« 2008-03 | Page d'accueil | 2008-05 »

30.04.2008

Tremplin Japon – Corée du Sud

fef8d4ee441a3f94bca0bc2abc5048a2.jpgDu 15 au 17 juin à Séoul, du 18 au 20 juin à Tokyo.

En partenariat avec Ubifrance, l’Adetem organise un voyage découverte alternant conférences, visites d’entreprises, contacts avec des décideurs et rencontres de personnalités de haut niveau … l’idéal pour découvrir le pays où se vit dès aujourd’hui l’électronique de demain !

Certes, tout n’est pas transposable … mais tout doit être étudié, notamment pour les amoureux de Marketing high tech !

Pour en savoir plus, téléchargez la Plaquette.

09:24 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

28.04.2008

La fiabilité des dépêches des agences de presse et des "grands" médias

fc0a9a20dd279b3ea526d9925b18dc4a.pngC’est bien connu, on raconte n’importe quoi sur les blogs, alors que les agences de presse sont d’une fiabilité à toute épreuve … mis à part quelques minuscules erreurs, comme le jour où Reuters a fait tenir à Ségolène Royal des propos simplement opposés à ceux qu’elle avait tenus.

Ce matin, c’est l’AFP qui a annoncé l’explosion d’une fusée indienne avec à son bord dix satellites – excusez du peu ! Et évidemment, BFM TV a repris l’information sans la vérifier.

En fait, le lancement s’était parfaitement déroulé, mais le journaliste avait mal traduit la dépêche qui lui était arrivée … on ne rigole pas ! L’an passé, l’AFP avait déjà annoncé par erreur l’explosion de la navette spatiale Atlantis : bref, "business as usual” !

Cela étant, Jean-Pierre Elkabbach annonçant la mort de Pascal Sevran – et refusant de recouper l’information avant de la diffuser –, c’était pas mal non plus !

15:46 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

27.04.2008

Web 2.0 revolution is over

0f068f6942f826a3a4af57473eb0f7b1.gifCnn.com écrivait récemment : "The bad news is the Web 2.0 revolution is over. The good news is now we can take it with us".

D’aucuns parleraient de … Web 3.0, bien évidemment … mais pas CNN ! Et très justement.

Web 2.0 revolution is over : même si je ne suis pas totalement d’accord avec CNN – le many to manynous réserve certainement encore bien des surprises – mais globalement la "révolution Web 2.0" se situe grandement dernière nous … si l’on considère que la "révolution Web 2.0", c’est le passage de la communication verticale à la communication horizontale.

C’est-à-dire, le pouvoir redonné aux citoyens, tant dans leur expression publique que privée ; tant en politique qu’en consommation ; la fin de l’hégémonie des élus et des marques.

Le futur du Web 2.0 ou plutôt du Web – se joue dans deux directions : la 3D – c’est la Metaverse RoadMap – et l’Internet Mobile … et reconnaissons que ce dernier a pris une longueur d’avance !

Mais attention : l’Internet Mobile – tout comme la 3D – se décline tant en communication horizontale que verticale … et c’est de là que proviennent bien des erreurs !

La vision verticale de l’Internet Mobile, c’est un profiling outrancier des consommateurs – des consommateurs que l’on va poursuivre dans la rue pour leur délivrer coûte que coûte de plus en plus de services … et de messages commerciaux.

La vision horizontale de l’Internet Mobile, CNN nous en offre quelques exemples avec Mig33.com, un réseau social "léger" qui fonctionne tant sur PC que sur téléphone ; ou Myhappyplanet.com, un autre réseau social en construction et qui sera d’amblée fixe et mobile ; etc.

Si CNN ne garde bien – et avec raison – de parler de Web 3.0, c’est que 3D et Internet Mobile ne sont que des technologies là où le Web 2.0 est avant tout une philosophie ; et c’est pour cela que 3D et Internet Mobile concernent tant le Marketing traditionnel que le Marketing 2.0 !

L’ultra ciblage des individus en déplacement ; l’utilisation de robots 3D pour répondre de manière prédéterminée aux sollicitations des consommateurs … ce n’est que du Marketing as usual ! Certes, plus sophistiqué au niveau des outils – mais identique sur le fond : la marque "dirige" tout.

Le Web 2.0 "mobile", ce sont des consommateurs qui interrogent leurs copains sur leur réseau social avant d’entrer dans un restaurant, qui bloguent tranquillement dans le TGV – c’est même déjà en marche avec l’EeePC : voir Intelligencecollective.info.

Quant au Marketing 2.0 "mobile", il reste quant à lui à … inventer.

16:40 Publié dans Web 2.0 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

25.04.2008

ReunionDeConso.com ne m’a pas oublié !

d14fa80603db47395f5cc24ae61deeeb.jpg

ReunionDeConso vous vous souvenez ? C’était il y a deux, un recruteur professionnel qui m’avait proposé de participer à des entretiens qualitatifs en mentant "un peu" pour me faire rentrer dans les critères de recrutement … on s’était bien amusés à ses dépends ici même : Relisez donc Comment ReunionDeConso.com bidonne ses recrutements !

Pas rancunier pour un sou : il m’invite à une de ses « prochaines études sur le thème des produits d’hygiène féminine » ! Je ne suis pas dans la cible, dites-vous ? Médisants : il y a deux ans, il n’était pas à de si petits biais près, le monsieur !

Je viens en effet de recevoir dans ma vieille boîte aux lettres chez TTE – il n’y arrive généralement plus rien, quelques spams au mieux – une gentille invitation : « Il s’agira de tester 2 types de produits, de venir les chercher dans une société, à Paris dans le second arrondissement, entre les métros Réaumur Sébastopol et Etienne Marcel, et les ramener 15 jours plus tard à la même adresse ».

Si vous êtes fabricant de produits d’hygiène féminine, si vous avez confié votre recrutement à une société … etc., je serais de vous, je me méfierais : vous allez avoir des ménagères qui ont du poil aux pattes !

18:56 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

22.04.2008

Comme des grenouilles dans une mare …

d0dd12c78cbbb68191cff1835d05cb53.jpgEn simplifiant un peu – mais finalement pas trop – le passage du Web 1.0 au Web 2.0, c’est celui d’une communication top down à une communication horizontale ; ou encore du one to many au many to many.

Là où mon schéma est quelque peu "réducteur", c’est que le top down ne caractérise pas uniquement le Web 1.0 – enfin d’Internet classique – mais … toute la communication médias, de ses origines à nos jours.

Et bien évidemment la communication publicitaire.

« Les marchés sont des conversations », annonçaient les rédacteurs du Cluetrain Manifesto, il y a une petite dizaine d’années : les consommateurs sont aujourd’hui comme des grenouilles qui coassent gentiment au beau milieu de leur petite mare.

Image presque idyllique mais plutôt bien représentative d’infinies discussions sur les produits, les marques … mais aussi la politique, les vacances, l’éducation des enfants, etc. C’est ça, la communication horizontale : many to many, tout le monde parle à tout le monde, c’est ça, la toile désormais.

Et la communication verticale dans un tel paysage ? C’est un peu comme un pavé qui tombe dans la mare : parties les grenouilles, on parle désormais tout seul.

La majorité des marques ne sont vraiment pas prêtes … et leurs agences non plus : pour elles, le plus souvent, communiquer "2.0" revient pour elles à jeter un os en pâture aux blogueurs pour qu’ils se le passent de blogs en réseaux sociaux.

On appelle ça le buzz, et plus il sera drôle, plus il "tournera" … enfin, espère-t-on ! Parfois, il est si drôle, qu’on en perd le produit au passage ! Parfois, il est si stupide qu’on le retire en catastrophe, comme quand Powéo nous invite à mettre les doigts dans les prises de courant, comme Sébastien Chabal !

D’autres marques ont accepté de jouer le jeu : ne devenir qu’un parmi d’autres … one amongst many – tout simplement.

C’est le cas de Toyota ou L’Oréal, pour les spots qui passent sur Current TV aux Etats Unis, la première télévision collaborative au monde, créée par Al Gore, et dont une part importante des contenus sont générés pas les téléspectateurs eux-mêmes.

Pour communiquer sur Current TV,un annonceur doit accepter que ses spots soient tournés … par les téléspectateurs également : résultat, des petits bijoux, bien plus efficaces que bien des films primés à Cannes !

C’est le cas également de Converse : s’apercevant que ses fans adoraient décorer leurs chaussures jusqu’à publier leurs créations sur des blogs créés pour l’occasion, la marque américaine a commencé par ouvrir son site à leurs clips vidéos …

Puis, elle les a diffusés … comme spots publicitaires au cinéma : de petits chefs d’œuvre d’art et d’essai, presque ; et en tous cas, le meilleur moyen de passer d’une communication hégémonique à une discussion nettement plus sympathique.

"Communiquer 2.0" sur le Net, ce n’est pas compliqué : c’est simplement complètement changer d’état d’esprit. 

Nota : ce texte a été rédigé à l’amicale demande de Thierry Amar, et publié comme éditorial à sa lettre d’information : 100% Médias.
 

22:13 Publié dans Marketing 2.0 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Blake & Mortimer … again !

03d2752cafbce61623250385c17f108f.pngLe Sanctuaire du Gondwana conclut magistralement la trilogie des aventures de Blake & Mortimer orchestrées par le dessinateur André Juillard et le scénariste Yves Sente : s’y croisent, outre cette brave vieille canaille d’Olrik, plusieurs héros et héroïnes des deux opus précédents : Les Sarcophages du 6e Continent et La Machination Voronov, ainsi que de vieux complices du Colonel jadis croisés dans Le Mystère de la Grande Pyramide !

L’aventure commence là où s’achèvent Les Sarcophages du 6e Continent : à son retour à Londres, Mortimer, affaibli, ressent de terribles maux de tête et a parfois des pertes de mémoire … qu’il va conjurer en se plongeant dans ses Mémoires, avant que de partir sur les traces d’une civilisation disparue !

Surtout, Le Sanctuaire du Gondwana, c’est une bande dessinée qui s’impose deux fois à notre lecture – et qui se lit sous deux angles totalement différents. Avant de nous obliger à nous replonger dans Les Sarcophages du 6e Continent … pour que  surgissent enfin quelques détails qui nous avaient mystérieusement échappés. J’ai du mal à savoir si Yves Sente réfléchissait au Sanctuaire en en rédigeant les dernières pages, où cette suite s’est naturellement imposée à lui à la relecture des dernières planches de l’opus précédent.

Et comme je ne pouvais abandonner là les héros de Edgard P. Jacobs, je me suis replongé avec délice dans Les 3 Formules du Professeur Sato.

16:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Blake & Mortimer, Sanctuaire du Gondwana

21.04.2008

Faites chauffer le buzz !

 

Petit message arrivé en Spam dans ma boîte aux lettres : « T'as aimé les lanceurs de canettes? T'as adoré les jeteurs de lunettes? Tu vas surkiffer les lanceurs de supérettes !!! »

Allons bon ! Le mail n’aurait pas été titré : « Ptit film pour grande cause », et je n’aurais pas eu 5 minutes à perdre, je l’aurais volontiers laissé là où il avait atterri : à la poubelle !

C’était en fait une campagne de buzz marketing initiée par Sixandco pour Max Havelaar … d’où en conclusion d’un massage plutôt lapidaire : « Allez, balance le film équitable ! ».

Le film – supposé montage de scènes provenant de caméras de surveillance – montre des consommateurs effectuant leurs courses dans un hypermarché sur le mode d’une partie de basket : le jeu consiste à lancer du plus loin possible ses emplettes dans son chariot … et évidemment, sans rater le "panier" ! Sympa : ça va tourner … mais rapporter quoi ?

A l’agence, certainement quelques lignes dans la presse professionnelle et sur les blogs spécialisés. Ils auront une fois de plus démontré que le buzz, pour le faire tourner, il faut amuser les foules.

A Max Havelaar – que je respecte profondément ? Rien … ou plutôt si : une image – une réputation – écornée !

Avaient-ils besoin de ça pour lancer la Quinzaine du Commerce Equitable ? Certainement pas ! Se muer en amuseurs de foire pour attirer le chaland, je ne suis pas sûr que cela les aide beaucoup : démontrer que pour effectuer la promotion du commerce équitable, il n’existe d’autre voie que de faire comme le commerce … non équitable, ne pas enrichir leur image.

La première erreur serait de croire qu’il suffit d’amuser les foules pour générer une communication horizontale pertinente et utile : certes, on parle de vous … mais est-ce bien comme d’un rigolo que vous le souhaitiez ?

La seconde erreur serait de croire que parce qu’on ne véhicule aucun message utile à une marque, à une entreprise, que l’on en véhicule aucun message : parler pour ne rien dire, quand plein de gens vous relaient, permet de se construire l’image de quelqu’un … qui ne parle pour ne rien dire !

Je pense, j’espère que le capital confiance de Max Havelaar est encore suffisamment grand pour que cette minuscule histoire ne l’abîme pas trop : mais à l’heure où certains dénoncent les dérives du commerce équitable – ou d’un "certain" commerce équitable, était-il vraiment besoin de jouer les bateleurs ?

PS : Je vais poser un dilemme à Sixandco qui propose à tous les bloggers montrant le film figurer sur leur blog roll pour l’occasion : vont-ils accepter de citer ce post ?

15:10 Publié dans Marketing 2.0 | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

19.04.2008

Le VadeMarketum nouveau est sorti

6caf4292c36dc38bd1d77341bfe36594.jpg Comme tous les ans, Stéphane Boucharenc offre - oui offre – à tous ceux qui le souhaitent une des meilleures bibles connues pour les études de marchés : le VadeMarketum 2008, le Vade Me Cum des études de marchés, des enquêtes et sondages d'opinion, vaste compilation de 520 pages … excusez du peu !

Téléchargez- le vite, d’autant que cette année est particulièrement importante, en raison du changement de la nomenclature des activités françaises (NAF 2008) dont l'entrée en vigueur (obligatoire pour les administrations) est effective au 1er janvier 2008.

Parmi les autres nouveautés :

  • Les indices démographiques nationaux, régionaux et départementaux (INSEE/DREES),
  • Les grandes villes (INSEE),
  • Les revenus des Français (Ministère du Budget),
  • Le Fichier National des Etablissements Sanitaires et Sociaux (FINESS)
  • L'indice de santé générale (Index ECOG)
  • L'audience de la presse quotidienne (Audipresse-EPIQ)
  • Liste exhaustive des opérateurs de télécommunication en France (ARCEP)
  • Le plan de numérotation téléphonique (ARCEP)
  • Les élections présidentielles et législatives de 2007

Téléchargement gratuit sur http://marketing-agora.fr/marketing_blog/downloads/VadeMa....

Soyez patients : il y en a 16 Mo, la pause café s'impose !

N'oubliez pas d'enregistrer une copie une fois le document affiché dans le navigateur !

Sinon, le mail de Stéphane : Stephane.Boucharenc@5eme-Force.com.

15:45 Publié dans Etudes Marketing | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Les Apéros du jeudi

e91356f488974e0ed5912f3490f39fb0.jpgCela faisait longtemps que je n’avais pas participé – pas simplement assisté – aux Apéros du jeudi … et depuis, la préparation a pas mal changé : on a sérieusement bossé pendant un mois sur le sujet, Jérémy a pas mal professionnalisé la démarche !

Bref, je pense que quelque chose de plutôt sympa se prépare le jeudi 24 Avril 2008, vers 19 heures, en ouverture de la Soirée des Mythos, au Social club, 142 rue Montmartre, près de la Bourse.

Bref, on a travaillé – et on essaiera de présenter – une réflexion "l'enjeu de l'activation des contenus médias "on demand" … je laisse à Jérémy la responsabilité du titre.

Je me contenterai de parler – rapidement, ces soirées sont toujours très rythmées – de deux sujets qui me tiennent à cœur : le passage d’une communication verticale à une communication horizontale d’une part, mais également j’évoquerai un de mes nouveaux sujets favoris : ce sont désormais les conversation qui structurent les groupes sociaux … et non plus l’inverse.

Je développerai ce second thème plus en détail dans ces pages ultérieurement … je laisse la primeur aux Apéros.

A jeudi, donc.

 

Pour s’inscrire, c’est ici.

14:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Offre d’emploi

78730e9799cb93825d1edc6608f8671f.jpgCe qui se dit dans la blogosphère vous intéresse et vous aimeriez participer à son "écoute".

AMI recrute un collaborateur dont la mission sera d'assister ses clients dans leur utilisation d'AMI Opinion Tracker : pour en savoir plus sur AMI Opinion Tracker, voir note correspondante sur le blog Intelligence Collective.

Technicien supérieur de formation, il connaîtra le métier des études marketing et le monde des agences en communication : quelques années passée au sein de cet univers constitueraient un atout.

"Geek", sa page d’accueil c’est NetVibes – ou similaire ; le Web 2.0 n’a pas de secrets pour lui : il a déjà créé son blog et/ou participé à des wikis. Idéalement, il a déjà eu à gérer ou exploiter un application Web sur serveur.

Curieux, de bon contact, notamment au téléphone, il sait également écouter et se montrer formateur.

Alors, si ça vous tente, un premier mail avec coordonnées et CV à emploi@amisw.com.

14:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

En direct (des blogs) du Japon

8fc7b892a49d96d8137b54746e877f73.jpg
L’actualité ce mois-ci au Japon, ce sont également les Jeux Olympiques, et les déclarations du chef de la police ne veut pas des gardes chinois pour assurer la sécurité du relais de la flamme. Parisiens et Londoniens conservent un fort mauvais souvenir de ces gardes vêtus de bleu et blanc qui ont repoussé sans ménagement, non seulement les manifestants pro tibétains, mais tous ceux qui faisaient mine de s’approcher un peu trop près.

« Le Japon n'appréciera pas » que cela se produise sur son sol, a averti Shinya Izumi : les relations entre les deux pays sont loin d’être au beau fixe et ce n’est pas la récente histoire des "gyozas" empoisonnés – ces petits raviolis chinois contenaient de l’insecticide – qui les avaient améliorées !

Mais Avril au Japon, c’est avant tout les cerisiers en fleurs : les français vivant à Tokyo comme : Made in Tokyo ou Journal de vie d'un Français s’extasient chaque année devant le spectacle : « Les cerisiers en fleurs touchent à leur fin en ce début avril. Mais même en plein centre de Tokyo, il est toujours possible d'en profiter à la pause déjeuner ».

Ces mêmes Français s’organisent : Freelance France Japon, le réseau des professionnels freelancers franco-japonais, vient de naître ; son ambition est « de réunir sous un même toit les compétences de professionnels freelances dans divers domaines et de diverses nationalités qui ont pour points communs d’être francophones et de travailler avec le Japon, au Japon ou pas ».

Sinon, Marketing_Japon nous apprend que « les ventes de téléphones portables au Japon ont pulvérisé leur record historique en 2007, les clients ayant massivement été séduits par le luxe de fonctions des dizaines d'appareils high-tech lancés par les opérateurs et les fabricants japonais, sur fond de concurrence infernale » : rien de vraiment surprenant, somme toute !

Par contre, notons que « la quasi-intégralité des mobiles écoulés en 2007 sont des appareils de troisième génération ou ultérieure (3G ou 3,5G) haut de gamme, les opérateurs ne proposant alors presque plus de modèles de deuxième génération (2G) » : à l’heure où la France découvre timidement l’Internet mobile avec l’iPhone et les offres Illimythics, le fossé demeure toujours béant entre nous deux pays.

Publié également sur Intelligence Collective.

13:35 Publié dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

18.04.2008

Jeu de printemps

d7c8236cbf28de664856317e2a53f763.jpg

C’est le printemps, les hirondelles se cachent dans les arbres … trouvez-les !

Je sais, on ne les appelle plus les hirondelles depuis qu’ils ont laissé tombé la cape pour le casque en plexiglas : mais ils sont mignons à attendre les lycéens, place de la Nation … Vraiment bucolique !

12:52 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Faites les pointer jusqu’au bout

8117cf19cfa7dbb896673a224dbad75d.jpgLa ministre de l'économie souhaite lever la dispense de recherche d'emploi pour les chômeurs de plus de 57½ ans : très courageusement, elle l’a annoncé, comme le souligne Le Monde, « en marge d'un déplacement à Rabat pour un séminaire franco-marocain ».

Intéressant : on va obliger les plus de 57 ans à se bouger pour retrouver rapidement du travail !

Sauf que … pour qu’il retrouvent du travail, il faut qu’il y ait des employeurs pour leur en donner : et c’est bien là que le bas blesse …

Deux cas de figures.

Premier cas, le salarié de plus de 57 ans cherche désespérément du travail depuis, disons 52, 53 ans : la mesure ne va certainement pas lui ouvrir le marché du travail ; mais avec son petit côté démagogique, elle présente également un aspect fortement vexatoire.

Second cas, le salarié a depuis longtemps repris son destin en main : s’étant aperçu que les entreprises licencient à tour de bras – ou mettent en préretraite – des profils qui leur aussitôt cruellement défaut, il a décidé de se vendre comme consultant, soit en montant une petite structure, soit en portage ; certainement apparaîtra-t-il en "recherche d’emploi" entre deux missions : mais ce n’est pas les mesures annoncées par la ministre qui changeront quoi que ce soit à sa situation.

A la limite, la ministre devrait le dégager de toute obligation administrative … si elle était cohérente avec elle même.

Plutôt que de considérer les plus de 50 ans comme des incapables – que l’on jette – ou des bouches inutiles – qu’il faut faire pointer jusqu’au dernier jour –, il serait temps de les considérer comme une ressource incontournable … et de leur donner réellement les moyens de mettre leur expérience à la disposition des entreprises.

Demandez par exemple à un conseiller ANPE ce qu’est le portage salarial, si c’est une solution pertinente : il n’a pas d’avis sur la question, il ouvre simplement des yeux bien ronds. L’administration est la plupart du temps incapable de conseiller – même pas aider – les seniors ; par contre, leur imposer quelques contraintes complémentaires, elle saura.

12:17 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

15.04.2008

L’anti-spam d’Orange de plus en plus redoutable !

2d3c834c234f94ede43eb4417053dd1d.gif

L’anti-spam d’Orange est vraiment d’une efficacité redoutable, notais-je ici même le 12.09.2007 : en effet il envoyait directement à la poubelle les messages publicitaires envoyés par… Orange ! Bon débarras.

Le problème, c’est que depuis deux jours, il se déchaîne : il rejette un peu tout ce qui lui passe sous la main – c’est une image, évidemment !

Du coup, j’ai retrouvé au fond de la corbeille quelques mails de clients, de mon éditeur également, de mes amis de l’Adetem : que des gens peu fréquentables en quelque sorte !

Comme il est gentil, il me laisse quand même quelques messages importants : du Viagra bien sûr, et également ceux de toutes les filles et femmes de ministres africains qui ne savent pas comment rapatrier en France les millions de leurs proches défunts et me proposent de partager 50-50.

Bref, si comme moi vous êtes clients Orange … faites gaffe ! Allez trier la poubelle – c’est des déchets numériques, ça ne salit pas, et ça peut se révéler utile. Et surtout, ne faites pas une confiance suffisamment aveugle à votre FAI préféré pour lui laisser faire tout le boulot sans le moindre contrôle.

Mais je suis persuadé que c’est pareil ailleurs …

19:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spam, Orange

12.04.2008

Téléphoner en avion

35391043a22b621ee276f9a53e1f4bd5.jpgPersonnellement, rien ne m’irrite plus que ces accros du téléphone mobile, qui ne peuvent s’empêcher de rallumer leur doudou préféré dès que l’appareil touche le sol … et voilà qu’après une vague de tests effectués par différentes compagnies, la Commission Européenne souhaite autoriser son usage du mobile : Air France a accepté les SMS en vol en décembre dernier, et Emirates les appels vocaux durant un vol commercial.

L’avion va se rapprocher du métro aux heures de pointe, quand les usagers crient qu’ils arrivent … crient, parce que dans un environnement aussi sonore, élever la voix devient naturel : ça va être gai, de prendre l’avion ! Alors que les passagers des TGV sont invités à éteindre leur appareil, ou se rendre sur la plateforme en cas d’urgence.

Pourquoi alors multiplier de telles initiatives ? D’autant que j’ai toujours naïvement cru que l’utilisation de mobiles en avion risquait de perturber le bon fonctionnement des appareils de navigation : finalement, cela ne gêne plus vraiment …

Certes il convient de saluer la prouesse technique – tout passe évidemment par satellite : mais pourquoi ce qui devient si malséant dans le train constituera demain le nec plus ultra en avion ?

La raison est simple : dans le train, vos appels ne rapportent pas un centime à la SNCF – qui ne perd donc rien à vous rappeler poliment à l’ordre. Dans l’avion, les compagnies vont se faire un plaisir de charger un maximum ces conversations aériennes … enfin, dans la limite du raisonnable, sinon personne n’osera décrocher. Tiens, ça me rappelle Iridium, le super projet de téléphonie satellitaire de Motorola1.

Suis-je le dernier ours réfractaire au progrès technologique pour râler contre ce nouveau service ? Le Journal du net a demandé leur avis à ses lecteurs – a priori plutôt favorables au high tech et aux nouveaux gadgets technologiques. Les plus favorables refusent les applications "vocales" tout en envisageant de « consulter ses e-mails, surtout durant les moyens et longs courriers » ; les autres envisagent de choisir les avions « où on ne peut pas téléphoner ».

Je comprends mieux pourquoi les passagers ne se ruent pas sur les combinés équipant actuellement les sièges passagers de certains appareils ! Bref, certainement la belle vision d’ingénieurs éblouis par leur prouesse technique et qui ont su convaincre les financiers que ça allait marcher, avec ou sans l’appui des marketers …

1 Ephémère système de téléphonie planétaire, lancé par un consortium mené par Motorola, et aujourd’hui disparu après avoir inutilement mis sur orbite 66 satellites … toujours à acheter, si le cœur vous en dit !

19:11 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

09.04.2008

SOS 21, le réseau social éthique

79dc48dec38c3999c018d7e02fd4f6d8.jpg
Philippe Le Gonnidec, un vieux complice de la Fabrique du Futur, est également le père de SOS 21 : un nom bien étrange pour un réseau social d’une nouvelle génération.

http://www.sos-21.com/

Marketingisdead : SOS-21, c'est le SAMU de la Côte d'Or ou un réseau social ?

Philippe Le Gonnidec : SOS-21 est un outil éthique multimédia et pédagogique, gratuit, en ligne, qui permet de sensibiliser tous les membres de la famille (enfants, parents & grands-parents) aux 3 dimensions du développement durable (social, économique, environnemental) au travers de leurs actes usuels.

Plusieurs outil sont développés pour cette démarche :

  • un centre de ressources alimenté pas ses partenaires : Programme des Nations Unies, ADEME, WWF, réseau des grandes écoles …
  • un outil de collecte des bonnes pratiques,
  • un média de simulation de la planète en 2089 après quelques mutations géopolitiques,
  • un jeu de mondes virtuels avec des contenus régionalisés : les régions y modélisent leur univers endogène et les avatars retrouvent les actions de proximité auxquelles ils peuvent prendre part …
  • un outil de web sémantique – partenariat avec UTT – permettant de cartographier la maîtrise DD des usagers …
  • etc.

Par le truchement d'un avatar auquel le joueur fait vivre en ligne des scènes de la vie quotidienne, les défis logistiques et techniques liés à son comportement sont clairement appréhendés. Ainsi, chaque individu est mis en situation à la maison ou près de chez lui, de pouvoir agir en conscience, à titre personnel ou en tribu, et de comparer ses actes à ceux de la communauté sur des critères pertinents et à l'échelle de nombreux usagers : création d'une ''communauté'' de familles / joueurs connectés, adeptes des pratiques du développement durable, outil de formation en ligne.

Le jeu SOS-21permet de hisser les participants à un plus haut degré cognitif et d'engagement et ainsi de modifier ses usages et comportements dans la vie réelle.

Pour la collectivité, c'est un projet d'utilité publique qui permet de communiquer au niveau local sur le développement durable et ses applications sur son territoire, de responsabiliser ses administrés et proposer une alternative d'engagement à certains comportements.

Pour l'entreprise, c'est un  outil pédagogique performant propre à diffuser à tous les niveaux hiérarchiques, les engagements stratégiques liés au développement durable, d'optimiser la mise en œuvre des bonnes pratiques et de faire grandir par le soutien méthodologique de SOS-21, un comportement individuel et collectif responsable.

Marketingisdead : En quoi le futur présenté dans SOS-21ressemble-t-il au futur ?

Philippe Le Gonnidec : SOS-21est autant un outil de simulation et de sensibilisation qu'un espace de ressources et de prospectives autour du développement durable.

Il y a une trentaine d'années, les scientifiques et les experts qui se sont penchés sur l'avenir de notre planète ne s'y sont pas trompés sur les enjeux des univers virtuels. Aujourd'hui, SOS-21s'est entouré des meilleurs spécialistes pour former ses comités éthiques et scientifiques afin d'apporter des données sérieuses et expertisées sur le futur, et donner aux individus les clés pour maîtriser leur existence, individuelle ou professionnelle, face aux enjeux du développement durable.

Sur le site, des dizaines de scénarios avancés par la communauté scientifique et des rédacteurs sont exposés sur des thèmes variés comme la pollution, le réchauffement, la santé, la biodiversité ou les enjeux économico politiques du développement durable.

Des visionnaires de renom – comme Bernard Werber – contribuent par leur promotion sur SOS-21à lancer des axes de réflexions issus du public rédacteur (Arbre des Possibles) … une démarche à laquelle nous adhérons pleinement … car je suis convaincu que le désordre créatif est générateur d’idées et que du chaos que procure l’expression citoyenne renaît l’ordre et une force de discours …

En ce sens les espaces d’écriture de SOS-21sur les futurs possibles de l'humanité, soutiennent activement SOS-21. Un espace complet, Terre 2089, cherche à éveiller les consciences en relatant les bizarreries de nos comportements actuels et des actualités réalistes sur ce que pourrait être notre planète 300 ans après la Révolution Française. Nous parlons là de révolution / résolution mentale …

Marketingisdead : Comment SOS-21s'inscrit dans la Metaverse Roadmap ?

Philippe Le Gonnidec : Les mondes virtuels de demain, appelés "méta-univers", seront des environnements interactifs en 3 dimensions mélangeant réel et virtuel et divers univers virtuels convergents.

SOS-21s'inscrit pleinement dans cette mutation des usages du web : un outil innovant à la croisée des mondes virtuels immersifs, des réseaux sociaux et des jeux en ligne multi-joueurs appelés MMO. Ce sont les briques de développement que nous avons lancées et qui vont se mettre en ligne les unes après les autres …

En fin avril nous ouvrons le 1er univers virtuel interactif.

Contrairement aux principaux mondes virtuels proposant des espaces imaginaires, les avatars de SOS-21se déplacent dans des territoires réels modélisés en 3D Isométrique pour y retrouver leurs principaux lieux de vie et favoriser une immersion et une identification plus importantes.

L'originalité de SOS-21est d'apporter au monde virtuel une "réalité augmentée et prolongée" de la réalité des territoires du point de vue transversal que représente le développement durable des écoumènes (lieux de vie des habitants de la terre) : les avatars simulent une vie dans une zone familière dans laquelle ils sont sensibilisés sur de bons gestes en faveur de la planète.

Ponctuellement, ils peuvent aussi être informés, à l'intérieur du jeu, sur des évènements locaux et la politique régionale en matière de développement durable. L'objectif est bien de modifier des comportements réels par un apprentissage et une immersion virtuelle.

14:15 Publié dans Web 2.0 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

08.04.2008

Complexité accrue … d’accéder à la réalité !

3f11cd08854652c7c5eddc682f6f19c8.jpgIl y a quelques années, les études de marché quantitatives étaient massivement réalisées en face à face : on ne se posait pas trop de questions, vu qu’il n’y avait pas d’autre solution !

Puis apparurent les terrains téléphoniques : au début, les purs et durs se gaussèrent de la mauvaise pénétration de l’outil … oubliant peut-être un peu vite que si le face à face permettait théoriquement d’interroger tout le monde, certaines cibles demeuraient assez mal atteintes : parce que trop loin, parce que trop compliqué …

Le téléphone se standardisa au point de devenir la nouvelle norme ; les instituts dépensèrent une énergie gigantesque pour améliorer la qualité des terrains, remédiant d’abord aux manques les plus flagrants – les listes rouges par exemples – puis utilisant toutes les ressources de l’informatique pour gérer la complexité des questionnaires.

Quand arriva Internet, on en avait déjà oublié les vices cachés du téléphone, érigé en référence quasi absolue : il était de mauvais ton d’évoquer le problème des non répondants – vous savez, c’est 5 à 6 appels qui n’aboutissent à rien, soit que la personne soit absente, soit qu’elle se permette de raccrocher au nez du malheureux enquêteur …

Au début, Internet fit sourire les éternels incrédules : le plus grand fait de gloire de la France, c’était le Minitel, pas le Web ! Et puis les Américains se sont massivement déportés sur la toile – en termes d’études marketing – et les instituts ont su faire preuve à la fois de pédagogie et d’ingéniosité.

Aujourd’hui Internet n’est pas encore devenu la norme … mais ça avance ! Alors on perd un peu de vue les bonnes résolutions d’hier …

Les sondages s’effectuent désormais par Access Panels … et chacun y va de son petit couplet pour souligner la bonne gestion de ses panélistes : comment les fidéliser … sans pour autant trop les solliciter ? Vaste sujet, mais certains instituts ont vraiment développé une sérieuse expertise en la matière.

Reste le douloureux problème de la multi-panélisation … un terme un peu grossier pour évoquer que parfois ce sont les mêmes consommateurs qui se retrouvent d’un panel à l’autre ; certes, on peut leur demander de ne pas tricher … mais c’est leur parole !

Je pense qu’il y avait là un vaste chantier à lancer pour la profession : un vaste contre-fichier comme pour les études qualitatives ? J’en tremble d’avance, vu l’ampleur du problème – sans oublier la CNIL.

Je parle au passé, parce qu’un internaute, membre d’un des plus gros panels, vient de se voir proposer de rejoindre automatiquement celui d’un des plus gros instituts – mais non, je ne donnerai pas de noms – tout en conservant ses gains et ses espoirs de gains dans l’ancien.

Bref la multi-panélisation ne constitue plus un mal endémique de la profession puisque pour certains, elle devient … une bonne règle de gestion.

Si la tendance se généralise, pourquoi ne pas créer un vaste panel national reconnu d’utilité publique, ou les mêmes 10 ou 20 000 français répondraient à toutes les enquêtes : ils seraient régulièrement payés – avec bulletin de salaire à la clef – pour cela … ce qui diminuerait d’autant le chômage !

Au moins, à défaut d’être méthodologiquement fiable, ce serait honnête : les clients sauraient au moins pour quoi ils paient !

Je pense qu’il est temps de lancer le débat … et que tous les instituts publient avec précision quelles sont leurs pratiques : parce qu’il ne serait pas juste que les bons paient pour les errements des autres.

16:05 Publié dans Etudes Marketing | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

06.04.2008

Etudes marketing et dépression nerveuse !

3cd0279a1b2df3f1803dc52494c980e2.jpgVaste sujet !

Mais l’angle sous lequel je souhaiterais l’aborder est celui d’une étude de l'université de Hull, publiée mardi 26 Février dans une revue spécialisée britannique et démontrant que les antidépresseurs de dernière génération – comme le Prozac – n'ont pas plus d'effet que des placebos sur la plupart des personnes souffrant de dépression.

Un tel résultat ne pouvait que faire sensation : l’encre – électronique ou non – a copieusement coulé ces derniers jours, notamment en France où la consommation d’antidépresseurs bat des records en Europe !

Intéressant interview du psychiatre Bruno Falissard, directeur de recherche à l’Inserm, dans Libération du 29 Février, soulignant :

Un, ces antidépresseurs ne sont efficaces que dans le cas de dépressions sévères : pour les accros au "vague à l’âme" – qui surconsomment Prozac et autres Efexor dès que l’ambiance au bureau devient chagrine ou que fiston a collectionné 3 ou 4 mauvaises notes, les placebos fonctionnent aussi bien.

Bref, pour les "faux" malades, les"faux" médicaments suffisent ; et sur les"vrais" malades, les "vrais" médicaments marchent. Il n’y a donc pas le feu au lac : j’aurais pu classer ce papier dans la rubrique "Un peu de bon sens" !

Mais je l’ai classée dans la rubrique "Etudes Marketing" parce Bruno Falissard souligne un problème méthodologique intéressant … et dont les marketers devraient se souvenir :

« Cette étude repose sur l’analyse de grands essais, effectués contre placebo. Ce type d’essai n’est pas possible en France, car il n’y a pas un patient qui accepterait de recevoir un placebo. Ces essais vont donc être réalisés dans des pays où les systèmes de santé sont souvent inégalitaires, comme aux Etats-Unis. Qui va y participer ? Des personnes qui n’ont pas d’assurance de santé, et elles le font pour pouvoir bénéficier d’un traitement. Pour ces gens là, l’effet placebo peut être considérable. Comment en tenir compte ? Nous, professionnels, le savons bien : tous ces essais sont perturbés par ces microphénomènes. Ce qui rend impossible des conclusions définitives ».

Cela signifie quoi ? Que les individus mes plus motivés pour participer à un étude – quelle qu’elle soit – ne se comporte pas nécessairement, ne répondent pas nécessairement aux questions qui leur sont posées comme le reste de la population.

Que le fait d’accepter de contribuer à un test, à une enquête, fait de tout individu un individu différent : bien sûr, souvent le risque est minime … mais il n’est jamais non nul.

Cela ne signifie pas renoncer à toute démarche expérimentale ; cela signifie simplement conserver les yeux bien ouverts et se méfier des artefacts … qui sont aux chercheurs ce que les placebos sont aux malades : de simples illusions … propres à faire plaisir à tout me monde !

20:34 Publié dans Etudes Marketing | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Etudes marketing, dépression nerveuse, antidépresseur, Prozac

05.04.2008

Histoire d’un logo

fd915e1533ac528ff11803d8f5848cfe.jpgElle tourne en ce moment sur le Net, mais je ne résiste pas à vous faire découvrir comment les autorités chinoises ont réussi à créer pour les Jeux Olympiques un logo particulièrement signifiant.

On peut y lire bien des choses : l’arrogance de gens qui n’ont certainement pas un instant songé que le reste de la planète pouvait ne pas les aimer et ont renoncé à tester en qualitatif le visuel … mais qu’est-ce qui ne serait pas remonté à la surface, même sans projectif.

On peut également y discerner l’évidence pour nous – par trop insensibles aux subtiles chinoiseries de Pékin – que la Chine est une horrible dictature … et que, quel que soit le logo qu’ils nous aient livré en pâture, on se serait amusé à le détourner.

On peut également penser à psychanalyser le créatif !

Quoiqu’il en soit, the song remains the same, comme dirait Led Zep : on ne tergiverse pas, on évite !

8e09876ab965d99c063b2a4047acb98e.jpg

 

20:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jeux Olympiques, Pékin, Logo

02.04.2008

Le numérique créateur de liens … sous quelles conditions ?

1953ed9d22193a24b98acabcf4166b8a.jpgTelle est la question me m’a posée récemment posée Bruno Paillet, sa dernière lettre traitant de la nécessité pour les marques de "(re)créer du lien" avec le consommateur : La Lettre de Bruno Paillet.

Vaste sujet à l’heure des blogs et des réseaux sociaux !

Selon Stanley Milgram – abondamment cité depuis l’explosion du phénomène FaceBook – nous sommes tous à six connexions de n’importe quel individu de la planète … d’où la puissance des réseaux sociaux : six clics suffisent à me mettre en relation avec n’importe quel autre internaute !

Les réseaux sociaux professionnels ont bien entendu immédiatement saisi l’aubaine … en taxant les connexions intermédiaires : un abonnement de type "Premium" vous permet de remonter la chaîne quasi instantanément !

Précisons que le petit monde de Stanley Milgram allait de Boston au Nebraska – il y a plus vaste – et que la mise en relation consistait à transmettre un dossier, ce qui demanda en moyenne 5,2 intermédiaires : je ne suis pas sûr qu’un envoi postal en aurait demandé plus …

Je me situe à deux connexions de Nicolas Sarkozy : notre"intermédiaire" n’est autre que Thierry Breton – président de Thomson quand j’y suis entré et "collègue" de Sarkozy au sein du gouvernement de Villepin.

Et comme Sarkozy connaît tous les grands de la planète, je ne suis éloigné que de 3 connexions de George Bush, Gordon Brown, etc.

So what ?

Je peux toujours demandé à Breton de demander à Sarkozy de me mettre en relation avec Bush parce j’aimerais bien prendre un petit déjeuner avec lui à la Maison Blanche lors de mon prochain passage aux Etats Unis … Je peux toujours ; mais raisonnablement, mieux vaut acheter quelques donuts si j’ai vraiment faim !

Les six connexions de Stanley Milgram ne constituent qu’un des multiples mythes du Web 2.0 … au sens propre du terme : muqos signifiant en grec, la parole, le discours. Des mots, rien que des mots, construisant au mieux une image plaisante de la toile.

Quand je suis à une connexion de X ou Y, pas besoin de Viadeo ou FaceBook : un petit coup de fil ou un mail à notre ami commun suffiront amplement.

Quand je suis à trois ou quatre connexions de X ou Y, mon premier ami relaiera volontiers ma demande : mais quid des suivants ? Qu’est-ce qui va bien motiver le troisième intermédiaire à me mettre en relation avec le quatrième – au risque de s’entendre dire un jour : « Le gars que tu m’as recommandé, c’est un peu n’importe quoi » ?

Dans le cas de Milgram, pas de soucis : juste un dossier à distribuer.

Dans le cas d’une mise en relation sur la toile, soit l’intermédiaire se contente de passer la patate chaude, sans plus – et un petit mot par la poste serait tout aussi efficace ; soit il s’engage – et il n’établira le contact que s’il est sûr de sa pertinence.

Plus la chaîne approche les six maillons, plus le risque d’introduire un importun auprès d’un ami réel grandit : franchement pourquoi donner le mail de quelqu’un que l’on aime vraiment bien à un inconnu qui risque de se révéler particulièrement ennuyeux ?

A la limite, l’information circulera d’autant mieux que les liaisons entre les différents maillons de la chaîne seront particulièrement lâches … et la mise en relation, particulièrement pauvre : « C’est le mail d’un gars qui veut te voir, mais dont personne ne sait pas grand-chose » !

Pour que fonctionne l’axiome de Milgram "adapté" aux réseaux sociaux – il s’agit bien d’un axiome, une expérience ne constituant pas démonstration –, les maillons intermédiaires doivent s’assurer de véhiculer une carte de visite de qualité, et surtout pas celle du premier fâcheux venu.

D’où l’importance de la réputation du demandeur.

Dans un monde où tout individu a le droit à la parole – le monde du Web 2.0 où tout un chacun peut s’exprimer sur un blog, un wiki ou un réseau social, etc. –, nous laissons tous des traces, plus ou moins visibles … des traces qui construisent notre "identité numérique" – notre véritable identité numérique.

Dans le monde réel, je suis Coprésident de l’Adetem, j’ai publié plusieurs ouvrages, je rédige des chroniques dans Marketing Magazine, j’interviens dans des conférences, etc. : quand je demande à un ami de m’introduire auprès d’un tiers, à mon nom s’accolent un certain nombre d’éléments – pour une marque, on parlerais d’image.

Dans le monde virtuel, je tiens un blog un peu provocateur Marketing Is Dead, je collabore à d’autres comme Intelligence Collective, je suis sur présent sur Viadeo, FaceBook ; je figure également sur le Blogroll de plusieurs blogs traitant essentiellement de marketing et de communication : tous ces éléments construisent ma réputation – le terme "tendance" est bien évidemment celui d’e-reputation !

Il n’existe pas vraiment de différences entre les deux mondes, réel et virtuel : l’impertinence de mon blog me colle à la peau, où que j’aille ; tout comme mes livres participent de mon e-reputation – heureusement !

L’erreur la plus courante est de croire que mondes réel et virtuel fonctionnent différemment : le numérique ne crée pas plus de lien que le non numérique … sans fondement ! On n’accepte de recommander que des gens recommandables ; ou se moque de ceux à qui on les recommande comme de son premier octet … et la recommandation ne vaut pas grand-chose !

Plus mon réseau sur FaceBook grandira, moins il aura de valeur : si un réseau de 10 amis fédère 10 amis proches, un réseau de 1000 ne rassemble que des gens qui ne se connaissent qu’à peine.

Le Web 2.0 constitue un outil d’une réelle puissance … pour ceux qui le méritent : ceux dont la réputation est non seulement sans tâche, mais si possible, plutôt attirante.

16:55 Publié dans Web 2.0 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

01.04.2008

Marketing 2.0, c’est parti !

68094ab3c7e735f34d5bcecf7251bde6.jpgMarketing 2.0 – l’intelligence collective, mon dernier livre, sort d’ici quelques jours, le compte à rebours est lancé.

Premier événement en vue – une sorte d’avant première – ma participation aux 3ièmes Rencontres mensuelles des métamorphoses du 21ème siècle, organisées par M21 Editions, en partenariat avec Silicon Sentier et la Fing.

J’aurai le plaisir de partager la tribune avec Thierry Maillet, auteur de Génération Participation, que j’ai déjà eu le plaisir d’interviewer ici même.

Comme toujours :

  • avant la conférence, vous pouvez envoyer vos questions à : ebook@cluster21.com,
  • pendant la conférence, nous essaierons d’y répondre,
  • après la conférence, le traditionnel pot permet de continuer les échanges.

Ça se passe à La Cantine, 151 rue Montmartre, dans le 2ième arrondissement, le jeudi 10 avril 2008 à 18H30.

Pour s’inscrire, un petit mail de ma part à : glory@b-consulting.com.

22:25 Publié dans Marketing 2.0 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note