« 2007-04 | Page d'accueil | 2007-06 »
31.05.2007
Une bonne nouvelle… ou une mauvaise ?
Thierrya des soucis pour changer l’adresse mail à laquelle il reçoit ma newsletter… et comme Thierry est tenace, il pose deux commentaires dénonçant tout à la fois Blogspirit, « Forrester, emarketing, Journal du Net et consorts ».
Bonne nouvelle, Thierry : en un clic, j’ai réussi à te désabonner… et en un autre clic, j’ai réussi à t’abonner en utilisant l’adresse mail de ton commentaire, que je suppose désormais la bonne.
Bonne nouvelle aussi pour Blogspirit, leur système d’abonnement / désabonnement fonctionne parfaitement… et pour moi qui n’ai pas choisi le mauvais hébergeur.
Mauvaise nouvelle cependant pour Thierry dont l’ordinateur doit avoir un bug quelconque et génère des codes bizarres : cela me rappelle le bon vieux temps de Windows Millenium où tout se désinstallait sans qu’on y comprenne rien.
L’informatique nous réserve encore des foules de surprises… même Apple, puisque Thierry utilise un Mac.
10:04 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Mailing list, apple, blog
30.05.2007
Un simple cocktail, c’est has been !
A l’occasion du lancement du livre : L'imagination collective de Brice Auckenthaler et Pierre d'Huy, Expertsconsulting organise un… triple cocktail :
Classique cocktail champêtre au Champagne avec séance de dédicace à l’adresse d’Expertsconsulting : 9 bis rue Georges Berger, 75017 Paris.
Sur la virtual room dans Second Life, où le livre sera mis en vente en Linden Dollars. La soirée sera animée en simultané par l'avatar de Brice Auckenthaler, et ceux de Stephane ZugZwang et Revgil McAlpine.
Avec des liens directs et plusieurs passerelles allant de Second Life à de l’animation live sur les blogs B-R-Ent et NaNo-Marketing ; les lieux de rencontres pour la diffusion du 12 juin sur Second Life seront révélés prochainement sur http://b-r-ent.com et http://nano-marketing.eu.
Pour en savoir plus : http://www.experts-consulting.com.
Et moi, je serai où ? Au cocktail champêtre, j’ai toujours eu du mal avec le Champagne virtuel !
20:11 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25.05.2007
La F@brique du Futur
http://visionary.wordpress.com/2007/05/25/fabrique-du-fut...
C’est ça, le progrès : plus besoin de prendre la moindre note dans une conférence, vous en retrouvez la substantifique moelle, le temps de rentrer chez vous !
A un moment, il m’a bien fallu monter à la tribune, l’Adetem étant partenaire du projet ; de loi, j’ai vu Yann agiter son appareil à tout faire au dessus des têtes : ce soir, j’ai compris pourquoi, en voyant la photo illustrant le papier.
C’est beau la technique.
Et c’est vraiment sympa, d’avoir des copains courageux pour bosser pour vous. Et si vous souhaitez en savoir plus sur les T@bles rondes, faites comme moi : rendez-vous sur Visionary Marketing, son blog vaut le détour – il fait d’ailleurs partie des Blogs sympa, dans la colonne de gauche.
21:18 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.05.2007
C’est pas moi, c’est l’autre…
Il y en a marre de ces actions promotionnelles illégales qui prennent les consommateurs pour des c… et nuisent par ricochet à l’ensemble de la profession : c’est pourquoi je publie aujourd’hui cette mise en demeure adressée solidairement à Gestion Communication et Coriolis Telecom.
Début 2007, je serais incapable de préciser la date, je dépose dans une urne le bulletin de jeu qui vient de m’être remis :
Jouez et recevez votre téléphone portable.

Le 30 Avril dernier, je reçois une lettre – à en tête de Gestion Communication m’expliquant que, pour recevoir le téléphone, je dois remplir et retourner le contrat d’abonnement joint – au nom de Coriolis Telecom.
La lettre, petite précision, porte également le logo Coriolis Telecom au dos. Donc, deux interlocuteurs pour une loterie payante… opération illégale, tombant sous le coup de la loi de 1836 sur les loteries commerciales.
J’appelle Gestion Communication qui me répond en substance que le bulletin précise : Offre soumise à ouverture d’un forfait, donc il n’y aucune malhonnêteté de leur part – point barre !
J’appelle Coriolis Telecom qui déclare ne pas être au courant : j’envoie les éléments par mail, et après plusieurs autres appels, m’entends répondre que Coriolis Telecom est dans cette affaire, une victime comme moi, et qu’ils vont donc agir contre Gestion Communication.
Je leur propose d’agir de concert : refus catégorique ! Cela ne me regarde pas : que je me débrouille de mon côté avec l’indélicat.
J’appelle une dernière fois Gestion Communication qui me répond que je n’ai qu’à leur écrire et qu’ils n’imaginent pas Coriolis Telecom mener quelque action que ce soit à l’encontre d’un aussi bon agent commercial.
Voilà la situation : une lettre accompagnant une promotion illégale signée Gestion Communication et portant le logoCoriolis Telecom : considérant que ce n’est pas à moi de distinguer qui est fautif, j’enjoins solidairement ces deux sociétés à cesser ces actions illégales et à m’adresser en dédommagement du préjudice le portable cadeau.
Considérant en outre que ces pratiques portent préjudice aux acteurs du marketing et de la communication respectueux de la loi, je mets l’Union des Annonceurs et le Bureau de Vérification de la Publicité en copie de ce courrier que je publie également sur mon blog professionnel.
Sans réponse de votre part sous quinzaine, je me verrai dans l’obligation de déposer plainte auprès des juridictions compétentes.
Lettre adressée à :
Pierre Bontemps, Coriolis Telecom, TSA 20827, 92919, Paris La Défense Cedex
Gestion Communication, 2 rue de la Montjoie, 93210, La Plaine Saint Denis
Je vous tiendrai évidemment au courant des péripéties à venir…
PS : n’étant pas juriste, je suis évidemment preneur de tout conseil avisé.
17:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Publicité mensongère, escroquerie, loterie illégale, Coriolis
Petits Mensonges entre Amis
Entre Présidentielles et Législatives, l’actualité des Français c’est… leur Déclaration de revenus !
Parmi les nouveautés dé l’édition 2007, la suppression de l’abattement de 20 % sur les salaires : auparavant, deux abattements successifs de 10% et 20% s’appliquaient aux revenus salariaux avant calcul de l’impôt.
Désormais, « Afin que le barème de l’impôt traduise la réalité des taux auxquels les revenus sont imposés, il est proposé d’intégrer dans les taux actuels les effets de l’abattement de 20 % », précise le site du Ministère des Finances.
Ministèrequi se veut aussitôt rassurant : « Aucun contribuable ne serait perdant du fait de la modification des taux et des limites de tranches du barème ».
Grosso modo : en 2006, 1000 € de salaire imposable devenaient 720 € après abattement et étaient imposé à 37,38 % dans la 4° tranche du barème ; en 2007, ils deviennent 900 € après l’abattement unique, mais comme le barème correspondant est ajusté à 30%, l’opération est indolore pour le contribuable.
Quelle ne fut pas alors ma surprise quand, après avoir validé ma déclaration sur Internet, j’ai demandé le calcul de la douloureuse… et ai constaté une différence plus que substantielle avec mes propres calculs, effectués quant à eux avec les grilles de l’an passé.
Comme près de 300 000 Français, je cotise à un organisme de retraite complémentaire : la Préfon. Ces cotisations sont déductibles du revenu imposable – y compris les rachats de cotisation, d’où parfois des sommes importantes.
L’an passé, la déduction s’effectuait après abattement des 10% et 20% ; aujourd’hui, elle s’applique après l’abattement unique des 10%.
Reprenons l’exemple précédent en le complétant de 300 € de cotisation Préfon : en 2006, nos 1000 € de revenu imposable passaient après abattement à 720 € et à 420 € après déduction de la cotisation ; en 2007, la déduction s’applique aux 900 € résultant de l’abattement unique, d’où un revenu imposable de 600 € après déduction de la cotisation.
Or 600 * 30% (180) ne sont pas équivalents à 420 * 37,38 % (157) : le contribuable y est de 23 € de sa poche par tranche de 1000 € de salaire imposable… soit un taux d’imposition supérieur de 2,3% !
Le Ministère avait prévu que la suppression de l’abattement de 20%, et sa réintégration dans les barèmes, poserait problème là où il ne s’appliquait pas : il avait surtout vérifié à ne pas être lésé :
« Les titulaires de revenus qui ne bénéficiaient pas de l’abattement de 20% jusqu’à présent feraient l’objet de mesures de correction afin que le nouveau dispositif ne leur procure pas un avantage fiscal excessif ».
Dans le cas inverse, qui est celui de la Préfon et d’autres cotisations de ce type, il s’est bien gardé d’effectuer quelque correctif que ce soit.
Merci Monsieur le Ministre !
*http://www.finances.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/min...
13:33 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17.05.2007
De nouvelles voies pour l'innovation
Tel sera le thème des premières T@bles rondes de la F@brique du Futur, qui dérouleront à Paris, le 25 mai prochain : pour plus de précisions, rendez-vous sur le blog d’Eric Seulliet : http://blog.e-mergences.net.
Ce colloque sera suivi l’après-midi d’une assemblée générale des membres de l’association, dont la vocation est de réconcilier l’innovation scientifique et technologique avec une innovation prenant en compte l’impératif d’un développement durable et désirable.
Rappelons que l’Adetem soutient cette initiative.
20:48 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.05.2007
Une école maternelle pour Taghia !
Web 2.0 est souvent décrié par ceux qui estiment qu’il nous enferme dans un monde totalement virtuel ; pourtant, en cliquant sur le lien qui accompagne la photo de mon copain Yves Duron sur Skype, si j’ai voyagé très loin, j’ai atterri dans un paysage bien réel.
63km de piste et 3h de marche sont nécessaires pour rejoindre Taghia. Petit village niché dans une vallée isolée du Haut Atlas central au Maroc.
Pas de route, électricité quelques heures par jour grâce à des turbines alimentées par des ruisseaux, pas de téléphone portable, ni d'ADSL. Bref un vrai petit paradis !
Mais un paradis sans école maternelle qui fait cruellement défaut. Les jeunes enfants qui ne parlent que berbère apprennent l'arabe très tard et ont beaucoup de difficultés à suivre des études. Pourtant leurs familles comptent beaucoup sur eux pour un développement local durable de la vallée.
L’objectif de l’opération Une école maternelle pour Taghia au printemps 2007 organisée par les associations Radija et Taddart, et avec le soutien de Nextmodernity, est de collecter 2 000 € afin de financer la construction de l’école maternelle du village.
Le site d’implantation de l’école a déjà été choisi. Les pierres pour fabriquer les murs seront directement extraites est taillées sur place. Le bois nécessaire à la charpente, rare et cher dans la vallée, devra être acheminé sur place à dos de mulet…
Tout ceci n’est pas sans me rappeler une autre initiative dont je vous avais fait part l’an passé, à mon retour du Pérou, celle d’une bande de jeunes partis aider les enfants d’un orphelinat perdu sur l’Altiplano.*
http://machu-pichoun.over-blog.com/
Si vous souhaitez soutenir ce projet, cliquez sur le lien ci-dessus, c’est tout simple. Simple comme Web 2.0… et bien concret.
* Voir ma note du 22 Août 2006
21:28 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10.05.2007
Dell Hell… l’enfer des blogs !
Mon ami Xavier Moisant publiait récemment sur son blog, Place de la Démocratie, la note suivante intitulée : Chronique d'une commande ordinaire chez Dell :
« Malheureuse chère chérie a commandé une nouvelle alimentation pour son ordinateur portable, le 8 février. Le site annonçait alors une livraison 2 jours après. Ensuite, un mail annonçait la livraison le 19 février. Depuis, nous avons reçu la facture par courrier, merci Dell, mais rien d'autre et pas d'explications.
« Il faudra peut-être plus que le retour de Michael Dell et Idea Storm pour regagner la confiance des consommateurs avec un tel service… ».(1)
Je ne saurais que l’encourager à être un plus incisif dans ses propos, voire même un peu plus vindicatif ! J’en veux pour preuve les deux cas suivants – l’un concerne justement Dell –, ainsi qu’une intéressante et très sérieuse étude consacrée à cette dernière marque, et qui démontre que le pouvoir des blogs existe réellement… et que nous n’en sommes qu’au début.
Aujourd’hui avec Web 2.0, n’importe quel citoyen peut ferrailler contre les entreprises les plus puissantes… et l’emporter ! Kryptonite(2) en a fait l’amère expérience, en septembre 2004, quand un blogger américain assez connu, Phillip Torrone, publie sur son blog Engadget une note intitulée : Kryptonite Evolution 2000 U- Lock hacked by a Bic pen où il explique comment il est aisé de forcer cet antivol à 50$ avec un simple stylo bille.
Rapidement, plusieurs internautes apportent semblables témoignages - et l’un d’eux poste une petite vidéo montrant comment procéder… vidéo qui fera l’objet de plus de 250 000 téléchargements en l’espace de 3 jours ; l’information débordera rapidement la blogosphère, relayée par le New York Times et CNN. Et une semaine plus tard, Kryptonite se verra dans l’obligation de proposer à tous ses clients l’échange gratuit du dit antivol.
Comme le constate le très officiel site de La Poste, qui évalue à 10 millions de dollars l’impact négatif de cette affaire pour l’entreprise : « Sujets très prisés par les blogueurs, les marques ne sont plus maîtres des informations qui circulent sur elles ».(3)
Et de citer également le cas de Jeff Jarvis relatant sur son blog ses mésaventures avec Dell pour obtenir réparation sous garantie d’un ordinateur portable défectueux : « L’affaire a fait grand bruit outre-Atlantique (elle est connue sous le nom de “Dell Hell“). Elle a même donné lieu à un Livre Blanc, publié par Market Sentinel et Onalytica ».
21:11 Publié dans Web 2.0 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
05.05.2007
Analyser la communication : questions à Alyette Defrance
Le 9 Avril dernier, je vous annonçait la sortie d’un ouvrage collectif intitulé Analyser la communication 2* avec, entre autres, un excellent papier d’Alyette Defrance intitulé : Les Seniors : cible publicitaire et représentation sociale. Et je vous avais promis « dans les jours qui viennent », un interview d’Alyette.
Je lui ai envoyé deux questions par mail ; elle a pris quelques jours pour peaufiner sa réponse… et m’a retourné de quoi remplir deux papiers : je vous livre donc le premier et vous donne rendez-vous pour le second « dans les jours qui viennent »…
MarketingIsDead : Tu écris : « Ce qui nous intéresse ici, ce n’est pas seulement de mettre à jour les rôles, modèles et idéaux que la publicité légitime en les parlant et dont elle parle parce qu’ils deviennent légitimes. C’est aussi et surtout la constitution des Seniors en tant que catégorie, l’émergence même de cette catégorie, ses modalités d’instauration comme transformation majeure qui focalisera notre attention. »
Plus loin, tu précises encore : « Les vieux vraiment vieux aujourd’hui ne sont pas des Seniors ; c’est le 4ème âge. Ce sont eux qui portent les stigmates de la vieillesse, le poids des dépendances physiques ».
En d’autres termes, c’est finalement plus la publicité que la nature qui a créé les Seniors.
Dans un autre passage, tu soulignes que pareillement, « certains cadres sont plus cadres que d’autres ».
Cela ne signifie-t-il pas simplement que le discours publicitaire, en construisant certains archétypes, est un discours qui crée également de l’exclusion : les « non-conformes » à l’idéal publicitaire sont rejetés… et ne risquent-ils pas alors de l’être également dans la vie courante ?
Alyette Defrance : La publicité, comme tout mass média, contribue à rendre visibles et lisibles des représentations sociales qu’elle légitime en effet en les parlant, mais dont elle parle parce qu’elles sont en train de devenir légitimes. Et si elles le deviennent, c’est parce qu’il y a conjonction de tout un ensemble de facteurs sociaux : dans le cas des Seniors par exemple, cette nouvelle catégorie de perception sociale n’aurait pu émerger, se diffuser et rencontrer un tel succès si les conditions sociales et démographiques ne s’étaient modifiées – allongement de l’espérance de vie, maintien en bonne santé, revalorisation des retraites au moment où le chômage devient une crainte majeure.
Si une telle conjonction de facteurs ne s’était produite, nous aurions toujours des « Petits Vieux » – dépendants, déclinants, vivant en veilleuse, comme ceux de Jacques Brel – et non des Seniors – dynamiques, en pleine forme, vivant une seconde vie et revendiquant une morale du plaisir, baby-boomer oblige.
Pour aider à construire ces nouvelles catégories de perception sociale, la publicité opère un travail de redécoupage et de recadrage : éclatement entre, d’une part, les Seniors, fortement valorisés dans leur représentation publicitaire, d’autant qu’ils constituent une nouvelle cible particulièrement intéressante pour les marketers, et, d’autre part, le 4ème Age, doté de tous les stigmates .
En sélectionnant ainsi certains traits, en les accentuant ou en en excluant d’autres, la publicité construit bien sûr des stéréotypes correspondant à un moment socio-historique. Et tout stéréotype tend à discriminer. Mais dire que « la publicité crée de l’exclusion dans la vie pratique » comme tu le proposes, est un raccourci certes percutant, mais qui fait l’économie du fonctionnement effectif de la publicité. C’est surtout faire de la publicité un Deus ex Machina qu’elle n’est pas : elle n’a pas pouvoir, à elle seule, de décréter et instaurer un nouvel ordre social.
Mais si elle ne fait pas tout, elle ne fait pas rien. Elle est un lieu de circulation privilégié des représentations sociales et de leur diffusion à large échelle.
C’est dire que l’efficacité de la publicité est avant tout une efficacité symbolique : elle relève de l’ordre des médiations, non d’une causalité directe, même si les représentations qu’elle aide à construire et à diffuser ont une incidence sociale.
Il faut remarquer la manière particulière dont la publicité construit ces discriminations.
D’abord par omission. Parce qu’elle se veut avant tout consensuelle, la publicité stigmatise rarement : Le 4ème Age est un cas rare et finalement peu présent dans le discours. Car, à la différence d’autres mass médias –comme la TV, la presse, la radio – l’exclusion s’opère le plus souvent par omission.
Alors que les jeunes des banlieues avaient commencé à apparaître dans la publicité – de manière policée – dans les années 90, lors de l’explosion de violence des banlieues, la plupart des médias ont transformé ces jeunes en nouvelles classes dangereuses, alors qu’ils ont simplement disparu du discours publicitaire.
Les ouvriers participent de ce même mode d’omission et ce, depuis longtemps déjà. Hormis dans la communication B to B où ils sont présents le plus souvent comme « désignants » obligés, ils sont quasiment absents des représentations publicitaires.
On ne peut dire pour autant que la publicité exclut les ouvriers… « dans la vie courante », comme tu le proposes.
Ce que fait la publicité en minorant leur représentation, c’est qu’elle rend visibles et lisibles leur moindre poids et leur moindre force sociale – comme le font d’une autre manière le recul des syndicats ouvriers, le fléchissement du vote communiste, la dévalorisation de la force physique et du travail manuel – et du coup renforce le phénomène. Le jeu se joue à la manière d’interactions où l’une renforce l’autre. La publicité ne peut décréter et instituer seule telle ou telle perception, mais elle peut contribuer à son élaboration, à sa légitimation et à sa diffusion.
La deuxième modalité remarquable de la publicité pour opérer des discriminations, c’est celle de catégorie floue. Comme toute institution sociale, la publicité aide à assigner une place, à intégrer (ou à exclure) en les « normalisant » certaines pratiques, certaines manières d’être, de faire, de parler, certains groupes dotés de certaines caractéristiques.
On pourrait dire par exemple que comme l’institution scolaire, la publicité, elle aussi, classe et sélectionne. Mais à la grande différence de toutes ces institutions scolaire, militaire, juridique qui créent des diplômés versus des non diplômés, des coupables versus des innocents, c’est-à-dire des catégories aux limites nettes et tranchantes, la publicité instaure des catégories aux limites floues. Elle fonctionne de fait comme les catégories sémantiques, qui s’organisent autour d’une signification centrale (le core meaning) formée par les cas clairs entourés d’un halo. Une telle catégorie n’est donc pas composée d’éléments tous équivalents : il y a des chiens plus chiens que d’autres (les chiens loup, par exemple). C’est ce fonctionnement qui avait été mis à jour dans des travaux comme ceux de Rosch, nés de la rencontre entre ethnoscience, psychologie cognitive et psychologie sociale. C’est ce que Luc Boltanski, le sociologue, a repris dans son analyse socio-historique de l’émergence de la catégorie des cadres, et où il montrait que, dans la tête des interviewés , certains cadres sont plus cadres que d’autres.
La catégorie des Seniors – comme celle du 4ème Age – fonctionne elle aussi comme une catégorie floue. D’où un jeu possible, une flexibilité, un détournement, une réappropriation, une mise à distance éventuelle, au niveau des récepteurs.
Ce qui veut dire que l’exclusion, dans la pratique, peut se négocier – alors que la publicité aura tendance, elle, à mettre en avant les cas clairs, les plus stéréotypés : un senior qui entend mal mais qui est en pleine forme, dynamique et actif, est-il un Senior ou un 4ème Age ? Quel poids le stigmate prend-il par rapport aux autres traits ? C’est sur ces limites floues et parce qu’il y a du jeu que la catégorisation prend aussi bien ( On peut en être sans en être, en être à sa propre manière…) mais laisse aussi une liberté.
* L’Harmattan, 2007.
21:53 Publié dans Les copains d'abord | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02.05.2007
Les mystère des iPod… sauteurs !
Ce lundi, Point Blog annonçait que selon un communiqué d'Apple USA : « 100 millions d'iPod auraient été vendus depuis le lancement de ce lecteur de musique numérique en novembre 2001 ».
Point Blog, c’est un must dans la blogosphère, c’est le blog des blogs : allez y jeter un œil de temps à autre, ou mieux, abonnez-vous à ses flux RSS ; le lien est à gauche, parmi les sites utiles.
Mac Bidouille* vise une clientèle plus restreinte : celles des afficianados de la marque à la pomme. Le 5 avril – ce n’est pas plus un poisson – Mac Bidouille titre : Les batteries de nano peuvent aussi brûler. Preuve à l’appui avec la photo du malheureux baladeur dont batterie a pris feu pendant la charge et a même fini par exploser – photo ci-contre.
Du coup, je tape Exploding Ipod sur Google… et c’est la galerie des horreurs : http://users.on.net/~eeno/photos/ipod/main.php montre le fameux Nano brûlé sous tous les angles et propose même une adresse mail explodingipod@gmail.com pour échanger sur le sujet.
C’est la note la plus récente, en tête des résultats du moteur de recherche, mais ce n’est pas la seule. Ainsi http://www.ilounge.com explique comment : « A Melbourne, Australia teenager caused a “small explosion” when trying to fix his iPod with a screwdriver this week after his mother accidently ran the device through the washing machine ».
A l’adresse : http://www.youtube.com/watch?v=brvd_KmEni8, vous admirerez comment faire exploser un iPod avec des pétards. Si, si…
Après cet happening artistique, on retrouve un iPod explosant en charge sur http://digg.com/apple/Exploding_iPod, etc. La liste est loin d’être close et je pense que de réelles explosions en rumeurs plus ou moins fondées, Apple va devoir faire face à une situation de crise inédite pour elle.
D’autant que le récent rappel par Sony de batteries d’ordinateurs constitue un précédent fâcheux…
Et merci à Damien qui le premier m’a signalé l’explosion sur Mac Bidouille.
* http://www.macbidouille.com/
21:58 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




