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03/09/2015

Human Psycho

Alexandre Rispal a participé à l'ouvrage collectif des Mardis du Luxembourg : Rupture, vous avez disrupture ? Il récidive aujourd'hui avec Human Psycho.

MarketingIsDead : Tu as contribué à Rupture, vous avez Disrupture ? en  traitant d'un sujet plutôt vaste : Une nouvelle direction pour l'Humanité. Pourquoi ?

Alexandre Rispal : Je souhaitais dresser un portrait des formidables avancées technologiques de ces dernières années. Si ces progrès changent tout dans notre quotidien, je pensais trouver des sous-jacents permettant de comprendre pourquoi cette accélération de l'histoire se produit en ce moment.

MarketingIsDead : Et alors ?

Alexandre Rispal : Nous sommes face à de profonds changements. Ce qui est frappant, c'est que ces changements opèrent sur le mode solutionniste comme le souligne Morozov. Plus besoin de penser, on nous assiste numériquement pour avoir une solution à tous nos problèmes (parfois en anticipant même les problèmes ...).

MarketingIsDead : Les besoins des consommateurs sont donc mieux servis ?

Alexandre Rispal : A court terme, oui, sans doute. Toutefois, ces évolutions s'appuient sur un corpus idéologique estimant que l'humanité telle qu'elle est aujourd'hui est incomplète, nocive. Ce mouvement de pensée est parti de la Silicon Valley et fait donc de la technologie un moyen aux services d'idéaux politiques. Cet idéal est le suivant : il faut augmenter l'homme, atteindre un nouveau stade de l'évolution. Et quand des entreprises de haute technologie deviennent trop puissantes, c'est tout notre système démocratique qui est menacé.

Ce qui me gêne, c'est qu'une vision du monde nous est imposée de plus en plus. Sans débat public.

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MarketingIsDead : Pourquoi avoir développé ces thèses dans un roman, Human Psycho ?

Alexandre Rispal : C'est plus simple d'accès et j'espère que les lecteurs s'amuseront lors de ce voyage au cœur de la Silicon Valley quasiment en temps réel. Et si cela peut amener à un questionnement plus grand au sujet du transhumanisme, c'est que l'objectif aura été rempli.

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02/09/2015

Souvenirs de Birmanie

Nous avions heureusement quitté Mandalay juste 48 heures avant le début des inondations qui ont fait une trentaine de morts et des milliers de déplacés ; nous avons visité les marchés les pieds dans la boue, ce qui n’empêche pas les Birmans de se montrer très souriants.

Des pagodes partout : plus de 2000 pour la seule ville de Bagan ! Des vaches qui traversent les rivières à la nage, des bonzes à la queue leu-leu le long des rues en quête de leur nourriture quotidienne, des maisons au milieu des voies ferrées : bienvenue en Birmanie.

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06/07/2015

Nudge, vous avez dit Nudge ?

Nudge marketing.jpgEric Singler vient de publier : Nudge marketing : Comment changer efficacement les comportements. Petit interview pour préciser quelques concepts.

MarketingIsDead : En deux mots, c’est quoi le Nudge Marketing, et quelles en sont les origines ?

Eric Singler : Le Nudge, c'est le « coup de pouce », l'incitation douce qui encourage les individus à adopter un nouveau comportement bénéfique pour eux-mêmes, la collectivité ou la planète. Des actions apparemment anecdotiques mais dont l'efficacité est formidable. Comment, par exemple, générer 96000 adhésions supplémentaires à un programme de dons d'organe en changeant une phrase du site gov.uk ou réduire de 250 millions de dollars la consommation énergétique de foyers en mettant un Smiley et un comparatif de consommation sur une facture. L'approche est née du livre seminal Nudge de 2 professeurs Américains, Richard Thaler et Cass Sunstein publié en 2008.

MarketingIsDead : Damasio a bien souligné dans l’Erreur de Descartes, qu’il n’était pas possible de séparer raison et émotions : comment un spécialiste des études marketing comme toi peut-il les réconcilier ?

Tu as raison, la base du Nudge, c'est 40 ans de recherche expérimentale - La Behavioral Economics - qui a remis en cause la vision d'un homo economicus qui décide rationnellement à partir d'une information rigoureusement analysée et de préférences clairement établies. Nous sommes fondamentalement influencés par nos émotions, des illogiques de décision, le comportement des autres et le contexte dans lequel nous prenons nos décisions. En étude, il faut donc tenter d’observer plutôt que de questionner, de mettre en contexte réel pour éviter les biais situationnels, de tenter d'appréhender les phénomènes de compréhension spontanée plutôt que de faire rationaliser, de faire agir plutôt que de s'intéresser aux attitudes et intentions …

MarketingIsDead : Alors que bien souvent nous pensons dominer rationnellement nos choix, en fait, nous obéissons à des mécaniques totalement prévisibles : un marketing qui s’appuie sur de telles connaissances n’est-il pas antisocial, voire dangereux ? Que reste-t-il du libre choix des citoyens ?

Les behavioral Economists cherchent à faire comprendre au plus grand nombre la réalité des facteurs qui nous influencent afin que justement cette conscience nous permette, en tant qu'individu, de prendre des décisions meilleures pour nous-mêmes ou notre environnement. 

Le Nudge se veut également profondément éthique à la fois dans sa mission – aider à prendre des décisions vertueuses et bénéfiques - et dans l'existence de garde-fous sur les mécaniques utilisées. Le comportement visé et les mécaniques utilisées doivent être explicables aux « Nudgés » de manière transparente sinon il y a problème.

Après, comme toute technique elle peut être utilisée pour le meilleur ou pour le pire. Mais je pense pour ma part que le marketing ne peut être que responsable s'il veut accompagner efficacement des entreprises qui doivent savoir combiner business et éthique pour être durablement performantes.

MarketingIsDead : Le Nudge peut également s’appliquer aux politiques publiques : pour une meilleure efficacité de nos administrations ou dans une vision plus « Big Brother » ?

Oui le Nudge s'applique parfaitement à l'univers des politiques publiques. C'est une 4ème voie d'influence des comportements qui vient en complément de la loi, des incitations économiques et de l'information. Le Nudge cherche a rendre plus efficaces les politiques publiques en aidant aux changements comportementaux souhaités. Recherche d'efficacité à une époque ou chaque euro dépensé se doit d'être utile a la collectivité, oui ! Big brother non, sauf à considérer que toute action de l'Etat est en soi illégitime .

MarketingIsDead : Si on applique parfaitement les théories du Nudge, on peut se passer … d’études marketing .

Les études sont au contraire à la base du Nudge. Un Nudge n'est efficace qu’à partir du moment ou il lève une barrière qui bloque l'adoption du comportement souhaité. Et ce sont les études – notamment Ethno – qui vont révéler ces blocages. Et, après avoir identifier des idées de Nudges, il va falloir prouver leur efficacité avant de les déployer globalement. Donc des  expérimentations comportementales en fin de process.

Les études sont donc au cœur de la démarche Nudge en combinaison avec des approches inspirées de Design Thinking, de créativité et de consulting.

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02/07/2015

Soyez créatif !

Créativité.jpgQuel est le point commun entre Moby, Sylvie Hoarau, duettiste du groupe Brigitte, Scott Belski, fondateur de behance.net, Bruno Aveillan, réalisateur, photographe et artiste multimédia, Harlan Coben,  Hubert Ripoll, psychologue et professeur à Aix-Marseille, Karol Beffa, acteur, pianiste et compositeur, etc. ?

Leur créativité : bien sûr !

Mais en plus, ils sont tous dans le dernier numéro de la Revue INfluencia justement consacré à la … créativité.

@ lire pendant les vacances, pour bronzer intelligent !

10:08 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | Pin it!

01/07/2015

Petites chroniques de l’escroquerie ordinaire.

Liebherr.jpgQuelques euros par ici, quelques autres euros par là : certaines entreprises vous arnaquent si légèrement que vous ne le voyez pas vraiment … mais à y bien regarder, vous payez le prix fort pour ce qui ne le vaut pas. Le problème, c’est que vous n’avez pas le choix, ou lorsque vous vous en apercevez, il est trop tard.

Quelques exemples …

Vachette (mais les autres fabricants de clefs de sécurité ne valent certainement pas mieux) : vous avez besoin de refaire une clef perdue ? Vous fournissez le numéro de la clef, plus une copie de votre carte d’identité pour être sûr que vous n’êtes pas un vilain voleur : 27 euros HT en plus de la clef qui en vaut 35 HT également, juste pour fourniture d’une carte de reproduction qui bien évidemment ne sert à rien puisque le numéro de la clef suffit amplement à se réfection. Mais c’est ça ou rien, vous êtes coincés !

Liebherr : vous cassez une minuscule pièce en plastique de la poignée du réfrigérateur (voir photo), ça fait 5 cm sur 3 ? Vous allez devoir acheter un « Kit réparation poignée » à 39 € TTC, c’est cher du petit bout de plastique ! Mais ça ne s’arrête pas là : vous commencez à démonter le petit truc qui reste sur le réfrigérateur et là, surprise : les vis ne sont pas vraiment standard, il faut un outil spécial – et en plus, tout est monté à force et donc coincé. Plus efficaces, ces vis bizarres ? Pas du tout, mais ça évite que le consommateur se débrouille seul.

Europcar : l’agence Gare de Lyon facture 30 euros la restitution des clés d’une voiture hors horaire d’ouverture de l’agence ; pas trop de problèmes pour les voyageurs SNCF, vu que le bureau ferme à 23 heures 59 (pas minuit) ; mais pour les habitants du quartier, coincés dans les embouteillages du dimanche soir par exemple. Certaines compagnies commencent à proposer des systèmes où vous récupérez et rendez la voiture même en dehors des horaires d’ouverture grâce à code par SMS, mais Europcar préfère se faire un peu de gratte.