31.03.2008

Jeux Olympiques … vus des citoyens

362e7f3bff8085bb46622940e0e5710f.jpgDepuis que j’ai rédigé le 16 Mars dernier un premier papier sur les prochains Jeux Olympiques en Chine, j’ai vu passer un certain nombre de pétitions, reçu certain nombre de mails …

Plusieurs pétions pour faire pression sur le gouvernement chinois, comme celle d’Avaaz.org – un site "fondé conjointement par Res Publica, un groupe américain de défense des droits civiques globaux, et plusieurs partenaires internationaux". Je ne connaissais pas, mais j’imagine la tête du président Hu Jintao quand il recevra la pétition : à mon avis, il s’en soucie comme de son premier génocide – il a sévi comme instructeur politique durant la Révolution Culturelle !

Il y a également les pétitions pour faire pression sur les politiques, comme celle de Contre-Feux, à qui j’emprunte la vignette sanglante illustrant ce papier : « Cette pétition s’adresse en priorité à la Ministre de la Jeunesse et des Sports, Mme Roselyne Bachelot, et au Président du Comité National Olympique Français, M. Henri Sérandour. Et plus largement à nos dirigeants politiques et sportifs ».

Il est clair que ce brave Hu Jintao ne sera pas très heureux si les chefs d’états étrangers boudent sa belle cérémonie d’ouverture … mais tant que cela n’empêche pas les affaires ! D’ailleurs l’éventuelle mauvaise humeur des politiques ne vise que la cérémonie d’ouverture … et surtout pas les Jeux eux-mêmes !

Tapez "pétition contre jo" sur Google : 747 000 réponses en français, excusez du peu !

On n’empêchera pas les sportifs de marquer leur désapprobation – en brandissant un petit chiffon vert, par exemple : « Notre principale mission aux Jeux Olympiques est de pratiquer notre sport et d’essayer de gagner. Reste que les sportifs ont une conscience. […] Une fois là-bas, je ne parlerai pas du tout des droits de l’homme. J’aimerai porter un signe comme ce ruban vert », comme le précise Romain Mesnil sur marathons.fr.

Sympa, bon genre, non ? Et surtout, tellement discret !

Très discret : on peut faire confiance au CIO pour que tout se passe entre gens de bonne compagnie.

Car aucune censure à craindre des autorités chinoises quant à la retransmission des compétitions : c’est le CIO qui en assure la diffusion – et pas en léger différé : en direct réel.

De même qu’il assure l’exclusivité des prises de vue : nul doute que tout événement perturbateur passera aussi inaperçu que la banderole déployée par Robert Ménard lors de cérémonie d'allumage de la flamme en Grèce … le réalisateur avait réussi l’exploit de la rendre quasiment invisible en cadrant très très très large.

Vous pouvez toujours rendre une petite visite au site de Reporters sans frontières : très instructif.

Vous pouvez y aller de votre petit boycott personnel, en faisant la grève de l’Audimat, comme me le suggère Violaine : personnellement, je la fait systématiquement, je n’aime pas le sport à la télévision …

Non, en tant que citoyens de base, difficile d’agir quand politiques et sportifs s’en moquent … ou jouent aux faux culs, parce qu’il faut bien employer les mots qui s’imposent.

Non, en tant que citoyens de base, il n’y a qu’une chose que l’on puisse faire : sanctionner ceux que l’on peut sanctionner.

Et là où ça fait mal : au portefeuille.

Bref boycotter … les sponsors.

Prouver que notre consommation aussi peut-être éthique : sinon, tous comme les politiques, nous n’aurons droit qu’aux marques que nous méritons … et nous ne devrons pas trop nous en plaindre !

30.03.2008

Users Generated Content + Littérature = Nousvelles.com

9b20349709246219cd77ad46d79506a9.jpgVendredi 28 mars à 21 heures, ouverture "officielle" de Nousvelles.com, un nouveau site communautaire dédié aux passionnés de lecture et d’écriture – qui doit permettre aux lecteurs de trouver des textes originaux de qualité et aux auteurs de recevoir des commentaires sur leurs œuvres … voire de toucher des droits d’auteur.

Un site qui se définit « comme le mariage (d’amour bien entendu !) entre YouTube, eBay et FaceBook destiné aux passionnés de lecture et d’écriture … » : vaste et sympathique programme !

Trois questions à Laurent, responsable du projet.

Marketingisdead : En quelques mots, c'est quoi, nousvelles.com ?

Laurent : Nousvelles.com est une communauté en ligne francophone destinée aux passionnés de lecture et d'écriture de tout âge.

Sur Nousvelles.com :

  • Les lecteurs peuvent trouver des textes originaux de qualité en version électronique, et même recevoir des revues papier dans le genre qu'ils aiment le plus, voire des livres. Ils reçoivent même des cadeaux pour laisser des commentaires sur les œuvres !
  • Les auteurs peuvent mettre leurs textes, recevoir des commentaires, et si la qualité est là, ils peuvent toucher des droits d'auteurs sur leurs travaux. Les auteurs 'pros' bénéficient de droits d'accès privilégiés.
  • Tout le monde peut échanger et partager sa passion grâce aux services de communauté

Si je devais le résumer en une phrase ce serait : lisez, publiez, gagnez des cadeaux !

Bref, Nousvelles.com cherche à réaliser en ligne le rêve de tous les passionnés de lecture et d'écriture !

Marketingisdead : D'où t'es venue cette idée, qu'est-ce qu'il y a à la base de ce projet ?

Laurent : J'ai toujours été passionné par l'écriture.

Hélas, il n'existait rien en français permettant de partager facilement ses textes, voire de toucher des droits d'auteurs sur ses œuvres. De plus, j'ai toujours été passionné de nouvelles et il est très difficile d'en trouver, ou alors il faut passer des heures pour trouver un texte de qualité. La distribution électronique a aussi ses limites, tout le monde aime toucher et sentir le papier !

Après plusieurs années aux US, je me suis rendu compte que les offres pour auteurs et lecteurs étaient très développées sur le net anglophone, et que nous étions clairement à la traîne …

J'ai donc décidé de faire quelque chose pour faire vivre ma passion et en faire profiter les autres !

Après un peu de surf sur les différents sites francophones et anglophones, je me suis fait une idée de ce que je voulais et de ce que je ne voulais pas.

Sur cette base, j'ai lancé un sondage un peu au hasard pour tester l'idée. J'ai récolté un taux de réponse d'environ 3%, ce qui est 10x plus que ce que j'escomptais … Je me suis donc rendu compte qu'il y avait un vrai intérêt.

Au final, c'est très simples : j'ai juste cherché à créer le site dont je rêvais pour moi en tant que lecteur et en tant qu'auteur, et à en faire profiter les autres.

Le reste, c'est du temps, du travail, de la passion, et, je dois l'avouer, un peu de folie douce... ;-)

Marketingisdead : Y a-t-il un business model derrière … où est-ce simplement une façon de faire partager sa passion ?

Laurent : C'est question est absolument fondamentale et j'y ai beaucoup réfléchi. Mes années de cabinet de conseil en stratégie et d'études de commerce font que c'est un sujet que je ne peux pas prendre à la légère !

L'objectif de Nousvelles.com n'est pas de maximiser ses revenus à court terme, mais de s'installer sur la durée.

Nousvelles.com s'inscrit, très modestement mais de façon déterminée, dans la transformation des rapports entre lecteurs et auteurs, et donc dans celle du métier de l'édition. Ecrire c'est long, développer un lectorat aussi. Nousvelles.com est donc là pour établir une relation de confiance avec ses membres et les accompagner. Pas pour faire "un coup" et disparaître.

Tout ceci prend du temps.

Heureusement, nous en avons. Nousvelles.com n'a pas d'actionnaires à satisfaire, pas de banques à rembourser. Nous (le site et ses membres) sommes libres ! Quel privilège aujourd'hui …

En un sens, Nousvelles.com est un acteur de l'anti-nouvelle économie ;-)

A ce titre, il y a des choses très rentables que je refuse de faire. Par exemple, je suis contre certaines pratiques abusives de l'édition à compte d'auteur.

De même, j'ai refusé par principe un financement principalement par la publicité, car je crois que la création littéraire peut et doit être rémunérée en tant que telle – personne ne m'a jamais encore tendu le dernier Nothomb en me disant "prends, c'est gratuit, y'a d'la pub dedans". Je ne veux pas non plus que les membres de Nousvelles.com se sentent harcelés par des messages publicitaires : est-ce qu'on imagine une bibliothèque avec des jingles toutes les 30 mn ?

Ceci étant posé, il faut bien que Nousvelles.com gagne de l'argent. Mais pour un projet aussi innovant, parler de 'Business Model' serait un peu présomptueux. Sans point de comparaison, qui peut savoir, sans l'avoir testé, ce qui va marcher ou pas ?

Le nombre de services possibles est infini, mais je suis très pragmatique : je test petit, et si ça marche j'étends ! Tout ceci permettra d'ajuster très rapidement l'offre par rapport à la demande effective des membres. Je suis parti avec mes idées et celles de mes membres, j'en ai encore beaucoup sous le coude, on verra où ça nous mène.

Avant les objectifs financiers, ma priorité est donc d'avoir une communauté solide de membres qui se développe à long terme, en leur offrant la possibilité de participer suivant leur passion et leur budget.

Par exemple, Nousvelles.com peut être totalement gratuit. Certains services (ex: achat de nouvelles 'droits d'auteur', achat de livres, abonnement à des revues, ...) sont payants en 'coupons'. Mais on peut gagner des coupons en laissant des commentaires sur les œuvres ! Bien sûr, c'est plus  rapide de les acheter, mais c'est possible de tout faire rien qu'en lisant les textes qu'on aime !

Je vois Nousvelles.com comme une aventure commune que je partage avec mes membres. Sans promotion, environ 2.000 personnes ont répondu à mon sondage. Sur cette base, je sais ce que les gens recherchent, je connais leur passion, leurs frustrations... Si Nousvelles.com se lance aujourd'hui, c'est grâce au soutien de ces nombreux parrains et de ceux qui les ont rejoints !

Je considère donc qu'il existe un contrat moral entre les membres et moi. L'argent qu'ils me donnent en achetant les services du site doit être utilisé pour développer au mieux un site qui nous est cher. C'est très concret : par exemple, les membres qui me soutiennent en s'abonnant sont consultés pour les décisions d'investissement.

Mes membres (plusieurs milliers aujourd'hui) peuvent compter sur moi, j'espère pouvoir compter sur eux !

Bonus complémentaire de lancement pour les lecteurs de MarketingIsDead : en créant votre compte (gratuit) sur Nousvelles.com et en tapant le code market8, vous recevrez 5 coupons ! (attention offre limitée dans le temps).

29.03.2008

Social et virtual marketing

ad18555a1258c0ca76b291b83cc14a50.jpgJeudi 3 Avril, à 15 heures 45, j’aurai le plaisir d’animer une conférence du salon MD Expo, intitulée : "Second life, Facebook, Viadeo et les autres : comment apprivoiser et faire un bon usage de ces nouveaux univers ?"

Thème : La montée en puissance des univers virtuels et des réseaux sociaux attirent de nombreuses marques avec des objectifs divers. Quelles sont les différentes formes de présence, avec quels usages et pour quels bénéfices ? Comment les univers virtuels s'adaptent pour faire venir des annonceurs et développer des partenariats avec les marques ? Quels sont les réseaux sociaux qui comptent ? Quels investissements publicitaires faut il leur consacrer ? Quels sont les nouveaux indicateurs de mesure à mettre en place ?

Intervenants : Fred Cavazza, Robert Vinet, Amaury de Buchet.

Vaste sujet : je ne suis pas sûr que nous aurons le temps de tout traiter, mais après une première partie où je demanderai :

  • A Fred, de nous dresser un rapide panorama des médias sociaux – et de nous préciser pourquoi il emploi le terme de médias et non celui de réseaux.
  • A Robert, de parler de l'arrivée de la 3D : réelle tendance de fond ou feu de paille ?
  • A Amaury, d’aborder la nécessaire question des métriques.

Je leur poserai quelques questions un peu plus impertinentes, notamment sur :

  • Le modèle publicitaire des réseau sociaux : le profiling annoncé de ses membres par FaceBook a été violemment rejeté : peut-on envisager une éthique publicitaire des réseaux sociaux ?
  • Le problème du ciblage et de la largeur des réseaux sociaux : FaceBook vise à englober la blogosphère, d’autres pointent du nez réunissant des communautés beaucoup plus restreintes.
  • J’aimerais bien également aborder le problème des frontière entre réalité et virtualité : où se situe le vrai monde ? La récente affaire Kerviel enseigne que la réalité ne se situe pas toujours dans la vrai vie …

26.03.2008

Luxe et mardis … du Luxembourg

8176fa269c3c68b2212872fa2bd8494f.jpgLes mardis du Luxembourg*, vous vous en souvenez ? Mais si, ce "think tank" auquel je participe avec quelques copains – juste pour réfléchir au futur du Marketing et de la Communication … et même de la société.

Nous sommes loin d’être d’accord sur ce vers quoi tend notre société : rupture, continuité, révolution ou changement, autant de modèles que de membres du think tank … là réside notre richesse … et nos limites.

Nous avons décidé de tous réfléchir – et surtout de produire – sur un thème par semestre … juste pour nous imposer une contrainte, pour aller plus loin. Et pour plus de sûreté, je l’écris ici : une contrainte de plus … une contrainte qui n’engage que moi, les autres, vous ne les connaissez pas tous (juste deux ou trois noms que j’ai cités de ci, de là).

Donc chacun va rédiger quelques pages …qu’il défendra devant les autres. Mais surtout, tout cela fera l’objet d’une publication, ou d’un colloque, ou d’autre chose, à inventer !

D’ici quelques jours, ramassage, non pas des copies – c’est juste le démarrage, mais des projets : deux à trois lignes pour cadrer sa thématique personnelle !

Deux à trois lignes rapidement jetées sur le papier : je vous livre les miennes, le reste suivra dans les semaines à venir.

D’ici là, si vous avez des idées, des remarques – des critiques évidemment – je suis preneur.

Comment définir un produit de luxe ? Et comment en assurer la promotion ?

Questions d'un autre âge : il convient de passer d'un marketing produit à un marketing consommateur.

Un produit de luxe, comme tout autre produit – mais certainement encore plus que tout autre produit - n'existe qu'au travers de l'expérience qu'en tire un individu – son consommateur, donc.

Et quand quelqu’un me dit : "Me soigner, c'est un luxe que je ne peux plus me payer", j'en conclus que pour lui, le luxe, c'est sa santé, plus sûrement qu'une Rollex ou un Jet.

Et comme il y a plus de gens qui rêvent de se soigner correctement, de manger correctement, etc. , j'en tire comme conclusion que le vrai luxe, c'est autre chose que ce proclament les industriels du luxe.

Le vrai luxe se situe ailleurs : où ? quoi ? comment ? etc.

* Voir ma note du 16 Juillet 2006

25.03.2008

Marketing expérientiel

40b52971118fa9ea1ff6c65120c4647d.gifFace à une perte d’efficacité des techniques traditionnelles, le marketing expérientiel constitue un excellent moyen de renouer avec le consommateur en lui offrant l’opportunité de vivre une expérience de marque valorisante et interactive.

De grandes marques telles que Red Bull, Starbucks, Axe et Absolut ont déjà profité de l’efficacité de cette tactique. Les résultats d’une étude de Jack Morton Worldwide démontrent que le marketing expérientiel est la technique la plus susceptible d’influencer les consommateurs et leur décision d’achat.

Vous ne connaissez pas – ou pas grand chose – au marketing expérientiel ?

In:fluencia organise le 10 avril prochain une grande conférence internationale sur le sujet avec notamment les success stories de sociétés comme Adidas, MGM, Red Bull, le Cirque du Soleil !

Pour en savoir plus : influencia

 

23.03.2008

Chen Jin et le Classement de Shanghai

8a99d74b27ac6215b1e338144dfc09bb.jpgTous les ans, les médias publient et commentent le dernier "classement académique des universités mondiales" établi par l'université Jiao Tong de Shanghai, dit "Classement de Shanghai".

Tout le monde s’accorde à critiquer un classement privilégiant les grosses structures intégrant en leur sein d’importants centres de recherche … tout en déplorant les mauvais résultats de nos universités, comme si la norme s’imposait malgré tout d’elle-même.

Nul se pose la question de l’autorité de la source, comme si elle allait de soi !

Fondée en 1896, l'Université de Shanghai, tire essentiellement sa célébrité de … son classement mondial des universités : d’ailleurs, elle même ne figure pas parmi le top 100 de son propre classement.

Pour moi, l'Université de Shanghai n’évoque qu’un nom, celui de Chen Jin, professeur titulaire et doyen d’un institut de nanoélectronique très royalement financé par la "Commission nationale de développement et de recherche".

Bref l’idole nationale – celui qui, dès 2004, allait permettre à la Chine de damer le pion au monde entier en matière de puces électroniques, grâce à un processeur numérique révolutionnaire capable d’enregistrer 200 millions de requêtes par seconde.

La suite de l’histoire fit moins la une des médias que le classement annuel : la puce miracle se révéla la mauvaise copie d’un modèle signé Motorola.

Scandale : Chen Jin a immédiatement tout perdu : titres, fonctions, subventions … parce qu’il avait triché ou parce qu’il s’était fait prendre ?

L’histoire se lit encore sur le site de l’Ambassade de France en Chine : l’histoire d’un pays qui veut aller trop vite ? Ou celle de la crédulité de bien des occidentaux à l’égard de ce pays ? 

19.03.2008

"Les marchés sont des conversations" : écoutez-les !

6b6fc6e98d11e5bb230956b76539682b.jpgJamais citoyens et consommateurs ne se sont tant exprimés : sur la mode, les élections, les yaourts, la téléphonie mobile, leurs amis, leurs patrons, etc.

La France est devenue un immense Café du Commerce où tout un chacun s’exprime librement, à son rythme … et facilement !

Où des millions d’inconnus parlent de vous, de vos produits, de vos manières d’agir : le Web bruisse de partout !

Juste un petit calcul : on estime – hypothèse basse – la blogosphère regroupe 3 millions de blogs, sans même parler des SkyBlogs ; chaque blogueur – blogs d’autorité et long tail – touche raisonnablement en moyenne environ 2000 visiteurs par mois ; et publie environs 200 papiers par an – toujours en moyenne, certains sont nettement plus prolixes !

Ce qui donne dans les 600 millions de documents à traiter … et 24 milliards de contacts par an !

Une puissance de feu gigantesque … et une somme indigeste de documents à traiter – pour les seuls papiers postés sur les blogs, car il ne faut pas oublier les forums, les commentaires laissés au gré des lectures sur les blogs et les sites médias, etc.

Difficile d’analyser tout cela à la main sauf à y passer quelques nuits blanches !

Ou utiliser AMI Opinion Tracker, le nouvel outil d’AMI Software – et seul outil – permettant de :

  • Découvrir tout ce qui se dit sur le Web,
  • Le suivre au quotidien,
  • L’organiser et de l’analyser pour le rendre opérationnel.

En un mot d’écouter toutes les conversations de la toile et d’en extraire le sens profond. ".

Venez découvrir en avant première AMI Opinion Tracker,

Le 7 Avril 2008 à 17h30 heures

à la Résidence Maxim's

La présentation sera animée par Thierry Maillet, chroniqueur au Nouvel Économiste et auteur de Génération Participation et moi-même. Elle sera suivie d’un apéritif.

Réservez dès maintenant par mail à seminaire@amisw.com

Pour en savoir plus sur l’analyse discours des citoyens et des consommateurs sur le Net, au travers de points de vue et d’analyses de cas concrets, de retours d’expériences, découvrez également le nouveau blog collaboratif : http://www.intelligencecollective.info/

Résidence Maxim's - 42, avenue Gabriel – 75008 Paris.

16.03.2008

Les Jeux Olympiques de tous les dangers … pour les marques !

61d7cae2a3c5a1c0c40d01d9a17ad15b.pngL’actualité est en train de s’imposer de façon violente aux marques sponsors des Jeux Olympiques.

Jusqu’à présent, il semblait aisé de faire le gros dos : certes Steven Spielberg avait fait défection pour marquer son opposition à la politique de Pékin au Darfour … mais notre Patrice Leconte bien de chez nous œuvre toujours derrière la caméra ! Tiens je crois que je vais voir ses films d’un autre œil, maintenant …

Certes les militants de Reporters Sans Frontières soutiennent activement l’action du Collectif Chine JO 2008 qui réclame la libération des personnes emprisonnées depuis Tiananmen et de tous les prisonniers d’opinion, ainsi que la fin au contrôle de l’information, etc. : la liste est longue ! Mais quelle est réellement leur audience ?

D’ailleurs, comme le souligne le réalisateur hongkongais Andrew Lau Wai-keung : « Il n'y a pas de lien entre les jeux Olympiques et la politique », pour justifier sa participation après la démission de Steven Spielberg.

Donc "the show goes on” et de toutes façons, cet été, quand les Jeux battront leur plein, plus personne ne pensera aux Spielberg et autres Badinter qui ne sont que des empêcheurs de tourner en rond … enfin de s’amuser entre soi !

Quelques dizaines de morts à Lhassa vont certainement changer la donne : les Jeux de Pékin vont bientôt évoquer ceux de Berlin de 1936, de bien sinistre mémoire.

Je m’appellerais Adidas, Visa ou Panasonic, je prierais – façon de parler – tous les jours pour qu’il n’y ait pas (trop ?) de morts dans les rues de Pékin ou de Lhassa cet été. Imaginez à la une des journaux – côte à côte – un podium avec votre logo en arrière plan, et quelques cadavres près du Potala, l’ancien palais d'hiver du Dalaï-lama … Pas vraiment glamour !

On peut prier … ou avoir le courage de crier haut et fort son indignation et s’en aller : certes, ce n’est pas gratuit … mais c’est surtout le premier pas qui coûte !

On peut mesurer, évaluer risques – pertes publicitaires et financières – et gains – en termes d’image de marque, notamment au cas où …

On peut simplement avoir envie de pouvoir garder a tête haute !

Politique, Jeux Olympiques et business : tout est lié !

 

15.03.2008

Les scandaleux salaires des enseignants !

03347ee4c4b4a22b1be9efd9b54dccb9.jpgJ’ai découvert assez récemment sur quelles bases a été calculé il y a plus d’un demi siècle le salaire des enseignants du second degré : de quoi rester songeur !

Aujourd’hui, un professeur certifié travaille 18 heures par semaine : soit moitié moins qu’un salarié du privé, payé quant à lui, sur une base de 35 heures ! Scandaleux, non ?

Cette durée a été fixée par décret en … 1950 : sympa, le législateur au beau milieu des Trente Glorieuses.

Sauf que bien entendu, il ne faut pas confondre présence au lycée ou collège et temps de travail : un cours se prépare – même si l’on garde tous le souvenir de professeurs qui ne devaient pas préparer grand chose ; les élèves s’évaluent en continu – notamment au travers de devoirs ; enfin, tout enseignant digne de ce nom doit régulièrement actualiser ses connaissances dans sa discipline – les salariés du privé ont aussi droit à être formés.

Bref, le législateur de 1950 a estimé qu'un enseignant devait travaillez 1,5 heures chez lui pour une heure devant élèves – soit 18 fois 2,5 heures, soit encore 45 heures hebdomadaires.

Jusque là, vous suivez ? C’est là que cela devient cocasse !

En ce temps-là – seuls les retraités s’en souviennent - le temps de travail légal était de 40 heures par semaine – en réalité d'environ 42h  - sur 50 semaines.

Depuis, rien n’a changé pour les professeurs …

Alors que pour les autres salariés il y a eu la 3ème semaine de congés payés en 1956, puis la 4ème en 1969. Les 40 heures réelles ont été atteintes au début des années 70.

Puis il y a eu les 39 heures et la 5ème semaine en 1982, puis les 35 heures en 2000.

Bref, le temps de travail hebdomadaire pour les salariés a baissé de 25% … sauf pour les enseignants qui travaillent toujours sur un base de 45 heures.

Et pourquoi d’ailleurs 45 heures en 1950, au lieu des 42 en vigueur à l’époque ? Ben, pour compenser les petites vacances – Toussaint, Noël, Pâques.

Ah bon ! Mais il leur reste deux moins de grandes vacances … C’est vrai … mais non payés ! Par quel artifice est-ce possible ?

La grille des salaires des professeurs certifiés a été fixée en 1950 au même niveau que celle des autres cadres de la fonction publique recrutés avec un concours au niveau Bac +3. Mais à cette grille, il leur a été retiré 2 mois de salaires, puis le résultat a été divisé par 12 pour leur permettre de recevoir malgré tout un salaire en juillet et en août.

Exemple : un inspecteur des impôts payé 2000 € par mois, recevra 24000 € par an ; pour la même qualification, un enseignant recevra aussi 2000 € par mois, mais sur 10 mois, soit 20000 € par an – somme ensuite divisée par 12 pour donner 1667 € mensuels.

Les enseignants ne sont pas payés durant les vacances … ce qui n’empêche pas le ministère de leur imposer de corriger les examens jusqu’au 14 Juillet !

Le 14 juillet, c’est d’ailleurs le jour où une de mes amies a été convoquée à 5 heures du matin pour la partie pratique du Capes – ne me demandez pas de répétez, vous avez bien lu : le 14 juillet à 5 heures du matin !

Une dernière précision, pour la route : en 1970, le salaire de départ d'un enseignant était 2 fois supérieur au SMIC ; aujourd'hui, il n'est plus que 1,2 fois plus élevé.

Les salaires des enseignants sont bien scandaleux … mais pas comme on nous le dit si souvent. Ubu revient, ils sont encore pire que toi !

14.03.2008

De l'image de marque à l'e-réputation

f6622e2355f7b6f1d4e10ceddbead49b.jpgAujourd'hui se développe sur le Web une communication horizontale – c'est-à-dire une communication où chacun, quel que soit son statut, peut s'exprimer via les blogs, forums de discussions, réseaux sociaux, etc. Les consommateurs parlent des marques et des entreprises comme bon leur semble, sans bien évidemment demander la permission à qui que ce soit, et ce avec des conséquences qui peuvent s'avérer très lourdes.

Il est dès lors très délicat de parler d'image de marque, ce concept renvoyant trop à un système où l'entreprise pouvait exercer sur elle un contrôle réel. Au contraire, le concept d'e-réputation qui est au cœur même du web 2.0 devient plus approprié car il inclut une dimension relationnelle que ne possédait pas nécessairement celle d'image de marque. Il devient indispensable pour toute entreprise de suivre sa réputation pour la comprendre, l'analyser, voire la mesurer … ce qui demande de nouveaux outils et de nouveaux moyens.

Tel sera le thème de la session que j’aurai le plaisir d’animer le 29 mai prochain, de 10h00 à 11h30, dans le cadre d’i-expo, le "salon de l'information numérique" – organisé par le GFII et dont l’Adetem est partenaire.

A mes côtés, trois spécialistes :

-        Yves Duron, Directeur de Nextmodernity, nous introduira à la notion de réputation sur Internet ;

-        Xavier Moisant, Directeur stratégique des médias numériques de DraftFCB, évoquera le cas concret du Train-Train Quotidien ;

-        Enfin, Georges-Edouard Dias, Directeur Internet et e-business de L'Oréal, traitera de l’adaptation des annonceurs à cette nouvelle donne.

Renseignements et inscriptions ici.

 

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