« Entre YouTube, Myspace et maintenant FaceBook ... n'est on pas devant une bulle comme au bon vieux temps d'Internet ??? ».

Eric – DRH d’un grand groupe industriel – doit en recevoir souvent des invitations à le rejoindre sur tous les derniers réseaux sociaux à la mode … et aussi des demandes de mise en relation !

Cela étant, l’actuelle multiplication des réseaux sociaux soulèvent un certain nombre de questions …

Le première, c’est la viabilité de ces réseaux "me too" : c’est tentant de "refaire le coup" de FaceBook … mais je ne suis pas sûr qu’il y ait la place pour un second FaceBook !

La seconde, c’est celle de la durabilité de tous ces réseaux – même les mieux établis, comme FaceBook justement : apportent-ils de réels services à leurs utilisateurs ou ne constituent-ils qu’un simple effet de mode – nécessairement éphémère ?

Viadeo, LinkedIn qui, eux, apportent de réelles solutions en matière de recherche d’emploi par exemple, n’ont pas encore validé leur business model : d’où la troisième question, celle de l’équilibre de tels systèmes commerciaux. Eric avait bien raison de reparler de la "bulle Internet"

Il ne se passe plus une semaine sans que je ne reçoive une ou plusieurs invitations pour des réseaux nouveaux … et pourtant, je ne suis pas un "geek" !

Même en "version bêta", comme NotchUp's … mais après tout, cela fait combien de temps que Wikio ou Google Blogs en sont encore à leur "version bêta" ?

Emergent déjà à l’horizon les réseaux sociaux pour téléphone mobile, avec P2P et Bluetooth à la clef !

Pour les "gros", les enjeux économiques apparaissent gigantesques … à terme, évidemment ! Rien de moins que la domination publicitaire du Web … c’est-à-dire la domination financière du Web gratuit, donc.

Aujourd’hui, l’empereur s’appelle Google : contrôlant 9 recherches sur 10 sur le Web, il draine également la majeure part des investissement publicitaire de la toile aux USA. Point d’entrée obligatoire de toute investigation sur le Net, il en tient également les cordons de la bourse.

Mais imaginez que demain, ces investigations se fassent au sein d’un univers plus "restreint", comme celui de ses amis – et des amis de ses amis – sur un réseau comme FaceBook : « Tu ne connais pas … ? Si, vas jeter un œil sur … » … plus besoin de Google … et la manne publicitaire change de main !

Par delà ces enjeux planétaires, tour le monde souhaite sa petite part du gâteau … comme à la fin des années 90 !

Et c’est dommage, parce que cette foison de réseaux "me too" cache la forêt des initiatives les plus novatrices ! Je vous ai déjà parlé de LOOV* ; et je passerai bientôt la parole à Philippe Le Gonnidec, pour vous parler de SOS 21.

Dans la foulée, l’Adetem organisera le 20 Février dans la cadre du Club Marketing 2.0 que j’anime avec Laurent Florès – rédacteur du blog Customerlistening, juste là à gauche – une matinée destinée à faire le point sur l’existant … et surtout parler de l’avenir !

Hervé Bloch nous fera le point sur FaceBook : où en est-on, et à quoi ça sert vraiment ?

Gilbert Réveillon & Stéphane Desnault, nous parleront de LOOV, et souligneront la dimension éthique du premier réseau sur Second Life.

Nathan Stern reviendra sur Peuplades, 2 ans après la Nuit du Marketing qui a eu le "Coup de cœur" pour ce premier réseau de proximité qui aujourd’hui essaime en province.

Et Philippe Le Gonnidec terminera la matinée en nous parlant de SOS 21, et des futurs réseaux en 3D.

Et franchement là, ça nous changera de la ritournelle des invitations quotidiennes à venir rejoindre Machin sur Truc !

* Voir note du 16 Janvier dernier.

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21.01.2008

Train Train moins quotidien !

7c7647c12d5fa3be60c787fafd33adf5.jpg Si le train engendre le plus souvent des critiques au sein de la blogosphère française, au Japon, il rime parfois avec "amour" – grâce notamment à "L’homme du train".

Densha Oto-ko L’homme du train, en japonais – se présente comme un ouvrage collectif publié en 2004 par Shinchosha Publishing : c’est le récit d’un jeune homme tombé amoureux d’une femme qu’il a débarrassé d’un ivrogne, et qui demande conseil aux lecteurs d’un forum en ligne : comment (re)conquérir celle à qui il n’a pas osé avouer sa passion ?

Grâce aux conseils avisés des internautes, il finira enfin par téléphoner à la jeune femme, la rencontrer et lui déclarer sa flamme ; mais il réussira surtout à transformer son aventure en un best seller de près de 400 pages, au style plutôt surprenant, parfois composé de courriers électroniques et de "smileys". 

Bref, Densha Oto-ko nous permet de pénétrer dans le monde surprenant – bien qu’encore très anecdotique – de l’écriture collaborative de romans : on connaissait depuis AgoraVox, et surtout Current TV, le journalisme citoyen, fruit d’une même démarche collaborative … mais là, on rentre dans le domaine de la fiction.

Quoique … Densha Oto-ko, c’est un peu comme The Blair Witch Project : nul ne sait plus trop où s’arrête la réalité et où commence la fiction – si les trois cinéastes présentés dans le film sont bien des acteurs ou au contraire de jeunes reporters réellement disparus.

L’expérience allemande la BVG – la compagnie de transports en commun berlinoise – s’ancre, quant à elle, bien dans ma réalité :

« Nos regards se sont de nouveau croisés ce matin dans le métro direction Alt Tegel. Regards silencieux entre toi (h) et moi (f). Je me demande si tu aimerais toi aussi qu’on boive un café ensemble … » : des annonces de ce genre, le site Internet de la BVG en regorge.

« Le métro n’est pas seulement un moyen de se déplacer […], c’est aussi un lieu de rencontres », justifie au correspondant de Libération* le porte-parole de la compagnie allemande.

Le service est un succès : « Nous mettons les gens en contact, mais s’ils veulent aller plus loin, ils doivent échanger leurs adresses e-mail » … Bref, après les Japonais qui ont inventés le roman de gare collaboratif, les Allemands ont créé le premier réseau social … non virtuel !

Il n’y a qu’en France que les transports de banlieue ne font pas rêver … mais à lire le Train Train Quotidien**, pas de quoi s’en étonner !

* Libération – 15 janvier 2008.

** Voir : Le 37ième blog… merci à la SNCF ! du 03 Juin 2007.

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20.01.2008

Traité de Lisbonne dans la blogosphère

41db389488e8fe30c745a37085e97879.pngLe Traité de Lisbonne suscite aujourd’hui une moyenne quotidienne de 50 à 70 papiers dans la blogosphère, qui se répartissent à peu près à parts égales entre blogs de militants politiques – essentiellement de gauche – et blogs plutôt "apolitiques" ou plus simplement non liés à un parti politique … et même parfois très sarcastiques à l’égard de la politique.

En tête des politiques, les partisans de Ségolène Royal avancent en ordre assez dispersé : le vaisseau amiral, http://www.desirsdavenir.org/, se contente d’une assez laconique recopie non commentée d’un article de Marianne2 intitulé : « Traité de Lisbonne : Hollande, Royal et Delanoë désavoués par leurs troupes », évoquant comment « contre toute attente, la proposition communiste pour un référendum sur le traité de Lisbonne n'a été rejetée que d'une courte tête par l'Assemblée ».

Connectés à Désirs d’avenir, pas moins de … 1044 sites et blogs : excusez du peu ! Un discours militant certes potentiellement puissant … mais plutôt en sommeil : la plupart des posts ne sont ici encore que la copie – bien souvent, sans citation de source – de la presse parisienne.

Ainsi http://segoleneroyalcantondebretigny.hautetfort.com – mais qui se présente comme la « Section du Parti Socialiste – Canton de Brétigny sur orge – Le Plessis – Pâté » – se contente de pirater Libération de la veille, peut-être pour susciter le dialogue … mais sans attirer de commentaire.

http://www.segoleneparis.fr préfère la version en ligne du Nouvel Observateur … toujours sans citer de source, ni déclencher de réactions.

http://les-pyrenees-avec-segolene.hautetfort.com renvoie directement le lecteur vers les sites médias, tandis qu’un militant s’autorise un commentaire un peu "dissident" … même s’il n’existe pas réellement de ligne officielle bien claire sur le sujet.

Aujourd’hui, les partisans de Ségolène Royal se contentent d’occuper le terrain sans réellement débattre ; et à côté, les autres leaders socialistes ont bien du mal à exister : sur son blog, Henri Emmanuelli propose la vidéo de son interview par Christophe Barbier sur LCI.

Seul Pierre Moscovici se fendra d’un papier réellement argumenté, proposant de passer « l’obstacle du Traité de Lisbonne », pour retrouver « une commune boussole ».

A droite, silence total : seule l’extrême droite et quelques souverainistes – comme Nicolas Dupont Aignan – apparaissent ici et là. Et un Dominique de Villepin nouveau, qui a retrouvé son indépendance de discours.

Du coup, les politiques les plus cités au cœur cette quasi absence de discours citoyen sont les leaders socialistes – François Hollande, Jean Marc Ayrault, Henri Emmanuelli, Ségolène Royal, Laurent Fabius, Jean Luc Mélenchon – et … Nicolas Sarkozy suivi, assez loin cependant, par Valéry Giscard d’Estaing, qui a ouvert son blog « Pour la démocratie en Europe » : http://vge-europe.eu/.

Bref, la blogosphère militante ne milite pas vraiment : inutile de pousser plus l’analyse … à moins de vouloir procéder à celle des médias classiques qu’elle se contente de recopier !

Et la blogosphère non militante ? Serait-ce elle qui milite ?

En fait, elle se décompose en deux familles de tailles à peu près égale, la première regroupant des bloggers "partisans de la première heure" de l’Europe, au ton plutôt sérieux, voire un peu docte, comme : http://quoideneufeneurope.hautetfort.com, blog d’« Actualité de l'Union européenne et du droit communautaire ».

Ou : http://publiusleuropeen.typepad.com, un « blog collectif, en français, initié par quelques internautes concernés par le sujet de la constitution européenne, venant d’horizons divers », comme se présentent ses rédacteurs.

A ces blogs pourrait presque se rattacher celui de Valéry Giscard d’Estaing : même vision d’une Europe certaine, bien calée sur ses rails, dont on acceptera éventuellement de discuter – très sagement – quelques modalités de construction, mais sans jamais en remettre en doute, ni les fondamentaux, ni les objectifs ultimes.

Le Traité de Lisbonne s’évoque … mais pas touche à l’Europe ! Une Europe nécessairement économique, et plutôt libérale. En un mot un militantisme "soft", un prosélytisme certain et apparemment efficace.

Second groupe, nettement plus virulent : celui des opposés à toute ratification parlementaire du traité. Ici, on oscille du moqueur : « Un référendum sinon rien ! » à l’activiste : « Traité européen : Démocratie MAINTENANT », jusqu’au franchement corrosif : « Argghh!!! ça fait peur !!! ».

Tous pointent vers : http://www.collectifdu29mai.org/ où figure en bonne place la : « Pétition contre la ratification du traité simplifié » : « En rejetant le « traité constitutionnel européen », le 29 mai 2005, la majorité des citoyens a clairement exprimé son refus des politiques libérales en France comme en Europe ».

Le Parti Socialiste se retrouve, plus ou moins malgré lui, au cœur des débats : car la blogosphère activiste s’ancre clairement à gauche … et c’est le parti le plus puissant qui en fait les frais, se voyant reprocher ses atermoiements et ses prises de positions trop libérales.

Tous blogs "indépendants" confondus – difficile de trouver une dénomination satisfaisante pour regrouper tous ces blogs dont la seule caractéristique est de ne porter officiellement l’étendard d’aucun parti –, une expression domine  : « non au deni de démocratie » … preuve que le discours référendaire l’emporte sur celui des"légitimistes".

Quelles conclusions en tirer, sinon une quasi démission du personnel politique traditionnel sur la question – comme si la secousse du 29 mai 2005 leur avait tous suffi, ex partisans du "oui" et du "non" confondus – et le glissement du débat véritable en d’autres lieux … comme la blogosphère ; l’activisme pour un nouveau référendum qui s’y développe souligne :

  • Un, que le choix de la voie référendaire aurait très certainement conduit au même résultat négatif qu’en 2005 : les politiques lui ont préféré celle de la prudence … et courbent le dos, en attendant.
  • Deux, que la fracture entre personnel politique et citoyens n’est certainement pas près de se résorber : les bloggers s’expriment d’autant plus fortement que toute autre forme d’expression démocratique – un vote – leur a été confisquée.

Tandis que les partis politiques diffusent déjà sur les marchés leurs tracts pour les élections municipales, les citoyens les plus engagés développent sur un Web 2.0 leur discours de rupture sur l’Europe … et réclament en vain un dialogue que les premiers leur refusent : deux mondes si différents !

Samedi 19 janvier, Libération soulignait « qu'une majorité des nouveaux adhérents – les militants à 20 euros – qui s'étaient inscrits dans la perspective de l'investiture avaient quitté le PS » : d’où la somnolence du millier de blogs liés à Désirs d’avenir, et la montée en puissance de ce nouveau discours citoyen en marge de structures établies … et à ne surtout pas perdre de vue dans les mois qui viennent pour comprendre où va la France.

Nota : résultats extraits d’une étude réalisée le 16 Janvier à l’aide du logiciel AMI Software. Et que je compte bien reconduire juste après le 4 Février, jour de la réunion du congrès, à Versailles.

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16.01.2008

LOOV : un nouveau réseau social ?

fb1e574cc8e26ef8c8b6d5e57a6a325b.jpgLe 20 Octobre dernier, je vous annonçait la vente de vente aux enchères de la première brique en or virtuel de la F@brique du Futur – brique que vous voyez encore là, dans la colonne de droite !

Je précisais même : « Créée à partir de l’once d’or virtuel, cette brique servira de pierre angulaire à la construction de la Fabrique du futur ».

Mais "l’once d’or virtuel", quésako ? Bonne question …

L’Once d’Or Virtuel LOOV pour les intimes –, c’est « un objet d'art 3D communiquant au sein de communautés virtuelles, sur Second Life dans un premier temps, puis sur d'autres univers virtuels ou réseaux sociaux », à en croire ses heureux papas : Gilbert Réveillon et Stéphane Desnault.

Plus précisément, c’est tout à la fois … « un média, une œuvre d'art, une bonne œuvre, un étalon de valeur. Et surtout, il rapproche les gens, c’est le ciment d’une communauté en devenir », précisent-ils !

Une œuvre d'art ? Après tout, c’est bien maître Pierre Cornette de Saint-Cyr qui a procédé à la vente aux enchères de la Brique du Futur, fin 2007.

Une bonne œuvre : la moitié des profits tirés de la vente de ces "onces d’or virtuel" sera reversée à des ONG.

LOOV est aujourd’hui commercialisée sur Second Life, notamment dans les bibliothèques des plus grandes universités américaines. Comment ? Dans des distributeurs automatiques, comme des bouteilles de Coca !

Et le réseau social ? LOOV se porte sur l’épaule – enfin, les avatars la portent sur l’épaule ! Superbe signe de reconnaissance, d’appartenance : et il suffit d’une petite tape dessus pour profiter des avantages liés à sa possession, comme un accès spécifique au site du Musée d’Art Moderne de Paris ou, plus prosaïquement, 15% de réduction sur les entrées à Imagina.

Pour en savoir plus sur LOOV, il y a la blog : www.loov.be

Question : L’Once d’Or Virtuel est indexée sur le cours de l’or : quand ce dernier monte, elle grimpe aussi, s’il yoyote … elle yoyote aussi ! Ce n’est pas un vrai cours de bourse …

Mais si demain, je vends mon LOOV sur eBay, que se passe-t-il ? Un cours parallèle va se créer ? Ou plutôt, un vrai cours !

Si LOOV apparaît bien comme le type – enfin, un des types – du réseau social de demain, ce sera le premier réseau à avoir un cours officiel – mais non réel – et un cours réel – mais non officiel !

Sacrés Gilbert et Stéphane !

Nota : pourquoi cette magnifique bouche comme illustration ? Ben ! J’ai tapé "LOOV" sur Google Images … et j’avais le choix entre ça et une pin up un peu trop dénudée pour la censure et la haute tenue de ce blog !

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06.01.2008

Quiz

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Tim O'Reilly, vous connaissez ? Le fondateur d'O'Reilly Media, et surtout le premier à avoir parlé de Web 2.0 dans son article fondateur : What Is Web 2.0.

Depuis longtemps, O'Reilly possède une rue à son nom … comme quoi la réputation gagnée sur le Web 2.0 n’est plus seulement virtuelle !

Mais où se situe cette rue ? La première bonne réponse – laissez un commentaire – gagnera … d’être chaleureusement félicité ici même.

 

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03.01.2008

Loïc Le Meur et la Mère Denis

491da3d42d086c44101588870b81042d.jpgQuelle différence entre Loïc Le Meur et la Mère Denis qui longtemps vanta les mérites des machines à laver Vedette ? Dans les deux cas, la marque utilise quelques personnages emblématiques relais pour porter sa commu­nication vers sa clientèle finale. Loïc Le Meur existe bien en chair et en os – mais la Mère Denis aussi : elle s’appelait Jeanne Le Calvé, née en 1893 à Kerallain, petit hameau près de Pontivy, dans le Morbihan. 

Oui, mais la Mère Denis était payée pour apparaître dans les spots publicitaires – Vedette lui versera même plus tard une rente viagère ! Le Meur se contente de petits cadeaux … et pas question d’être trop méchant, surtout quand on quémande sans cesse :

« Je garde donc mon n93 avec pour les photos et le videoblogging, en at­tendant de pouvoir tester le très attendu n95, annoncé avec un appareil photo de 5M de pixels ».*

Face aux accros aux petits cadeaux, d’autres bloggers les refusent systématiquement : une déontologie du blogging se constitue progressivement, assez proche de celle de la presse ; il faut reconnaître que les publicitaires – très verticaux dans leur approche – n’y vont pas toujours avec le dos de la cuillère :

« Je suis ainsi sur la liste noire d'une grosse agence de com pour ne pas vous avoir fait baver d'envie avec un super beau téléphone d'une grosse marque qui m'avait été remis au cours d'une soirée. Le chargé de projet m'a relancée au bas mot 10 fois, comptant sûrement sur ma culpabilité probable : après tout, j'aurais pu – et dû peut-être ? – refuser ce cadeau, c'eut été plus simple pour tout le monde ».**

A partir de là, comment faire tourner le Buzz ?

Soit l’information est intéressante … et elle tournera toute seule : quand Nokia offre début 2005 "pour six mois" son dernier 7710 à quelques dizaines de VIP bloggers, non seulement ces derniers en parlent "spontanément" – voir ci-dessus – sur leur blog, mais l’un d’entre eux, Rodrigo Sepulveda va même jusqu’à créer un blog dédié au produit.***

Soit l’information est intéressante, donc, soit elle n’est l’est pas vraiment : et dans ce cas, pas d’autres solutions que d’amuser le blogger ! Et si possible en surfant sur l’actualité comme le confirme ce spot Thomson publié sur DailyMotion fin 2006 : deux sosies de Sarkozy et Royale se rejoignent et s’embrassent devant un hôtel … rue de l’Elysée !

« Les vidéos ont en effet été diffusées dans un espace spécifique brandé aux couleurs de Thomson. En trois semaines, la première vidéo, intitulée de façon accrocheuse "La course à l'Elysée" aura été visionnée au total environ 150 000 fois ».****

Ce faisant, la communication publicitaire migre d’un mode identitaire – celui qui la régenta les 30 dernières années du 20ième siècle – à un mode ludique ; avec pour problématique dé réussir à véhiculer une réelle promesse tout en amusant – et pour risque d’attiser les rires, sans contrepartie !

* http://www.loiclemeur.com

** http://www.deedeeparis.com

*** http://rodrigo.typepad.com/nokia7710/

**** http://www.journaldunet.com

22:40 Publié dans Web 2.0 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

10.12.2007

Une banale histoire de désinformation

0bef9180936d108bb76b7072c5d499c7.jpgRégulièrement, de nombreux incrédules me renvoient à la figure :« De toutes façons, tous ces bloggers qui se prennent pour des journalistes, ils peuvent raconter ce qu’ils veulent, on ne peut pas vérifier » !

Sous-entendu : ils sont bien sympa, mais laissons les professionnels faire leur métier, eux, ce sont des gens sérieux.

Bien sûr, en politique, les rédacteurs du Figaro tirent plus aisément sur la Gauche que sur la Droite – et vice versa pour Libération ; quant au Monde, c’est un peu plus compliqué.

Mais les journalistes d’agence – notamment les agences étrangères, qui n’ont rien à voir dans notre petit marigot politique bien franchouillard – eux, sont des gens sérieux et avisé … et fiables. Par contre, les bloggers – petits rires entendus …

La preuve : récemment interviewée sur Canal Plus par Laurence Ferrari qui lui demande : « Est-ce que vous pensez que l'on peut gagner une élection présidentielle sans avoir le parti derrière soi ? », Ségolène Royal répond :

« Je pense, et c'est une très bonne question, et l'expérience vient de le montrer, qu'il faut une très grande cohérence entre une organisation politique et il faut un travail de longue haleine, il faut redevenir une force attractive pour les intellectuels, pour les experts, il y a un potentiel d'élus de terrain exceptionnel chez les Socialistes, avec des gens qui font beaucoup de choses sur le terrain et qui n'a pas beaucoup de visibilité, donc il y a aussi ce travail là à faire aussi, il faut de l'imagination, il faut beaucoup de travail, beaucoup de modestie, d'humilité, et c'est comme cela que je compte m'engager. »

Bref : la réponse est plutôt … non.

En fait, la réponse est … oui, pour Reuters !

Dépêche Reuters de 14h47:

« Royal pense pouvoir entrer à l'Elysée sans le soutien d'un parti

« Ségolène Royal estime qu'il est possible de gagner l'élection présidentielle en France sans le soutien d'un parti politique.

« Interrogée sur ce point dimanche, l'ancienne candidate socialiste à l'Elysée a répondu : "Je pense (que oui)".

« Pour y parvenir, a-t-elle ajouté sur le plateau de Canal+, "il faut une très grande cohérence (...) un travail de longue haleine (...), beaucoup de modestie, d'humilité" ».

LeMonde.fr reprendra la dépêche sans vérifier.

Les premiers à réagir : un blog collaboratif lepost.fr, puis un autre super blog d’information Rue89 – bref, heureusement que les blogs existent, sinon …

Rappelons que les blogs d’information sont nés début 2000 aux Etats Unis en réaction à la censure (discrète) et aux pressions (fortes) exercées par le pouvoir républicain sur les médias à l’heure de la lutte contre le terrorisme puis à celle de la guerre en Irak.

Les blogs, ce n’est pas seulement un espace de liberté, c’est aussi un espace de vérité ; bien sûr, il peut y avoir des dérives … comme partout, n’est-ce pas Monsieur Reuters ?

http://www.lepost.fr

http://www.rue89.com

http://www.lemonde.fr

 

 

13:38 Publié dans Web 2.0 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Reuters, Rue89, désinformation, Web2

09.12.2007

Wikipédia devant Brockhaus

10821427980f9f1ab27f94304ad9d538.jpg« Wikipédia comes close to Britannica in terms of the accuracy of its science entries » : la comparaison entre les deux encyclopédies – la vénérable institution impériale versus le petit trublion 2.0 – effectuée par la célèbre revue scientifique Nature est dans toutes les mémoires … et de tous les exposés consacrés au Web 2.0 et à "l’intelligence collective".

La version anglaise de Wikipédia est de très haute qualité … mais quid des version "locales" ? L’hebdomadaire allemand Stern a demandé à un cabinet privé d’en comparer la version allemande à Brockhaus, une encyclopédie classique consultable en ligne et payante.

Comme dans l’expérience anglaise, divers articles – une cinquantaine ici – ont été choisis au hasard dans les deux encyclopédies pour être comparés sur la base de leur exactitude, exhaustivité, actualisation et clarté.

Conclusion de Stern : « De manière surprenante, Wikipédia a remporté le test, même dans la rubrique exactitude »* … de quoi faire plaisir aux rédacteurs de l'encyclopédie payante Brockhaus et doper ses ventes !

Certes, il demeure un vaste secteur où Wikipédia où pèchera toujours … mais doit-on encore parler d’encyclopédie le concernant : celui des people et des politiques – aujourd’hui bien confondus au sein d’un même univers de paillettes.

Il suffit de consulter la fiche de Jean-François Copé pour s’en convaincre : aujourd’hui elle précise : « En 2005, il est mis en cause, notamment par Le Canard enchaîné car il occupait un logement de fonction près des Invalides, alors qu'il venait d'acquérir un logement dans cette ville ».

Ce texte a bizarrement un temps disparu, rayé d’un coup de plume électronique par un courageux anonyme opérant sous l’adresse IP … du Ministère des Finances.

Aujourd’hui le Wikiscanner** de Virgil Griffith, un étudiant californien, permet de savoir qui a modifié quoi : redoutable et instructif !

Mais bon, si vous cherchez des informations sérieuses sur Wikipédia, et non les dernières frasques de Nicolas (Sarkozy) ou Paris (Hilton), ça marche plutôt bien. Certes, il y a encore bien des trous … mais rien ne vous empêche de les combler.

* http://www.generation-nt.com

** http://wikiscanner.virgil.gr

13:26 Publié dans Web 2.0 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

29.11.2007

DéSencyclopédie

a03cc985c0cfe66210da1f80b4c52de7.jpgReçu il y a déjà quelques jours ce mail de Jérôme sur l'anti-Wikipédia.

"Ou plutôt la DéSencyclopédie … mort de rire, la parodie du web2.0 est enfin en marche. Je trouve cela très utile, la caricature, très sain. Vraiment c'est ce qu'il manquait pour finaliser le web2.

Tiens, par exemple, la page "Levallois-Perret" :

http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Levallois-Perret

"Levallois-Perret ne possède plus d'ambassade en Somalie. Les petits somaliens avaient tellement faim qu'ils l'ont mangée".

Comme on dit chez Michelin : vaut le détour !

 

21:34 Publié dans Web 2.0 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

18.11.2007

Edition 2.0

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Dans une note récente1, j’expliquais avoir retenu M21 Editions pour éditer mon prochain livre parce que « les initiatives de Malo me semblent aller dans le bon sens – celui de l’histoire et du 2.0 ».

Dernière initiative en date : le lancement le 1er décembre 2007 d’un pack ebook interactif : le Digibook Pro avec 24 livres, une newsletter mensuelle epaper, un roman de science-fiction et un lecteur epaper offert, le tout pour 369 € HT (417,40 € ttc).

L’epaper avait récemment fait son entrée dans le monde de la presse avec Les Echos : grâce à Malo Girod de l'Ain, il pénètre celui de l’édition.

M21 Editions sera un des premiers éditeurs au monde à offrir une véritable bibliothèque interactive comprenant l’appareil de lecture pour livres électroniques, de nombreux livres au format ebook ainsi que l’accès à une communauté de discussion2 pour échanger sur les thématiques abordées dans ces livres.

Plusieurs autres packs interactifs doivent suivre dans les prochains mois sur d’autres thématiques dont un sur le cinéma.

Aujourd’hui,le livre redevient vivant, suscite la discussion, voire la contreverse : et le livre professionnel n’est plus le pensum indigeste de "ceux qui savent", mais une œuvre ouverte, inachevée, qui se prolonge bien au delà des rayons des libraires.

Le livre devient espace de discussion : many to many, l’auteur n’a pas plus de droits que ses lecteurs. Comme ici, sur ce blog où les commentaires ne sont pas modérés a priori.

PS : Malo sera un des prochains invités du Club Marketing 2.0 de l’Adetem, début 2008.

1 Voir ma note du 03 Octobre dernier

2 www.cluster21.com

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15.10.2007

Second Life de l’intérieur

dfb0db26472a71fe667e32d976926af9.jpgSecond Life, vous connaissez … mais souvent plus comme un objet extérieur, un objet d’analyse ; avec Carole-Anne Rivière, je vous propose de vous glisser dans la peau de ses habitants.

Second Life offre un exemple d’espace de perception de la réalité qui rencontre une trace profondément enfouie et oubliée dans les représentations d’un plaisir sans limites. Ce n’est pas un hasard si Internet est devenu en quelques années un objet d’addiction. Ce nouveau média propose des formats de communication et de recherche d’informations sans clôtures, les plus accros témoignant du sentiment de liberté, d’autonomie, de puissance, de bien-être extraordinaire qu’Internet leur procure.

Second Life appartient à ces univers offerts par les nouvelles technologies qui, dans la continuité des chat, conjuguent la virtualité des dimensions matérielles physiques (l’espace et le corps) avec l’actualité du temps réel et des conversations écrites. Dans l’environnement d’un monde multimédia en trois dimensions, l’avatar mime les comportements de la vie quotidienne, se déplace et dialogue à deux ou plusieurs, ce qui augmente les sensations d’être en présence d’autres participants. Cela favorise également, pour l’individu derrière son écran, un sentiment de continuité entre ce qui est vu et projeté sur l’écran et ce qui est ressenti au même moment dans la réalité. Car, ce qui caractérise l’expérience sur Second Life, c’est de ressentir les mêmes émotions que dans la vraie vie. […]

Comme dans un rêve, on se voit dans une réalité sensible dédoublée, ce qui pose la question de l’imaginaire et du désir au coeur des relations entre jeu et réalité, perceptions et représentations, dedans et dehors. On interprétera de différentes façons le plaisir émotionnel que ressentent les accros sur Second Life.

La suite, découvrez-là au sein de cet étonnant ouvrage collectif récemment paru aux éditions Les Petits matins et intitulé : Second Life, un monde possible.

22:35 Publié dans Web 2.0 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Second Life, Web2.0, sociologie

06.07.2007

L’aristocratie de la blogosphère

medium_le_renard_et_les_raisins.jpgLa blogosphère française recense 3 à 4 millions de blogs – sans oublier les 9 484 919 Skyblogs ; c’est d’ailleurs très amusant de regarder ce dernier chiffre, publié en première page du portail, s’incrémenter d’une unité à chaque nouveau blog : 9 485 003 maintenant, soit près d’une centaine en moins de 5 minutes !

Mais revenons à nos 3 à 4 millions de blogs "adultes" : ils se répartissent entre blogs d’autorité – ceux qui comptent, ceux que lisent une majorité d’internautes – et les autres, la longue traîne, the long tail, la foultitude des anonymes…

Evidemment, tous les bloggers rêvent de disposer rapidement d’une autorité suffisante pour leur permettre de quitter la masse des obscurs pour accéder à l’aristocratie du body - pour accéder à l’aristocratie du body, avec les Loïc le Meur, Versac et autres Tech Crunch

Pas sûr : les professionnels, bien sûr, mais je ne suis pas sûr qu’une telle mais virtuelle notoriété constitue la motivation première des bloggers de la longue traîne… si l’on prend le temps d’y surfer un peu : mais combien de bloggers d’autorité, qui se lisent avec délectation les uns, les autres, prennent le temps d’une petite visite aux soutiers de Web 2.0 !

En fait, les millions de bloggers de la longue traîne ne rêvent pas plus d’accéder au top 100 – 200, 1000 ? – que ceux qui envoient des lettres au courrier des lecteurs ne s’imaginent journalistes : ils vivent leur vie, tranquille, et échangent tranquillement avec leurs copains.

Faut-il pour autant les mépriser, les oublier ? Certainement pas, leur discours apparaît à mes yeux plus pertinent que celui de bien des bloggers dont le PageRank* atteint 6 !

Pourtant, de plus en plus j’entends dire que l’analyse de la blogosphère pourrait se limiter à celle des seuls blogs d’influence – ceux qui font l’opinion : vaste escroquerie ! Un peu comme s’il suffisait de lire ce que disent les journalistes pour savoir ce que pense l’opinion publique : plus besoin de sondages ou d’enquêtes approfondies, quelle économie !

Alors, pourquoi un tel mépris pour la longue traîne – qui, soit dit en passant, devrait constituer une inépuisable ressource marketing par ailleurs, véritable creuset d’une multitude de micromarchés ? Certainement parce qu’il ne savent pas comment traiter une telle somme, vraiment gigantesque, d’information.

Certes, un blog comme Clea Cuisine occupe-t-il la 6ième place en France, selon Technorati ; mais Clea Cuisine ne constitue pas tout la cuisine de la blogosphère française, très riche et variée.

Microsoft vient de lancer Vista. Intéressant de découvrir au terme de 20 pages d’analyses fouillées sur Clubic « que les qualités de Vista nous semblent suffisamment nombreuses et convaincantes pour que le système s'impose » – version journalistique ; sympa de découvrir la soirée de lancement sur le blog de Fred Cavazza : « Un lancement en grande pompe où se bousculaient une armée de clients et partenaires de Microsoft, des people (Sarah Marshall, Henri Leconte, Patrice Carmouze et même Greg le Millionnaire), des bloggeurs influents (dont Eric que j'ai enfin pu voir en chair et en os) et moi (c'est dire s'il y avait du beau monde) ».****

Mais j’aime bien également me balader sur des blogs moins people, comme celui de Jeff Keyser, au style moins policé : « J'ai eu droit hier soir à une petite démonstration de Windows Vista […]. Impressionnant !

« GROS bémol (qui me fait hésiter à migrer) : Les effets visuels 'activent' les cartes graphiques !! Je m'explique :

« Quand on a un PC silencieux, et qu'on a payé pour la tranquillité, avoir le ventilateur d'appoint de la carte graph' qui tourne a n'en plus pouvoir pour refroidir cette pauvre carte qui travaille tout le temps pour les effet visuels ... ça fait mal (je trouve ...).

« Bref : j'ai un PC de salon et je ne veux pas entendre ce P _ _ ain de ventilo tous le temps ».*****

Ou celui d’Ariane Beky : « J’ai passé mon week-end à bidouiller pour installer, réinstaller, mettre à jour Windows Vista en dual boot avec Suse Linux… Résultat des courses : Vista ne reconnaît pas le disque dur externe Iomega de 250 Go où sont sauvegardées toutes mes données, e-mail, paramètres et profils inclus, la Webcam Logitech (un moindre mal), la clé usb readyboost “made for Vista”… Un peu plus, et le nouveau système conçu par Microsoft ne reconnaissait pas la souris Microsoft Wireless Optical Mouse : “ça n’est pas un bug, c’est une fonctionnalité” :-( ».******

Ne me demandez pas qui sont Jeff ou Ariane : aucune idée ! Mais nul doute que leurs copains tiendront bien compte, eux, de leur avis… un avis fondé sur un vécu, et qui ne doit rien aux journalistes ou bloggers d’autorité.

S’en passer, parce qu’on ne sait pas comment traiter des millions de pages, c’est dommage ; s’en passer, par simple mépris, c’est stupide.

« Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats », enseignait La Fontaine, il y a quelques années.

* Système de classement des pages Web utilisé par le moteur de recherche Google pour attribuer l'ordre des liens dans les résultats de recherche (http://fr.wikipedia.org) ; le premier blog français ne dépasse pas 6.

** http://clairejapon.canalblog.com/

*** http://www.clubic.com