06/10/2014

La Journée Nationale du Marketing change de nom et de format

adetem logo.gifDans un monde en perpétuel mouvement où le time-to-market s'accélère, où le consommateur s'impose H24 et 7j/7 dans l'entreprise, où le digital impacte durablement les organisations, le marketing voit son périmètre et ses pratiques totalement évoluer. Pour asseoir son rôle stratégique, le marketer doit mener de front plusieurs transformations : stratégique, organisationnelle, numérique mais aussi parfaitement intégrer la connaissance et l'expérience client.

En devenant l’Adetem Marketing Factory, la Journée Nationale du Marketing s’adapte à vos attentes pour vous permettre à la fois de vous inspirer des meilleures pratiques des entreprises, de stimuler votre réflexion avec nos keynote speakers et surtout de vous exprimer dans ses ateliers collaboratifs (design thinking et marketing camp).

Une occasion unique d’échanger et de progresser sur vos problématiques en devenant vous-aussi un acteur de le journée.

C’est quand ? Le 27 Novembre.

C’est ou ? A L’Usine, 379 Avenue du Président Wilson, 93210 Saint-Denis

Le programme complet, c’est ici.

Pour s’inscrire et profiter des tarifs early birds, c’est ici.

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Quelques images de la Nuit Blanche

Impressionnantes accumulations lors de cette édition 2014 de la Nuit Blanche avec cette montagne de papier d’Imran Qureshi à la Bibliothèque Sainte Geneviève, cette foule au plafond du Panthéon avec Antony Gormley, ces lumières de Pablo Valbuena qui courent le long des quais de la Gare d’Austerlitz

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Imran Qureshi à la Bibliothèque Sainte Geneviève

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Antony Gormley au Panthéon


Pablo Valbuena dans la Gare d’Austerlitz

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Mais comme toujours, c’est le Off qui surprend le plus avec cette accumulation inutile réalisée par le Ministère de l’Intérieur derrière la Grande Mosquée de Paris – en fait, certains disent que cette œuvre n’a rien à voir avec la Nuit Blanche, que c’est un dénommé François qui fête à deux pas de là, les 20 ans de la Grande galerie de l’Évolution au Museum d’Histoire Naturelle : dommage, pour une fois qu’il était créatif !

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01/10/2014

Doit-on encore parler d’intelligence collective ?

Cons Imagination.jpgUn samedi matin, Charly sur Marne.

7 heures 30, quatre clients au comptoir du seul bistrot ouvert … et on se dit que rien n'a vraiment changé depuis longtemps, très longtemps.

85 kilomètres de Paris et 85 ans en arrière, bien avant Jour de fête !

Internet ne semble pas encore vraiment passé par là : pas plus dans les connexions WiFi (absentes : les hotspots, connaît pas) que dans les mentalités.

Les mêmes conversations, les mêmes plaisanteries grivoises – même Bouvard aurait rougi si on les lui avait sorties aux Grosses Têtes !

La vie de proximité, la vie de village : l'accident à l'entrée du bourg, un accrochage sans gravité mais c'est dans le journal local ; puis on passe aux blagues racistes avant de se lancer sur les amours supposées des employés du supermarché local – les histoires de cul derrière les piles de cartons dans les réserves, ça fait toujours fantasmer.

Ce n'est pas le café du commerce, mais c'est tout comme : on y refait le monde dès potron-minet, on y critique tout et rhabille sournoisement les voisins, surtout ceux qui ne sont pas tout à fait pareils. On y lance des bruits et celui qui n'est au courant de rien en rajoute une couche : c'est là que se forgent des certitudes, sur tout et sur tout le monde, avec des « Pas de fumée sans feu » et autres « On sait comment ils font les ... ».

Bref un village bien de chez nous, et pas global du tout.

Question : prenez les mêmes, collez leur un ordinateur et une connexion Internet – en fait, pas braiment le peine, ils doivent bien en avoir une à la maison – et interrogez-vous : pourquoi ce serait mieux, dans un village global, avec eux ?

Cela pourrait même être pire, avec l'avantage de l'anonymat : balayées les dernières hésitations, en avant les plaisanteries salaces, les blagues racistes et les commentaires stupides de celui qui n'est au courant de rien et qui sait tout.

Le village global, nous l’avons un peu tous idéalisé – un peu comme un gigantesque Wikipédia : « Attention, là, ce que tu as écrit est lacunaire, et là, ce n’a pas été totalement prouvé » : l’intelligence collective globale, entre gens doctes, Diderot et D'Alembert à tous les étages.

Un mythe qui s’est créé à la naissance du Web 2.0, quand les pionniers avaient l’impression de construire un monde radicalement différent, quand les universitaires élaboraient wikis et autres journaux citoyens – et avant que les groupuscules d’extrême droite n’infiltrent AgoraVox.

Il est loin, ce temps des bâtisseurs : aujourd’hui les piliers de bistrot eux-aussi s’expriment sur la toile et distillent les mêmes blagues salaces, les mêmes propos racistes. Pas de raison de changer !

Doit-on encore parler d’intelligence collective ?

Quand on vous dit que le moteur à eau existe depuis longtemps, vous riez doucement ; quand on précise que les industriels de l’automobile, Renault et PSA en tête, ont payé très cher son inventeur pour qu’il détruise son brevet, certains internautes de commencer à relayer l’information – et même certains jurent leurs grands dieux qu’un de leurs amis a vu rouler une auto dotée d’un tel moteur !

Tout n’est pas si flagrant : il y a ces couches qui brûlent profondément les fesses des bébés (aux États Unis, il y a eu des accidents très graves) ; et surtout ces …, et ces … (ajoutez les minorités qui conviennent à votre vindicte) qui … et en plus, les pouvoirs publiques sont au courant, mais …

Peu à peu, le Web semble glisser d’une certaine forme d’intelligence collective à une certaine forme de bêtise tout aussi collective : est-là le futur de la toile ?

Question : à qui le crime profite ? Certainement pas à des confréries occultes, mais à des gens mal intentionnés qui utilisent l’anonymat du Net pour répandre des rumeurs qu’ils n’oseraient pas annoncer au bistrot du coin … quoique, c’est pas sûr.

Et puis, il y a tous ceux qui relaient – sans toujours penser à mal (quoique parfois, ça fait du bien …), parce que sinon, on n’est plus dans le mouvement …

Car comme disait Michel Audiard, « Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît ».

29/09/2014

Pompe à fric ?

pompe_a_essence.jpgJ’ai reçu il y a quelque temps ce mail un peu pompeux …

« Nous avons le plaisir de vous informer que votre structure a été remarquée pour la qualité de sa communication et habilitée à concourir lors de la 13e édition des Trophées de la Communication®.

« Les Trophées de la Communication® est un concours de référence en matière de communication. Depuis 13 ans, ce concours récompense chaque année petites et grandes entreprises, petits et grands organismes publics, les agences conseil en communication ».

Sympa … mais je me demande quand même de quelle « structure » il est question !

Réponse : « Il s'agit de consummerinsight.eu ».

Une structure … qui n’existe pas !

En effet, quand il y a quelques années, je me suis lancé dans le consulting en temps qu’indépendant, j’ai opté pour le portage salarial plutôt que de créer une société ; j’ai juste acheté une URL et développé … une page perso sur pagesperso-orange.fr, page plutôt mal ficelée, mais à ma décharge, je n’ai jamais maîtrisé l’html. Depuis, j’ai plusieurs fois songé à refaire un truc plus sympa en Wordpress, mais je n’ai jamais eu le courage … ni n’en ai vu la nécessité, mon blog me semblant bien suffisant !

Donc vous prenez une page perso qui date et dont le contenu n’a pas été mis à jour depuis des lustres et on vous remarque pour la qualité de votre communication : mais qui est capable d’écrire de telles stupidités ?

Je me rends sur le site des trophées et découvre que j’ai été sélectionné par un comité « composé d'une centaine d'acteurs des métiers de la communication » : de sacrés pros !

Plus sérieusement quand on creuse, on s’aperçoit que « le fait pour une structure de s’inscrire aux Trophées de la Communication, lui confère le statut d’adhérent de l’association Wexcom pour l’année civile en cours et seulement pour l’année civile en cours. En sa qualité d’adhérent, il devra acquitter une cotisation annuelle pour sa structure ou pour chacune des structures qu’il inscrit ». Et que « cette cotisation annuelle de base est de 149 euros ».

Et que « si un adhérent ne paye pas sa cotisation annuelle après deux rappels dont un par lettre recommandée avec AR ou nous informe par écrit ne pas souhaiter honorer ses engagements, l’association, dont le recouvrement n’est pas sa vocation, transmettra le dossier à un cabinet de recouvrement ou à un huissier de justice. Les frais de transmission à ce cabinet de recouvrement ou à cet huissier s’établissent forfaitairement à 250 euros ».

Pompe à fric ? Un petit tour sur les forums pour voir l’avis de quelques pros : http://forum.webrankinfo.com/mes-sites-selectionnee-pour-....

A lire aussi ce bel article de Presse Citron : http://www.presse-citron.net/trophee-du-spam/.

Quelle est cette « association WEXCOM dont le siège social est sis 10, rue Levat 34000 MONTPELLIER, [qui] organise un concours national « Les Trophées de la Communication® » ?

Selon le journal-officiel.gouv.fr, son objet est : « organisation d’événements économiques (tels remises de trophées, de prix...) et la publication de documents économiques, touristiques et/ou d’information tant en France qu’à l’étranger ».

Bref, une association qui n’existe que pour … remettre des prix : on est loin de la logique où une association professionnelle militant pour la défense de ses membres, d’un métier, d’une cause !

Par contre, ils sont de la suite dans les idées : je viens de recevoir un mail de relance : « Vous avez jusqu'au 13 octobre 2014 pour nous retourner » votre bulletin d’inscription.

24/09/2014

Nestlé contre Nestlé

Nescafe Arnaud.jpgNescafé a remporté le Prix de l’efficacité marketing 2014 de l’Adetem pour sa campagne « Really Friends ? » où la marque demande à un parfait inconnu nommé Arnaud, de partir à l’improviste à la rencontre de ses amis Facebook pour vérifier s’ils sont vraiment ses amis, et ce muni de 2 tasses Nescafé et d’une caméra pour filmer ses aventures.

Télescopage de récits, je n’ai pu m’empêcher de revoir certaines scènes de la saga – et plus particulièrement celle qui se passe dans je ne sais trop quel pays nordique sous la neige – en lisant le dernier livre d’Haruki Murakami : L'Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage – et bien sûr les chapitres où il retrouve en Finlande son ancienne amie de jeunesse Eri / Noire.

Fermons ce détour culturel et revenons au marketing …

Le trait de génie de Nescafé, c’est d’avoir choisi pour héros, non pas quelque acteur plus ou moins connu, mais une VRAI consommateur, avec un VRAI profil Facebook : Nescafé joue pleinement le jeu de la communication horizontale, où des amis Facebook incarnent leur vrai rôle … si on peut encore parler de rôle. On pourrait presque parler pour les spots passé à la télévision de Télé Réalité … si la Télé Réalité ne s’était dévoyée au rang de vulgarité totalement artificielle.

Ce qui me semble le plus intéressant, c’est de rapprocher la communication Nescafé de celle d’une autre marque de café : Nespresso et sa saga George Clooney. Ici, on se situe dans la cadre d’une communication verticale traditionnelle, avec tous les codes afférents et surannés : alors que tout le monde pourrait être Arnaud – et que beaucoup aspirerait à être George, personne – sauf quelques mythomanes – ne penserait sincèrement pouvoir être / devenir Clooney !

Les deux sagas se révèlent presque caricaturales des deux types de communication qu’elles incarnent : verticalisme exacerbé de Nespresso, avec sa marque majestueuse, voire divine dans certains épisodes, ses héros inatteignables, le luxe ultime de ces cafés dégustés avec Clooney et Damon sur une terrasse de Manhattan ; horizontalisme absolu de Nescafé où de vrais gens propulsent la marque sur le devant de la scène – au sens propre, puisque les tasses apparaissent au premier plan quand s’ouvre la porte des amis.