31.10.2010
Facebook, Twitter et web social : les nouvelles opportunités de business
« Si Facebook était une nation, ce serait la 3ème nation du monde avec plus de 500 millions d'habitants après l'Inde et devant ... les Etats-Unis. En combien de temps ? En 6 ans seulement ! »
Voilà ce qu'écrit Emmanuel Fraysse au dos de son livre : Facebook, Twitter et web social : les nouvelles opportunités de business.
Et comme pour le démontrer, il a créé un blog : Le web social, une page Facebook, sans oublier le compte Twitter @manufraysse, etc. Bref, Emmanuel use et abuse des médias sociaux pour lancer le petit business de son libre !
Rencontre avec l'auteur.
MarketingIsDead : Tu écris que le web social va tuer le e-mail : mais le mail, utilisé en dépit de bon sens jusqu'à devenir spam, n'a-t-il pas failli tuer le marketing ? Et en suivant le schéma, une utilisation débridée des réseaux sociaux ne risque-t-elle pas de tuer à nouveau le marketing ? Il n'y a pas de mauvais outils, seulement de mauvais usages ...
Emmanuel Fraysse : J'écris que « le web social va tuer le e-mail »... est une idée reçue. Même si le web social a changé de braquet depuis quelques années, il ne va pas tuer le mail, en tout cas pas à court ou moyen terme.
Toute technologie émergeante se développe au rythme d'appropriation acceptable pour ses utilisateurs. La croissance d'usage du web social est exponentielle mais bien présomptueux est celui qui peut affirmer que toutes les correspondances électroniques s'effectueront à plus ou moins court terme uniquement via les réseaux sociaux. En fait, il faut grandement nuancer :
- Selon les usages pro / perso du mail,
- Selon l'âge des utilisateurs,
- Selon l'habileté technologique des utilisateurs.
En version courte, le mail est et restera un moyen de communication formel pendant encore un bon moment pour la majorité des internautes. La fermeture récente de Google Wave qui était présenté comme une killer-app démontre que le bon vieil email fonctionne toujours aussi bien auprès du grand public.
Personnellement, je n'ai jamais compris à quoi Google Wave servait sauf pour un segment niche « innovateurs / geeks ». Encore un bon coup de « vaporware » pour le grand-public, au moins pour le moment. Comme évoqué dans le livre, « dans 5 ans, nous réévaluerons (peut-être) notre position. »
Le spam mail est une plaie mais une plaie désormais plus ou moins contrôlée (j'ai bien dit « plus ou moins »). En tous cas, les filtres anti-spam ainsi que les habitudes d'usage ont maturé : d'un côté, les filtres sont bien plus efficaces qu'avant ; de l'autre, les usagers ont pris l'habitude de l'opt-out en pratique car, en fait, à force d'échange et de trading de base de données d'emails, les internautes sont amenés à devoir régulièrement se désabonner de newsletters non sollicitées. Ils en ont pris l'habitude et sont désormais moins grognons sur ce sujet.
Je ne dis pas que la situation est satisfaisante, je dis simplement qu'elle est « plutôt » sous contrôle.
Quant au spam sur les réseaux, il a déjà lieu : combien d'invitations pour participer à des évènements, devenir fan d'une Page Facebook dans la boite mail de tout membre Facebook, ... ? Bizarrement, personne ne s'en plaint et pourtant, cela constitue bien du spam, des messages non sollicités mais comme ils proviennent d'amis / connaissances (plus ou moins !), ils sont mieux perçus que le spam mail.
Intéressant paradoxe, non ?
Pour finir, un point fascinant concernant le marketing : il a la force de se réinventer en permanence à partir du moment où il sort de tout dogmatisme. Ce qui peut tuer le marketing, ce n'est pas l'excès, c'est le fait de ne pas s'adapter à ce que les internautes / clients demandent et acceptent. Comme disait Héraclite : « rien n'est permanent sauf le changement ».
MarketingIsDead : Si les réseaux sociaux deviennent incontournables - et le dialogue avec ses communautés -, l'homme de la situation en entreprise est le community manager : or l'exemple de Nestlé au printemps montre bien que les marques traitent la question par-dessus la jambe ! On charge un stagiaire, au mieux un jeune dont on ne sait pas quoi faire mais qui est de la génération Y, du job, et vogue la galère ...
Emmanuel Fraysse : La situation des community managers me fait penser à la situation des webmasters et des webmarketeurs il y a 10 ans : ces jobs étaient accessoires, relégués à la périphérie des stratégies d'entreprise et grandement pourvus par des stagiaires. Les jeunes diplômés webmarketeurs entre 2001 et 2003 n'ont pas vécu que des moments roses en arrivant sur le marché du travail. Maintenant, quelle entreprise sérieuse ne dispose pas de troupes « marketing on-line » menées par des seniors ?
Le fait de laisser le community management à des stagiaires constitue une étape intermédiaire vers la professionnalisation. Dans le triptyque de la courbe d'apprentissage (« je rampe, je marche, je cours »), la majorité des entreprises et des agences prestataires en community manager en sont encore à ramper en optant pour de la main d'œuvre peu chère et qui va s'évaporer dans la nature d'ici quelques mois... avec le réseau de contacts associé.
Ne sachant pas encore ce que cette « nouvelle » activité peut rapporter, les entreprises sont prudentes, voire frileuses surtout en cette période de sortie de crise. Le calcul est court-termiste et l'équation à moyen terme sera toute autre : le community manager est un créateur de liens durables sur lequel il va falloir capitaliser pour instaurer la conversation avec son écosystème (clients, partenaires, fournisseurs, collaborateurs, ...).
C'est une question de temps uniquement, certaines entreprises rechignent encore à faire de la publicité en ligne, alors leur dire de faire tout de suite du community management, cela parait « compliqué ».
De plus n'oublions pas que, tel Monsieur Jourdain, certaines entreprises font du community management sans le savoir lors de leurs opérations d'acquisition et de fidélisation de leurs clients / utilisateurs par exemple en écoutant ce qu'il se dit sur eux sur les forums et autres espaces de dialogue entre internautes. Plus de structuration (et de transversalité) dans leur approche « community management » leur apportera plus d'impact.
MarketingIsDead : J'ai l'impression que la machine s'emballe à nouveau et les problèmes d'éthique deviennent un peu secondaires : de belles catastrophe en vue, comme on a connu « Le journal de ma peau » et la vogue des faux blogs.
Emmanuel Fraysse : Exact ! Certains diront qu'ils « ne sont pas en train de dépasser les limites mais uniquement en train de les repousser ». Oui peut-être mais sans jouer sur les mots, les conflits d'intérêt se multiplient et l'éthique est en train de prendre un sacré coup :
- Des blogueurs ou plutôt des e-influenceurs entre autres dans la mode vendent leurs posts contre quelques produits gratuits ou bien contre quelques poignées d'Euros
- Le brand content (comprenez « Quand les marques deviennent média ») posent de nouvelles questions sachant que, s'il est de piètre qualité, il peut s'apparenter à du publi-édito déguisé
- Et la situation risque de se dégrader : Quand on entend parler de « brand journalists » (si ! si !), on est en droit de se demander quelles sont les nouvelles limites ... si limites il y a encore.
Ce qui est positif : au-delà des nécessaires garde-fous que doivent maintenir des organismes de contrôle et des règles d'éthique fondamentales à tout homme éclairé, les internautes sont de plus en plus éveillés et actifs. Ils deviennent de véritables « consomm-auteurs », de véritables producteurs et diffuseurs de contenu.
Si une marque se fait prendre la main dans le sac dans la manipulation d'avis consommateurs par exemple ou de déni de conversation avec son marché, le retour de bâton peut être sévère et comme Internet n'oublie pas, les preuves de ses méfaits resteront, longtemps, très longtemps en ligne, ce qui ternira son image de marque par voie de conséquence. Nestlé en sait quelque chose avec sa désormais célèbre page Facebook.
MarketingIsDead : Facebook est LE réseau ... sauf que lorsque j'essaie de te répondre, il est planté - enfin, la connexion plante : imaginons demain, tout le monde sur LE truc extraordinaire et un crash quelconque : c'est la fin du monde virtuel ... voire la fin du monde tout court ?
Emmanuel Fraysse : La fin du monde virtuel... Une opportunité pour que les gens se rencontrent à nouveau ?
Internet est un environnement particulièrement biologique : les sites, applications et concepts y naissent, se développent et souvent... meurent. Certains renaissent, d'autres se transforment mais rien ne se perd comme dirait Lavoisier. Seuls les éléments les plus adaptables et les plus viables perdurent. On peut espérer que seules les solutions les plus solides et les plus « scalables » traversent les années. Tout cela ne se fera pas sans heurts, pas sans pertes de données à certains moments mais au final l'essentiel sera sauvegardé.
En prenant le cas de Facebook, les données archivées sur Facebook ne semblaient pas archivables et pourtant des sociétés comme Silentale ont proposé d'archiver des données perso disponibles sur Facebook dès l'année dernière avant que Facebook propose lui-même cette possibilité récemment. Techniquement, il est donc possible de récupérer ses données grâce aux API. Ceci dit, on n'est jamais à l'abri d'une onde malveillante géante effaçant toutes les données électroniques du monde.
La fin du monde virtuel n'est pas la fin du monde sauf à avoir mis tous ses œufs dans le même e-panier et là, forcément... ca fait mal. On a tendance à imaginer que le reste du monde vit comme nous, que les addicts au monde virtuel, les Always connected ont envahi le monde. Que nenni. On peut vivre sans Internet et heureusement.
On a bien vécu sans Internet jusque dans les années 90, non ? Bizarre de finir la réponse à cette question par une phrase un tantinet « 20ème siècle » mais, autant éviter le myopisme technofan. Internet ou pas, ce qui compte à mon sens, c'est la quête du bonheur personnel et les liens que l'on tisse avec les autres.
Ouch, je vais m'arrêter là, le hors-sujet approche.
22:09 Publié dans Interviews 2.0 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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Concert pour la paix en Corée
Je vous ai récemment parlé du « Concert pour la paix en Corée » organisé Salle Cortot par l'Association Appassionata Sorisarang ; sa directrice artistique, Gabrielle Yoonseong Guyonne, a répondu ici à mes questions.
Voici quelques photos de cette soirée, réalisée par le photographe David Raynal.
Thibault Perrine et l'Ensemble international de Paris.
La soprano Jang Yuree
18:17 Publié dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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24.10.2010
Fonction phatique 2.0
Roman Jakobson, linguiste d'origine russe, est considéré comme un des pères de l'analyse structurelle du langage, qu'il enseigna à Harvard, après un assez long passage en Pologne où il participa à la fondation de l'École de Prague. Il est avant tout l'auteur des Essais de Linguistique Générale, compilation de divers articles parus dans diverses revues scientifiques, le plus souvent rédigés à la suite de conférences.
En d'autres termes, si l'ensemble constitue une somme reflétant la pensée de l'auteur, chaque essai n'en demeure pas moins un tout indépendant ; parmi les plus connus, Linguistique et Poétique, daté de 1960, revisite les théories de la communication en attribuant une fonction à chacun des « facteurs inaliénables de la communication » que l'on découvre sur le schéma ci-dessous :
Contexte
Destinateur ... Message ... Destinataire
Contact
Code
« Le destinateur envoie un message au destinataire. Pour être opérant, le message requiert d'abord un contexte auquel il renvoie [...] ; ensuite, le message requiert un code, commun, en tout ou au moins en partie, au destinateur et au destinataire [...] ; enfin le message requiert un contact, un canal physique et une connexion psychologique entre le destinateur et le destinataire, contact qui permet d'établir et de maintenir la communication ».
« Chacun de ces six facteurs donne naissance à une fonction linguistique différente » : après avoir rapidement défini chacune d'elles, Jakobson s'intéressera plus spécifiquement à la poétique. Pour lui, « la visée du message en tant que tel, l'accent mis sur le message pour son propre compte, est ce qui caractérise la fonction poétique du langage ».
Les autres fonctions sont donc la fonction expressive, centrée sur le destinateur - qui sera également qualifiée d'émotive -, la fonction conative qui concerne le destinataire, la fonction référentielle qui renvoie au monde extérieur, la fonction métalinguistique par laquelle le code devient objet du message, et la fonction phatique qui sert à établir et maintenir le contact.
D'où le nouveau le schéma des six fonctions ci-dessous :
Référentielle
Emotive ... Poétique ... Conative
Phatique
Métalinguistique
Toutes ces fonctions participent peu ou prou de tous les messages : aucun ne sera exclusivement expressif, ou conatif, ou référentiel, etc. Mais il sera majoritairement expressif si le « je » l'emporte, c'est-à-dire si l'auteur s'investit fortement dans son message - ce qui sera le cas d'un roman autobiographique et pas celui d'un traité mathématique ; l'impératif caractérisera un message conatif, un renvoi de bas de page ou lien hypertexte autorisera un message métalinguistique, etc.
La fonction phatique s'apparente à une sorte de degré zéro de la communication : « Il y a des messages qui servent essentiellement à établir, prolonger, ou interrompre la communication, à vérifier que le circuit fonctionne ("Allô, vous m'entendez ?"), à attirer l'attention de l'interlocuteur ou à s'assurer qu'elle ne se relâche pas... » ("Dites, vous m'écoutez ?") ».
Bref, la fonction phatique apparaît fondamentale - à moins d'aimer parler dans le vide - même si elle ne communique rien en soi : le contact établi, la communication proprement dite peut débuter.
Les linguistes, Jakobson le premier, ne l'approfondiront pas outre mesure : lui-même s'intéressera essentiellement à la fonction poétique - d'où le titre de l'essai.
Toutefois la fonction phatique peut se révéler beaucoup plus riche qu'on ne le soupçonne de prime abord, ne serait-ce que, comme toutes les autres fonctions, elle demeure rarement seule : de même qu'il n'y a pas de message uniquement émotif - un poème introspectif mêlera bien évidemment fonctions émotive et poétique, mais bien souvent référentielle et/ou conative, pour peu m'émergent quelques souvenirs communs aux deux interlocuteurs, du type : « T'en souviens-tu ... » - les messages sont rarement strictement phatiques : un simple « Allo » peut se révéler impatient, angoissé (et émotif), inquisiteur (et conatif), etc.
Il serait donc plus juste de parler de messages à dominante émotive, référentielle ... phatique - quand un seule fonction domine !
Par ailleurs, bon nombre de messages apparemment conatifs et émotifs se révèlent à l'analyse à dominante phatique. Ainsi un « Tu es triste ? » pourra ne constituer qu'une simple relance - plus polie qu'un simple : « Tu est encore là », quand s'installe un blanc dans une conversation téléphonique.
De vive voix, un « Tu as passé un bon weekend ? » sera tout aussi phatique si votre collègue de bureau si vous faites mine de lui raconter par le menu vos pérégrinations des deux jours précédents ; un simple « Bonjour » établit tout aussi bien la communication : à partir de maintenant, si tu as quelque-chose à me dire, je suis disponible ... et l'on évitera plus tard dans la matinée de proposer de partager un café à celui qui aura refusé de rendre son salut matinal.
Dans un bureau, il existe deux types de communications interpersonnelles : celle que l'on a en un instant précis sur un sujet précis (avec son manager, concernant le projet X) ; et celles plus informelles qui se font et se défont au gré des événements et au fil du temps, le plus souvent parce que l'on a besoin de lever un peu le pied : des conversations qui comprennent de longs « blancs » ou de longues pauses, et que l'on relance d'un « Qui vient boire un café ? ».
Et en ce sens, un « Qui vient boire un café ? » est tout aussi, sinon plus phatique, qu'une invitation réelle.
Un ami m'expliquait pourquoi il aimait envoyer des SMS à ses amis : « J'ai envie de lui dire : "Je pense à toi", et surtout pas de l'entendre me répondre : "C'est sympa" » !
La réflexion précédente est intéressante car elle souligne qu'une réponse émotive ou conative à un message à dominante phatique conduit à un réel malaise - à un dysfonctionnement patent.
Je me branche sur le fil de Twitter et découvre :
« La plus grande arnaque des Disney c'est pas le Prince Charmant, c'est les animaux qui font gaiement ta vaisselle pendant que tu chantes ».
« Je voudrais bien qu'on m'explique comment on peut réquisitionner en matière de carburant et pas en matière de logement ».
« Jean Sarkozy est le seul étudiant de France qui a droit à un article de presse quand il obtient sa deuxième année ».
Certainement le second message présente-t-il une dominante émotive ; mais le premier s'apparente plutôt à un « Hé, les copains, je suis toujours là » ; pour le dernier, on peut hésiter ... mais je pencherais volontiers pour une dominante phatique également.
Bien sûr, certains messages apparaissent manifestement référentiels : c'est même celui de l'amerrissage d'un avion sur l'Hudson qui a boosté la popularité du réseau de micro blogging.
Mais quand je découvre : « Phoenix et Daft Punk en rappel au Madison Square Garden, photos et vidéos http://... », il y a pour moi autant de référentiel (une « vraie » info) que d'émotif (je vibre encore de ce concert) ... et de phatique : dans leur grande majorité, les gazouillis de Twitter - et Twitter en général - présentent une nette dominante phatique.
Twitter, n'est-ce pas le meilleur moyen de rester en communication avec ceux que l'on aime - et les autres - sans nécessairement avoir quelque-chose de réellement important à réellement leur dire.
Et Facebook, et Linkedin, et YouTube ?
Ce sera l'objet d'un prochain post où je me poserai la question : que peuvent venir faire les marques dans un système phatique ? Et que se passe-t-il quand un interlocuteur se trompe - insère un message référentiel par exemple dans une suite essentiellement phatique : quand apparaît un dysfonctionnement patent.
Si vous avez des avis sur la questions, ma réflexion est loin d'être achevée.
21:55 Publié dans Web 2.0 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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21.10.2010
Escroquerie intellectuelle
Chaque fois que des grèves perturbent le pays, il y a toujours de braves citoyens "apolitiques de droite" qui s'indignent et proposent de contester la contestation, du style : "3 Millions de manifestants bloquent le pays, il est temps que les 57 millions qui souhaitent travailler se fassent entendre" ... ce qui est depuis longtemps contredit par les sondages indiquant que la grande majorité des Français soutient le mouvement.
Mais bon, chacun peut s'exprimer, voire proposer des solutions plus ou moins éculées comme super originales : ainsi, l'e-contre-manifestation.
Ça fait branché, quand même !
Et de spammer les boites aux lettres (puisqu'il s'agit de courrier envoyé en masse non sollicité) en nous invitant "à cliquer sur le lien suivant http://e-manif.e-monsite.com" (par précaution, je supprime le lien hypertexte, vous allez tout de suite comprendre).
Curieux, je clique pour en savoir un peu plus ... et zou : j'ai contre-manifesté, je ne suis plus un simple curieux, je suis un opposant aux opposants.
Combien sur les 30 978 visiteurs devenus ipso facto e-manifestants sont de réels bons citoyens qui ne supportent plus le "climat insurrectionnel imposé par les syndicats" ... et pas de simples curieux qui se sont faits bêtement avoir ?
Qui est responsable du truc ?
Le mail qui m'a été transféré n'est pas anonyme : il est signé d'un dirigeant d'une des principales agences de traduction publicitaire, Ursula Grüber, et envoyé sur son e.mail professionnel.
Qu'en conclure ? Un petit malin qui s'est fait piéger par Internet ?
Ou un patron d'entreprise qui s'amuse à piéger les internautes en les amenant à "signer" des documents qu'ils ne signeraient évidemment pas ?
Pour le directeur d'une société qui travaille dans la communication, l'erreur me semble à exclure : quid alors des retombées sur l'image de son entreprise, qu'il implique non seulement dans sa démarche militante, mais également dans un processus de piégeage peu éthique ?
09:32 Publié dans Un peu de bon sens | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
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Facebook
19.10.2010
Même si les sites Internet se mettent en grève.
C'est la grève ... et les premières pénuries d'essence.
Et les malheureux titulaires de cartes d'essence GR - c'est-à-dire une bonne partie des possesseurs d'une voiture de fonction - de se ruer sur le site http://www.total.fr/ pour essayer d'en trouver une ouverte près de chez eux ... pour découvrir ce magnifique écran.
Vous ne viendrez plus chez nous par hasard ... Ben, si : comment faire autrement ?
09:03 Publié dans Un peu de bon sens | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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Facebook
17.10.2010
Autiste un jour ...
« Les marchés sont des conversations ».
Il n'est plus un marketer sérieux pour douter du bien fondé de la première des 95 thèses des rédacteurs du Cluetrain manifesto ; peu ont lu les 94 suivantes, mais nombreux sont ceux qui les appliquent désormais de manière intuitive, et aujourd'hui des sociétés hier encore aussi fières et fermées que Coca Cola ou Procter & Gamble ont ainsi compris qu'elles « doivent descendre de leur Tour d'Ivoire et parler avec les personnes avec lesquelles elles espèrent instaurer une relation ».
Bien sûr, certaines demeurent encore arrogantes ... quitte à se prendre de magistrales claques comme Nestlé - voir ses récents déboires sur Facebook suite à son bras de fer avec Greenpeace.
D'autres ont bien compris l'importance de la parole de leurs clients et « amis », comme Gap qui a su renoncer à modifier son logo face à la contestation des internautes : et pourtant, les enjeux paraîtront très limités à de nombreux observateurs.
Il est assez universellement admis - dans le petit monde du marketing - que l'on peut légitimement ne pas tenir totalement compte des résultats d'une étude : certains en abusent, et se plantent magistralement (je pense encore à Thierry Breton et au lancement de la télévision interactive Tak, bel exemple d'obstination et d'incompétence pour un président qui se voulait visionnaire) ; les autres admettent simplement que les études présentent des limites, notamment en cas d'innovations de rupture.
L'interrogation directe des consommateurs n'étant pas toujours pertinente - inutile d'attendre des réponses exploitables quand le questionnement reste inapproprié -, tout marketer a le droit de passer outre ; par contre, ne pas écouter l'expression spontanée des consommateurs constitue une hérésie : là, il n'y a pas l'excuse de la non pertinence du questionnement puisqu'il n'y a plus de question, juste une expression libre.
Et encore une fois, Gap l'a bien compris et bravo pour leur courage en la matière.
Tout cela pour dire qu'il existe une communication horizontale nouvelle, en totale opposition à la communication verticale à laquelle étaient habituées les entreprises via les médias classiques, et notamment la télévision.
D'où les préceptes 38 et 40 du Cluetrain manifesto :
« Les communautés humaines sont fondées sur le dialogue - sur des dialogues humains à propos de préoccupations humaines ».
« Les entreprises qui n'appartiennent pas à une communauté du dialogue sont condamnées ».
En fait la communication horizontale n'est pas nouvelle : elle est même plus ancienne que la verticale, c'est celle des foires, des cafés, des réunions diverses ; les médias ne sont arrivés qu'ensuite, quand la taille des groupes sociaux ne permettait plus le dialogue direct : on n'imagine pas des dizaines de milliers de Français discutant ensemble ... où ça, d'ailleurs ?
Facebook permet aujourd'hui à des milliers de gens de s'exprimer presque en même temps, voire de dialoguer sur un sujet qui leur tient à cœur : les réseaux sociaux sont de gigantesques places publiques.
Les rédacteurs du Cluetrain manifesto parlent de « marchés » - comprenons « consommateurs » ; mais les termes de « gens », voire de « citoyens » auraient tout aussi bien été adaptés, car le Web social transcende la simple consommation - et dépasse bien évidemment le marketing !
Le champ politique est même celui où les gens peuvent encore investir physiquement et virtuellement les places publiques.
Virtuellement, sur Facebook par exemple, où 7000 internautes déclarent « aimer » l'article du Nouvel Obs expliquant que « le frère du président vise le pactole du marché de la retraite complémentaire privée. Et prépare pour cela une alliance avec des acteurs semi-publics ».
Contre à peine plus de 1000 « aimant » la page officielle du gouvernement : Retraites 2010.
J'ai soudain une angoisse : et si le gouvernement pensait que le véritable lieu d'expression des citoyens, c'était sur sa page officielle ... là où il n'y a guère que des militants UMP ? Après tout, après le ridicule raté du site France.fr - J'en ai parlé ici -, on peut s'attendre à tout en matière de communication Internet !
Mais il n'y a pas que les places publiques virtuelles en politique : il y a la place publique tout court - la rue ! En d'autres terme, il y a les manifestations.
En parodiant le Cluetrain manifesto, on pourrait écrire : « Les gouvernements qui n'appartiennent pas à une communauté du dialogue sont condamnés ».
En attendant, ils peuvent faire du mal ! Accumuler les erreurs !
Bien beau de repousser l'âge de la retraire de deux ans : encore faudrait-il prévoir quelque-chose pour les plus de 50 ans au chômage ; car les entreprises n'aiment pas trop les quinquagénaires : ils coûtent trop cher ! Les DRH leur préfèrent de loin des jeunes inexpérimentés ... mais pas cher. L'idée de permettre aux plus âgés de lever doucement le pied en transmettant leur savoir aux plus jeunes ne les effleure pas vraiment : un stagiaire, ça c'est l'avenir, ça coûte pas cher, ça se jette ... ça a même trop peur pour se plaindre.
Aujourd'hui se pose le problème des chômeurs de plus de 50 ans en fin de droit - voir ici et là : « Un million de demandeurs d'emplois vont perdre leurs droits à l'assurance-chômage en 2010 », selon Pôle Emploi !
Parmi eux, les plus de 50 ans qui rament depuis 3 ans à ne pas trouver de job, ne vont pas en trouver un par un coup de baguette magique : ils vont juste galérer 2 ans de plus ...
Bref, l'an prochain, le gouvernement va devoir s'attaquer à la réforme de l'assurance chômage ...
Parce qu'il ne faut espérer que les DRH vont se mettre à embaucher des quinquagénaires et des sexagénaires, juste parce que le gouvernement e évité de ponctionner les entreprises pour sauver les retraites : on a vu le succès de la baisse de la TVA en termes d'embauche !
Pour revenir à la communication, et aux relations sociales, le gouvernement continue « business as usual », c'est-à-dire communication verticale, et c'est là que ça coince le plus : on nous rabâche à longueur de journées que la France n'a plus un sou, et zou : il dépense 5 millions dans une campagne télévisuelle pour vanter une politique qui passe vraiment mal !
J'appelle ça de la communication one to many, ou verticale ... bref, quelque-chose de dépassé !
Les internautes appellent ça ... de la propagande, comme en témoignent ces commentaires sur Le Post : « Je suis d'accord avec tous ceux qui parlent de propagande: c'est exactement ça! Je trouve ce genre de pratique choquante ».
Au-delà de la simple réforme des retraites, on découvre un gouvernement complètement déphasé par rapport à ses concitoyens : les marketers, les community managers autistes commencent à plier bagage ...
Et les politiques ?
15:38 Publié dans Un peu de bon sens | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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16.10.2010
Concert pour la paix en Corée
Mardi 12 Octobre avait lieu Salle Cortot un « Concert pour la paix en Corée », avec l'Ensemble international de Paris : au programme, des œuvres de compositeurs Européens et Coréens, dont LIM Sun Ae, venue spécialement de Berlin pour la soirée.
A la baguette, un jeune chef : Thibault Perrine. Au chant, une soprano : Jang Yuree, un ténor : Chung Ook, et une basse : Kim Chul Jun.
Et à la manœuvre pour organiser la soirée, l'Association Appassionata Sorisarang, et sa Directrice artistique : Gabrielle Yoonseong Guyonne.
MarketingIsDead : La Corée est le dernier pays à souffrir des stigmates de la seconde guerre mondiale, maintenant que le Mur de Berlin n'existe plus depuis plus de 20 ans : comment un peuple peut-il supporter une telle situation, et sentir la souffrance quotidienne de ses frères ?
Gabrielle Yoonseong Guyonne : La vraie séparation physique a eu lieu pendant la génération dont les membres ont aujourd'hui 70 ans et plus en Corée.
On est en train de perdre la mémoire de cette dernière génération. Ceux qui sont nés et ont grandi après 1955 ont connu cette division comme un tabou psychologique.
A l'époque de la dictature, personne ne pouvait exprimer en public son opinion sur ce sujet. La moindre remarque sentimentale pouvait être prise pour l'expression d'une idéologie communiste et beaucoup de gens ont été enlevés et réprimés pour cela.
J'appartiens à cette génération qui n'a pas eu d'information transparente par les médias ou par l'éducation.
J'ai eu l'occasion, à Paris en 2009, lors d'une remise de Prix pour la Prévention des conflits en Corée par la Fondation Chirac, de rencontrer et d'accompagner l'ancien Ministre Coréen du Sud de la réunification Monsieur PARK Jae Kyu. C'est un homme remarquable qui, toute sa vie, a exploré les voies d'une réunification. J'ai été surprise de comprendre à quel point il est urgent, de parler et de donner l'initiative aux nouvelles générations.
J'ai compris que ce silence étouffant et l'impossibilité de le rompre étaient la cause d'une réelle souffrance pour nous.
MarketingIsDead : Vous organisez ce magnifique « Concert pour la paix en Corée » : pourquoi une telle initiative, surtout aujourd'hui que la Corée du Nord hausse le ton pour préparer la succession dictatoriale ?
Gabrielle Yoonseong Guyonne : Pour moi, il ne s'agit non pas de juger qui que ce soit, mais de s'informer et d'essayer de comprendre.
J'ai remarqué que les étrangers s'intéressent plus à notre sort que nous les Coréens. Les gens s'habituent vite à l'ignorance. Je suis toujours révoltée de voir cette indifférence des gens.
En tant que pianiste, en tant qu'artiste, j'ai la musique comme moyen de faire passer le message. J'espère que ce concert a permis de révéler la conscience de notre devoir envers notre histoire.
MarketingIsDead : L'Ensemble international de Paris se compose de musiciens de différentes nationalités, en majorité des Coréens : pourriez-vous m'en dire plus sur cette formation et ses ambitions ?
Gabrielle Yoonseong Guyonne : Comme tout le monde le sait, la musique est un langage universel.
Depuis un an, j'ai rencontré des musiciens talentueux motivés et sincères. Petit à petit, ça s'est fait naturellement ... De fait, vouloir réunir un ensemble sans vrai motivation sincère est impossible, matériellement parlant.
On a eu beaucoup de chance d'arriver, avec bien des difficultés, et sans avoir tous les matériaux qu'il faut, à créer l'émotion pendant ce concert. S'unifier ainsi en jouant ensemble était un immense bonheur pour l'ensemble des musiciens et aussi, nous l'espérons, pour le public.
Je pense que la paix et, si j'ose de vouloir aller plus loin, la réunification de la Corée un jour doit passer dans cet esprit, se sentir réunsi, se comprendre en harmonie dans la générosité et l'émotion.
Photo prise du sommet de la Seoul Tower : Paris est à 8908 km de Paris.
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13.10.2010
Initiation à l'analyse de l'e.réputation : banques et assurances
Banquiers et assureurs, que disent de vous vos clients - et les autres - sur la toile ?
Au-delà des anecdotes, voire des caricatures comme l'affaire Kerviel qui a suscité nombre de commentaires désobligeants, comment se construit la réputation des banques et des assurances sur le Web 2.0 ?
Et tout d'abord, en parle-t-on tant que cela sur le Net ? N'existe-t-il pas des sujets plus ludiques ou au contraire plus sérieux ?
Quels sont les papiers les plus courants : retours d'expérience, critiques, éloges ?
Qu'est-ce qui va motiver un internaute à parler de vous : un sinistre, un besoin de conseils, l'indignation, l'admiration ?
Et qui parle le mieux de vous : les blogueurs d'autorité, ou les autres ? Les spécialistes, ou les autres ?
Quel est le parcours pour arriver à vous, des forums à Facebook en passant par les blogs et Twitter ?
Pour vous aider à répondre à ces questions, et à vous organiser face à une toile bruissant de partout, AMI Software, éditeur de logiciel de veille et d'e-réputation et François Laurent, CoPrésident de l'Adetem, vous proposent un séminaire d'une matinée pour découvrir de façon concrète comment recueillir, traiter et analyser les opinions des consommateurs publiées sur le Web 2.0.
Ce séminaire s'adresse :
- aux annonceurs qui souhaitent rationaliser une démarche intuitive,
- aux instituts qui désirent découvrir de nouveaux débouchés,
- aux consultants qui ont envie se se positionner sur un marché naissant mais porteur,
- aux agences (communication, médias, RP, etc.) qui veulent compléter leurs palettes de services,
- et à tous ceux qui pensent que l'écoute du Web 2.0 peut leur offrir de nouvelles opportunités.
Séminaire organisé le 17 Novembre à 9 heures, dans les locaux d'AMI Software, 46 avenue Dausmenil - 75012 Paris, métro ou RER : Gare de Lyon.
Frais de participation : 150 € HT, inscription par mail auprès de seminaire@amisw.com, en indiquant ses nom, mail et téléphone.
Exceptionnellement 3 places gratuites ont été réservées aux lecteurs de ce blog : pour en profiter, c'est facile, il suffit de préciser sur le mail à seminaire@amisw.com de la part de Marketing is dead.
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Facebook
11.10.2010
Come together
Je vous quittais dans mon dernier post pour aller au Zénith écouter Joe Cocker : ce fut un grand moment
C'est amusant, dans les années 70, le petit gars de Sheffield avait du mal à impressionner : un peu trop racoleur ?
Ou ce serait-il bonifié au fils des ans ?
Un peu des deux sans doute : il y avait un peu de snobisme à n'apprécier que des compositeurs et délaisser les reprises ; mais sans doute, le petit Joe ne tenait-il pas encore la route.
Aujourd'hui, il demeure au top, comme un certain Clapton dont j'ai déjà du vous parler. Et sa voix n'a pas vieilli ... ni mué, comme celle de Roger Daltrey : en fait, elle s'est arrondi tout en demeurant extrêmement rauque : pour dire qu'elle est difficile à qualifier, mais elle noue les tripes.
Le meilleur morceau de la soirée fut une reprise des Beatles : With a little help from my friends ?
Non : Come together, avec une orchestration un peu destroy, vraiment top !
Tellement top que je m'attendais justement à être déçu par le morceau issu de Sgt. Pepper's. Ben non : ce fut aussi un grand With a little help from my friends !
Deux pour le prix d'un ? Ben non encore, il faut ajouter un petit Lady Madonna sublime bien qu'un peu trop bref ... Si, si !
Ce qui ne veut pas dire que Unchain my heart ou You can leave your hat on ne furent pas tout aussi somptueux : mais, je ne peux pas tout raconter !
Ce qui est sûr, c'est qu'un concert comme celui-ci, c'est de l'anti TF1 : ça ne vous libère pas votre cerveau pour Coca Cola, ça le libère ... pour vous : vous réfléchissez à toute vitesse, vous avez même l'impression de devenir presque intelligent (j'ai dit « presque »).
Je repensais ... à Jakobson, et aux quelques lignes y faisant allusion dans mon dernier post, à propos de Facebook.
Et je suis dit qu'il fallait creuser, repenser les réseaux sociaux - et tout le Web - à la pensée de Jakobson, mais aussi de McLuhan, surtout d'Austin, Barthes également : quelques papiers en vue, je vais redevenir sérieux.
Ce sera pour demain, je reste dans un cocon musical très « rock'n roll ».
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Facebook
10.10.2010
Même pas peur ...
... de Facebook !
C'est vrai que les manières d'agir du nouveau tigre de papier électronique laissent quelque peu à désirer ... mais comme je n'ai rien à cacher !
Enfin, ce n'est pas totalement vrai, je n'ai qu'une utilisation de Facebook trop limitée pour courir de réels risques : les messages importants, je les réserve pour ce blog - on réagit moins impulsivement sur un blog.
Mon utilisation de Facebook s'apparente plus à une forme de communication phatique - relisez Roman Jakobson, ou jetez un œil sur Wikipédia : « Il y a des messages qui servent essentiellement à établir, prolonger, ou interrompre la communication, à vérifier que le circuit fonctionne ».
Pour moi, Facebook c'est juste le moyen de rester en contact avec des tas de copains que j'aime bien - je suis ce qu'ils disent, et vice versa puisque le fil du blog y est repris, de temps en temps, on s'échange quelques petits trucs. Parfois, cela permet de retrouver des amis dont on était sans nouvelle.
C'est un peu comme se balader dans les rues d'un village, on salue de ci, delà, c'est sympa, mais sans conséquence.
C'est sympa quand vous copains vous souhaitent votre anniversaire : et d'un post sur mon blog, je les en remercie.
Faut dire que la date est remarquable : 10/10/10.
10 Octobre 1954 ... 10 Octobre 2010 : difficile de se tromper, ça n'arrive qu'un fois dans la vie, et encore si on n'est pas né le 13, ou le 14 ...
Belle anniversaire, le 14/14/14 : une réforme plus sérieuse que celle des retraites à envisager. Un calendrier plus équitable.
Je divague ... et me sauve : ce soir, il y a Joe Cocker qui passe au Zénith, ça ne se rate pas : With a Little Help from My Friends !
Merci à tous mes amis, sur Facebook et ailleurs !
17:31 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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