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14/06/2010

Invitation gratuite

Le dernier terme très "tendance" en marketing, c'est le crowdsourcing : DSC00214.JPG"le crowdsourcing consiste à utiliser la créativité, l'intelligence et le savoir-faire d'un grand nombre d'internautes, et ce, au moindre coût", nous renseigne Wikipédia.

Ou, en d'autres termes, utiliser la fameuse intelligence collective du Web 2.0, la détourner au profit de son entreprise, pour amener les consommateurs à créer - ou plutôt, co-créer - les produits et les services dont ils ont besoin ... ou ceux dont ils rêvent.

Le Laboratoire Assurance Banque consacre une matinée d'échanges professionnels sur le sujet le lundi 21 juin 2010, de 9 heures à 12 heures 30, dans les locaux d'ACMN Vie, 173 boulevard Haussmann, avec :

  • Julien MECHIN, de l'agence participative CREADS, et Rémy MEURDEFROID, du groupe FRANCE COURTAGE, traiteront de la création participative dans le domaine publicitaire et aborderont plus particulièrement les questions suivantes:

Quels sont les fondements de la création participative ?
Quels sont les avantages par rapport aux solutions existantes ?
Comment appréhender les risques liés à cette innovation ?

  • Eric DOS SANTOS, de FEEDBACK 2.0, avec Damien de BLOTEAU d'AG2R LA MONDIALE, évoqueront les dernières avancées en termes d’innovation collaborative :

Internet donne l’opportunité aux marques d’entrer en conversation avec leurs clients
Elles peuvent s’adresser directement aux consommateurs de leurs produits et bénéficier de leurs nouvelles habitudes d’échanges et de partage d’information
Comment faire rentrer ses clients dans le cycle de création des produits ? Comment mettre en place une opération de co-spécification de produits sur internet ?

  • Enfin Anne CLERVAL de MACSF Assurances, nous fera partager ses dernières expériences en matière de réseaux sociaux professionnels et comment leur utilisation a permis la mise au point de produits mieux adaptés à sa clientèle.Elle présentera notamment le projet de Réseau Social Etudiants de MACSF, et soulignera quels avantages les clients et la mutuelle ont pu tirer d'une méthodologie basée sur la co-création.

La matinée se terminera par une Table Ronde.

Exceptionnellement, 2 invitations sont offertes aux lecteurs de ce blog : il suffit de s'inscrire par mail auprès de contact@cerclelab.com, en précisant "de la part de MarketingIsDead".

Plus d'informations ici

10:31 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | Pin it!

L'hypermarché, un modèle en voie de disparition ?

hypermarche.jpgLa grande distribution triomphe : la part de marché des hard discounters en France régresse ... après des années de constante progression.
L'expansion en jubile au point de sous-titrer : "Sa part de marché a reculé de 14,1% en 2009".

Saut que la réalité est plus modeste : "Le hard discount a perdu du terrain en France en 2009, avec une part de marché qui a reculé à 14,1% en valeur contre 14,3% en 2008" ...

Soit donc un recul de 0,2 points : le journaliste doit être fâché avec les statistiques !

Explication : "Le panier moyen a diminué, passant à 22,7 euros contre 23,1 euros en 2008, tandis que la fréquence de visite a plafonné".

Donc, pas de perte de clients, mais des clients qui dépensent un peu moins : voilà les clients les plus pauvres, déjà au taquet, qui doivent rogner un peu plus sur la nourriture.

Il existe une autre explication, un peu sacrilège : comment peut-on être réellement sûr de la parfaite représentativité d'un panel consommateur, surtout sur les populations les plus marginalisées ? Surtout quand on sait que les écarts de revenus se creusent continuellement, que les inégalités progressent ...

Et même, quelle belle victoire, puisque ... les hard discounters ont contraint les hypermarchés à lancer leurs propres lignes de hard discount - avec les marges qui vont avec !

Peut-être ces derniers devraient-ils, avant d'aller se battre sur un terrain qu'ils ne maîtrisent plus vraiment, vérifier qu'ils font correctement leur métier ... et là, il y aurait pas mal à dire : ils démontrent tous les jours, soit leur incompétence, soit leur malhonnêteté.

De plus en plus de clients se plaignent de différences manifestes entre prix affichés et prix scannés aux caisses : je les entends, mais j'avoue ne jamais vérifier ce qui est imprimé sur mon ticket de caisse. Mauvais consommateur, je ne connais pas le prix des produits que j'achète pourtant régulièrement.

Sauf le café Illy en boites de 250 grammes, parce que pour moi, c'est le meilleur ... mais pas le moins cher, peu s'en faut : environs 6€.

Pendant de longues semaines, il a été en rupture de stock chez Carrefour : seule trônait l'étiquette indiquant les 6€ ci-dessus mentionnés à quelques centimes prix.

Alors, j'ai regardé de ci, de là, et un jour je suis tombé sur un magnifique double affichage chez Auchan : 6€ et quelques centimes sur un rayon, 5,21€ sur celui du dessous.

Que fait-on dans ces cas-là ? On vérifie sur un scanners du magasin pour évidemment s'apercevoir que prix bas affiché n'est qu'une illusion.

Que fait-on dans ces cas-là ? On sort son téléphone mobile, on prend une photo, remplit son panier et passe en caisse où l'on montre la photo ... et la caissière, habituée à ces petits tracas effectue la remise qui s'impose.

DSC00506.JPG

Sans le moindre étonnement : tout le monde est au courant des ces dysfonctionnement - le client n'est plus le dernier à s'en apercevoir.

Retour chez Carrefour : le rayon est bien plein ... et la boite de 250 grammes est passée à 6,40€ ! Il n'y a pas de petites augmentations.

Récemment, j'ai reçu un livre intitulé : "Carrefour. Un combat pour la liberté".

On s'y congratule, on s'y félicite : mais pas un mot sur les véritables problèmes, la montée du hard discount, la perte de confiance des consommateurs, voire la fin d'un modèle économique.

Il serait temps que les hypermarchés vivent au présent et acceptent de faire face à la société actuelle.

Effectuer ses courses dans un magasin débordant de marchandises a peut-être été une fête dans les années 60/70 ; aujourd'hui, "le fait de devoir choisir, sur un linéaire de supermarché, entre 20 marques de moutarde ou 30 sortes de dentifrices entraîne tension psychique et épuisement des ressources cognitives", dixit le Docteur Christophe André, médecin psychiatre à Saint-Anne et professeur à Paris X, dans le dernier numéro de Cerveau&Psycho, se référant à diverses études cliniques.

Une seconde raison pousse les Français à déserter les hypermarchés : pour mieux résister à la tentation, quand le portefeuille est plat.