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18/03/2009

La tortue bleue du 7 Avril

Tortue.jpgUne tortue bleue ... orange ?

Elle ne pouvait que naître dans la tête de Bruno Paillet !

"La tortue pour symboliser la nécessité de la lenteur quand tout va vite (trop ?) c’est le moment de prendre le temps de réfléchir, de partager.

 

"Bleu, car en Californie, cette couleur devient un « signal » qui exprime que face aux défis liés à notre environnement, l’implication de chacun est nécessaire.

 

"L’orange, car vue par Paul Eluard, « La terre est bleue comme une orange » ; car l’orange est la couleur complémentaire du bleu et que finalement cela fait du bien de casser la logique des choses.

La tortue bleue, c'est avant tout un espace d'échanges assez original pour "mettre en scène un sujet à travers le témoignage ou l’exposé d’un « expert » et permettre à chacun d’y trouver des idées qui vont changer son regard, son comportement ; cette rencontre se faisant dans des conditions telles permettent de passer un moment sympathique, convivial ; et puis ce faisant, nourrir son réseau relationnel".

Mardi 7 avril à 19 heures 15, se déroulera la troisième rencontre de la tortue bleue, sous forme d'un dîner-débat centré sur le WEB 2.0 : Réseaux sociaux et blogs impliquent les moyens mais aussi les personnes, chacun de nous. Comment tirer son épingle du jeu ?

Au cours de cette soirée, je ferai le point sur une année d'écoute de la blogosphère.

Un voyage effectué grâce aux outils mis à ma disposition par AMI Software et dont les principales étapes ont été publiées sur le blog Intelligence collective.

Je parlerai du buzz, bien évidemment ... et de son efficacité en chute libre, comme je l'ai déjà évoqué ici. Mais aussi du marketing des communautés ; du passage de la notion d'image de marque à celle de réputation ; etc.

Tout cela sans support audiovisuel : c'est un des challenges du format "Tortue Bleue" ; et avec contradiction : car Bruno va inviter d'autres experts pour le débat qui va suivre ... et je ne suis pas sûr qu'ils partagent tous ma vision du Web 2.0 !

Pour en savoir plus et vous inscrire, contactez Laurence.

11:22 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | Pin it!

Des études au Couché de Soleil

Esmieu 2.JPGCouché de Soleil se disant Al-Maghrib en arabe, vous aurez évidemment compris que je voulais parler ici du ... Maghreb!

Et plus particulièrement de Marques et consommateurs, petit groupe récemment fondé par Latifa Alami et Dominique Esmieu, qui réalise des études pour des annonceurs locaux et internationaux en Algérie, au Maroc et en Tunisie.

C'est à l'invitation de Dominique que j'ai pu réaliser un petit voyage d'études en Algérie en Juillet dernier, et constater le dynamisme des professionnels locaux, souvent très jeunes et passionnés.

MarketingIsDead : Après des années et des années confortablement passées chez de grands annonceurs internationaux comme Colgate, pourquoi se lancer dans une telle aventure ?

    Mon envie de bouger, voyager  et travailler avec d'autres nationalités remonte à quelque temps déjà - en 1995 -  quand j'ai commencé à voyager en Europe de l'Ouest étant nommé Consumer insight dans un Groupe d'Innovation Européen de Colgate.

    En 1998, j'ai découvert l'Afrique / Moyen Orient en abordant le Liban et l'Arabie Saoudite. Puis le virus a pris et j'ai voulu continuer en volant de mes propres ailes et monter ma propre société...

    MarketingIsDead : Ça ressemble à quoi, le marketing et les études, dans ces 3 pays ?

      Bien sûr, le marketing reste le marketing. Néanmoins, les outils à la disposition des marketeurs sont un peu moins sophistiqués qu'en Europe Occidentale.

      Par exemple, les panels de part de marché relèvent de la génération avant le scanning avec beaucoup d'imprécisions ; les données medias sont en train de changer avec l'introduction assez récente au Maroc de Médiamétrie ...

      Les études sont aussi nécessairement plus « simples ». Cela ne veut pas dire que le travail est moins intéressant. Au contraire, il y a plus de possibilités d'action dans une société locale avec des marges de manœuvre réelles mais il faut bien connaître le contexte et surtout son mode d'emploi (bureaucratie, réalité sur le terrain).

      Les équipes marketing sont en général très motivées et donc d'excellents interlocuteurs à aider et former à l'utilisation des études. Je dirais qu'on sent moins à leur contact la pesanteur des grosses structures verrouillées que l'on rencontre en Europe, surtout en termes de pouvoir de décision.

      MarketingIsDead : De plus en plus de sociétés françaises y établissent des joint-ventures ou y créent des filiales, tant parce que les prix y sont plus que compétitifs que parce qu'on y trouve du personnel de plus en plus efficace ; mais en terme de consommation, y a-t-il un réel intérêt pour un industriel français de s'y lancer dans l'aventure ?

        Les consommateurs de ces pays, les jeunes qui y sont très nombreux, ont les yeux rivés sur la France, l'Europe et bien sûr aussi les Etats-Unis. Ces pays sont de vrais référents.

        Il y a un réel potentiel de développement en Afrique du Nord. Le Maghreb - en particulier l'Algérie - constitue un réservoir de croissance incontestable pour des industriels français mais le chemin est parsemé d'obstacles à franchir.

        Il faut du temps pour réussir dans ces pays.

        Il faut le bon partenaire, la bonne structure et très bien connaître le contexte légal ; les ministères gardent souvent un pouvoir bloquant (arbitraire ?) dans pas mal de cas.

        Il y a des structures comme la Mission Economique, Ubifrance et la Chambre Française de Commerce et d'Industrie ainsi que beaucoup d'associations qui aident dans ce développement.

        Le Maroc se distingue à cet égard des deux autres pays car il est un exemple d'intégration beaucoup plus avancée et ancienne - 10 ou 15 ans d'avance sur ses voisins.

        En Algérie, la politique d'ouverture s'est renforcée depuis quelques temps après les années 'noires'du terrorisme mais la place prise surtout par la Chine est énorme dans les produits manufacturés, et les dégâts produits sur l'industrie locale importants. Par ailleurs, la politique économique algérienne est très conditionnée par le cours du baril de pétrole : si le pétrole baisse, les ressources principales baissent et le protectionnisme est à nouveau de mise.

        Ce qui intéresse le plus les industriels maghrébins est un partenariat avec transfert de technologie. Ils sont assez réticents vis-à-vis des étrangers qui s'installent pour faire des affaires et rapatrier les dividendes sans impliquer l'industrie locale.

        MarketingIsDead : C'est quoi, les conneries à ne pas y faire ?

          Arriver en roulant des mécaniques en terrain conquis, en prétendant leur enseigner l'histoire de 'nos ancêtres les Gaulois'. Ils sont loin d'être stupides.

          Ne pas dire je sais - mais écouter. Les choses fonctionnent très souvent de manière proche mais différente de ce qu'un Européen fait. Il faut observer, questionner et comprendre. Le Maghreb, c'est déjà l'Orient. En Orient, il faut savoir attendre. Ne pas être pressé mais établir des contacts - c'est essentiel.

          Tout le business se fait par relation.

          MarketingIsDead : Et la meilleure façon d'y réussir une étude de marché ?

            Garder en têtes les principes de base des études et les utiliser en s'adaptant aux conditions locales. Bien connaître le terrain en s'appuyant sur les locaux et en les questionnant.

            Bien expliquer ses exigences au niveau du terrain - enquêteurs, recruteurs, responsables terrain etc. Souvent, on entend dire « je sais, j'ai compris ». Surtout ne pas prendre ça pour argent comptant.

            08:37 Publié dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | Pin it!