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13/02/2015

Orwell c’est ici et maintenant, chez votre banquier

1984.jpgDimanche dernier, tranquillement installé devant l’écran de mon ordinateur, je planifiais mes prochaines vacances en Birmanie et réservais billet d’avion, hôtels, bateau : bref, tout ce qui convient pour un voyage sympa, étudiant les photos publiées par d’autres voyageurs sur TripAdvisor avant de cliquer sur le site offrant les meilleurs prix.

Soudain, alors que je validais un vol intérieur sur Air Bagan : « Votre banque a refusé la transaction ». En quel honneur : mon compte est approvisionné et je n’ai pas atteint la plafond de ma carte de crédit. Alors ?

Mail à ma banque … mais c’est dimanche, et la Banque Populaire respecte scrupuleusement le repos dominical.

Le lundi, mon agence est fermé.

Le mardi matin, je reçois un appel édifiant, non de mon agence qui n’est au courant de rien, mais du service de lutte contre la fraude (sic) de la Banque Populaire qui me demande tout de go si j’ai effectué des achats ce dimanche sur tel ou tel site : je lui rétorquerais volontiers en quoi cela le regarde, mais comme il a accès à toutes mes transactions, il doit être au courant …

Je lui demande si par hasard c’est pas lui, le responsable du blocage de ma carte : bingo, c’est lui … et pas lui.

Les banques françaises ne disposent pas d’outils automatiques que pour le trading : ils ont mis également au point pour fliquer leurs clients ! Vous effectuer un peu trop d’achats à l’autre bout du monde : peut-être que vous préparez vos vacances … ou qu’on vous a volé votre carte. Résultat : le système la bloque par précaution.

Je dis bien le système, parce qu’il n’y a personne pour contrôler ce que fait la machine, et que le gars qui est censé la surveiller ne revient que le lundi ; et comme c’est un gros travailleur, il lui faut encore 24 heures de plus pour contacter le client : j’espère que tous réagissent comme moi et qu’il passe un mauvais quart d’heure à chaque fois.

Car la procédure mise en place ne protège strictement pas le client mais la banque : le Code monétaire et financier le précise bien, le client n’est en aucun cas responsable : « En cas d'opération de paiement non autorisée […] le prestataire de services de paiement du payeur rembourse immédiatement au payeur le montant de l'opération non autorisée ». Bref, s’il y a fraude, c’est pour la pomme du banquier ; que ce dernier mettent en place des procédures pour se protéger, soit ; mais qu’il n’y ait personne pour surveiller ce qui se passe, c’est Dantesque !

Le big data, dans la banque, ce n’est pas un mythe : c’est une réalité. Les risques de dérives ne sont pas envisageables : ils sont réels, concrets.

Imaginez, vous êtres à l’autre bout de la planète et vous effectuez quelques emplettes dans les magasins typiques … et zou, un ordinateur français décide soudain que ça suffit, et vous bloque le seul moyen de paiement en votre possession : facile le lendemain matin de régler sa note d’hôtel !

Et priez que ça ne vous arrive pas dans un pays aussi sympathique que les USA : vous êtes énervé de ne pas avoir pu acheter le petit cadeau que vous convoitiez, vous glissez dans la rue … et l’hôpital refuse de vous soigner parce que pas de carte de crédit valide.

Orwell c’est ici et maintenant, chez votre banquier.

12/02/2015

Tendances Digitales 2015

Tendances.jpgLe digital s’inscrit désormais au cœur de nos vies, de notre business, de notre écosystème : 2015 sera l’année des objets connectés comme 2014 a été celle du big data, 2013 celle de la consommation collaborative, etc.

Ce qui ne signifie certainement pas que tous les objets connectés, toutes les applications, tous les nouveaux projets de consommation collaborative qui verront le jour … constitueront autant de killing products – qui deviendront un jour autant de nouveaux Google ou de nouveaux Facebook !

Car il y aura bien des morts : qui se souvient de Nabaztag, le joyeux petit lapin multimédia lancé il y a juste 10 ans et salué par tous les geeks de l’époque comme LE terminal multimédia du futur ? Personne …

Sans compter tous les empereurs d’hier qui n’ont simplement pas su capter les évolutions sociétales : Kodak, Palm, Nokia, vous vous souvenez ? Et pour les laudateurs de l’iPhone et de l’iPad, ne surtout pas oublier le Newton signé … Apple !

Un produit technologique, un service lié à ces produits (or tous les produits de demain seront connectés) ne fonctionnent que s’ils s’inscrivent sur une tendance sociétale porteuse : ils leur faut rencontrer des consommateurs, des citoyens, au bon moment.

Ces tendances sociétales, encore faut-il les capter : pas question de faire confiance aux seuls ingénieurs pour imaginer le futur … à moins de l’espérer peuplé d’une foule de petits lapins bondissants. Mais pas question non plus de demander son avis au seul consommateur : dans les années 80, toutes les études montraient son désintérêt total pour un téléphone sans fil, utilisable dans la rue !  

Que mettre dans la boîte à outils des startups, mais aussi des grandes entreprises du High Tech, et des nouvelles sociétés de services pour capter les bonnes tendances ?

C’est ce à quoi s’attachera la prochaine réunion du Club Marketing 2.0 de l’Adetem, le mercredi 25 Mars à 9 heures.

François Laurent, Coprésident du Club et auteur de La grande mutation des marques technologiques, reviendra sur le challenge des entreprises High Tech à inscrire les produits sur des tendances sociétales porteuses ;

Ganaël Bascoul, Cofondateur de Soon Soon Soon, montrera comment le crowd (du crowdsourcing au crowdfunding en passant par les marketplaces) permet de décrypter les tendances émergentes et peut fournir au marketing des clefs pour développer de nouveaux produits en phase avec les évolutions à court et moyen terme ;

Geneviève Reynaud, Directrice de BVA Qualitative Factory, nous expliquera comment son carnet de tendances, profondément influencé par l'univers digital, permet de travailler sur des besoins émergents et de détecter des opportunités d’innovation ;

Thomas Delouvrier, International Business Developer Nouvelles Technologies, Innovation et Services de Business France (ex Ubifrance) reviendra sur le CES 2015 et révélera comment les entreprises doivent agir pour assoir leur crédibilité dans un environnement concurrentiel de plus en plus difficile.

Débat animé par Jean-Marc Goachet, Coprésident du Club Marketing 2.0 de l'Adetem.

Pour s’inscrire, c’est ici.

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09/02/2015

Le Design sauvera-t-il le monde ?

in.jpgTelle est la question que pose la dernière livraison de la Revue INfluencia … à laquelle je me garderais bien de répondre même si pour moi le design pourrait au moins sauver … le marketing : le marketing même pas mort grâce au design … de quoi surprendre certains lecteurs d’un blog nommé Marketing Is Dead !

Et pourtant, force est de reconnaître qu’aujourd’hui où tous les produits High Tech se ressemblent, se composant des mêmes briques technologiques, chaque constructeur utilisant une foultitude de licences appartenant à ses concurrents directs – et vice versa – seul le design nous permet encore de distinguer telle ou telle marque de telle ou telle autre.

Par ailleurs, le design, c’est bien plus qu’un soupçon de cosmétique que l’on colle sur des produits trop standardisés : il constitue même parfois la vraie valeur ajoutée du produit, notamment s’il apporte l’ergonomie nécessaire à un usage sympathique. Je me souviens que lorsque j’étais chez Thomson, nous étions fier de détenir (en partie) les brevets du mp3 … sauf qu’aucun fabricant d’électronique grand publique – même Sony, le père du baladeur – n’a su commercialisé un lecteur mp3 digne de ce nom : résultat, nous nous sommes tous fait battre par un Apple au design épuré et à l’ergonomie assurée, alors que les performances de l’iPod étaient loin d’égaler celles d’un Archos ou d’un Samsung !

Bref, même si le design ne sauve pas le marketing – ou le monde entier – il devient incontournable : une raison de plus de s’abonner à INfluencia et de dévorer sa dernière livraison en cliquant ici.

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02/02/2015

Vive l’éponyme et à bas les cuistres

Cuistre.jpgLes commentaires laissés sur les blogs permettent de découvrir deux populations aussi bêtes l’une que l’autre :

  • Les petits malins qui copient un peu partout des « C’est super, merci de ce témoignage passionnant », juste pour pouvoir ajouter un rétro-lien dans la signature, histoire de tromper Google et améliorer son Page Rank ;
  • Les cuistres qui estiment en droit de donner des leçons à tout le monde – c’est les plus rigolos, ils n’ont pas grand-chose à faire, sinon se couvrir de ridicule.

Exemple celui ajouté à ma note Les pionniers du personal branding : « A bas l'éponyme ! Ce terme employé à tort et à travers par des plumes qui voudraient se faire passer pour érudites ne signifie nullement du "même nom" (homonyme), mais à la rigueur qui "donne son nom à". Dans ce cas on voit mal comment le blogue du sieur Robert Scoble pourrait être "éponyme" à moins de considérer que dans la société du brouhaha virtuel on n'accède plus à un état civil que lorsque l'on a commencé d'exister sur Internet. » ; et de conclure : « C'est grotesque Monsieur ».

Il y a donc des puristes de la langue pour faire des croisades contre l’usage malheureux d'éponyme, ou plutôt des cuistres : « pédants qui étalent avec vanité des connaissances souvent mal assimilées ».

Ou des nostalgiques … du temps où François de Malherbe recyclait ses condoléances et autres consolations ! Vous savez : « Et rose, elle a vécu … ».

Car n’en déplaise à mon cuistre, la langue française ne saurait se confondre avec la latine, elle complètement rigidifiée : la langue française est vivante !

Outre les cuistres, il existe donc deux types de linguistes :

  • Ceux pour qui la langue française est une langue morte, codifiée au XVII° siècle et qui ne doit surtout pas bouger ; même l’Académie Française a revu sa position, depuis Richelieu !
  • Ceux qui acceptent les évolutions parce que sans elles, notre langue serait justement … une langue morte ! Heureusement que ces gens irrespectueux des vieilleries existent, sinon jamais nous n’aurions eu le plaisir de découvrir Du Bellay, Ronsard et leurs copains de la Renaissance. Plus récemment Céline, Robbe-Grillet, etc.

Bref, même si certains passéistes le réfutent avec horreur, éponyme a subi les influences anglaises et désigne désormais celui qui donne son nom et l’objet qui le porte : scandaleux pour certains, un fait acquis pour les autres … même pour Larousse : http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/%C3%A9ponym... !

Certes le débat entre les classiques est loin d’être tranché, puisque Wiktionary  http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ponymie accepte l’anglicisme et Wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ponymie le condamne, mais chacun reste libre de préférer les langues mortes aux vivantes. D’ailleurs, les censeurs de Wikipédia ne s’affublent-ils pas eux-mêmes du doux nom de bureaucrates ?

Récemment le Guardian a traduit le discours sur l'Etat de l'Union d'Obama en émoticônes : quel scandale … enfin certainement pour mon cuistre ! Mais l’anglais n’est plus depuis longtemps la langue de Shakespeare … que bien de nos contemporains auraient du mal à comprendre d’ailleurs.

Il faut accepter toutes les dérives du langage : sinon, on enterre la langue et notre culture.

Sans Gainsbourg, rien ne serait classieux ; sans Rimbaud, rien d’abracadabrantesque.

Certes, on ne doit pas confondre poètes iconoclastes (attention, à ne pas prendre au sens premier) et baragouineur, qui usent de solécismes et autres barbarismes : mais attention, bien souvent les premiers ne font que reprendre à leur compte les tournures des seconds !

Certes, il sera toujours désagréable de lire des papiers bourrés de fautes d’orthographe les plus basiques ; mais – mis à part que certains correcteurs automatiques en génèrent autant qu’ils en suppriment – cela ne signifie pas pour autant qu’il faille sacraliser à jamais les kyrielles d’exceptions de notre grammaire.

Et surtout, considérer que la sémantique a pour seul objet le passé.

30/01/2015

Où en sont les études ?

Où en sont les études aujourd'hui ? Comment doivent-elles évoluer pour répondre aux enjeux de demain ? Petit bilan à l'occasion des 10 ans de la journée nationale des études coorganisée par l'Adetem et l'UDA.