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06/06/2008

Arrêtez les emailings !

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C'est décidément la journée des coups de pieds qui se perdent (voir mon billet précédent) !

Sauf que là, c'est vraiment limite : Ludopia interactive, une société de service en marketing direct, a réussi à déposer en 2005 le terme “emailing” auprès de l’INPI. Jusqu'à présent, l'aberration était passée inaperçu : normalement, l'INPI n'accepte pas les termes du langage courant. Imaginez : vous déposez "internet" et vous en interdisez l'utilisation !

Sauf que voilà : Ludopia interactive a décidé de faire valoir ses droits ! Ne riez pas : tapez "emailing" sur Google, et vous constaterez que les liens sponsorisés ont disparu ... car désormais, seul Ludopia interactive peut exploiter le terme.

Il y a de fortes chances qu'un tribunal invalide le dépot : l'INPI, c'est une simple chambre d'enregistrement, sans force de loi, heureusement ... mais d'ici là, Ludopia interactive aura réussi à jeter le trouble.

C'est vrai que l'on pourrait employer le terme de courriel comme au Canada, mais d'ici à ce que les habitudes changent, bien de l'encre électronique risque de couler.

Que peut-on faire alors ?

Un, signer la pétition lancée par Message Business, c'est rapide.

Deux, refuser de travailler avec Ludopia interactive, c'est vraiment facile, il doit y avoir des tas de boites qui font le même boulot, aussi bien et au même prix ... et qui sont plus éthiques.

Trois, boycotter l'INPI qui a accepté un tel dépot : zut, on ne peut pas, c'est dommage ! 

Quatre, renoncer aux emailings pour des formes plus douces de communication : mais là, faut pas rêver, on n'a pas fini de nettoyer nos boites aux lettres !

Achetez donc en ligne

177ecb462e17305f571c92684d9e254b.jpgAvez-vous déjà essayé d'acheter rapidement un appareil à la FNAC Saint Lazare ? Assez impressionnant et très dur !

Ce matin, entre deux rendez-vous, je décide de m'y arrêter pour acheter un petit camescope Sanyo histoire de me lancer dans le podcast - faut bien faire moderne !

Je patiente 5 minutes au comptoir où depuis déjà un bout de temps le vendeur explique à des clients comment copier un film sur un Mac : y a rien de standard, moi je suis PC, etc. Et me voyant m'impatienter, il me gratifie d'un sympathique : "J'en ai encore pour un bon moment, allez à un autre rayon" ... sauf qu'il n'y a personne aux autres rayons, sinon peut-être à la télévision!

Je descends à l'accueil et demande innocemment comment faire pour acheter mon camescope ... rapidement ? Dois-je aller chez Surcouf, j'avance, narquois ?

Le gars de l'accueil me dis ne rien pouvoir quant aux vendeurs, mais de m'expliquer gentiment que "Surcouf, il suffit de tourner à gauche vers le boulevard Haussmann, et c'est à 5 minutes".

Je sais qu'il ne risque pas grand chose : l'offre chez Surcouf est particulièrement indigente. Mais quand même : il y a des coups de pieds qui se perdent !

On comprend le succès du commerce en ligne !