<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>Marketing Is Dead - articles_publications</title> <description>François Laurent</description> <link>http://marketingisdead.blogspirit.com/articles_publications/</link> <lastBuildDate>Sat, 17 May 2008 03:04:05 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://marketingisdead.blogspirit.com/archive/2007/03/10/l-illusion-du-futur-ou-l-impossible-imaginaire.html</guid> <title>L’illusion du futur ou l’impossible imaginaire</title> <link>http://marketingisdead.blogspirit.com/archive/2007/03/10/l-illusion-du-futur-ou-l-impossible-imaginaire.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (marketingisdead)</author>   <category>Articles, publications</category>   <pubDate>Tue,  3 Apr 2007 17:46:11 +0200</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://marketingisdead.blogspirit.com/images/thumb_Fabriquerfutur2.2.jpg&quot; alt=&quot;medium_Fabriquerfutur2.2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Petite contribution à &lt;b&gt;Fabriquer le futur 2&lt;/b&gt;, seconde édition du livre de Pierre Musso, Laurent Ponthou et Eric Seuilliet, dont je vous ai déjà annoncé la récente sortie en librairie.*&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Impossible à la fin des années quatre-vingt dix d’évoquer les écrans plats au cours d’une quelconque réunion de consommateurs sans que tout le monde ne s’extasie : «&amp;nbsp;Extraordinaire, on baignera dans l’image, on sera au cœur des films&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Impossible deux ou trois ans plus tard, d’aborder le même sujet sans que revienne de manière récurrente l’angoissante image de 1984 d’Orwell : &lt;i&gt;«&amp;nbsp;C’est un peu comme si la télévision nous suivait partout, on n’est plus vraiment libre de ses loisirs&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Aujourd’hui, les consommateurs qui achètent des écrans plats n’achètent simplement que… des téléviseurs moins encombrants, un point c’est tout : en quelques années, on est passé de la fascination absolue à un étrange malaise – pour sombrer aujourd’hui dans la plus grande banalité des usages.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;A chaque fois, les futurologues se sont bien évidemment laissés piéger : l’imaginaire que nous révèlent toutes les études qualitatives prospectives – en groupes ou individuelles – ne reflètent en réalité que les attentes, espérances, angoisses et désillusions des interviewés face… à leur présent : en 1998, c’était l’euphorie de la &lt;i&gt;Nouvelle économie&lt;/i&gt;, et en 2002, le stress d’une crise mondiale sans précédent. Autant d’affects qui suintaient sur le quotidien des Français, les rendant euphoriques avant de les déstabiliser. Et pourtant !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Et pourtant, le futur apparaissait si prévisible : les grandes innovations – la téléphonie mobile, Internet – étaient déjà connues, voire maîtrisées par bon nombre d’entre nous, et l’avenir s’inscrivait dans une simple logique d’évolution : de plus en plus de services sur nos terminaux portables, le commerce traditionnel basculant pour partie en ligne, et le bras de fer grandissant entre les majors de l’édition musicale et les enfants de Napster.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Mais les nouvelles technologies ne changeaient en rien les schémas ancestraux de l’Information et de la Communication en nos sociétés occidentales : le téléphone mobile, c’était le téléphone sans un fil à la patte, Internet, plus de connaissance et plus vite ; mais TF1.fr parlait comme TF1, et tous les sites médias comme tous les mass médias traditionnels : &lt;i&gt;one to many&lt;/i&gt; !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Peut-être la plus grande révolution – et la plus grande surprise – vient-elle des… SMS, ces petits messages personnels, si pauvres, auxquels aucun marketer – et bien sûr aucun ingénieur – n’accorda alors la moindre attention, mais qui préfiguraient le développement d’une communication asynchrone : &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Je dis à mon copain que je pense à lui, sans me condamner à passer dix minutes avec lui à parler de tout et n’importe quoi&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;. Non, pour les gens des télécoms, l’avenir s’inscrivait dans une profusion de messages et d’interactivité : c’était le Wap, dont le succès ne fut hélas pas au rendez-vous !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Mais le développement de l’asynchrone – de l’interactif pauvre – rompait – et rompt encore – toute une logique d’évolution : dès lors, le futur devient inenvisageable, du moins pour la quasi-totalité de la population – excepté peut-être une frange marginale d’experts…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;L’asynchrone des SMS apporta les premiers signes d’une violente rupture qui s’amplifie de jour en jour et que &lt;i&gt;Tim O’Reilly&lt;/i&gt; a baptisée &lt;i&gt;Web 2.0&lt;/i&gt;&amp;nbsp;: fin des mass médias et passage du &lt;i&gt;one to many&lt;/i&gt; au &lt;i&gt;many to many&lt;/i&gt; ; horizontalité, et non plus verticalité de la communication ; et bien sûr participation du plus grand nombre et systématisation de l’asynchrone.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Et là, les usages vont beaucoup plus loin que les imaginaires.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Les imaginaires se construisent dans la durée : nous pénétrons dans le champ des inconscients collectifs, de la psychanalyse de Jung, dans l’élaboration d’archétypes. Les usages sont instantanés, instinctifs et volatiles ; et d’autant plus instantanés, instinctifs et volatiles que ce sont souvent les plus jeunes qui les initient.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;D’où le succès, après les SMS, de plateformes de blogs comme celle de Skyrock et de sites communautaires comme MySpace, qui mettent à bas les fondements de l’économie traditionnelle… précipitant la chute de la presse quotidienne française, déstabilisant durablement les majors de l’industrie musicale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Depuis des années, les citoyens ne croient plus à l’objectivité des médias nationaux – les plus critiques à cet égard étant les lecteurs de la presse nationale, les autres se contentant des journaux télévisés ; et voilà que les blogs leur apportent une information – et surtout un commentaire sur cette information – estimé plus honnête : à quoi bon continuer à s’abonner à &lt;i&gt;Libération&lt;/i&gt; ou au &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Concernant la musique, le bras de fer entre les majors et les sites de P2P ne s’est pas résolu par la victoire d’une partie sur l’autre, mais par l’émergence d’un nouveau modèle où la promotion passe par la mise à disposition gratuite des nouveaux morceaux sur Internet, indépendamment de toute opération de marketing traditionnelle : et c’est ainsi que les &lt;i&gt;Artic Monkeys&lt;/i&gt; ont fin 2005 inscrit leur premier single en tête des charts anglais – ce à quoi ni les Beatles,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ni les Stones n’étaient parvenus !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Qui aurait pu imaginer cela il y a encore un an ? Certainement pas les éditeurs, tout à leur lutte contre les pirates du Net ! En fait, personne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Traditionnellement l’imaginaire des citoyens reflète au mieux leur présent – et certainement pas leur futur ; avec la montée en puissance de Web 2.0 et des pratiques qui y sont liées, la gageure prospective devient caricaturale. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;* Voir ma note du &lt;b&gt;03.03.2007&lt;/b&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&amp;nbsp;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://marketingisdead.blogspirit.com/archive/2006/12/17/presse-quotidienne-la-fin-d’une-epoque.html</guid> <title>Presse quotidienne : la fin d’une époque</title> <link>http://marketingisdead.blogspirit.com/archive/2006/12/17/presse-quotidienne-la-fin-d’une-epoque.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (marketingisdead)</author>   <category>Articles, publications</category>   <pubDate>Thu,  1 Mar 2007 13:49:21 +0100</pubDate> <description> &lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;img src=&quot;http://marketingisdead.blogspirit.com/images/thumb_PQN.jpg&quot; alt=&quot;medium_PQN.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Article paru dans &lt;b&gt;Presse Edition&lt;/b&gt; n°55 – Décembre Janvier 2007.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;La presse quotidienne gratuite sera-t-elle le fossoyeur de la presse quotidienne nationale «&amp;nbsp;classique&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? Fondés sur une lecture de type zapping, &lt;i&gt;Métro&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;20 Minutes&lt;/i&gt; endosseront-ils la responsabilité de mort probable de titres comme &lt;i&gt;France-Soir&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Libération&lt;/i&gt;&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Le débat est ailleurs&amp;nbsp;: aujourd’hui les médias traditionnels ne répondent plus aux exigences d’une population de plus en plus critique – parce que se sentant de plus en plus trompée – en quête de nouveaux repères. Et qui se tourne de plus en plus vers d’autres sources d’information.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;L’arbre qui cache la forêt&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Le business model de la presse gratuite ne présente aucune originalité&amp;nbsp;: c’est celui de la radio, de la télévision. Les médias audiovisuels puissent leurs revenus, soit de l’impôt – la redevance, même si pour la radio, celle-ci n’est plus directement liée à la possession d’un poste –, soit de la publicité&amp;nbsp;: dans les années quatre-vingt, les nouvelles stations de la bande FM se sont battues pour accéder à cette dernière manne&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;La vente par abonnement n’est que très récemment apparue dans l’histoire, pourtant courte, de la télévision – avec l’arrivée de Canal Plus et surtout du câble et du satellite, et la fragmentation des audiences liée à la multiplication des thématiques&amp;nbsp;: les chaînes généralistes à fortes audiences recourront au financement publicitaire (avec un apport étatique pour le secteur public), les autres demandant un droit d’accès à leurs auditeurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;La presse, née avant la publicité, a toujours privilégié la vente – tant au numéro que par abonnements&amp;nbsp;: les premiers almanachs étaient diffusés à la criée par des colporteurs itinérants. Et quand Emile de Girardin introduit la publicité dans son &lt;i&gt;Petit Journal&lt;/i&gt;, il n’y voit qu’un financement complémentaire l’autorisant à baisser son prix de vente pour augmenter sa diffusion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;L’arrivée de la gratuité dans presse quotidienne ne constitue donc pas un réelle surprise – du moins sur le segment des titres à large diffusion, les journaux d’opinion ne drainant pas suffisamment de lecteurs pour intéresser réellement les annonceurs&amp;nbsp;: elle apparaît même comme le réalignement de ce support sur les autres médias d’information, les radios périphériques notamment.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;L’investigation coûte cher&amp;nbsp;: la seule publicité pourrait-elle assurer le financement de titres comme &lt;i&gt;Libération&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;&amp;nbsp;? Il semble que ce ne soit pas totalement le cas, si l’on compare l’épaisseur de 20 Minutes ou de Métro&lt;a href=&quot;http://www.blogspirit.com/admin/blog/post.php#_ftn1&quot; title=&quot;_ftnref1&quot; name=&quot;_ftnref1&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;[1]&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; à celle des précédents&amp;nbsp;: l’analyse y fait cruellement défaut, ces titres se contentant grandement de décliner le fil des agences internationales ou de passer in extenso les communiqués des agences de relations publiques – sur ce dernier point, ils ne sont hélas pas les seuls&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Hors tout jugement de valeur, cela signifie simplement qu’il existe une clientèle croissante pour un contenu basique d’information – une sorte de &lt;i&gt;degré zéro&lt;/i&gt; du journalisme – et qu’inversement – et parallèlement –, une presse quotidienne d’analyse et d’opinion constitue un concept vieillissant et en perte de vitesse&amp;nbsp;: on pourra le regretter – ce qui est mon cas, fidèle lecteur de &lt;i&gt;Libération&lt;/i&gt; depuis les années Jean-Paul Sartre – mais c’est un constat.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;La &lt;i&gt;Nouvelle Economie&lt;/i&gt; à la fin du siècle dernier a certainement contribué à accélérer la fuite en avant vers le &lt;i&gt;tout gratuit&lt;/i&gt;&amp;nbsp;: d’une part, parce que celui-ci constituait son unique business modèle – seule façon de gonfler artificiellement, mais immédiatement, les audiences pour attirer d’éventuels investisseurs&lt;a href=&quot;http://www.blogspirit.com/admin/blog/post.php#_ftn2&quot; title=&quot;_ftnref2&quot; name=&quot;_ftnref2&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;[2]&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;; par ailleurs, les consommateurs ont bien été obligés de rogner sur des dépenses récurrentes pour financer celles liées aux nouvelles technologies – le téléphone mobile en premier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;La constante érosion de la presse quotidienne payante au profit de la gratuite ne s’explique que par un désamour plus profond – la crise qui frappe aujourd’hui la première ne saurait s’expliquer que par la montée en puissance de la seconde. Dans notre pays, jamais des titres comme &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;France Soir&lt;/i&gt; n’ont prétendu à des diffusions comparables à celles du &lt;i&gt;Sun&lt;/i&gt; ou du &lt;i&gt;Daily Mirror&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Surtout, depuis longtemps, l’analyse a migré vers un nouveau type de presse qui, malgré son nom, n’existe pas vraiment outre Manche&amp;nbsp;: les &lt;i&gt;news magazines&lt;/i&gt;. Les Français ont appris à se contenter de brèves informations quotidiennes, prenant le temps de la réflexion en fin de semaine&amp;nbsp;: en Angleterre, aux Etats-Unis, ce sont les suppléments dominicaux de la presse quotidienne qui remplissent cette double fonction commentaire / détente.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Une crédibilité en perte de vitesse&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;La véritable question n’est pas&amp;nbsp;: pourquoi les Français glissent-ils d’une presse quotidienne nationale payante, riche et complète, vers une presse gratuite, mais au contenu plus limité&amp;nbsp;? Mais&amp;nbsp;: pourquoi les Français se détourne-t-il de plus en plus de la presse quotidienne nationale&amp;nbsp;? Car cette dernière a beaucoup moins prise de lecteurs à sa grande sœur qu’elle n’en a créé de nouveaux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Le combat se situe certainement plus au niveau d’un marché publicitaire relativement peu extensible&amp;nbsp;: en termes de lectorat, l’arrivée de titres comme &lt;i&gt;20 Minutes&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Métro&lt;/i&gt; cache une crise nettement plus profonde qui affecte aujourd’hui tous les supports d’information – et non la seule presse quotidienne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Dans le baromètre annuel sur la crédibilité des médias réalisé par &lt;i&gt;TNS Sofres&lt;/i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.blogspirit.com/admin/blog/post.php#_ftn3&quot; title=&quot;_ftnref3&quot; name=&quot;_ftnref3&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;[3]&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, près d’un Français sur deux doute de la véracité des informations publiées par la presse – 48% versus 47% pour l’opinion inverse. L’écart se creuse fortement avec la télévision&amp;nbsp;: 44% d’opinions positives versus 54% de négatives&amp;nbsp;; seule la radio tire – très relativement – son épingle du jeu, avec des résultats inverses à ceux du petit écran.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Au fil dans ans, les Français ont totalement perdu confiance dans leurs médias&amp;nbsp;: la télévision, inféodée à de grands groupes capitalistiques – &lt;i&gt;TF1&lt;/i&gt; – ou au pouvoir politique – &lt;i&gt;France Télévision&lt;/i&gt;&amp;nbsp;; mais également la presse et la radio, même si cette dernière s’en sort mieux – mais elle ne délivre qu’un contenu extrêmement limité&amp;nbsp;: pas d’image, un temps de parole extrêmement réduit, avec une courte boucle éditoriale pour les stations en continu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;La radio tirerait-elle la crédibilité de cette «&amp;nbsp;pauvreté&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? Peut-être&amp;nbsp;: elle informe vite – plus vite encore qu’Internet&amp;nbsp;; et elle se limite aux faits les plus bruts – impossible de multiplier les commentaires en un espace temporel réduit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Inversement la télévision, qui manie l’image – l’image apparaît toujours fortement soupçonnée de manipulation – et qui requiert en outre des moyens financiers gigantesques – d’où d’importants enjeux capitalistiques et ici encore les mêmes soupçons de trafics d’influence –, se révèle le plus critiqué des médias – la télévision, le mass média par excellence, et la caricature du système&lt;/span&gt; &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;one to many&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Ce qui explique l’apparition, puis la montée en puissance, des blogs journalistiques au début des années 2000 aux USA – en pleine guerre en Irak, en pleine domination Républicaine. Ne s’estimant plus en mesure d’effectuer correctement leur travail – &lt;i&gt;CNN&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Fox News&lt;/i&gt; apparaissant complètement noyautés par le pouvoir économico-politique en place –, une poignée de journalistes décida d’utiliser les nouvelles ressources du Net comme contre-pouvoir… et comme média d’information «&amp;nbsp;citoyen&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Les premiers papiers publiés sur les opérations militaires en Irak ont rapidement bénéficié d’une forte audience, et d’une encore plus forte crédibilité – succès extraordinaire pour des supports ne bénéficiant d’aucune publicité et bien évidemment d’aucun moyen financier&amp;nbsp;: mais ce n’était plus des institutions qui s’adressaient à la masse, bien au contraire&amp;nbsp;: de simples citoyens d’adressant honnêtement à d’autres simples citoyens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Le premier bras de fer a donc eu lieu au sein de la nation la plus puissante du monde, là où les patrons des médias sont les plus puissants&amp;nbsp;: une alternative naissait, qui ne requerrait que des moyens extrêmement limités – mais une grande honnêteté…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Et c’est sur ce même terrain que se situe le nouveau combat en France de la presse quotidienne nationale – mais en fait de tous les médias d’information – versus un contre-pouvoir certes encore embryonnaire, mais d’une déjà extraordinaire vitalité&amp;nbsp;: certainement pas la presse gratuite, mais le&lt;/span&gt; &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;many to many&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;Many to many&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Pierre Bellanger a très fortement contribué au développement du phénomène des blogs en France… mais tout aussi certainement à en donner une image biaisée – bien involontairement, et ce qui ne remet en aucun cas son mérite en cause.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Extrêmement friand de culture – ou plutôt de contre-culture – américaine, le fondateur de Skyrock a découvert le phénomène à ses tous débuts&amp;nbsp;; de retour en France, il demande à ses équipes de l’adapter à la communauté de ses auditeurs, c’est-à-dire à un public d’adolescents&amp;nbsp;: en quelques mois &lt;i&gt;Skyblog&lt;/i&gt; accueille des milliers, puis des millions de blogs de collégiens et lycéens. Qui parlent de tout et de rien, de leur école, leurs petites et petites ami(e)s, de musique également&amp;nbsp;: très rapidement – et &lt;i&gt;bien évidemment&lt;/i&gt; &lt;i&gt;à tort&lt;/i&gt; –, les spécialistes adultes parlerons de millions de journaux intimes brusquement portés sur la place publique&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Car un blog – même celui d’un gamin de 15 ans –, constitue un support d’information comme un autre, au même titre que &lt;i&gt;TF1&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, n’en déplaise aux institutions qu’ils sont devenus&amp;nbsp;! Et additionnés les uns aux autres, tous ces blogs forment un média d’information d’une puissance extraordinaire&amp;nbsp;: connaissez-vous les&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;Artic Monkeys&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Les&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;Artic Monkeys&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;ont réalisé en Angleterre ce que même les &lt;i&gt;Beatles&lt;/i&gt; ou les &lt;i&gt;Stones&lt;/i&gt; n’ont pas réussi&amp;nbsp;: placer leur premier single au sommet des&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;charts&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;musicaux&amp;nbsp;! Ils y sont parvenus en diffusant gratuitement pendant six mois plusieurs morceaux de leur futur album sur le Net.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Démarche originale&amp;nbsp;? Pas vraiment en fait&amp;nbsp;: des centaines de groupes font de même – mais tous ne décrochent évidemment pas la timbale&amp;nbsp;! Alors que c’est-il réellement passé&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Leur musique a séduit une poignée d’internautes qui en ont parlé à d’autres, dans des forums ou sur leurs blogs&amp;nbsp;: l’information a circulé – extrêmement crédible&amp;nbsp;: elle ne provenait pas de critiques plus moins soupçonnables de complaisances, mais de réels amateurs – de jeunes en tous points identiques à ceux qui la lisaient.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Le succès des&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;Artic Monkeys&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;ne constitue pas un cas isolé&amp;nbsp;: on citera pareillement celui de&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;Clap Your Hands Say Yeah&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;aux Etats-Unis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Comment fonctionne / circule l’information sur les blogs&amp;nbsp;? Tous les bloggeurs disposent des mêmes moyens – ils sont tous égaux&amp;nbsp;; pourtant, assez rapidement vont se constituer des sortes nœuds dans la blogosphère – là où certains parlent avec plus «&amp;nbsp;d’autorité&amp;nbsp;». Ainsi se crée le&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;buzz&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&amp;nbsp;: les nouvelles prennent de l’importance, gagnent en crédibilité – et les&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;Artic Monkeys&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;atteignent les sommets.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;C’est le phénomène Web 2.0&amp;nbsp;: les citoyens parlent aux citoyens&amp;nbsp;; des millions de gens à des millions de gens –&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;many to many&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&amp;nbsp;! Web 2.0, pour la musique, c’est des sites comme MySpace – une plateforme où chacun peut créer sa page personnelle pour y diffuser ses créations – et des milliers de blogueurs qui écoutent, critiquent et relaient l’information.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Un phénomène marginal&amp;nbsp;? Plus de 5 millions de blogs aujourd’hui sur la seule plateforme de &lt;i&gt;Skyrock&lt;/i&gt; en France&amp;nbsp;; quant à &lt;i&gt;MySpace&lt;/i&gt;, Rupert Murdoch a déboursé quelques 580 millions de dollars pour l’acquérir récemment. Non, Web 2.0 et la blogosphère constituent bien une réelle lame de fond – qui préfigure le paysage médiatique de demain&amp;nbsp;: le pouvoir change de mains, il retourne aux citoyens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Vers un nouveau modèle&amp;nbsp;médiatique&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;La fameuse génération zapping dont se gargarisent bien des sociologues des médias n’existe guère que dans l’esprit de ces spécialistes&amp;nbsp;: si les jeunes se contentent de brèves informations, ce n’est certainement parce qu’ils refusent analyse et réflexion, mais bien plus simplement parce qu’ils ne croient plus dans l’analyse et la réflexion pré-formatée des médias traditionnels.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Dès lors, à quoi bon payer – cher – ce dont on peut disposer gratuitement – et d’une qualité comparable&amp;nbsp;: en fait, un simple fil d’informations, brutes et le moins possible manipulées. Le reste apparaît superflu – d’autant que les nouvelles technologies occasionnent de nouvelles dépenses&amp;nbsp;: ADSL, téléphonie mobile, qu’il faut bien financer par ailleurs&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Que la montée en puissance de la presse gratuite ne facilite pas vraiment la vie de quotidiens déjà bien malades, c’est vrai&amp;nbsp;; accuser cette dernière de tous leurs maux constitue en revanche un raccourci un peu trop rapide. Mais globalement, les véritables responsables des malheurs des médias actuels… ce sont les médias eux-mêmes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Evidemment dans le cas des télévisions généralistes, le risque semble plus lointain, puisque, d’une part, elles tirent leurs revenus de la publicité, et que, de l’autre, elles proposent plus de divertissement que d’information&amp;nbsp;: n’empêche que l’audience des grands réseaux hertziens américains se tasse régulièrement&lt;a href=&quot;http://www.blogspirit.com/admin/blog/post.php#_ftn4&quot; title=&quot;_ftnref4&quot; name=&quot;_ftnref4&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;[4]&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; depuis déjà plusieurs années. Bien avant même l’apparition des blogs et de Web 2.0.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Blogs, Wikis, sites collaboratifs, etc., désormais les citoyens disposent d’une large palette de moyens d’expression&amp;nbsp;: il serait suicidaire pour les médias traditionnels ne n’y discerner qu’un phénomène générationnel et nécessairement transitoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Bien au contraire, c’est toute la civilisation du&lt;/span&gt; &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;one to many&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;– celle des mass médias – qui bascule dans le&lt;/span&gt; &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;many to many&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&amp;nbsp;: des opportunités apparaissent à portée de main, tout comme bien des faillites sont à craindre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Des opportunités&amp;nbsp;: quelles opportunités&amp;nbsp;? Si demain – aujourd’hui même – les citoyens reprennent en main le contenu éditorial, les groupes médias devront accompagner le mouvement en leur fournissant les plateformes nécessaires&amp;nbsp;: Skyblog hier, MySpace maintenant&amp;nbsp;; et Murdoch ne s’y est pas trompé en cassant sa tirelire pour acquérir cette dernière.&lt;/span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;br clear=&quot;all&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div&gt; &lt;hr align=&quot;left&quot; size=&quot;1&quot; width=&quot;33%&quot; /&gt; &lt;!--[endif]--&gt; &lt;div id=&quot;ftn1&quot;&gt; &lt;p class=&quot;MsoFootnoteText&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.blogspirit.com/admin/blog/post.php#_ftnref1&quot; title=&quot;_ftn1&quot; name=&quot;_ftn1&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;[1]&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Problème de jeunesse&amp;nbsp;? A Londres, les gratuits peuvent dépasser les 70 pages.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;ftn2&quot;&gt; &lt;p class=&quot;MsoFootnoteText&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.blogspirit.com/admin/blog/post.php#_ftnref2&quot; title=&quot;_ftn2&quot; name=&quot;_ftn2&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;[2]&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;Voir François Laurent&amp;nbsp;: &lt;i&gt;La grande mutation des marques&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;high tech&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;ftn3&quot;&gt; &lt;p class=&quot;MsoFootnoteText&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.blogspirit.com/admin/blog/post.php#_ftnref3&quot; title=&quot;_ftn3&quot; name=&quot;_ftn3&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;[3]&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.tns-sofres.com/&quot;&gt;http://www.tns-sofres.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;ftn4&quot;&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 6pt&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.blogspirit.com/admin/blog/post.php#_ftnref4&quot; title=&quot;_ftn4&quot; name=&quot;_ftn4&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;[4]&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;IDATE News, 28 octobre 2003&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://marketingisdead.blogspirit.com/archive/2006/04/17/l-incidence-du-medium-sur-le-message.html</guid> <title>L'incidence du médium sur le message</title> <link>http://marketingisdead.blogspirit.com/archive/2006/04/17/l-incidence-du-medium-sur-le-message.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (marketingisdead)</author>   <category>Articles, publications</category>   <pubDate>Mon, 17 Apr 2006 23:02:49 +0200</pubDate> <description> &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://marketingisdead.blogspirit.com/images/medium_climats_de_lecture_intro.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; /&gt;Cet exposé a pour objet de montrer comment la prise en compte des développements les plus récents d'une discipline aussi qualitative que la sémiologie, risque de modifier profondément les habitudes d'une discipline aussi quantitative que le média-planning.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;A&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;ujourd'hui, le média-planning se fonde sur des modèles de communication dérivés de celui de &lt;u&gt;Shannon et Weaver&lt;/u&gt;, modèles ne permettant pas la prise en compte l'influence du médium lui-même sur la perception du message : ainsi en presse, l'évaluation des divers magazines s'effectue en termes de lecteurs utiles, c'est-à-dire appartenant à la cible visée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Sans vouloir faire nôtre la formule volontairement provocante de Mc Luhan, &lt;i&gt;&quot;le message, c'est le médium&quot;&lt;/i&gt;, nous voulons ici simplement expliquer pourquoi, pour une même population, un même message n'aura pas la même efficacité selon qu'il s'insère dans un titre ou dans un autre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Car pour un même produit, et sur une même cible, l'impact d'une même annonce peut chuter de près de 40%, selon le titre où s'insère cette annonce : en d'autres termes, la prise en compte de l'apport spécifique du médium sur l'efficacité du message apparaît tout aussi importante (au minimum), que le seul décompte de ses lecteurs, fussent-ils des lecteurs utiles!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Problématique et méthodologie&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Quand César Birotteau, l'illustre &lt;i&gt;&quot;marchand parfumeur&quot;&lt;/i&gt; de Balzac, décide de vanter auprès des clients de son quartier les vertus de sa &lt;i&gt;&quot;Double Pâte des sultanes&quot;&lt;/i&gt; et de son &lt;i&gt;&quot;Eau carminative&quot;&lt;/i&gt;, il lui faut se contenter de quelques placards judicieusement répartis au sein de ce qu'aujourd'hui, nous nommerions sa zone de chalandise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Mais bientôt, Emile de Girardin ouvrira les colonnes de son quotidien &lt;i&gt;La Presse&lt;/i&gt; à la réclame, et en fera le premier support publicitaire&lt;sup&gt;(1)&lt;/sup&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Articles et réclames coexistent, sans réelle interférence : les successeurs de Birotteau n'achèteront jamais à Girardin que ses lecteurs, sa prose lui importe peu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Dès lors, le média-planning se suffira aisément des multiples théories de la communication dérivées du schéma de Shannon et Weaver, qui peut ainsi se représenter :&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;&lt;b&gt;Emetteur &amp;gt; Codage &amp;gt; Message &amp;gt; Décodage &amp;gt; Récepteur&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Pour transmettre un message à son destinataire, l'émetteur dispose, en commun avec ce dernier, d'un code. Un tel schéma présuppose parfaitement symétriques, les opérations de codage et de décodage.&lt;br /&gt; Linguistiquement, ce schéma paraît compétent : en disant à B : &quot;&lt;i&gt;La porte est ouverte&lt;/i&gt;&quot;, A fait l'hypothèse que ce dernier possède le même code que lui, code composé d'un lexique où &quot;&lt;i&gt;porte&lt;/i&gt;&quot; se définit par &lt;i&gt;&quot;ouverture permettant d'accéder à un lieu fermé et d'en sortir&quot;&lt;/i&gt;, et d'une grammaire, où &lt;i&gt;&quot;porte&quot;&lt;/i&gt; apparaît comme étant le sujet d'un verbe conjugué à la voie passive.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Si le code de B ne possède pour tout lexique que celui de Shakespeare, jamais il ne comprendra le message de A. Le problème d'un tel schéma est que, selon le cas, &lt;i&gt;&quot;La porte est ouverte&quot;&lt;/i&gt; signifiera :&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;&quot;Vous pouvez partir, l'entretien est fini&quot;,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;&quot;Fermez donc cette porte, il fait froid&quot;,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;&quot;Attention, il y a peut-être un voleur&quot;,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;et bien d'autres choses encore dont, tout code commun à A et à B qui soit, jamais ce schéma n'en rendra compte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 1cm; text-indent: -14.15pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--[if !supportLists]--&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;C'est pourquoi, plusieurs sémioticiens lui en substituent de plus souples, et plus complexes, comme Grice pour qui le message ne possède pas de réelle signification intrinsèque : c'est au récepteur de l'inférer à partir d'indices.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Dans La Pertinence&lt;sup&gt;(2)&lt;/sup&gt;, Dan Sperber et Deidre Wilson précisent : &lt;i&gt;&quot;D'Aristote aux sémioticiens modernes, toutes les théories de la communication ont été fondées sur un seul et même modèle, que nous appellerons le modèle du code. Selon ce modèle, communiquer, c'est coder et décoder des messages. Récemment, plusieurs philosophes, dont Paul Grice et David Lewis, ont proposé un modèle tout à fait différent, que nous appellerons le modèle inférentiel. Selon le modèle inférentiel, communiquer, c'est produire et interpréter des indices&quot;.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;&quot;Robert a acheté le Figaro&quot;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;peut tant signifier : &lt;i&gt;&quot;Robert a acheté un exemplaire du Figaro&quot;&lt;/i&gt;, que : &lt;i&gt;&quot;Robert a acheté l'entreprise qui publie le Figaro&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Sperber et Wilson relèvent l'ambiguïté d'une telle phrase, tout en constatant que &lt;i&gt;&quot;dans des circonstances ordinaires, les auditeurs n'ont aucun mal à choisir l'un de ces deux sens&quot;&lt;/i&gt;, à savoir le premier .Mais que nos interlocuteurs ait appartenu au proche entourage de Robert Hersant, devenu depuis propriétaire de &lt;i&gt;&quot;l'entreprise qui publie le Figaro&quot;&lt;/i&gt;, et c'est le second sens qui s'impose.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Dans les deux cas, les interlocuteurs en présence disposent du même code, à savoir la langue française. Par contre, le contexte n'est plus le même :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;dans un cas, voici deux amis qui s'interrogent sur les résultats de la dernière étape du Tour de France : &lt;i&gt;&quot;Je ne sais pas qui est maillot jaune, mais demande donc à Robert, il a acheté le Figaro&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;dans l'autre, voilà deux amis, au courant des négociations que mène secrètement Robert Hersant en vue du rachat d'un quotidien, et le mieux informé tient son interlocuteur au courant : &lt;i&gt;&quot;Ca y est enfin, Robert a acheté le Figaro&quot;.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;De ce contexte, chaque destinataire tire les indices nécessaires à une bonne interprétation du message final : et sans de tels indices, pas de réelle communication.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Un média-planning dont le champ d'investigation se limiterait au seul dénombrement des occasions que tout lecteur de la presse magazine a d'être exposé à une campagne publicitaire, se suffirait aisément du schéma initial.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Par contre, la prise en compte de l'effet du message publicitaire sur la cible, ou pour le moins, de sa bonne intellection, nécessite de recourir à la notion de contexte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Nombreux sont les traités publicitaires évoquant Mac Luhan et son provocant &lt;i&gt;&quot;Le message, c'est le média&quot;&lt;/i&gt; : ainsi le Publicitor de Brochand et Lendrevie sacrifie-t-il à la mode : &lt;i&gt;&quot;Les thèses de Mac Luhan : On ne peut pas les passer sous silence&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Mais dès que s'aborde le concret de la construction des plans médias, plus la moindre allusion au support, à son contexte, que de banales échelles d'économies, puissance et affinité, et un sempiternel GRP.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Pourtant une même annonce, insérée dans des titres aussi différents qu'un hebdomadaire pratique, comme Prima, avec fiches de cuisine et un magazine de mode, de beauté, comme Elle, plein de photos de femmes qui ressemblent à tout ... sauf à des ménagères, peut-elle être pareillement perçue?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Ou demeurer aussi efficace?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Notre propos est d'analyser l'influence qu'au sein d'un même média, des supports différents peuvent exercer sur la perception d'un message&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Pour ce faire, nous procéderons en trois étapes :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;tout d'abord, nous montrerons comment une démarche d'essence sémiologique permet d'isoler les spécificités propres à chaque support, sur l'univers de référence de la presse féminine&lt;/span&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;ensuite nous appliquerons la même démarche à la publicité après avoir défini, lors de groupes créatifs, les sensibilités publicitaires en adéquation avec chacun des titres analysés.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;enfin, nous en tirerons un certain nombre de conclusions sur l'influence que différents supports peuvent exercer sur la perception d'un message publicitaire, conclusions que nous validerons expérimentalement.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;1 – Isoler les spécificités propres a chaque support&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;1.1 – Principes opérationnels&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;En tout magazine féminin, coexistent deux procès communicationnels, l'un éditorial, l'autre publicitaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;L'originalité de la construction réside en ce que si, comme le soulignent Sperber et Wilson, &lt;i&gt;&quot;communiquer, c'est produire et interpréter des indices&quot;&lt;/i&gt;, les indices dont dispose tout récepteur d'une annonce proviennent, entre autres sources contextuelles, du contenu éditorial.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Toute analyse de la communication publicitaire presse, présuppose nécessairement une analyse de la communication presse elle-même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Notre propos n'est pas de recenser l'intégralité des indices dont dispose le récepteur d'une annonce pour en inférer la signification, mais d'examiner ceux qu'il peut tirer du contexte éditorial des magazines.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Pour Umberto Eco&lt;sup&gt;(3)&lt;/sup&gt;, &lt;i&gt;&quot;un texte, tel qu'il apparaît dans sa surface (ou manifestation) linguistique, représente une chaîne d'artifices expressifs qui doivent être actualisés par le destinataire.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Que la communication éditoriale conjugue contenus linguistique et iconique, ne modifie en rien le principe de l'actualisation, tout au plus, le complique-t-il.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Cette actualisation d'artifices expressifs, qui participe de l'inférence de Grice, s'effectue à quatre niveaux :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Celui des &lt;b&gt;structures discursives&lt;/b&gt;, très proche du texte dans sa linéarité, dont il conserve décalages temporels, digressions et autres parenthèses : ignorant que le vieillard assassiné par Oedipe est son père Laïos, le spectateur demeure en haleine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 0cm;&quot; class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot;&gt;Celui des &lt;b&gt;structures narratives&lt;/b&gt; redistribue le discours en schémas fondamentaux, rétablit la logique temporelle des opérations : désormais convaincu de l'horreur du parricide, le spectateur accède au tragique d'un Oedipe maudit par les dieux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Celui des &lt;b&gt;structures actancielles&lt;/b&gt;, où dépouillés de leur individualité, les acteurs n'existent qu'au travers de leurs actes : Oedipe occupe successivement les rôles de parricide, de héros triomphant, puis de héros maudit, et Laïos devient l'instrument de cette malédiction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Celui des &lt;b&gt;structures idéologiques&lt;/b&gt;, où la &quot;charpente actancielle est investie de jugements de valeurs et (où) les rôles véhiculent des oppositions axiologiques&quot; : là où le lecteur contemporain réprouvera le parricide, et l'analyste freudien diagnostiquera quelque complexe, Sophocle condamnait l'ubricité du héros triomphant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Dans le Système de la Mode, dépouillant Elle et le Jardin des Modes, Barthes évoque la &lt;i&gt;&quot;phraséologie du journal (qui) constitue un message connotant, destiné à transmettre une certaine vison du monde&quot;&lt;/i&gt;, phraséologie qui procède des structures idéologiques d'Eco.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Et c'est également à elle que s'attachera notre analyse, parce véhiculant des valeurs permanentes propres à identifier le lecteur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;En effet, d'un numéro à l'autre, les structures discursives, narratives et actancielles, s'enracinent dans la contingence des sujets abordés. Par contre, l'idéologie sous-jacente au quatrième niveau de lecture, elle, perdure, d'où la forte prévisibilité des magazines.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;C'est pourquoi la lectrice d'un magazine chrétien comme la Vie, ne s'attend certainement pas à y lire une prise de position favorable à l'avortement, celle d'un titre nettement contestataire comme Cosmopolitan, si.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Cette première étape, qui se fixe pour objectif, d'isoler les spécificités propres à chaque support, s'effectuera tant en synchronie qu'en diachronie :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;l'analyse synchronique s'attachera, à partir de sujets abordés sur une même période par plusieurs titres, à dégager des systèmes d'oppositions pertinents.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;l'analyse diachronique ne conservera de ces différences, que celles qui perdurent et donc apparaissent constitutives de l'idéologie des titres.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;1.2 – Premier exemple : La grande cabriole&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://marketingisdead.blogspirit.com/images/medium_modes.3.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; /&gt;Le Bicentenaire de la Révolution Française fut prétexte à multiples événements télévisuels.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Le tournage d'un feuilleton intitulé &lt;i&gt;&quot;La grande cabriole&quot;&lt;/i&gt; fournit à Femme d'Aujourd'hui, l'occasion d'un portrait de Nina Campaneez, la réalisatrice, et à Marie-Claire, celui d'une interview de Fanny Ardant, l'actrice principale : dix ans après &lt;i&gt;&quot;Les dames de la côte&quot;&lt;/i&gt;, le petit écran réunissaient à nouveau les deux femmes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Cosmopolitan s'offrit également le plaisir d'une rencontre avec Fanny Ardant, mais en se gardant bien d'évoquer son retour à la télévision.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Femme d'Aujourd'hui sous-titre son portrait de Nina Campaneez, d'un &lt;i&gt;&quot;La famille d'abord&quot;&lt;/i&gt;, et Marie-Claire, son interview de Fanny Ardant, d'une citation : &lt;i&gt;&quot;Madame Bovary avait raison : il faut être amoureuse de l'amour&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;L'entrée choisie, l'actrice versus la réalisatrice, importe peu. Par contre, les personnalités révélées par les deux magazines, l'actrice &lt;i&gt;&quot;fougueuse et passionnée&quot;&lt;/i&gt; versus la réalisatrice &lt;i&gt;&quot;femme fidèle&quot;&lt;/i&gt; apparaissent essentiellement discriminantes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://marketingisdead.blogspirit.com/images/medium_cosmo.5.jpg&quot; /&gt;C'est autour des ces deux personnalités que se construisent les deux articles. Un court récit de deux pages, émaillé d'anecdotes sympathiques pour Femme d'Aujourd'hui, et accompagné d'un bref résumé de la carrière de Nina Campaneez, pour éviter de perdre le lecteur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Un interview nettement plus long, et surtout très direct pour Marie-Claire, que la journaliste n'hésite pas à relancer d'impertinents : &lt;i&gt;&quot;C'est incompatible avec ce que vous dites&quot;&lt;/i&gt;, et sans réels points de repères sur la carrière de l'artiste.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Pour l'un, le visage souriant d'une Nina Campaneez particulièrement détendue, pour l'autre, un dessin très dur de Fanny Ardant : les choix iconographiques concourent à la même construction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Avec Cosmopolitan, Fanny Ardant devient &lt;i&gt;&quot;La femme à côté de ses rêves&quot;&lt;/i&gt;, qui a &lt;i&gt;&quot;l'audace d'être moche&quot;&lt;/i&gt;. Et si ici la photo reprend ses droits, c'est celle inquiète d'une actrice au regard fuyant, une photo très brutale, parce que détourée, sans décors.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Femme d'Aujourd'hui construit un monde dominé par un profond besoin d'accomplissement familial, renvoie à sa lectrice, l'image de l'univers le plus rassurant, au sein duquel elle pourra se fondre; y perdurent des valeurs de tradition, de permanence, voire de transcendance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Marie-Claire s'adresse à des femmes nettement plus sûres d'elles-mêmes, capables d'assumer seules, leur individualité, et leur sexualité, face aux autres; le regard d'autrui, les jugements qu'il véhicule, deviennent prépondérants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Avec Cosmopolitan, s'ajoute au rôle fondamental joué par leur statut social dans la constitution de leur ego, un besoin d'agresser, de choquer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Les trois titres construisent en fait leur propre lectrice, lectrice susceptible d'agréer à leur discours, qu'Eco qualifierait de &lt;i&gt;&quot;Modèle&quot;&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;(4)&lt;/sup&gt; : &lt;i&gt;&quot;C'est pourquoi il (l'auteur) prévoira un Lecteur Modèle capable de coopérer avec l'actualisation textuelle de façon dont lui, l'auteur, le pensait et capable d'agir interprétativement comme lui a agi générativement&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;1.3 – Second exemple : l'horoscope&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;En Janvier, les principaux magazines publient leur horoscope annuel : &lt;i&gt;&quot;L'astrologie est à la mode&quot;&lt;/i&gt;, se justifie Biba. Et d'en profiter pour fustiger ceux qui la dénature continuellement en classifiant &lt;i&gt;&quot;les individus en douze petites catégories bien définies&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Sans pour autant, en remettre en cause le bien-fondé : &lt;i&gt;&quot;J'espère que cet article vous aura rendues difficiles. Et lorsque que quelqu'un vous dira &quot;je suis un Bélier&quot;, au lieu de le cataloguer dans une des douze petites boîtes, vous vous prendrez à imaginer neuf planètes traversant le zodiaque pour vous montrer les multiples facettes d'une personnalité&quot;.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Biba réinvestit l'horoscope d'une nouvelle légitimité, tout comme Vital grâce à son Astroscope : &lt;i&gt;&quot;Cet horoscope n'est pas comme les autres. Il ne vous ligote pas dans des destins figés, mais au contraire vous permet d'exploiter au mieux toute votre année&quot;.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Bref, tout en dénigrant le trivial horoscope, Biba et Vital, ne démythifient en aucun cas l'horoscope en soi, mais développent une fonction de guide en direction de leurs lectrices.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Cosmopolitan annonce un &lt;i&gt;&quot;Spécial Futur&quot;&lt;/i&gt; : &quot;Les révolutions de 90. Les scoops de 89. Les stars des nineties. Votre horoscope de toute &lt;i&gt;l'année&quot;&lt;/i&gt;, ce dernier titre se dégageant de l'ensemble en bleu ciel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Première surprise au sommaire : cet horoscope ne fait pas partie du dossier &lt;i&gt;&quot;Spécial Futur&quot;&lt;/i&gt;; et page 110, pas de titre, pas d'introduction, juste sur la page de droite, une sorte de long onglet vertical : &lt;i&gt;&quot;Votre horoscope 1989&quot;&lt;/i&gt;. D'accord pour sacrifier à &lt;i&gt;&quot;la mode&quot;&lt;/i&gt;, mais a minima!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Elle, en faisant cohabiter deux des signatures les plus prestigieuses de la profession, Francesco Waldner et Yaguel Didier, nie l'unicité, et par la même la véracité, de l'horoscope.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;En fait, s'il y a bien récupération du phénomène de mode précédemment analysé, mais comme prétexte… à une rubrique de mode! Le Lion se voit proposer &lt;i&gt;&quot;Carré de soie Vuitton&quot;, &quot;Collier serpent en métal doré de Céline&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Même sacrifiant à la mode de l'horoscope, Elle, Cosmopolitan en gomment toute prédictivité, et par là-même, ne remplissant pas la fonction de guide développée par Biba ou Vital.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;1.4 – L'univers de la presse féminine&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;De tels jeux d'oppositions permettent de dégager les spécificités propres à chaque titre, et de reconstruire les&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;réseaux indiciels auxquels recourra le lecteur pour inférer la signification des annonces publicitaires.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Car rappelons que l'objet de cette étude est bien d'analyser l'influence que différents supports peuvent exercer sur la perception d'un message publicitaires.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Ces réseaux indiciels, nous les nommerons Climats de Lecture. &lt;b&gt;Le Climat de Lecture d'un titre&lt;/b&gt; se définira également, de façon dynamique, comme &lt;b&gt;l'influence exercée par le contexte éditorial de ce titre, sur la perception de la publicité qui y est insérée.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Chaque titre possède évidemment un Climat de Lecture spécifique, même si, didactiquement, ceux-ci peuvent, pour la presse féminine, se regrouper en 4 grandes familles :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Les &lt;b&gt;Rebelles&lt;/b&gt;, comme Cosmopolitan, ou Biba, avec une lectrice totalement libérée, prête à assumer, voire provoquer, toutes situations conflictuelles, quitte à choquer. D'un extrême sensibilité aux modes, cette lectrice adapte sans cesse sa vie à l'idée qu'elle se fait d'elle-même, et évidemment, au regard d'autrui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Les &lt;b&gt;Responsables&lt;/b&gt;, comme Marie-Claire, ou Elle, avec une lectrice très sûre d'elle-même, capable d'assumer son individualité face au monde environnant. Si elle n'éprouve plus le même besoin de choquer que la précédente, son statut social joue toujours un rôle fondamental dans la constitution de son ego.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Les &lt;b&gt;Mères&lt;/b&gt;, comme Prima, ou Modes et Travaux, où avec une lectrice qui trouve son total accomplissement au sein de l'univers restreint de la cellule familiale. Garants de valeurs de permanence, de cohésion, les enfants occupent désormais une place prépondérante dans ses préoccupations; leur éducation s'appréhende de manière très traditionnelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Les &lt;b&gt;Epouses&lt;/b&gt;, comme Intimité, ou Bonne Soirée, avec une lectrice en permanente quête de stabilité, stabilité sociale, familiale, stabilité de couple également. Dans son intimité, elle se montre très dépendante, sinon de son mari, du moins des convenances et des règles héritées de la tradition. Peu sensible aux modes, elle opte en revanche pour des comportements très suiveurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; Rebelles, Responsables, Mères et Epouses, ces divers Climats de Lecture se répartissent, comme le visualise la carte&lt;sup&gt;(5)&lt;/sup&gt;, le long d'un axe Introversion-Extraversion : &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;img style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://marketingisdead.blogspirit.com/images/medium_climats_de_lecture2.3.jpg&quot; /&gt; L'&lt;b&gt;Extraversion&lt;/b&gt; réunissant, avec les Rebelles et les Responsables, des titres renvoyant de leurs lectrices, l'image de femmes pour qui compte avant tout leur position sociale, et bien évidemment le regard d'autrui. &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;L'&lt;b&gt;Introversion&lt;/b&gt; réunissant, avec les Epouses et les Mères, des titres en renvoyant l'image de ménagères, plus soucieuses de leur foyer que de séduction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Un second axe oppose vers un pôle de &lt;b&gt;Proximité&lt;/b&gt;, des titres remplissant une fonction de guide, semblable à celle que nous avons entrevue avec Biba, Vital, à d'autres, vers un pôle de &lt;b&gt;Distanciation&lt;/b&gt;, ne la remplissant pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;2 – Climats de lecture et publicité&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;La seconde étape consiste à appliquer la même démarche sémiotique à un corpus d'annonces publicitaires, après avoir défini, lors de groupes créatifs, les sensibilités en adéquation avec chacun des titres analysés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Lors des divers groupes créatifs que nos recherches nous ont conduit à organiser, nous avons demandé aux participantes, toutes lectrices de magazines féminins :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;d'organiser sur un plan de travail, les titres que nous leur présentions, selon l'affinité qu'elles estimaient existante entre eux. Les constructions ainsi réalisées se révélèrent très proches de notre propre carte.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;de placer sur l'univers ainsi constitué un certain nombre d'annonces, selon le, ou les, titres qu'elles jugeaient présenter la meilleure adéquation.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://marketingisdead.blogspirit.com/images/medium_amex.3.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; /&gt;Chaque annonce se présente comme une manifeste discursif complet, pleinement actualisable sur les quatre niveaux définis par Umberto Eco. Ainsi l'annonce&lt;/span&gt; &lt;span lang=&quot;EN-US&quot; style=&quot;font-family: verdana;&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot;&gt;American Express&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;s'interprétera-t-elle parfaitement, au niveau des structures actancielles, comme une histoire à trois acteurs : un héros, le jeune homme au premier plan, la femme, objet de sa conquête, à ses côtés, et le garçon, absent, mais évidemment nécessaire à la bonne intellection du message.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;De la réussite de l'épreuve du paiement (la carte&lt;/span&gt; &lt;span lang=&quot;EN-US&quot; style=&quot;font-family: verdana;&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot;&gt;American Express&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;est acceptée par le garçon), le héros se révèle aux yeux de la femme qu'il cherche à conquérir : il devient un &lt;i&gt;&quot;client hors du commun&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;A ce niveau de l'analyse, le message ne peut que fonctionner, c'est-à-dire aboutir à une heureuse inférence par le lecteur ou, plus précisément ici, la lectrice. Par contre, cette dernière peut, ou non, agréer aux valeurs d'argent qui se superposent à cette&lt;/span&gt; &lt;span lang=&quot;EN-US&quot; style=&quot;font-family: verdana;&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot;&gt;successful&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;story au niveau dernier, le niveau idéologique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;L'annonce Radiola supporte le même type d'analyse; par contre les valeurs qui sous-tendent son intellection au&lt;img src=&quot;http://marketingisdead.blogspirit.com/images/medium_radiola.3.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right;&quot; /&gt; niveau le plus profond diffèrent complètement. Cette annonce met en scène deux acteurs : le lave-linge dans le rôle du héros, et une utilisatrice, dont on n'aperçoit que le bras.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Le héros est identifié en tant que tel par l'utilisatrice parce qu'apportant une réponse tangible à une interrogation sur ses aptitudes au silence : d'ostentatoire, le bénéfice publicitaire devient privatif.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;En regard, l'annonce Miele renvoie à un bénéfice ostentatoire, qui la rapproche de l'Extraversion : preuve que l'intellection d'une annonce à son niveau ultime ne dépend en rien du produit présenté.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Et preuve également que l'adéquation d'une annonce à un support n'est pas non plus liée au produit présenté, mais aux valeurs qui la fondent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://marketingisdead.blogspirit.com/images/medium_miele.3.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; /&gt;Vers &lt;b&gt;l'Extraversion&lt;/b&gt;, se rencontreront toujours des annonces où pèse énormément le regard d'autrui, tant au travers de valeurs simplement ostentatoires, comme&lt;/span&gt; &lt;span lang=&quot;EN-US&quot; style=&quot;font-family: verdana;&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot;&gt;American&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Express, Miele, que d'une volonté provocatrice clairement affirmée, comme Kookaï.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Vers &lt;b&gt;l'Introversion&lt;/b&gt;, les annonces se construisent autour de valeurs nettement utilitaires, et privatives, liées à la fonctionnalité du produit, comme Radiola, ou à sa permanence, à sa tradition, comme Groupama.&lt;br /&gt; Quant à l'axe vertical, il opposera vers le pôle de &lt;b&gt;Distanciation&lt;/b&gt;, des annonces généralement objectales, centrées sur le produit, versus vers le pôle de &lt;b&gt;Proximité&lt;/b&gt;, des annonces plus subjectives, centrées sur le consommateur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;3 – Climats de lecture et efficacité publicitaire&lt;img src=&quot;http://marketingisdead.blogspirit.com/images/medium_groupama.3.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;3.1 – Influence du Climat de Lecture&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Notre propos était de traiter du message publicitaire, et plus particulièrement de l'influence qu'au sein d'un même média, comme la presse magazine féminine, différents supports peuvent exercer sur sa perception.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Nous avons vu que le lecteur d'une annonce ne la décodait pas mécaniquement, selon un processus symétrique à celui de l'encodage par l'émetteur. Au contraire, il en infère la signification à partir de la somme des indices dont il dispose.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Indices provenant, tant du message lui-même, que de son contexte communicationnel pris dans son ensemble, et donc, entre autres sources contextuelles, du contenu éditorial des magazines.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;D'où une première étape au cours de laquelle nous nous sommes attachés à dégager un système d'oppositions sémiotiques pertinentes entre supports, chaque support pouvant s'identifier comme une source contextuelle, un réservoir d'indices, au sein duquel puise le lecteur pour en inférer la signification d'une annonce.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Ce contexte rédactionnel, ce réservoir d'indices, spécifique à chaque titre, nous avons convenu de l'appeler le Climat de Lecture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Nous avons également vu que si à chaque titre correspondait un Climat de Lecture particulier :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;à chaque titre correspondent également un certain nombre d'attentes publicitaires spécifiques,&lt;/span&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;et que les valeurs qui concourent à discriminer les messages publicitaires, apparaissent très proches de celles qui concourent à discriminer les supports eux-mêmes.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Nous pouvons en déduire :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;a minima, à une forte convergence entre dichotomies éditoriales et publicitaires, les valeurs structurant les deux univers se recoupant très étroitement.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;et a fortiori, à un forte influence du contexte éditorial sur la perception publicitaire.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;En effet, le lecteur s'attend à ce que les indices véhiculées par le message publicitaire lui-même, coïncident avec ceux véhiculées par le contexte de ce message, d'où la forte convergence entre dichotomies éditoriales et publicitaires.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Ainsi, l'annonce American Express où, au travers de valeurs ostentatoires, pèse énormément le regard d'autrui, s'intégrera mieux dans des titres comme Elle, Madame Figaro, où le statut social de la lectrice joue un rôle fondamental dans la constitution de son ego.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Ainsi, l'annonce Groupama construite autour de valeurs plus privatives, liées à la permanence du produit, sera-t-elle plus certainement attendue au sein de titres comme Modes et Travaux et Prima, qui véhiculent les mêmes valeurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;D'une telle convergence entre dichotomies éditoriales et publicitaires, découle, pour tout Climat de Lecture, une forte prévisibilité publicitaire : en d'autres termes, de par sa seule situation au sein de tel ou tel titre, et indépendamment de son contenu réel, une annonce possède déjà une certaine signification.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;En raison de cette prévisibilité publicitaire liée aux Climats de Lecture, quatre cas sont à envisager.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Celui de l'&lt;b&gt;annonce significativement pauvre&lt;/b&gt;, où le produit apparaît simplement présenté, sans commentaires, ni effets rhétoriques marqués, selon ce que Georges Péninou&lt;sup&gt;(6)&lt;/sup&gt; appelait le &lt;i&gt;&quot;régime de l'exposition&quot;&lt;/i&gt; :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;&quot;L'exposition correspond, ainsi, à l'absence de phrasé, au degré zéro de la manifestation de l'objet : simple témoignage de son être-là, reproduction imitative de ses formes, conformité, en sa présentation, de sa représentation et de son image&quot;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Pour inférer la signification d'une telle annonce, le lecteur puisera essentiellement au sein de son contexte : son intellection s'effectuera donc principalement à l'aide de son Climat de Lecture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Celui, inverse, de l'&lt;b&gt;annonce significativement riche&lt;/b&gt;, ou sur signifiante, insérée dans un titre au Climat de Lecture &lt;i&gt;&quot;relativement&quot;&lt;/i&gt; neutre : ici les éléments inhérents au message l'emporteront sur ceux constitutifs du Climat de Lecture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Certes, nous l'avons vu, il n'existe pas de Climat de Lecture &lt;i&gt;&quot;réellement&quot;&lt;/i&gt; neutre; cependant, une annonce très riche apparaîtra moins perturbée par le Climat de Lecture des titres les plus médians sur chacune des cartes, à mi-chemin entre Extraversion et Introversion, comme Marie-France, ou Individualisme et Solidarité, comme le Figaro Magazine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Celui de l'&lt;b&gt;annonce divergente&lt;/b&gt;, où les valeurs publicitaires nient celles liées au Climat de Lecture : certes, la significativité interne au message prévaut logiquement les indices contextuels; mais le risque de narcose est grand. En effet, le temps consacré par le lecteur à l'intellection de la publicité est très faible; en cas de contradiction flagrante entre ses attentes et la prévisibilité liée au Climat de Lecture, et la réalité du message lui-même, ce dernier perdra son intelligibilité, sera mis entre parenthèses, et non mémorisé : il subira un effet de narcose :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;&quot;Si un événement inintelligible survient, il stupéfie. Alors, ou bien le système mental s'efforce de se modifier pour l'intégrer, ou bien il anesthésie, étouffe et finalement rejette l'événement. Il y a donc un processus de sélection, lequel a pour contrepartie la réjection, qui aboutit à l'effacement, c'est-à-dire l'oubli&quot;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;(7)&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;, commente Edgar Morin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Celui de l'&lt;b&gt;annonce convergente&lt;/b&gt;&lt;i&gt;,&lt;/i&gt; où valeurs éditoriales et publicitaires coïncident parfaitement : cas idéal, le Climat de Lecture renforçant la signification de l'annonce. Ainsi l'Express nous renvoie l'image d'individus particulièrement sensibles au regard d'autrui, tout comme les annonces American Express ou Rover; Modes et Travaux, celle de femmes préférant la tradition, le naturel, que séduiront Herta ou Yves Rocher.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;3.2 – Validation expérimentale&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Selon le Climat de Lecture du titre au sein duquel elle insérera, une même annonce verra donc logiquement croître ou décroître son efficacité publicitaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;C'est ce résultat que nous allons maintenant nous attacher à valider par l'observation : parmi les multiples critères d'évaluation disponibles, nous avons retenu l'impact, au travers du score de reconnaissance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Pourquoi l'impact, et non l'agrément, ou la modification d'image? Simplement parce qu'il s'agit du critère le plus couramment usité; mais le même exercice peut s'effectuer à partir de critères tels qu'image, propension à l'achat, etc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Pour mener à bien cette ultime étape, nous avons utilisé une vingtaine de post-tests publicitaires réalisés en totale indépendance de nos recherches, par l'institut &lt;i&gt;Démoscopie&lt;/i&gt;. Ces tests étaient doublement ciblés pour ne retenir comme interviewés :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;que des individus correspondant parfaitement à la cible de communication.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;que des individus ayant eu l'occasion d'être exposés au moins une fois au plan média. D'où un second filtre portant sur les habitudes de lecture.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Les individus interrogés appartiennent nécessairement à l'audience utile d'un ou plusieurs titres du plan média : du croisement des scores de reconnaissance, par les habitudes de lecture, se déduit le score de reconnaissance spécifique à chaque titre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://marketingisdead.blogspirit.com/images/medium_gatineau.3.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; /&gt;Sur la vingtaine de post-tests analysés, tous fournissent des résultats concordants; les deux que je vais vous présenter concernent, l'un, une annonce de produits de soins haut de gamme, Jeanne Gatineau, insérée dans Modes et Travaux, Marie-Claire, Elle, Madame Figaro et Cosmopolitan.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Et le second, une annonce pour une marque d'électroménager, Radiola, publiée dans Modes et Travaux, Prima, Femme Actuelle et Elle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;L'annonce Gatineau, très élitiste, transforme le produit, présenté en majesté, un signe de reconnaissance social. La femme qui achète un tel soin de beauté, tire avant tout satisfaction du regard porté sur elle par les autres femmes, d'où un Climat de Lecture conjuguant Extraversion et Distanciation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Rappelons que celui de l'annonce Radiola, précédemment analysée, était, quant à lui, nettement Introverti.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Le score de reconnaissance de Jeanne Gatineau varie de 53,4% à 33,3%, de Cosmopolitan à Modes et Travaux, celui de Radiola, de 38% à 28,4%, de Modes et Travaux à Elle, ce qui, dans les deux cas, apparaît en parfait accord avec les analyses précédentes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;En d'autres termes, &lt;b&gt;l'efficacité d'une annonce dépend étroitement du Climat de Lecture du titre&lt;/b&gt; au sein duquel elle est insérée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Article paru dans&lt;/span&gt;&lt;/u&gt; &lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;:&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span lang=&quot;EN-US&quot; style=&quot;font-family: verdana;&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot;&gt;Seminar on Qualitative Research&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span lang=&quot;EN-US&quot; style=&quot;font-family: verdana;&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot;&gt;– Esomar, 7&lt;sup&gt;th&lt;/sup&gt;-9&lt;sup&gt;th&lt;/sup&gt; November 1990.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;sup&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;(1)&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt; &lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Paternité en fait usurpée, la publicité dans la presse préexistant au lancement de La Presse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;sup&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;(2)&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt; &lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Dan Sperber et Deidre Wilson, La Pertinence, Editions de Minuit - 1989.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;sup&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;(3)&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt; &lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;In Lector in fabula.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;sup&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;(4)&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt; &lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;In Lector in fabula.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;sup&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;(5)&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt; &lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Cette carte a été réalisée après une analyse sémiologique détaillée des titres féminins majeurs, selon la méthodologie ci-dessus exposée. Les items ainsi dégagés sont ensuite croisés avec les habitudes de lecture des divers titres concernés, par analyse de correspondances.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;sup&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;(6)&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt; &lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Georges Péninou, Intelligence de la publicité, Robert Laffont, Paris, 1972.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;sup&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;(7)&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt; &lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Edgar Morin, Sélection, réjection, in Communications 49, Paris , Seuil, 1989.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://marketingisdead.blogspirit.com/archive/2006/04/06/enlarged-consumer-insight-network-la-revolution-copernicienn.html</guid> <title>Enlarged Consumer Insight Network : La révolution copernicienne</title> <link>http://marketingisdead.blogspirit.com/archive/2006/04/06/enlarged-consumer-insight-network-la-revolution-copernicienn.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (marketingisdead)</author>   <category>Articles, publications</category>   <pubDate>Thu,  6 Apr 2006 22:37:21 +0200</pubDate> <description> &lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;img src=&quot;http://marketingisdead.blogspirit.com/images/medium_lavoisier.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; /&gt;1. Introduction&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;1erparagraphe&quot; style=&quot;text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Jusqu’à l’explosion de la bulle technologique, la problématique de l’innovation ne se posait que très marginalement au sein des entreprises du monde du high tech : informatique, électronique grand public, photographie, etc. Dans ces sociétés, les ingénieurs conduisaient de vastes programmes de recherche dont les chefs de produits transformaient les principaux résultats en des appareils révolutionnaires que les marketers lançaient sur le marché pour le plus grand bonheur de leurs clients qui les achetaient le plus naturellement du monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;1erparagraphe&quot; style=&quot;text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;C’est ainsi qu’à l’époque des téléviseurs en noir et blanc, nul ne s’est jamais posé la question de l’éventuel intérêt des consommateurs pour des écrans en couleurs ; de même, toute la réflexion – et les investissements – dans la téléphonie mobile s’est déroulée sans personne ne se pose réellement la question d’un éventuel marché : il était évident que le GSM connaîtrait un succès comparable au fixe en son temps.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;1erparagraphe&quot; style=&quot;text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;L’industrie avançait à marche forcée, car les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication dopaient le marché. Jusqu’au jour des premières catastrophes : Iridium, cet extraordinaire projet de téléphonie satellitaire qui a fait faillite après avoir inutilement lancé plus de cinquante satellites dans l’espace ; le WAP, qui devait renouveler la téléphonie mobile, entre GSM et UMTS ; le magnétoscope Digital VHS, qui a tenu six mois en rayons avant de sombrer dans la plus totale indifférence.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;Paragraphesuiv&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Soudain, les entreprises&lt;/span&gt; &lt;span lang=&quot;EN-US&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot; style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;high tech&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;se sont aperçu que les nouvelles technologies généraient désormais auprès des consommateurs plus de freins que de motivations – voire quasiment exclusivement des freins ! Evidemment, cela remettait en cause les fondamentaux du marketing et de la communication, de Dichter à Joannis. D’où une double nécessité de diagnostic et d’adaptation, débouchant sur la mise en place de nouveaux&lt;/span&gt; &lt;span lang=&quot;EN-US&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot; style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;process&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;et de nouveaux outils.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;11Premierinter&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: left; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;&lt;b&gt;2. Le diagnostic&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;1erparagraphe&quot; style=&quot;text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Le diagnostic est assez simple : nous nous situons dans une espèce de no man’s land sociologique, entre une société de consommation moribonde, et une nouvelle civilisation dont nous ne pouvons saisir que des bribes extrêmement parcellaires. La question essentielle est avant tout de comprendre comment nous en sommes arrivés là avant de proposer une vision marketing adaptée à cette nouvelle donne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-family: verdana; font-style: normal;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;b&gt;2.1. La fin du rêve technologique&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;111Deuximeinter&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt 1cm; text-align: left; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana; font-style: normal;&quot;&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;1erparagraphe&quot; style=&quot;text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Il n’y a pas encore si longtemps, beaucoup auraient dépensé des fortunes pour figurer parmi les premiers à acquérir les nouveaux téléviseurs à écran plasma, les derniers organiseurs surpuissants directement connectables sur Internet, les nouveaux DVD Audio qui nous plongent au cœur de la musique. Désormais, la fête semble bien finie, et ce qui hier nous faisait encore tant rêver, nous fascine soudain beaucoup moins – voire même inquiète, parfois effraie : dès que l’on organise une réunion de consommateurs pour traiter du sujet, revient sans cesse l’image, à la fois effrayante mais très consensuelle, des appartements de « 1984 » et de leurs innombrables télécrans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;Paragraphesuiv&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;La récurrence du spectre Orwellien apparaît révélatrice d’une forte extrêmement forte appréhension à l’égard de la technologie : que l’on parle ordinateur, télévision, téléphonie, il surgit au détour d’une phrase dès que l’on demande aux interviewés de se projeter dans un futur plus ou moins proche. L’aisance avec laquelle il franchit la frontière de l’inconscient montre combien anxiogène apparaît un avenir frappé du sceau de cette fameuse révolution digitale dont les médias nous tant vantés les mérites il y a à peine cinq ans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;Paragraphesuiv&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Hier si prometteur, le&lt;/span&gt; &lt;span lang=&quot;EN-US&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot; style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;high tech&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;numérique semble désormais ne plus générer que des freins : la multiplication des standards (ou plutôt leur absence) liée à la rapide obsolescence des produits conduisent les consommateurs au plus parfait attentisme – d’où la récente tendance au&lt;/span&gt; &lt;span lang=&quot;EN-US&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot; style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;slow tech&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;(refus d’acheter hardware et software les plus récents par crainte de bugs à répétition). Et les réticences grandissent exponentiellement face à une technologie que l’on ne maîtrise plus : la fracture digitale, qui exclut de plus en plus de citoyens, n’est plus seulement liée au pouvoir d’achat des ménages.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;Paragraphesuiv&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Le progrès technologique, nous y avons cru – et nous y avons souscrit : voyez la téléphonie mobile ! Dans un monde où les temps de déplacement augmentent quasi exponentiellement, les horaires deviennent fluctuants (il faut certains jours une demi-heure pour traverser la capitale, et le lendemain trois ou quatre fois plus) et les rencontres aléatoires (comment prévenir de son retard quelqu’un qui vous attend à un carrefour quand on est soi-même coincé dans un embouteillage ?), elle n’est pas de l‘ordre du superflu, même très agréable, mais du nécessaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;Paragraphesuiv&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Mais voilà qu’à peine équipés, alors que même que nous ne savons pas encore parfaitement gérer ces petites merveilles qui encombrent nos poches, voilà que les opérateurs nous proposent de changer d’appareils et de souscrire au WAP – l’Internet sur le mobile ! Allons donc, rien ne presse ! Si nous répondent-ils, car d’ici un an, ce sera l’UMTS, la 3G – la Troisième Génération. Et les consommateurs de ne rien faire, ni WAP, ni 3G : trop, c’est trop !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;Paragraphesuiv&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;On multiplierait les exemples à l’infini. Ainsi des lecteurs DVD : à peine nous étions-nous équipés, qu’il nous fallait changer de matériel pour lire les CD gravés sur nos ordinateurs, puis à nouveau pour les films au format DivX ; aujourd’hui à peine sortis les graveurs de la première génération que pointent ceux de la seconde, à base de lasers bleus !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;Paragraphesuiv&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Trop, c’est trop, et le consommateur appuie sur le frein : il ne rejette pas tout en bloc – la tendance au low tech, ou réticence très élevée à tout ce qui touche au high tech, demeure marginale – mais se réserve un droit d’inventaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;Paragraphesuiv&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Pour ne garder que ce qui lui apparaît utile… et lui confère un pouvoir dont il ne disposait pas auparavant. Prenons l’exemple de la musique : dans les années soixante, les jeunes qui souhaitaient acquérir le dernier disque des Beatles, n’avait d’autres choix que de payer le tarif étiqueté dans les bacs… ou d’y renoncer. Aujourd’hui, il leur suffit d’aller sur Kazaa ou eMule pour télécharger gratuitement les chansons de leurs artistes préférés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;Paragraphesuiv&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Il n’existe donc plus une, mais deux réalités économiques : celle des industriels, et celle des consommateurs. Jusqu’à ces dernières années – et c’était en fait cela le modèle ancien – la première l’emportait sur la seconde et les clients se pliaient à la loi des producteurs. Le modèle économique nouveau, c’est la prise du pouvoir par un consommateur qui fixe son prix d’achat au plus près de son prix psychologique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;Paragraphesuiv&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Tous les secteurs sont concernés : ainsi, avant d’acheter un lave-linge, ce dernier se rend sur Google, tape « lave-linge » et reçoit avant toute autre information, celle des comparateurs de prix. Et les vendeurs des boutiques spécialisées voient débarquer des clients qui non seulement leur imposent un prix plafond, mais se montrent capables de réfuter toute contre argumentation, parce que mieux documentés – au sein des forums de discussion, les férus de technique aident les néophytes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;Paragraphesuiv&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Les consommateurs ont changé – grâce et par Internet – et aujourd’hui ils refusent de n’être que simples clients ; le Web leur en a donné le pouvoir – un pouvoir dont ils ne sont pas prêts à se dessaisir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-family: verdana; font-style: normal;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;b&gt;2.2. La mort de la société de consommation&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;111Deuximeinter&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt 1cm; text-align: left; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana; font-style: normal;&quot;&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;1erparagraphe&quot; style=&quot;text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Hier, c’était une sorte d’élan général, d’enthousiasme collectif pour le high tech – mais aussi pour tous les produits flamboyants d’une société très ostentatoire ; aujourd’hui, cela ressemble plus à un divorce, pas vraiment à l’amiable, entre deux représentations du monde : celle du citoyen, du consommateur d’un côté ; et celle des chercheurs, des industriels, relayée par les médias, de l’autre. Deux univers que plus rien ne rapproche, mais qui au contraire dérivent de plus en plus rapidement loin l’un de l’autre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;Paragraphesuiv&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;D’aucuns diagnostiquent dans les convulsions actuelles qui la secouent, une de ces multiples crises que traverse régulièrement notre société de consommation, de la crise existentielle de la fin des années soixante, à celle née au cours de la décennie suivante, des deux chocs pétroliers successifs ; et de chercher tant bien que mal à élaborer de nouveaux outils pour y répondre comme en d’autres temps d’autres marketers ont peaufiné pareilles tactiques pour affronter d’autres crises - boursières, environnementales, éthiques, etc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;Paragraphesuiv&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;En attendant que tout redevienne normal.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;Paragraphesuiv&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Et en commettant ainsi deux erreurs manifestes. Tout d’abord parce que tout ne redeviendra pas normal – pas comme avant – et que ce n’est pas une attitude à la Hoover qui améliorera la situation. Certes, la crise économique est certainement très passagère – mais ce n’est pas parce que l’activité redémarrera que les consommateurs se rueront à nouveau dans les magasins pour s’équiper comme aux belles heures de la bulle technologique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;Paragraphesuiv&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Mais surtout, la crise actuelle est plus sociologique qu’économique : la réalité aujourd’hui est que la société de consommation – vilipendée dès la fin des années soixante, exsangue après un quart de siècle de bégaiement économique, rapidement balayée d’un revers méprisant par les pères de la Nouvelle Economie – s’effondre sur elle-même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;Paragraphesuiv&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;La Nouvelle Economie ravivera en effet des espoirs vieux de plus d’un quart de siècle, d’avant la crise : changer le monde, lui donner un visage plus acceptable. Et pas seulement pour des étudiants fraîchement débarqués sur le marché du travail, et pour la première fois confrontés à la réalité économique ; mais également pour ceux qui avaient leur âge au début des années soixante-dix – et qui maintenant tiennent les rennes de la Nouvelle Economie : les Steve Case et autres Bill Gates, que David Brooks qualifiera de Bobos.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;Paragraphesuiv&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Peut-être les opérateurs de la Nouvelle Economie méprisaient-ils suffisamment l’argent pour ne pas se soucier plus avant de la solidité de leurs business models – les banquiers et autres financiers seraient d’autant plus coupables de s’être laissés si aisément éblouir par les feux de la technologie ? Peut-être également, et très implicitement, sentaient-ils que ce qu’ils créaient importait nettement plus que les sommes qu’ils devaient, à terme, récupérer ? Peut-être même considéraient-ils, pour certains d’entre eux, que l’argent constituait plus un des multiples moyens – nécessaire, mais un moyen cependant – de faire vivre leurs projets et non plus une fin. Et ce faisant, ils reniaient la logique capitaliste – comme ils l’avaient fait en 1968.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;Paragraphesuiv&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Et nous voici donc à la frontière entre deux systèmes qui se succèdent en ciseaux, l’un s’en venant peu à peu combler le vide laisser par le premier : exactement comme il y a plus d’un demi-siècle, la société de consommation s’est doucement imposée sur les cendres d’une autre société, plus traditionnelle, fondée sur des identités culturelles et nationales fortes, profondément ancrée au sein des peuples, mais qui s’en était violemment venue butter dans le mur de deux guerres mondiales – et que l’exode rural rendait ipso facto obsolète.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;Paragraphesuiv&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; text-align: left; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;La société de consommation, elle, s’en est venue butter sur la bulle technologique et la réalité aujourd’hui est que nous nous situons dans une sorte de no man’s land sociologique, entre deux sociétés – deux civilisations pourrions-nous dire – et que ce que nous avons besoin, ce n’est certainement plus des recettes adaptées à la société de consommation, mais des recettes adaptées à ce no man’s land. Nous sommes dans le brouillard le plus complet, nous naviguons à vue, sans autre certitude que désormais le consommateur a repris le pouvoir, et il n’est pas prêt de le lâcher.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;11Premierinter&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: left; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;&lt;b&gt;3. L’adaptation&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;1erparagraphe&quot; style=&quot;text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;La problématique de l’adaptation est plus compliquée car elle appelle une totale remise en cause des habitues héritées du passé ; elle nécessite préalablement d’identifier les conditions actuelles de succès des nouveaux produits technologiques, afin de déterminer les&lt;/span&gt; &lt;span lang=&quot;EN-US&quot; xml:lang=&quot;EN-US&quot; style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;process&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;les mieux adaptés à cette nouvelle donnes et se doter des outils adéquats.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;1erparagraphe&quot; style=&quot;text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: verdana; font-style: normal;&quot;&gt;&lt;b&gt;3.1. Les clefs du succès de l’innovation technologique&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;Paragraphesuiv&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;L’innovation technologique constitue un processus de longue haleine, les ingénieurs se lançant dans des aventures à l’issue incertaine. Depuis des années, dans différents pays d’Europe, d’Amérique et d’Asie, des centaines de chercheurs tentent de résoudre l’épineux problème de la reconnaissance vocale. On entrevoit aisément une multitude d’applications au terme de cette démarche : dans l’électronique grand public, en informatique, mais également dans l’automobile, la domotique, etc. Toutefois, bien des mois passeront encore avant que tous ces travaux ne se concrétisent au sein d’appareils largement diffusés.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’innovation se situe à la conjonction de deux mouvements contraires : une offre technologique brute, non ordonnée et par là même non signifiante ; et son accaparement par des individus, son appropriation au sens littéral du terme. Les produits nouveaux n’existent que dès qu’ils échappent à leurs géniteurs, quand les consommateurs leur donnent une raison d’exister, une utilité, une valeur d’usage. Ils naissent de l’improbable rencontre d’individus que tout oppose.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; D’un côté des ingénieurs, brillants, capables de découvertes et inventions fantastiques ; toutefois ces dernières ne sont pas des produits finis mais de simples briques technologiques, sans intérêt pratique pour l’utilisateur lambda : compression dans un rapport de 1 à 10 de morceaux musicaux sans altération, écriture de données numériques sur des galettes de plastique par des faisceaux laser, transmission ultrarapide de données sur une simple paire téléphonique, etc.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; De l’autre, des consommateurs souvent bien effrayés face à la complexité des objets qu’ils manipulent : penser que le petit assistant que l’on tient dans le creux de sa main possède plus de puissance que les ordinateurs qui dans les années cinquante occupaient des salles entières ! Et qui surtout se seraient bien montrés incapables d’imaginer les services que leur rendraient un jour les taux de compression et autres faisceaux laser précédemment évoqués, eux qui gravent les fichiers mp3 qu’ils téléchargent si aisément grâce à leur connexion ADSL.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; DVD ou assistant personnel, téléphone mobile ou baladeurs numériques, peu ou prou, ces appareils ont rencontré un public, un marché s’est développé, ce qui n’est le cas, ni hier de la cassette numérique audio, ni aujourd’hui du WAP. Certainement rien de cela n’est figé et tel produit qui ne fonctionne pas aujourd’hui aurait hier – ou demain – séduit les foules. Mais pourquoi le WAP a-t-il subi en France un échec aussi retentissant quand son équivalent asiatique, l’i.Mode, s’imposait si rapidement comme le moyen de communication fétiche des adolescents japonais ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Parce que contrairement au WAP, il répondait à un besoin profond. La société japonaise diffère profondément de la nôtre : alors que nous nous partageons entre domicile et lieu de travail, les Japonais équilibrent leur temps entre bureau (quitte à y dormir en début de matinée) et « dehors » ; maisons et appartements ne constituent généralement que de brefs lieux de passage. Certes, nous allons au cinéma, au restaurant – mais alors nous faisons « une sortie », jamais nous ne revendiquerions ces endroits comme les nôtres.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Leurs appartements ne sont guère confortables : les familles s’entassent dans des pièces exiguës aux frêles cloisons, plusieurs générations cohabitant sous le même toit – les prêts immobiliers passant de père en fils, on s’endette pour une vie, et même plus ! Traditionnellement, les hommes passent la soirée loin de chez eux, dans les bars du centre des villes, notamment à Tokyo ; les jeunes se sont adaptés à cette existence nomade, ne rentrant chez eux qu’à minuit passé. Les sociologues assimilent cette itinérance, commune à toutes les mégalopoles asiatiques, au mythique « troisième lieu de convivialité », décrit par Ray Oldenburg dans son livre The great good place.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dès lors, les jeunes Japonais peuvent légitimement souhaiter disposer « à l’extérieur » – sur leur lieu de vie principal – des mêmes outils que nous utilisons à domicile, et notamment Internet – ou du moins certains services en ligne indispensables à une existence nomade : programmes des spectacles, adresses de restaurant, envoi de messages, etc. C’est-à-dire quelque chose plus proche de notre vieille télématique que du Web : peu importent l’ergonomie – même si cette dernière a bien progressé – et la richesse des contenus, seules priment efficacité et praticité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Depuis l’i.Mode a gagné des couleurs, véhiculant musique et images, et les opérateurs européens s’interrogent sur l’opportunité de lancer de tels services chez nous ; E-Plus, troisième opérateur allemand, a le premier franchi le pas en s’alliant au japonais pour lancer le service dans ce pays. Car rien n’est trop beau pour séduire le consommateur : « En comparaison avec l’i.Mode, le WAP, c’est l’époque de la craie », revendique le directeur d’E-Plus , oubliant que le seul produit qui ait réellement marché en Europe depuis le lancement de la téléphonie mobile, c’est le SMS, auquel nul marketers n’avait jamais cru.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le SMS, cet ersatz de la communication, équivalent français de l’i.Mode japonais qui fait rêver tous les opérateurs de la téléphonie mobile ? Mutatis mutandis, très certainement. Nomade, la société nippone réclamait des outils de communication, non pas puissants ou sophistiqués, mais adaptés à un mode de vie extrêmement mobile. Ecoliers et étudiants hexagonaux se groupent en réseaux, plus ou moins structurés ou informels – des bandes aux usages très codifiés aux réunions de circonstance autour d’une idée ou d’un projet ; le SMS, constitue pour eux le moyen le plus simple et le plus efficace de rester en contact.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Autant les Japonais partaient en quête d’outils d’accès à l’information en complément des fonctions constitutives de la téléphonie mobile – ajout de services à forte valeur ajoutée –, autant les jeunes Français réclamaient un moyen de relation purement phatique - en retrait par rapport à l’outil de base, puisqu’ils renoncent ainsi à la voie de retour et l’interactivité : « Ça me suffit pour dire à un ami que je pense à lui, sans avoir à discuter pendant des heures. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Aucun de ces produits n’est superflu : ils se fondent sur des comportements et des usages différents et ne sont pas interchangeables car ces deux sociétés, l’européenne et la nippone, se développent en des directions différentes. Ce n’est pas parce l’i.Mode est désormais nettement en avance sur ses concurrents – WAP, GPRS et autres MMS – qu’il doit s’imposer aussi rapidement à Berlin qu’à Tokyo : les consommateurs n’achètent pas un produit technologique parce qu’il est particulièrement performant, mais parce qu’il leur est utile.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ou plus précisément, parce qu’il leur est utile à un moment donné. Parce qu’il apparaît sur le marché au moment où ils en ont besoin. Besoin profond pour le lave-linge au milieu du siècle dernier et le téléphone mobile, ou l’i.Mode japonais plus récemment ; besoin plus superficiel peut-être pour le SMS ; simple amélioration dans bien des cas. Si le besoin se révèle profond, l’innovation réduira le stress : coincé dans les embouteillages, je préviens de mon retard et arrive plus détendu à mon rendez-vous. S’il est inexistant, elle l’amplifiera.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-family: verdana; font-style: normal;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;b&gt;3.2. Préempter le futur&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;111Deuximeinter&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt 1cm; text-align: left; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana; font-style: normal;&quot;&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;1erparagraphe&quot; style=&quot;text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;L’innovation technologique ne peut se fonder sur la seule étude du consommateur comme pour les produits de consommation courante : quand s’ébranle le train de la recherche, celui à qui elle se destine n’existe pas encore. La métaphore la plus pertinente serait celle d’un avion gros porteur qui s’envole pour un pays lointain, constamment embrumé, sans cartes ; et qui plus est, en ignorant complètement si à destination il existe une piste d’atterrissage. Imprudent certes, mais sans autre choix non plus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;Paragraphesuiv&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;En fait, tout est une question de pilotage, puis d’atterrissage à vue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;Paragraphesuiv&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Quand industriels et opérateurs se lancent dans l’aventure de la téléphonie mobile, tous espèrent rentabiliser un jour les investissements gigantesques consentis. Quand ? Difficile à dire, cela dépasse de loin les plans stratégiques à court ou moyen terme ; tout comme il est impossible d’imaginer un France Telecom, un Siemens, décidant de ne pas participer, de rester au bord du chemin : c’est la faillite assurée… un jour aussi. Et même plus tôt, car les analystes financiers ne leur auraient pas pardonné leur manque d’ambition : une entreprise se valorise également par sa recherche et ses brevets.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;Paragraphesuiv&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Le point de départ d’une innovation technologique peut-être l’intérêt d’un chercheur pour un domaine particulier – ou la seule motivation du défi à relever –, la veille technologique – pour ne pas dire l’espionnage entre concurrents –, voire le simple hasard ; plus simplement, la science progresse et les entreprises participent de ce vaste mouvement, tout comme les universités. Entre les uns et les autres, les échanges se révèlent souvent fructueux : l’institut Fraunhofer qui a mis au point le système de compression musicale mp3 possède en Allemagne le statut de fondation à but non lucratif, ce qui ne l’a pas empêché de s’appuyer sur des brevets appartenant à Thomson, qui aura en retour profité de ses travaux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;Paragraphesuiv&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Difficile donc d’œuvrer dans l’ombre : tout le monde se lance en rang serré dans les mêmes batailles, ne serait-ce que pour ne pas se laisser distancer. Tous les industriels appareillent ainsi, sans idée, ni de l’itinéraire, ni surtout de la destination finale – c’est-à-dire sans savoir si quelque consommateur achètera, ou non, le produit qui sera in fine proposé en magasin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; class=&quot;Paragraphesuiv&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;La réelle question est d’ailleurs moins de savoir s’il achètera que sous quelles conditions : les investissements consacrés à la recherche ne sont jamais gaspillés en vain. Bien sûr, le WAP consti