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28.09.2007

Pluies d’automne à Paris

Ce matin, le boulevard Morland était sous la pluie, tristounet, très tristounet.

Les automobiles bouchonnaient gentiment sur deux voies… les deux voies récentes créées pour les vélos restant désespérément vides : logique, "il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille", pas au Parisien !

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Un peu plus loin, boulevard Bourdon, une superbe rangée de Vélib’ attendaient quelque courageux promeneur… sans succès. Question : faut-il mettre un "s" après l’apostrophe au pluriel ?

Entre les embouteillages – mais bien au chaud dans la voiture – et les pistes cyclables – mais rincés comme une soupe – que choisir ?

Le métro, c’est pas mal non plus : depuis près d’un an, j’ai troqué ma Mégane contre un Pass Navigo. Question : faut-il mettre un "e" à Pass ? Oui, si l’on travaille à la RATP ; et non dans la majorité des autres cas.

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27.09.2007

Chroniques chinoises III – Les pauvres en Chine

medium_Chine_Mendiant.jpgAvec cette troisième Chronique chinoise, je reviens aux origines de cette nouvelle rubrique Culture(s) : souligner certaines disparités culturelles au travers d’exemples vécus ; et je notais notamment dans ma première Chronique chinoise :

Ce qui m’a le plus frappé au cours de mes multiples voyages sur les cinq continents, c’est le sort réservé aux pauvres – honorés dans certains pays, méprisés dans d’autres… jusqu’à tenter de s’en débarrasser physiquement en Chine, où ils dérangent la belle harmonie qui se met en place pour les jeux Olympiques.

La condition des pauvres diffère totalement d’un pays à l’autre même si, voyageur pressé, nous ne leur accordons que peu d’attention… d’autant moins d’attention que nos guides touristiques nous recommandent bien de ne pas céder à la mendicité !

Toutefois la manière dont un peuple traite ses plus déshérités se révèle toujours très instructif.

En Chine, le visiteur étranger ne peut voir qu’une part infime de la pauvreté : les mendiants de la Tien An Men à Pékin, les commerçants ambulants de Shanghai, au delà du jardin Yu ; mais pas les millions d’exclus de la Chine continentale : on ne visite pas !

Les touristes se pressent sur La Grande Muraille à Badaling, là où les autorités l’ont restaurée – là où elle ressemble le mieux à Disneyland ! Il est cependant très agréable de se rendre à Huanghua, à deux heures de route de Beijing et de découvrir une autre muraille, certes partiellement effondrée, mais sauvage et sans touriste.

Là les paysans barrent sommairement les chemins d’accès et instaurent un droit d’accès tout aussi sauvage que les lieus : refusez de payer le Yuan exigé – un dixième d’euro, c’est à la fois ridicule pour nous, et beaucoup pour eux – et vous vous exposez à des réactions très violente.

La pauvreté dans les campagnes, c’est une cocotte minute constamment sous pression.

A Xi’an, l’ancienne capitale figée hors du temps, la situation semble plus détendue : on dine aisément le soir sur le trottoir de quelques brochettes et galettes de pain avec – ou plutôt à côté – des gens du cru, dans une atmosphère plutôt bon enfant. Mais Xi’an n’existe plus que pour ses touristes.

A Beijing, la situation se révèle totalement différente. Dans la rue, les Chinois pressés enjambent – et encore, c’est un euphémisme – les mendiants accroupis sur le trottoir – enfin, les derniers.

Dans la capitale en plein développement – jalouse de l’avance de Shanghai –, les pauvres dérangent… et ils en sont parfaitement conscients : alors ils se recroquevillent. Regroupés autours de Tien An Men, les plus entreprenants vendent quelque éventail ou fruit aux touristes – la plupart Chinois également, mais nouveaux riches.

En vue des Jeux Olympiques, Beijing n’est plus qu’un vaste chantier : si vous souhaitez vous rendre dans le petit restaurant traditionnel que vente la dernière édition bien à jour de votre guide préféré, téléphonez avant : vous risquez de découvrir un vaste trou, ou un building de quinze étages.

Beijing tente d’offrir au monde une face convenable: la municipalité interdit désormais aux pékinois de se promener torse nu, le maillot roulé – pas très esthétique – et souhaiterait les voir renoncer à cracher sans cesse dans la rue !

Alors, les pauvres, ce n’est pas très présentable : la police les chasse sans cesse du centre touristique pour les exiler dans de vastes « mouroirs » au-delà du cinquième périphérique, là où ils pourront toujours mendier entre eux ou tenter de vendre un petit éventail à un improbable touriste.

Moyennant quoi, ce dernier se réjouira, en contemplant le portrait géant de Mao qui trône toujours à l’entrée de la Cité Interdite, que l’économie Chinoise crée tant de richesse que les malheureux ont presque totalement disparu du centre de Beijing.

Tout comme ils ont disparu de celui de Shanghai – et surtout de Pudong, son nouveau cœur économique, là où s’alignent les gratte-ciels les plus flamboyants. Autour du nouvel Opéra, pas plus de miséreux que près de l’Opéra Bastille – pas moins non plus : juste pareil.

Par contre, si vous vous enfilez dans les petites rues bien au delà du jardin Yu – bien au delà de la célèbre Maison de thé Huxinting – vous pénétrerez dans un dédale de misère sans nom, de minuscules échoppes d’un autre âge… dans une Chine qui se cache – ou que l’on cache.

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22.09.2007

A vos plumes

cc42b207d77f621101895ba6ddff8c9b.jpgÀ l’occasion des Journées Nationales du Marketing organisées les 18 et 19 Octobre par l’Adetem, Les Cahiers de la Compétitivité – supplément au quotidien Le Monde – consacrent une édition spéciale au Marketing 2.0.

Vous souhaitez participer au débat ?

A cette occasion, un blog a été créé sur la plateforme de l’Adetem à l’adresse :

http://cahiersdelacompetitivite.blogsmarketing.adetem.org/

Vous y trouverez tout un florilège de questions légitimes, et ô combien d’actualité. Choisissez celles qui vous inspirent le plus, voire répondez à celles que nous avons oublié de vous poser sur le sujet…

Et publiez doublement vos réponses…

… sur votre blog, avec un lien renvoyant sur le blog des Cahiers de la Compétitivité – si vous n’avez pas de blog, il serait temps de vos y mettre !

… et adressez-les également par mail à : s.ledoux@mediatheme.fr ; elles seront alors publiées sur le blog des Cahiers de la Compétitivité, avec un lien renvoyant vers votre blog (n’oubliez pas d’en préciser l’adresse). Bien sûr, si vous n’avez pas de blog, on les publiera quand même

Ainsi le débat sera lancé, et bien lancé !

A vos plumes…

Et si vous n’êtes pas encore inscrits aux Journées Nationales du Marketing, il serait bien temps de le faire !

 

19:28 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Adetem, marketing, blog

14.09.2007

Mosaïque

7f39cf0366c061ccc2e48e91752254cc.jpgIl y a quelques mois, j’écrivais dans cette même rubrique : un double danger de rationalisation pèse sur le pretesting publicitaire qualitatif.

Le premier tient à la pratique courante qui consiste à soumettre d’amblée les consommateurs à un stimulus pour se lancer rapidement à la recherche du sens, d’éléments explicatifs et/ou perturbateurs, etc.

Le second tient aux consommateurs : la télévision, les magazines ne constituent plus seulement des supports publicitaires ; ils les aident à décrypter le discours publicitaire.*

Bien évidemment, les deux risques se conjuguent : et ce qui paraissait acceptable hier – laisser les consommateurs partir immédiatement en quête rationnelle de sens, pour revenir au subjectif ultérieurement – ne l’est plus aujourd’hui – parce que ces derniers ne sont plus tout à fait aussi « candides » qu’auparavant…

En fait, non seulement ils décryptent le message, mais en rédigent la copy stratégie ! Espérez ensuite les replonger dans l’atmosphère douçâtre d’une soirée télévisuelle…

Cela dit, j’entends d’ici les commentaires narquois, sur le ton de « La critique est facile… » ou « Les donneurs de leçons… » : que nous propose-t-il  donc, Monsieur MarketingIsDead ?

Mosaïque !

Mosaïque, c’est le fruit de longs mois de recherche et d’expérimentation, en étroite collaboration avec Laure Schapira et Occurrence.

Mosaïque, ce sont des groupes qualitatifs réduits, afin de renforcer la dynamique et favoriser le projectif – contrairement à certaines idées reçues, la multiplication des participants nuit à l’expression collective : on analyse alors simplement du "bruit".

L’approche méthodologique cherche à tenir au mieux compte du schéma cognitif face à tout nouveau message – publicitaire ou non d’ailleurs. Bref, que se passe-t-il dans notre cerveau quand passe un spot publicitaire à l’écran ?

Les informations nouvelles sont stockées – très brièvement – au sein de notre mémoire à court terme ; notre mémoire de travail y puise un certain nombre d’indices rapidement transmis pour interprétation au sein de notre mémoire à long terme ; après plusieurs boucles, en parallèles et en succession, le processus perceptif s’achève : nous avons « compris » … 

Attention : les informations en provenance de la mémoire à court terme sont extrêmement parcellaires : des contours, des contrastes et des couleurs, etc. Un premier jeu de boucles permettra de distinguer les êtres humains des arbres et des pingouins ; ce n’est qu’ensuite que vous identifierez votre voisin.

Imaginez : je vous montre un superbe story board, une histoire qui commence comme un jeu vidéo et qui se termine par un gros plan sur une voiture… Au mieux, vous me parlerez de l’incongruité d’un tel scénario, ou de son originalité, dans l’univers automobile : jamais vous n’évoquerez les sensations qui furent les vôtres – ou auraient été – les vôtres face à ce scénario de jeu vidéo… puisque vous savez que l’on dissèque une publicité pour un véhicule !

Et votre cerveau, dans les secondes qui lui auront permis de juger, comprendre, apprécier le story board, aura reconstruit, élagué, peaufiné une histoire avec la plus grande rationalité : et c’est après que l’on doit partir en projectif, pour approfondir ?

Dans la vie réelle, pendant les 20 ou 30 secondes pendant lesquelles le spot passe à l’écran, c’est une kyrielle d’informations qui vont être saisies en continu, d’impressions qui vont nous assaillir… et qu’aucune rationalisation ultérieure ne viendra édulcorer. Vous connaissez ces impressions de : « C’est vraiment sympa, et pourtant, ça laisse un vague sentiment de… ».

Et tout cela dans un contexte d’attention flottante : on ne regarde pas un spot publicitaire à la télévision comme le dernier Bruce Willis au cinéma… sauf les annonceurs et leurs conseils, bien évidemment !

Ceci n’étant qu’un exemple parmi tant d’autres.

Mosaïque s’attache à, non pas casser, mais empêcher – ou du moins profondément atténuer – ce processus de rationalisation.

Ce qui nécessite la mise en œuvre d’un protocole d’animation adapté, séquentiel et entièrement projectif ; ce qui nécessite également une maîtrise toute particulière de l’animation elle-même, le modérateur devant pouvoir à tout instant adapter son guide.

Et ça marche ?

J’avoue que quand, après des mois de réflexion théorique, nous avons appliqué la méthode à, notamment, plusieurs spots que j’avais conservés d’une vie professionnelle précédente – et dont je connaissais à la fois l’efficacité et les travers dans la vie réelle –, j’ai été agréablement surpris de la pertinence des résultats.

Le plus étonnant, c’est la construction progressive du sens – et sa profondeur – qui s’effectue tout au long du test : nous disposions au travers de la cascade de tests projectifs d’un matériau suffisamment riche pour que le reconstruction rationnelle que nous avions conservée en fin de parcours se révèle superfétatoire.

* Voir note du 02.12.2006

 

18:22 Publié dans Etudes Marketing | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Etudes, Marketing, Prétest, Publicité, Qualitatif, Sciences cognitives

12.09.2007

Pour Orange, Orange est un spammeur

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L’anti-spam d’Orange est vraiment d’une efficacité redoutable : il envoie directement à la poubelle les messages publicitaires envoyés par… Orange !

On ne saurait douter de l’intégrité de celui qui gère cet anti-spam ; je doute que cela ne génère quelques conflits en interne, mais bon, au moins ma boite aux lettres n’est plus polluée par de la pub inutile.

 

09:59 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Le sens du client

556276a856455d707e7e0a84d12c78e5.jpgThierry Spencer anime le Blog du sens du client : http://sensduclient.blogspot.com.

Il envoie régulièrement 3 questions à divers bloggers du marketing, qu’il publie en ligne : je me suis volontiers plié à l’exercice.

Selon vous, pour une entreprise, qu’est-ce qu’"avoir le sens du client" ?

Avoir le sens du client, ce n’est certainement pas l’étudier sous toutes les coutures pour savoir lui parler, c’est avant tout savoir lui répondre quand il s’adresse à vous et que l’on ne s’y attend pas... et c’est là que la grande majorité des sociétés "marketing minded" se plantent.

Que pensez-vous de l’évolution de la relation client en France ?

Une catastrophe ! Essayez de contacter pour une question non paramétrée d’avance un annonceur qui vous inonde pourtant régulièrement de mails en tous genres : on ne considère les consommateurs que comme des acheteurs et l’on oublie que ce sont des… êtres humains. Si, si !

Avez-vous une anecdote, un exemple de relation client remarquable ?

Ayant bénéficié pendant 10 ans d’une voiture de société, j’effectue une simulation sur le site de mon assureur : appel d’une jeune dame qui me propose aussitôt un rendez-vous à l’agence locale « qui se chargera de toutes les démarches nécessaires » pour reconstituer mon historique d’assuré.

Et le jour du rendez-vous… ben non, l’agence locale ne s’en occupe pas, il faut que je revienne avec les papiers nécessaires. Mais au téléphone ? « Ils sont là pour prendre des rendez-vous » point barre ! En quoi c’est remarquable ? Désolé, mais vous êtes sur qu’il y a des exemples vraiment remarquables ?

 

09:38 Publié dans Entretiens | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

09.09.2007

Je ne vous ai jamais invité sur Quechup.com

f0964dd56bdc2eb0e370b087225e7d65.gifHier, je trouve dans ma boite aux lettres une invitation à rejoindre mon copain Grégory – celui dont le lien apparaît dans la colonne de droite – sur un nouveau réseau social : Quechup.com.

Les réseaux sociaux pullulent aujourd’hui : il semblerait que lancer son réseau social soit du dernier chic – à défaut d’être rentable !

Aujourd’hui, je découvre un nouveau mail de Grégory :

Je m'excuse par avance du mail que vous avez reçu de la part d'un réseau social nommé Ketchup.

Je ne vous ai jamais invité sur ce réseau, ils ont réussi à récupérer mon carnet d'adresses entier et vous a spammé !

Surtout ne vous inscrivez pas car ils feront la même chose avec votre carnet d'adresses.

Et en même temps, m’arrive une nouvelle invitation à me rendre sur Quechup.com, de la part de Robert cette fois-ci – comme Grégory, Robert est sur Gmail.

Je me doute que tous les nouveaux entrants sur le marché des réseaux sociaux sont pressés d’atteindre une taille critique leur permettant d’exister aux côtés des mastodontes que sont devenus Linkedin ou Viadeo ; mais de là à privilégier le spam et à vider les carnets d’adresses de malheureux visiteurs…

Donc, si vous recevez une invitation de ma part à me rejoindre sur Quechup, sachez que je ne vous ai riens envoyé… et que je combats la mal bouffe, comme tout bon Français qui se respecte.

Et comme moi, boycottez les spammeurs !

 

19:05 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Quechup, réseaux sociaux, spam

08.09.2007

Rentrée musicale

764fb486e9dd022921ac74a83b63cda1.jpgL’actualité musicale en cette rentrée, c’est la Radiolina, dernier album en date de Manu Chao qui se classe parmi les 10 meilleures ventes sur le site de la Fnac.*

Rainin' in Paradize, l’une des principales chanson du CD, fut longtemps offerte en téléchargement gratuit sur son site Internet, sans protection – et en 192 kbit/s, soit la qualité sonore des fichiers vendus sur les principaux sites marchands.

Coup de pub ? Pas seulement : Manu Chao s’est toujours senti plus proche des musiciens de rue que des majors. Résultat : les enregistrements pirates pullulent… avec son plus ou moins tacite soutien : « Il y a des titres du prochain album qui sont depuis longtemps des standards des musiciens de rue », précisait-il le 29 Août lors d’un entretien accordé à Télérama.

Par contre, « Je fulmine quand j’entends dire que les majors paient cher l’évolution du marché, avec la piraterie et tout ça… C’est se foutre du monde. […] Les disques sont trop chers. Les artistes peuvent certes créer leurs labels, mais il n’ont pas accès à la distribution.

Et puisque « le problème, c’est toujours la distribution », la meilleure solution consisterait peut-être… à s’en passer, comme le souligne Libération : « Il semble donc prêt à abandonner le CD à son triste sort pour s’engager dans un nouveau rapport à Internet, utilisant son site comme une radio qu’il alimente régulièrement de nouveaux titres. De son point de vue, il existe deux possibilités de développement pour la musique : les concerts et Internet.

« Dans sa vision du futur, les artistes devront donc se défendre sur la scène, non plus dans les bacs ».**

Web 1.0 restera comme l’époque d’un immense bras de fer entre majors et adeptes du P2P – combat gagné au finish par ces derniers, la gratuité devenant à terme la règle.***

Web 2.0 – avec des artistes comme Arctic Monkeys**** et, plus radical encore, Manu Chao – semble signer l’arrêt de mort des maisons de disque : la diffusion gratuite de la musique sur Internet assurera seule la promotion d’artistes vivant de la scène.

L’histoire continue…

* Pour ceux qui ne connaissent pas encore l’ancien leader de La Mano Negra, je les renvoie à : http://fr.wikipedia.org/wiki/Manu_Chao

** Libération, 4 Septembre 2007

*** Voir ma note du 08.09.2006 : Chronique d’une mort annoncée.

**** Voir ma note du 13.05.2006 : Retour sur les Arctic Monkeys

 

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03.09.2007

Consumer Insight Networks et Communautés

9ea9774d78134b5015e927226e5b4d7d.jpgIl y a près d’un an, sous le titre : Marketingisdead… is born !*, je me fixais – très modestement – pour objectif « d’inventer un nouveau marketing » … et d’en vivre, qui plus est.

Cela dit, je me voyais plus comme un agitateur d’idées, au cœur de réseaux, de think tanks plus moins formels, et/ou construisant en partenariats avec d’autres professionnels des outils mieux adaptés aux comportements de consommateurs en pleine mutation.

Je ne me voyais vraiment pas fonder une entreprise – et m’initier aux doux plaisirs de la comptabilité, des discussions passionnantes avec les banquiers et l’Urssaf – mais plus efficacement travailler en partenariat avec des annonceurs ou des conseils ouverts à mes idées.

Un projet passionnant est en train de naître, qui me permettra de conjuguer diverses approches auxquelles je crois : François Abiven, de Repères, m’a demandé d’animer un nouveau type de communauté – ou plus précisément, une double communauté – sur le Web 2.0, mais aussi dans la real life… et pour une fois, pas non plus sur Second Life !

Un projet assez excitant, je le reconnais : de quoi s’agit-il réellement ?

La première communauté est une communauté de seniors – arrêtez les sarcasmes, je sais, je pénètre dans la cible !

Pour cela, nous allons créer de toutes pièces, une plate-forme intégrant toutes les fonctionnalités qui favorisent l’interaction :

  • blogs, forums avec ranking des blogs les plus actifs, les plus lus…
  • profils des membres, liste d’amis, indicateurs de présence…
  • possibilité de participer à des quizz, concours interactifs…
  • etc.

L’idée, c’est d’accéder à une vision holistique et totalement interactive des seniors – pas un simple observatoire : un vécu, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

François Abiven, ce n’est pas aisé, avec tous ces François – et moi, nous nous rejoignons sur une même vision globalisante du consommateur, que j’ai dans ces mêmes colonnes dénommée Consumer Insight : « Cette manière d’appréhender les individus dans la globalité de leur vie de citoyens et de consommateurs, c’est ainsi que nous définirons aujourd’hui le Consumer Insight ».**

Dans mon livre : Les études marketing – De l’homo economicus au Consumer Insight***, je proposais d’approfondir notre expertise des consommateurs citoyens en créant des réseaux de connaissances dédiés : les Consumer Insight Networks réunissant « sous forme de club, des annonceurs complémentaires – mais non concurrents ».

Ce réseau, ce sera la seconde communauté du dispositif : chaque annonceur membre pourra acquérir une part de la communauté "seniors" – et tous ensemble, ils disposeront d’un gigantesque vivier à analyser, mais également avec qui échanger, interagir, voire entrer en processus de co-création de produits !

Voilà donc deux concepts – Consumer Insight & Consumer Insight Networks – pour lesquels je milite depuis déjà un certain temps – pour ne pas dire un temps certain – qui vont s’imbriquer en une gigantesque construction très rapidement opérationnelle : j’ai hâte que le projet démarre.

Nota : les annonceurs souhaitant en savoir plus sur ce projet pourront contacter François Abiven : f.Abiven@reperes.net

* Voir note du 16.10.2006.

** Consumer Insight versus Consumer Insight, 29 Mars 2006.

*** François Laurent : Les études marketing, Village Mondial, 2006.

11:11 Publié dans Etudes Marketing | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Consumer Insight, Communautés, Marketing, études, blogs, forums