29.06.2009
Si vous ne souhaitez pas adhérer à notre programme ...
Afin de bénéficier de "réductions allant jusqu'à -50% sur l'achat de billets de train" comme le vante si bien la SNCF sur son site dédié, un étudiant achète une carte 12-25 de la SNCF : en fait, seules l'intéressent les réductions sur les voyages en train, le reste ... bof !
Mais bon, son programme de fidélité à base de S’Miles, elle y tient, la SNCF ! Et notre étudiant de recevoir illico un magnifique courrier avec la carte de fidélité, tout un catalogue publicitaire ... et un dépliant tristounet et riquiqui intitulé : "Conditions générales du programme de fidélité loisir SNCF".
Jusque là, pas de soucis, tu travail de bon publicitaire, même si la partie contractuelle apparaît un peu bâclée ...
Mais où ça vaut son pesant de choucroute (ou de saucisse, tout autre trivialité de votre choix), c'est la dernière page intitulée : "Refus de participation au programme de fidélité de la SNCF".
Si, si, vous avez bien lu.
Déjà, on peut se poser la question d'un service public qui remplace ses avantages destinés aux populations les plus défavorisées (les jeunes, les seniors, les familles nombreuses) par des systèmes d'offres promotionnelles : comme ça, on se cache derrière le petit doigt du secteur concurrentiel comme si la SNCF devait avoir honte de remplir des missions de service public.
Mais surtout, la Société Nationale ne propose pas aux jeunes de participer à des programmes de fidélité ... elle les y abonne obligatoirement par défaut !
Et admirez l'astuce : si vous n'en voulez pas de leur magnifique programme, vous devez cocher la case : "Non, je ne souhaite pas participer ..."
Généralement, quand je reçois de la publicité et que je ne suis pas intéressé ... poubelle !
Et si poubelle avec la SNCF ... vous êtes enrôlé !
Plus efficace que la Scientologie !
Vous vous demandez pourquoi ce blog s'appelle Marketing is dead ? Peut-être parce que tels agissements creusent tous les jours un peu plus sa tombe ...
07:05 Publié dans Un peu de bon sens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.06.2009
Le développement durable selon Alapage
Récemment, pour me remercier de ma fidélité, Orange m'offrait un bon d'achat de 10 euros à dépenser chez Alapage.
Difficile, à ce prix-là, de trouver quoi que ce soit sur le site de ce Web marchand, surtout quand on n'a pas le droit au rayon librairie. Et bien sûr, pas question de dépenser plus ! J'ai donc opté pour une carte SD, ça peut toujours servir ...
Surprise de recevoir ma carte SD de 2,5 sur 3 cm dans un emballage - évidemment bien plié en deux dans ma boite aux lettres - de 40 par 50 cm : quel gâchis.
On doit appeler ça, la standardisation !
Sur la photo, vous pouvez contempler à gauche la carton, en haut à droite, la toute petite carte SD.
10:42 Publié dans Un peu de bon sens | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.06.2009
Voilà l'éléphant qui rapplique !
Je vous avais annoncé il y a quelques jours me rendre au Web2day, "l’évènement Web du printemps à Nantes".
J'y ai découvert une ville particulièrement dynamique, des organisateurs passionnés et une qualité d'écoute parfois bien rare à Paris ... mais à Paris, on aime bien jouer les blasés.
De Nantes, on ne retient généralement que le château et la cathédrale, parfois l'usine LU en bord de Loire, dont il ne reste plus qu'un des deux tours jumelles - voire la vignette.
Mais il faut absolument aller se promener sur l'Ile de Nantes, là où se trouvaient les chantiers de construction navale de la ville ... bref des friches industrielles en potentialité devenues aujourd'hui la pointe de la culture régionale - c'est dans le même quartier que se tenait d'ailleurs le Web2day.
On y croise cet étrange éléphant, promenant sur son dos quelques touristes en mal d'aventure ...

On y rencontre également dans un hangar d'étranges et inquiétantes bestioles marines, comme ce poisson à l'allure carnassière ...

... ou ce crabe, tout aussi surprenant !

On les croiraient tout droit issus d'une bande dessinée de Philippe Druillet ; ils sont le projet un peu fou né de l’imagination de François Delarozière et Pierre Orefice, et totalement supporté par Nantes Métropole.
Pour en savoir plus, le site des Machines de l'Ile.
Merci à Dominique pour les photos.
13:11 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.06.2009
Fin du bricolage ?
Il y a un certain nombre de certitudes auxquelles il convient parfois de tordre le cou : par exemple, la crise profite aux magasins de bricolage.
En effet, les Français qui n'ont plus les moyens de partir en vacances, de sortir au restaurant ou au cinéma, ni même de mettre de l'essence dans leur voiture, dépenseraient volontiers leurs derniers kopecks pour repeindre leur salon ou renouveler la robinetterie de leur salle de bain.
Et comme leur bourse se révèle plutôt plate, ils se débrouillent avec les moyens du bord, hantant les grandes surfaces de bricolage en quête de la meilleure solution à leur problèmes domestiques.
La presse qui relaie volontiers sans trop les comprendre - et surtout les analyser - les communiqués de l'INSEE, confirme le sentiment général : "Les dépenses [...] en autres produits manufacturés (pharmacie, édition, bricolage, parfumerie, etc.) sont stables au mois d’avril (+0,0% après +0,2%)", pouvait-on lire récemment dans Libération sous le titre "La crise, quelle crise ?".
Précisons malgré tout que le fourre-tout des autres produits manufacturés a malgré tout reculé de 0,2% en un an, sur le site de l'Institut National !
Plus récemment, un entrefilet sur le même quotidien précisait que "les magasins de bricolage ont connu en 2008 une baisse de fréquentation d'environ 20% et un recul de leurs ventes" - Libération du 10 Juin.
Que conclure ?
Un, les analyses sommaires du style : "les Français n'ont plus d'argent, donc ils bricolent" ne tiennent pas vraiment la route, même si on les entend à longueur de conférence . En fait, s'il apparaît naturel que ceux qui n'ont plus les moyens de se payer des ouvriers, rénovent eux-même leur petit nid douillet, ceux qui n'avaient pas d'autres fois avant que de tenir le pinceau ou le pistolet à colle risquent aujourd'hui de plus pouvoir se payer les matières premières.
Bref, on perd d'un côté ce que l'on gagne de l'autre, c'est un peu un jeu à sommes nulles.
Deux, que la crise est encore plus grave qu'on ne l'estimait : il ne s'agit plus désormais d'un simple jeu à sommes nulles, mais négatif ...
Finies les superbes marges sur les produits de bricolage !
Les Français n'en arrêtent plus d'arbitrer : entre confort, alimentation, loisirs ...
Certains postes sont depuis longtemps oubliés pour certains : les vacances, les virées au restaurant.
D'autres commencent à souffrir : avant, le secteur du bricolage se frottait les mains en période de crise, maintenant il va falloir - lui aussi - à se réinventer.
17:52 Publié dans Un peu de bon sens | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16.06.2009
Le pire est devant nous
La crise ?
"Le pire est devant nous" : voilà ce que pensent aujourd'hui les Français, à une écrasante majorité.
Pourquoi un tel pessimisme ?
Parce qu'il s'agit "crise différente des autres, qui va engendrer des changements de comportements et d'habitudes profonds", pour deux Français sur trois !
Pas très encourageants, ces premiers résultats de l'étude : Les Français et la crise réalisée par le Comité Scientifique de Panel on the Web !
Allez, encore un chiffre : pour 39% d'entre nous, les prix on "beaucoup" augmenté et pour 50 autres, ils l'ont "exagérément" ! Bref, pour 9 Français sur 10, la vie est devenue trop chère !
On est loin d'une simple crise des subprimes : certes à 95%, nous jugeons les banquiers responsables ... mais ni l'état (coupable pour 79% d'entre nous), ni les distributeurs (pour 71%) ne sont épargnés!
Tous coupables ?
Pourquoi ?
Tout simplement - et l'étude le met particulièrement en valeur, en croisant ses résultats à de multiples sources - parce que LA crise n'est que la résultante d'une multitude de crises, chacun ayant gentiment tiré sur la corde ... jusqu'au jour où elle craque !
Les consommateurs se plaignent : "Aujourd'hui, avec un Euro, on n'en a pas plus qu'avec un Franc" ... et c'est presque vrai : comme le souligne ce graphique, 1 Euro 2008 équivaut à 1 Franc 1970 (chiffres Insee). Je comprends que certains politiques souhaitent tourner la page de 68 : on en sort à peine !

Et surtout depuis 68, c'est toute une suite de petits coups de griffes au contrat social - comme dirait Rousseau - que vont devoir accepter consommateurs et citoyens : la forte inflation des années 70, qui érode le pouvoir d'achat ; la stagnation des revenus salariaux à partir des années 80 ; la longue flambée de l'immobilier, et la plus récente de l'alimentation, avec deux pics en 2002 et 2008 ...
Avec pour seule conséquence, l'impression de se retrouver chaque fois un peu moins riche, puis un peu plus pauvre qu'avant !
Les banquiers sont aujourd'hui vilipendés, parce que les derniers à avoir fauté !
Mais les Français ne sont pas stupides : ils ne se suffisent plus de vagues promesses et surtout de boucs émissaires !
Marketers, attention : ce qui suit, vous concernent plus directement !
Si la grande distribution est jugée principal responsable de la hausse des prix, pour 3 consommateurs sur 4, les grandes marques ont contribué à l'amplifier : tous coupables ... et là, on sort du cadre étroit de la simple - bien que violente - crise conjoncturelle.
Bref, ce n'est 29, c'est plus grave.
53% des Français jugent "important de comparer les prix entre les marques car certaines différences de prix ne sont pas justifiées".
Et 38% que "beaucoup d’innovations des grandes marques sont uniquement là pour nous faire acheter plus ou plus souvent".
Marketing is dead ? Disons que bien des acteurs se sont révélés des fossoyeurs !
Inutile de se couvrir la tête de cendres : le passé est révolu, mais il serait temps de réagir - adopter une attitude plus responsable, arrêter de développer de fausses innovations miracles - mais plus chères.
Arrêter de raconter n'importe quoi dans de magnifiques campagnes de publicité ... que vient contredire l'expérience en magasin.
Un signe : depuis le 13 Février, Michel Édouard Leclerc n'a pas osé publié un seul papier sur son blog, devenu le défouloir de consommateurs en pleine révolte. Juste un commentaire parmi tant d'autres :
"En ce moment, vos rayons de fruits et légumes ne vont pas de mains mortes, le prix kilo banane 1.65 et chez inter 0.99, on parle pas des fraises ... donc leclerc n'est pas le moins cher et en faite le panier de la ménagère diminue face au profit de la grande distribution que vous representée par votre entreprise!"
Que conclure, sinon que la "crise" actuelle apparaît aussi - avant tout ? - comme une crise de confiance ... et que les marketers devraient y réfléchir à deux fois avant de lancer des promesses qu'ils ne tiendront jamais !
Enfin, si vous souhaitez assister à une présentation détaillée des résultats de l'étude réalisée par Panel on the Web, deux petits déjeuners sont organisés
- Le 30 Juin à 8 heures 30, au Salon Etoile Wagram, 16 avenue de Wagram, 75008 Paris.
- Le 8 juillet à 8 heures 30, à l'Aéro Club de France, 6 rue Galilée, 75116 Paris.
Pour vous inscrire, un petit mail ici.
16:59 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
10.06.2009
Jean-Baptiste Mougel à l'Usine
La quatrième Nuit du Marketing de l'Adetem se déroulera le 2 Juillet aux pieds de la vieille cheminée (classée) des usines Menier, près du Stade de France : un lieu étrange, qui peut surprendre, mais qui tient à la volonté de l'Adetem d'inscrire cette manifestation sous un angle "responsable".
Or l'Usine, ce n'est pas seulement un site congrès ou de séminaires, c'est aussi une entreprise d'insertion, assez unique en France, qui nous a particulièrement séduits.
Rencontre avec Jean-Baptiste Mougel, directeur d'Alternacom.
MarketingIsDead : Jean-Baptiste, tu est directeur d'Alternacom, une agence évènementielle éco-socio responsable, et directeur commercial de l'Usine : peux-tu nous les présenter en quelques mots ? Leurs origines, leurs missions ?
Jean-Baptiste Mougel : Ancienne chocolaterie Menier construite en 1862, puis Pharmacie centrale de France en 1867, l'Usine était, au XIXe siècle, le symbole du dynamisme ouvrier de la Plaine Saint-Denis. Près de 150 ans plus tard, le bâtiment était en état de ruines, et nous avons souhaité lui redonner vie en associant le strass de l'événementiel et l'insertion par l'économique.
Depuis son ouverture en 2001, L'Usine a accueilli plus 1 200 événements de 10 à 1 500 personnes. Des événements liés au sport, bien entendu, grâce à la proximité du Stade de France (village des athlètes de Nike pendant les Championnats d'athlétisme, le Tournoi des VI nations ou la Coupe de France de football), aux plus grandes entreprises du CAC 40 (L'Oréal, France Telecom, EDF, AXA).
L'innovation de ce lieu est d'avoir voulu concilier un projet économique rentable dans une zone géographique dite sinistrée et avec des salariés qualifiés d'inemployables. L'insertion par l'activité économique permet en effet de donner une chance à des jeunes et des moins jeunes en situation d'exclusion, par un emploi et une formation. Un accompagnement est par ailleurs réalisé pour permettre au salarié de trouver un métier "durable" à la sortie de ce contrat de 2ans.
Le positionnement d'activité haut de gamme permet de revaloriser le salarié et de lui donner des débouchés professionnels grâce à une expérience significative. Et, c'est aujourd'hui près de cinquante salariés en insertion qui y travaillent au quotidien, dans des domaines aussi variés que la restauration, la régie ou l'entretien.
Alternacom appartient au même groupe que l'Usine et a une double casquette. La première consiste à commercialiser l'Usine et TE / Traiteur Ethique, la deuxième est son rôle d'agence événementielle.
Notre particularité en tant qu'agence est d'accompagner nos clients pour diminuer l'impact environnemental et apporter une plus value sociale à leurs événements. Concrètement, nous regardons tous les postes d'un événement et nous regardons comment nous pouvons les optimiser : faire appel à des entreprises d'insertion ou des CAT, dématérialiser, faire appel à un traiteur bio-équitable ... L'idée est de faire mieux à budget constant.
MarketingIsDead : Aider les jeunes des quartiers défavorisés à se réinsérer, c'est vraiment bien ... mais pour les entreprises qui viennent sur le site de l'Usine, ce n'est pas courir le risque de prestations, sinon au rabais, du moins approximatives ?
Jean-Baptiste Mougel : Quelle drôle de question. L'Usine est une entreprise, nos clients ne sont pas là pour faire la charité, et notre réussite dépend avant tout de la qualité de nos prestations. Preuve en est, une majorité de nos clients ne connaissent pas nos engagements et viennent uniquement parce que lieu et la qualité du service proposé correspondent à leur cahier des charges.
Avec une progression de notre chiffre d'affaires de plus de 20 % tous les ans, nous prouvons qu'un projet social n'est pas incompatible avec une réussite économique. Regardez Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix, il a bien démontré que l'on pouvait créer une banque pour les plus pauvres en Inde, gagner de l'argent, tout en servant le développement de son pays.
A contrario, pourquoi les acteurs de la communication ne devraient-ils pas réfléchir à leur responsabilité sociétale et penser à faire évoluer leurs pratiques ? Qui sait qu'il existe plus de 2000 allocataires du RMI dans ce secteur à Paris ? L'événementiel, symbole de l'éphémère, a-t-il encore du sens dans une logique de développement durable ?
Nous sommes convaincus que les consciences évoluent dans le bon sens. Nous sommes surpris par le nombre croissant de clients qui souhaitent venir à l'Usine pour y associer leurs valeurs. Il faut dire que la crise actuelle nous donne malheureusement un sérieux coup de main. L'heure n'est plus au bling-bling et le positionnement éthique du lieu associé à un excellent rapport qualité/prix, nous permet de gagner des parts de marché alors que nous concurrents sont très sérieusement touchés par la conjoncture économique.
Un dernier préjugé a cependant la vie dure. Certains de nos clients ont "peur" de venir à la Plaine Saint-Denis. C'est d'autant plus étrange que tous sont déjà venus au Stade de France, séparé de l'Usine de moins de ... 100 mètres, et du métro de 400 mètres.
Nous leur proposons donc toute une série de solutions pour faciliter les transports (navettes, voitures hybrides avec chauffeurs, bus), il faut dire aussi que l'Usine a la chance de ne pas avoir de problème de parking et d'être situé à moins de 5 minutes de Porte de la Chapelle.
MarketingIsDead : Au delà de l'Usine et d'Alternacom, quels sont vos grands projets et vos ambitions ?
Jean-Baptiste Mougel : J'ai la chance d'appartenir à un groupe résolument offensif (www.groupe-sos.org). Nos actionnaires associatifs ont décidé de réaffecter 100 % des bénéfices des entreprises existantes au développement de nouvelles entreprises d'insertion. En moins de 10 ans, nous avons créé une dizaine d'entreprises d'insertion dans le domaine de la communication ou du commerce équitable, avec notamment les boutiques Alter Mundi.
Grâce au succès de l'Usine, nous avons notamment lancé il y a quatre ans, Té - Traiteur Ethique, le premier traiteur bio-équitable haut de gamme. Aujourd'hui les projets ne manquent pas. Nous allons notamment ouvrir d'en moins de 2 ans un nouveau lieu dans le Bois de Boulogne. Nous travaillons à l'heure actuelle avec des architectes et de grandes entreprises afin de faire de ce lieu, l'espace événementiel le plus innovant en matière de développement durable.
Au-delà de ces projets, nous souhaitons contribuer à construire une société durable. Nous essayons dans le cadre d'événements que nous organisons pour les professionnels de la communication (www.evenementielavaleurhumaineajoutee.com), de participer à cette évolution. Le message que nous souhaitons faire passer et que le développement durable ne concerne pas uniquement les questions environnementales, mais aussi les questions sociales.
18:28 Publié dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Web2day
Pour une fois, je m'adresse aux provinciaux ... plus particulièrement aux Nantais, pour leur rappeler que le vendredi 19 juin de 14 à 19 heures, se déroulera le Web2day.
Le Web2day, c’est "l’événement Web du printemps à Nantes".
Le 19 juin donc, à l’Insula Café, il réunira entreprises innovantes, institutionnels, porteurs de projet et investisseurs pour une après-midi autour du développement de l’économie numérique. Au programme des conférences, des tables rondes, des stands, et même des massages, le tout autour d’un échange collectif sur le Web …
A 15 heures, se déroulera une première conférence sur Les enjeux du Web 2.0 dans les entreprises, avec ... François Laurent pour discuter du nouvel usage du Web2.0 dans la communication : à l’ère des blogs et des réseaux sociaux où le consommateur est acteur, le marketing traditionnel a-t-il encore sa place ? Doit-on le repenser ?
Je sais, ils sont inconscients de m'inviter pour parler de ce sujet !
Comment ai-je connu le Web2day? C'est Adrien Poggetti qui me l'a fait connaître.
Adrien Poggetti, c'est Ozibao. Et si vous ne connaissez pas Ozibao, vus n'avez qu'à lire ... MarketingIsDead ici.
Voilà, il ne vous reste plus qu'à vous inscrire ici.
06:04 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
09.06.2009
Distributeurs, que disent-ils (vos clients) de vous quand ils viennent chez vous ?
C'est le titre de l'étude que j'ai récemment réalisée sur la distribution avec mes amis d'AMI Software, et que nous vous invitons à découvrir en exclusivité lors du petit-déjeuner organisé le 23 juin de 8h30 à 10h00, au Centre de conférences Edouard VII, Salon Londres, 23 Square Edouard VII, 75009 Paris France.
Métro : Opéra, Havre Caumartin, Madeleine.
Depuis quelques années, le secteur de la distribution connaît de forts bouleversements : légaux, avec par exemple l'impact de la loi Chatel sur les "autres avantages financiers", commerciaux avec l'explosion du "Hard Discount", sociétaux avec notamment "la lutte en faveur du pouvoir d'achat" ou le mouvement des alter consommateurs, etc.
Face à ces évolutions, l'étude des sources d'informations du Net peut apporter des informations clés dans la définition de la stratégie des grandes enseignes en ayant une meilleure connaissance de leur environnement et en anticipant les tendances susceptibles d'impacter leur activité que ce soit dans les domaines réglementaire, sociétale, concurrentiel, ou de la communication.
A l'issue de la présentation de l'étude "chez vous, que disent les internautes", vous pourrez débattre avec Gilbert Réveillon, Directeur Prospective Coordination Marketing et Commercial, Lafayette Service, et qui vous parlera un peu du "futur de la distribution".
"Chez vous" c'est "chez Carrefour", "chez "Leclerc", "chez Conformora", "chez Ikea"? Etc.
A découvrir en s'inscrivant rapidement par mail à seminaire@amisw.com.
Détail du programme :
8h20 : Accueil autour d'un café
8h45 : L'apport de l'IE pour la grande distribution - Alain Beauvieux
9h00 : Présentation de l'étude "Distributeurs, que disent-ils (vos clients) de vous quand ils viennent chez vous ?" - François Laurent
9h30 : Nouveaux enjeux pour le secteur - Gilbert Réveillon
9h50 : Discussion avec la salle
07:39 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.06.2009
Libérez-vous le 2 juillet !
La Nuit du Marketing, c'est 2 heures 30 de conférences / débats autour de grandes figures entrepreneuriales, venues partager leur expérience, suivies d'une grande soirée pour rencontrer et échanger avec les acteurs majeurs de la profession.
Un monde responsable
Ce sera cette année, le thème retenu pour la première partie de la soirée.
A l’évidence, c’est bien l’aspiration la plus universelle qui émerge aujourd’hui. Nos entreprises sont amenées à y répondre en dépassant le cadre strict des missions de développement durable.
C’est en effet à toutes les dimensions de la responsabilité des entreprises que nous avons le souci d’aborder, que celles-ci soient sociales, environnementales ou sociétales.
Le marketing est, bien entendu, au cœur de cette exigence et concrétise au quotidien "le contrat" qui lie de manière informelle l’entreprise et ses marchés. Investir ce "contrat de responsabilité", en comprendre son contenu, ses règles tout en prenant bien la mesure des enjeux vitaux qu’il s’agit d’anticiper. Voilà l’ambition de ce débat qui réunira
- Samira Djouadi, Secrétaire Générale de la Fondation TF1,
- Jean-Paul Bailly, Président du Groupe La Poste,
- Pierre Saglio, Président d’ATD Quart-Monde
- Jean-Jacques Blanc, Président de Whirlpool France.
Ces quatre personnalités auront le souci de vous faire partager leurs convictions et leurs expériences autour de la question de "la responsabilité" des entreprises, en ayant la volonté de l’articuler avec les missions du marketing.
Profitez-en pour lire ou relire l'interview de Pierre Saglio ici même.
L'Usine
Cette quatrième Nuit du Marketing ne pouvait que se dérouler dans un lieu en parfaite adéquation avec la thématique : l'Usine, ancien site industriel entièrement reconverti, avec son mobilier et ses décorations tout droit issus du commerce équitable, son traiteur éthique, sa volonté de limiter l'impact carbone (navette hybride, accent sur les transports en commun...), et sa formation de personnes éloignées de l'emploi, etc.
Vite !
L'Adetem prolonge les tarifs Early Bird jusqu'au 8 juin : dépêchez-vous de vous inscrire ici.
17:35 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.06.2009
En direct (des blogs) du Japon
L'actualité au Japon doit être en sommeil ... du moins si je me fie au Journal d’un Vagabond, qui publie en date du 14 Avril l'histoire de ces douaniers japonais qui - histoire de s'entrainer, et surtout exercer le flair de leurs chiens renifleurs de drogue - introduisaient du cannabis dans les valises d'innocents voyageurs, jusqu'au jour où ... leurs charmants auxiliaires canins ont perdu la trace de 120 grammes de résine !
Pourquoi dis-je que l'actualité doit être en sommeil au Japon ? Tout simplement parce que cette histoire, je vous l'ai déjà comptée ... il y a tout justeun an, ici même !
Pourtant la crise n'épargne pas le Japon avec un chômage qui atteint désormais les ... 5%, ce qui est dramatique là-bas : "La barre des 5% de demandeurs d'emploi dans la population active a rarement été franchie au Japon et elle symbolise pour beaucoup de Nippons une réelle dégradation du marché du travail, réalité que ne cachent ni les entreprises, ni les autorités".
"Sur les 60 dernières années, le taux de chômage ne s'est jamais établi au-delà de 5,5%, un pic atteint en avril 2003, juste avant que l'économie nippone n'entre dans une nouvelle longue phase d'expansion brutalement interrompue mi-2008 par la crise mondiale", comme nous le rappelle Aujourd'hui le Japon.
Le Japon se désole "que le célèbre théâtre de Kabuki à Ginza, ne fera pas long feu ! En effet, le Kabuki-za est voué à la destruction, pour être remplacé par un théâtre plus moderne, mais toujours destiné aux représentations de Kabuki".
Juste pour vous faire une idée du désastre, imaginez à Paris la destruction de l'Opéra Comique - les deux bâtiments datent de la fin du 19° siècle - pour son remplacement par un "plus moderne" !
"Mais le bâtiment étant sous le giron du privé, l'état n'y peut donc rien", déplore notre blogueur. Pourtant, souvenez-vous du scandale provoqué à l'annonce de la destruction de l'Olympia, reconstruit à l'identique ... et pourtant la salle était bien plus récente !
Et pourtant, les japonais se montrent généralement très attachés à leurs traditions, comme le souligne Doc Tee Boh, qui s'est récemment rendu à "un défilé de mikoshis à Asakusa, un des quartiers les plus traditionnels de Tokyo".
C'est quoi, un "défilé de mikoshis" au Japon ?
"Ce type de festival est organisé par les collectivités religieuses locales dans un grand nombre de villes ou de villages. Il s’agit en fait d’une sorte de parade, ou plutôt de procession religieuse, au cours de laquelle une arche dorée est portée par un groupe de gens à travers les rues", précise Japonophile.
Et qu'on on réalise qu'il "n’y a pas qu’un mais plusieurs mikoshis qui sont portés en même temps dans la même journée, chacun provenant d’un temple différent", on imagine la ferveur japonaise !
Peut-être un moyen de s'évader du quotidien, oublier la crise ?
L'actualité au japon, c'est également la sortie du dernier roman de l'un des plus grands écrivains japonais contemporains, Haruki Murakami, déjà best seller avant même sa sortie en librairie : "Plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires de cette mystérieuse nouvelle oeuvre intitulée "1Q84", qui peut être lu "1984" en japonais, ont déjà été réservés par ses fans, selon l'éditeur et les distributeurs", nous apprend Aujourd'hui le Japon.
Et si c'est pas un évènement en soi, la sortie d'un nouveau livre de Murakami !
La blogueuse et journaliste Karyn Poupée préfère nous parler d'un autre livre - le sien -, sobrement intitulé Les Japonais : "Je suis actuellement en train de le lire, et je le trouve vraiment tres interessant a tous points de vues. Comme dit dans les critiques, il evite vraiment de poser un regard occidental sur une culture qui ne partage pas la même evolution que la nôtre", commente Yann sur son blog.
Tiens, si je lui proposais un petit interview sur ce blog ?
Publié également sur Intelligence Collective.
08:40 Publié dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




